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Gouvernement : un plan à 100 millions d’euros contre la haine

Le Premier ministre, Manuel Valls, a présenté ce matin un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, doté de 100 millions d’euros sur trois ans, pour faire face à la hausse « insupportable » des actes de haine...


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TRANSGENRES ET INTERSEXES: MALTE DONNE L’EXEMPLE

Réputé conservateur, l'archipel a étonné plus d'un observateur, mercredi, en plébiscitant une loi qui révolutionne l'accueil des personnes transgenres et intersexuées. Grâce au «Gender Identity, Gender Expression and Sex Characteristics Act», les transgenres maltais n’auront plus besoin de subir...


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«ALESSIA EST MORTE PARCE QU’ELLE ÉTAIT LESBIENNE»

Un drame secoue la région de Padoue. Un veuf a tué sa fille avant de se suicider. Le résultat de l'homophobie ordinaire dans une petite ville, selon un ami gay de la jeune femme. Pourquoi un assureur de 63 ans,...


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Le Premier ministre, Manuel Valls, a présenté ce matin un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, doté de 100 millions d’euros sur trois ans, pour faire face à la hausse « insupportable » des actes de haine en France.
 
 
« Le racisme, l’antisémitisme, la haine des musulmans, des étrangers, l’homophobie augmentent de manière insupportable dans notre pays », a-t-il déploré.
 
Rappelant que le gouvernement comptait « ne plus rien laisser passer », il a martelé que « les Français juifs ne devaient plus avoir peur d’être juifs » et que « les Français musulmans ne devaient plus avoir honte d’être musulmans ».
 
« ORGANISER LE SURSAUT »
Pour la présentation de ce plan axé sur l’école, le droit et internet, le Premier ministre avait choisi de se rendre à Créteil, théâtre d’une violente agression antisémite en décembre, lorsqu’un couple avait été séquestré à son domicile, la jeune femme violée et leur appartement cambriolé.
 
Cette visite intervient sur fond d’explosion des actes de haine raciste, notamment dans la foulée des attentats jihadistes de janvier contre Charlie Hebdo et un supermarché cacher à Paris.
 
Au premier trimestre, 226 actes antimusulmans ont été recensés, soit six fois plus que sur la même période de l’an dernier, selon l’Observatoire contre l’islamophobie. Mais un sentiment d’insécurité s’installe aussi chez les Juifs français, alors que le nombre des actes antisémites a doublé l’an dernier par rapport à 2013.
 
« Dans une France travaillée par le populisme, notre devoir est d’organiser le sursaut », a ajouté M. Valls, en reprenant les termes de « ségrégation » et « d’apartheid » qui lui avaient valu de vives critiques.
 
Il a évoqué les grandes lignes de ce plan sur trois ans, dont les principales étaient attendues après les prises de positions de François Hollande peu après les attentats.
 
« LA PASSIVITÉ, C’EST FINI »
Ainsi les paroles et actes racistes ne relèveront « plus du droit de la presse mais du droit pénal », avec des peines adaptées. Le caractère aggravant du racisme et de l’antisémitisme « sera en outre inscrit dans le droit pénal », a-t-il ajouté.
 
Alors que le web apparaît de plus en plus comme une zone d’impunité avec une explosion du nombre des propos racistes, Manuel Valls a assuré que « la passivité sur internet, c’est fini ». Le plan prévoit la mise en place d’une « unité de lutte contre la haine sur internet » et veut obliger les hébergeurs de contenu à « disposer d’une représentation juridique en France ».
 
Enfin, à l’école, la formation des enseignants sera renforcée, les chefs d’établissements seront incités à signaler les incidents et « à chaque étape de la scolarité, un lieu de mémoire devrait être visité ».
 
Sur la ventilation, les 100 millions serviront notamment à financer une « grande compagne de communication », mais aussi des actions au niveau local, a précisé Gilles Clavreul, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Quelque 25 millions seront aussi consacrés chaque année aux actions menées dans le cadre de la politique de la Ville. Mais une partie de ces fonds devrait provenir de la réallocation de certaines enveloppes déjà existantes, selon des sources gouvernementales.
 
ÉDUCATION ET PÉDAGOGIE
Le Premier ministres était accompagné pour cette visite de Najat Vallaud-Belkacem (Education), Christiane Taubira (Justice), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Fleur Pellerin (Culture), Myriam El Khomri (Ville).
 
M. Valls avait commencé sa visite par le lycée Léon-Blum, un choix là aussi symbolique puisque c’est dans cet établissement qu’a été tourné le film Les Héritiers, qui raconte comment une professeur d’histoire transforme une classe de seconde en lui faisant passer le Concours national de la Résistance et de la déportation.
 
« Nous, avec Najat Vallaud-Belkacem, il se trouve que nous sommes nés à l’étranger tous les deux », a déclaré le Premier ministre lors d’un débat avec quelques lycéens. Il a ajouté :
 
« Vous, vous êtes tous d’origines différentes, et ça c’est une force. C’est ce message-là qui doit dominer aujourd’hui. (La France s’est) bâtie progressivement avec des apports venus de l’extérieur. (…) C’est par l’éducation, la pédagogie et la compréhension de l’autre qu’on peut contrer les clichés et les images négatives. »
 

Réputé conservateur, l'archipel a étonné plus d'un observateur, mercredi, en plébiscitant une loi qui révolutionne l'accueil des personnes transgenres et intersexuées.

 

 

Grâce au «Gender Identity, Gender Expression and Sex Characteristics Act», les transgenres maltais n’auront plus besoin de subir une opération de réassignation pour pouvoir modifier leur certificat de naissance et leurs papiers officiels, rapporte l’agence Reuters. Il leur suffira d’enregistrer leur volonté devant notaire. Par ailleurs, les parents d’enfants intersexués auront la possibilité de différer la détermination du genre dans le certificat de naissance. La disposition doit permettre d’éviter les mutilations génitales irréversibles après la naissance.

 

 

 

FIERTÉ

 

Au Parlement, la majorité travailliste et l’opposition ont plébiscité le texte. «Je suis fière de cette loi qui garantira le droit à l’intégrité corporelle et à l’autodétermination», a déclaré la ministre des Libertés civiles maltaise, Helena Dalli, lors d’une conférence, peu avant le vote.

 

Malte devient le deuxième pays, après le Danemark, à légiférer pour lever l’obligation de stérilisation préalable à la reconnaissance officielle des personnes trans. La loi maltaise sur l’identité de genre va encore plus loin, puisqu’elle supprime également l’âge minimum et la période de réflexion requis pour entamer ce type de démarche. Ainsi les mineurs pourront laisser leurs parents ou tuteurs demander leur changement d’état-civil.

 

«Cette loi offre un point de référence et une source d’inspiration pour les autres pays européens qui ont besoin d’améliorer leurs normes égalité LGBTI», a estimé Paulo Côrte-Real, coprésident de l’ILGA-Europe dans un communiqué de l’organisation.

 

Source

Un drame secoue la région de Padoue. Un veuf a tué sa fille avant de se suicider.

Le résultat de l'homophobie ordinaire dans une petite ville, selon un ami gay de la jeune femme.

 

Pourquoi un assureur de 63 ans, Tiziano Gallo, a-t-il ouvert le feu sur sa fille dans son sommeil avant de retourner l’arme contre lui? Le drame, survenu jeudi à l’aube à San Giorgio delle Pertiche, bouleverse cette bourgade de la région de Padoue. Les langues se délient dans le village, comme sur les réseaux sociaux: le papa, veuf, n’aurait pas supporté qu’Alessia, sa fille unique de 33 ans, soit «différente».
 
«Alessia est morte parce qu’elle était lesbienne. Après ce qui s’est produit, on ne peut plus ignorer ce conflit familial qui existait. C’était un problème sérieux pour Alessia, elle me l’avait confié», raconte Mirko au quotidien «Mattino de Padova». Ce jeune homme explique qu’il est dur de s’assumer à San Giorgio, où les homosexuels sont traités avec mépris, selon lui. C’est justement ce qui l’avait rapproché d’Alessia.
 
«PÉDÉ DE MERDE»
 
Alessia aurait eu une amie, qu’elle aurait tenté de présenter à son père. Mais le sexagénaire aurait refusé. Mirko dit avoir conseillé à la jeune femme de quitter la maison familiale. Employée d’une grande brasserie de Padoue, «elle avait un travail stable. Elle aurait très bien pu vivre ailleurs. Si elle ne l’a jamais fait, bien sûr, c’était parce qu’elle voulait rester auprès de son père, sa seule famille.»
 
Le jeune gay connaissait le papa, qui l’aurait insulté et menacé à plusieurs reprises à cause de son homosexualité. Un jour, il lui aurait lancé: «Casse-toi pédé de merde. J’espère qu’une voiture te roule dessus».
 
ABSENCE D’ACTION CONTRE L’HOMOPHOBIE
 
La justice n’a pas communiqué, pour l’instant, sur les motifs du crime. Mattia Galdiolo, de l’association LGBT Arcigay de Padoue, estime que si l’hypothèse d’un acte homophobe se confirmait, elle montrerait «les conséquences inévitables de la négligence avec laquelle les services sociaux traitent l’homophobie et la transphobie dans le milieu familial et le manque d’activités culturelles qui visent à réduire les stéréotypes et l’homophobie dans notre région.»
 

Les couples homosexuels autrichiens pourront désormais adopter des enfants dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels,
a décidé la plus haute juridiction du pays.

 

La Cour constitutionnelle a jugé qu’une « réglementation différenciée en fonction de l’orientation sexuelle n’était pas fondée », et donc inconstitutionnelle, suivant son arrêt.
 
Depuis 2013, chacun des partenaires d’un couple homosexuel en Autriche pouvait déjà adopter les enfants de l’autre.
 
En Autriche, les couples de lesbiennes ont par ailleurs accès aux dons de sperme (procréation médicale assistée, PMA) depuis 2014.  
 
En revanche, le mariage n’est pas ouvert aux couples homosexuels, qui peuvent toutefois, depuis 2010, contracter une forme de partenariat civil.
 
Dans sa décision rendue mercredi, la Cour constitutionnelle rejette comme « inadaptés » les arguments de « la défense du mariage et de la famille traditionnelle » pour limiter les droits des homosexuels à l’adoption.
 
Le Comité Lambda, une organisation de promotion des droits des homosexuels en Autriche, a salué la décision.
 
Son président, Helmut Graupner, souhaite désormais pousser les feux pour obtenir une loi autorisant le mariage homosexuel. Selon le Comité Lambda, l’Autriche devient mercredi le seul pays européen accordant aux homosexuels l’égalité des droits devant l’adoption, tout en leur interdisant le mariage.
 
 

 

Après avoir été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour discrimination envers un détenu homosexuel, la Turquie a lancé la construction d'une prison qui n'accueillera que des détenus LGBT. Pour les associations, il s'agit d'une mauvaise solution.En Turquie, les personnes LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans) incarcérées sont soumises à de nombreuses discriminations. "Quand je suis arrivé en prison, je n'ai pas dévoilé mon orientation sexuelle. Mais l'administration pénitentiaire a vite découvert que j'étais homosexuel après avoir vu que j'avais participé à des manifestations LGBT", raconte un détenu à une journaliste d'Al-Monitor.
 
 
"Ils ont voulu me faire passer une visite médicale. J'ai refusé, parce que cette visite comporte un examen anal. Ils m'ont alors obligé à aller voir un psychiatre, parce que pour eux l'homosexualité est une maladie, et il me fallait donc un rapport médical. Ce rapport leur aurait permis de me mettre en cellule d'isolement, mais le psychiatre a refusé de rédiger le rapport."
 
Le détenu, Koyuncu, explique comment il a commencé à faire l'objet d'insultes, d'agressions et de harcèlement, même de la part des gardiens. Jusqu'à ce qu'il finisse par craquer et décide d'accepter l'isolement que la prison cherchait à lui imposer depuis le début. 
 
"La loi turque précise que l'isolement est réservé aux détenus condamnés à une peine de prison à vie, à ceux souffrant d'une maladie contagieuse et à ceux qui font l'objet de sanctions disciplinaires. La douzaine de détenus LGBT placés à l'isolement le sont donc en toute illégalité", pointe Al-Monitor. 
 
Discrimination
 
Après qu'un détenu a porté plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), celle-ci a rejeté l'argument de la Turquie expliquant que les détenus LGBT pouvaient être placés à l'isolement "pour leur sécurité". La CEDH a convenu qu'il s'agissait bien d'un cas de discrimination. 
 
"Le résultat de cette décision de la CEDH, c'est que le ministère de la Justice turc a reconsidéré la question des détenus LGBT et a décidé de construire une prison uniquement pour eux", raconte Al-Monitor. Pour les personnes LGBT, cette solution n'est pas satisfaisante. Deux associations ont publié un communiqué pour expliquer qu'un tel projet ne ferait qu'accroître les discriminations.
 
"Si je peux choisir, je préfère évidemment être incarcéré dans une prison spéciale plutôt que de me retrouver à l'isolement. Mais la vraie solution, ce serait d'améliorer les conditions de détention. (...) A mon avis, il devrait y avoir des quartiers LGBT dans toutes les prisons", conclut Koyuncu. 
 
 

Un jeune couple lituanien qui avait posté une photo d'eux sur Facebook s'est retrouvé bombardé de messages haineux.
C'est leur faute, a estimé un tribunal.

 

Vivre son homosexualité au grand jour n’est pas toujours une partie de plaisir, en Lituanie, membre de l’Union européenne. Dans ce pays balte régulièrement tenté par les législations homophobes, la justice vient d’infliger une douche froide à deux étudiants. L’association LGBT nationale LGL avait porté plainte au nom de ce jeune couple gay, après qu’ils avaient avaient été bombardés d’insultes et de menaces à cause d’une photo postée sur Facebook. Le cliché d’un simple baiser avait déclenché une avalanche de messages haineux. Certains disaient que les jeunes hommes allaient être «démolis», «brûlés» et qu’ils allaient se «faire éclater la tête». En tout, la LGL avait dénoncé 29 internautes.
 
«Ils auraient dû prévoir qu’un acte aussi excentrique était susceptible décourager la compréhension et la tolérance»
Portée en décembre devant le procureur général de Lituanie, la plainte a été jetée à la corbeille, mercredi, par le tribunal de Klaipéda, la troisième ville du pays. Le juge a refusé d’entamer une instruction, estimant qu’il ne s’agissait pas d’incitation à la violence contre des homosexuels, mais d’un regrettable «usage de langage inapproprié pour exprimer son opposition aux relations homosexuelles». Les deux jeunes hommes «auraient dû prévoir qu’un acte aussi excentrique (un baiser entre deux amoureux de même sexe, ndlr) était susceptible décourager la compréhension et la tolérance commune auprès des gens de notre société qui ont des vues et des opinions différentes.» Auparavant, le ministère public avait fait savoir qu’il était aussi de son devoir de «protéger la famille traditionnelle». La LGL a prévu de faire recours.
 
 

La championne allemande de natation Theresa Michalak a fait ses vœux de bonne année grâce à une photo avec sa compagne sur Facebook.

 

Championne de natation, Theresa Michalak (à droite sur la photo) a souhaité une bonne année à celles et ceux qui la soutiennent sur Facebook. Elle a joint à ses vœux une photo d’elle-même et de sa compagne en vacances: «Chaleureuses salutations de l’île de la Barbade de ma part et celle de ma partenaire», a-t-elle indiqué sur le réseau social:
 
Publication by Theresa Michalak.
«Personne ne peut choisir où l’amour va tomber», a ajouté la championne d’Europe 2011 du 100m en petit bassin en confiant qu’il lui a fallu un certain temps avant d’accepter son orientation sexuelle. Même si elle n’est pas «une superstar ou une multiple championne olympique», Theresa Michalak espère que son exemple servira à d’autres et poussera d’autres athlètes à sortir du placard.
 
Son message a été amplement commenté et elle a publié une nouvelle photo aux côtés de sa compagne pour remercier les personnes qui la soutiennent et indiquer à celles et ceux qui l’insultent que leurs injures la «rendent plus forte»:
 
 

 

Tim Cook a annoncé publiquement être gay dans une lettre ouverte il y a quelques jours, devenant l'un des premiers grands patrons ouvertement homosexuel. Un acte courageux et inspirant de la part du patron d'Apple.
 
 
"Tout au long de ma vie professionnelle, j’ai tenté de préserver ma vie privée, commence-t-il. Je viens d’un milieu modeste, et je ne veux pas chercher à attirer l’attention sur moi. Apple est déjà l’une des entreprises les plus scrutées au monde et je souhaite que l’on continue à se concentrer sur nos produits et sur les choses incroyables que nos client.e.s parviennent à accomplir grâce à eux". C'est par ces quelques mots que Tim Cook, patron d'Apple, se déclarait gay et faisait son coming out dans une lettre ouverte publiée par Bloomerg Business Week le 30 octobre dernier. Une "sortie du placard" qui n'a pas étonné dans la mesure où la sexualité du patron d'Apple était connue mais c'est la première fois qu'il l'évoquait publiquement. Si en 2014, on voudrait qu'une telle annonce n'est pas à être faite, la sexualité ou l'amour étant l'affaire de chacun, il est cependant nécessaire que des grandes figures publiques donne une visibilité à l’homosexualité.
C'est pour cette raison que Tim Cook a décidé de prendre la parole et de déclarer publiquement être homosexuel : "J'en suis venu à réaliser que mon désir de protéger ma vie privée m’a empêché de faire quelque chose de plus important. C’est ce qui m’amène à ce que je fais aujourd’hui (...) Même si je n’ai jamais nié ma sexualité, je ne l’ai jamais publiquement reconnue, jusqu’à maintenant. Alors permettez-moi d’être clair : je suis fier d’être gay et je considère qu’être homosexuel fait partie des plus grands dons que Dieu m’a accordés (...) Alors si le fait que le PDG d’Apple est gay peut aider quelqu’un à s’accepter, ou apporter du réconfort à une personne qui se sent seule, ou inspirer d’autres personnes à lutter pour être traitées à égalité, alors cela vaudra la peine d’avoir renoncé à ma propre intimité".
 
SERVIR D'EXEMPLE
 
En effet, même si Tim Cook explique que vivre sa sexualité au sein d'une entreprise comme Apple, fermement engagée dans l'égalité (rappelons qu'Apple s'opposait à un projet de loi anti-gay aux Etats-Unis), est plus simple, il n'en oublie pas tous ceux pour qui un coming out parait inenvisageable tant la haine ou l'intolérance des autres peuvent être fortes et traumatisantes. Aux Etats-Unis, l'orientation sexuelle peut être un motif de licenciement dans 29 états.
Le patron d'Apple espère donc, modestement, que son coming out pourra servir ou encourager d'autres homosexuel.le.s dans le chemin de l'acceptation. Et quiconque est au fait de la difficulté de s'assumer en tant qu’homosexuel peut louer la décision de Tim Cook, qui pourrait en plus se mettre en danger. Vitaly Milonov, homme politique russe, a par exemple demandé que Tim Cook soit banni de la Russie : "Qu’est-ce qu’il pourrait nous ramener ? Ebola, le sida, la chtouille ?". Si la Russie ne représente qu'un faible pourcentage du marché de la firme de Cupertino, Apple, par l’intermédiaire de Tim Cook, en s'affirmant d'autant plus pour l'égalité, prend une décision courageuse.
 
Avant cette déclaration, Tim Cook en a parlé au conseil d'administration d'Apple qui l'a soutenu. Le journaliste Josh Tyrangiel, qui a accompagné Tim Cook dans l’écriture de sa lettre ouverte, expliquait : "Il y songe depuis longtemps, et ce n’est pas un acte précipité par le moindre événement, ce n’est pas une réaction à quelque chose, a ajouté Josh Tyrangiel. Il est conscient qu’il occupe une position dominante depuis laquelle il peut influencer des gens. Il avait un conflit intérieur entre vie privée et le désir d’être un meneur et il a finalement choisi qu’il est plus important pour lui de faire un pas en avant". Cette difficulté de "sortir du placard", de devenir visible et de prendre le risque d'être stigmatisé, des millions de personnes la vivent, souvent dans la solitude. Tim Cook choisit d'en faire mention publiquement, et d'aider peut-être d'autres hommes et femmes. Un acte inspirant, respectueux et surtout courageux.
Le patron d'Apple, finissait cette tribune par ces mots : "J’ai fait ce que j’avais à faire, même si ce n’est pas grand-chose, pour aider les autres. Nous construisons ensemble le chemin ensoleillé vers la justice, brique par brique. Voici ma brique". Tim Cook ne s'en rend peut-être pas compte, mais sa brique pèse lourd.
 
 

 

Guillaume, éleveur de brebis en Auvergne, va chercher « l’amour dans le pré ». Le trouvera-t-il?
 
 
Guillaume, 31 ans, éleveur de brebis en Auvergne, sera le premier candidat gay de L’amour est dans le pré sur M6. Un candidat avait déjà été sélectionné en 2012 mais il était décédé avec le tournage.
 
On sait encore peu de choses sur Guillaume, si ce n’est qu’il préfère les hommes « virils ». Selon Karine Le Marchand, citée par Télé 7 jours, « les hommes très féminins ne l’attirent pas. Comme il le dit avec son humour bien à lui: il ne veut pas de quelqu’un qui possède plus de sacs à main que sa mère ». S’il en a autant, ça passe?
L’émission reprend le 5 janvier prochain.
 
 

Au Pakistan, l'homosexualité est passible de la peine de mort. Pourtant, les relations sexuelles entre hommes sont très répandues.

 

Un article publié sur le site du Point, en parallèle de deux reportages diffusés mi-décembre dans La Nouvelle Édition, sur Canal + (voir les vidéos ci-dessous), met en lumière, malgré une utilisation parfois problématique du vocabulaire, en particulier sur les personnes trans’, le paradoxe du Pakistan, un pays qui fait partie des huit nations qui condamnent les personnes homosexuelles à la peine capitale, mais où pourtant les relations sexuelles entre hommes sont monnaie courante. Ces relations se vivent évidemment loin des regards, et ne sont pas considérées à proprement parler comme des relations gays, comme l’analyse le chercheur Qasim Iqbal: «Au Pakistan, les femmes ne sont pas accessibles en dehors du mariage, alors les hommes se débrouillent entre eux pour coucher. Ici, la majorité des hommes a eu au moins un rapport avec un autre, car il est bien plus facile et acceptable de s’isoler avec un homme qu’avec une femme. Ça ne veut pas dire qu’ils sont gays, juste frustrés.»
 
Au-delà de l’impossibilité pour un homme et une femme d’avoir des relations hors mariage, un autre témoin anonyme explique aussi le rôle de la culture pakistanaise et de la religion dans la perception du désir et des sentiments: «Les femmes sont un substitut pour le vrai amour, elles ne sont là que pour la reproduction. Le vrai amour, ça ne peut être qu’avec Dieu, qui est une figure masculine. donc le vrai amour, sur terre, ça ne peut être qu’avec un homme.»
 
L’autre paradoxe du Pakistan est la situation des hijras – terme qui englobe entre autres les personnes trans’, intersexes, et les travesti.es. – qui bénéficient d’une reconnaissance légale au Pakistan depuis fin 2011. Pour Nili, qui est trans’ elle-même, il existe une fascination à double tranchant pour les personnes issues de cette minorité: «Parce qu’ils portent les deux sexes en eux, ils ont toujours été à la fois respectés et persécutés. On se moque d’eux et ce sont les premiers que l’on viole, mais on leur demande aussi de bénir les bébés.»
 
Pas de témoignages de lesbiennes, en revanche, évoquées en plateau par Louis Villers, co-auteur des reportages avec Marie de Douhet, et pour lesquelles la situation est encore plus dangereuse que pour leurs homologues masculins.
 
 
 

 

Un sondage révèle que, même si une majorité de citoyens américains sont pour le mariage homosexuel, ils sont gênés de voir leur affection en public.
 
 
Y aurait-il des hôtels pour ça aussi? Une étude menée aux Etats-Unis par des sociologues de l’Université de l’Indiana montre que les individus restent embarrassés de voir deux hommes s’embrasser en public, alors même que le Nouveau Continent est majoritairement ouvert au mariage entre personnes de même sexe. Mieux (ou pire): les gays sont aussi outrés.
 
PAS SUR LA BOUCHE
 
Ces résultats révèlent les préjugés qui persistent à l’égard des gays et des lesbiennes, malgré le soutien grandissant au mariage homosexuel dans le pays, analyse l’auteur principal de l’étude. Si 97% des hétérosexuels estiment acceptables qu’un couple de sexes opposés se tiennent par la main, ils sont 62% à le trouver normal pour un couple gay.
 
Mais lorsqu’il s’agit de s’embrasser ou montrer des signes de tendresse plus chaleureux, les hétéros ne sont que 22% à trouver cela approprié dans la rue. Et chose ô combien étrange, les gays trouvent plus normal que des hétéros s’embrassent en public, mais pas les homos! Seulement 39% des gays sondés ne voient pas d’inconvénient à voir deux hommes se frotter la langue au vu et au su de tous.
 
LE CHEMIN VERS L’ÉGALITÉ
 
Ce petit sondage est paru ce jeudi 20 novembre dans l’American Sociological Review. Si aujourd’hui 33 Etats autorisent le mariage homosexuel, un vrai bon en avant avec le soutien de la majorité des Américain, le chemin est encore long pour normaliser le baiser homo.
 
 

Pour le neveu d’Harvey Milk, c’est un vrai héros du militantisme LGBT qui disparaît avec la mort de Milán Rózsa.

 

Le militant LGBT hongrois Milán Rózsa s’est suicidé vendredi dernier en se jetant sous un train, rapporte le site Hungarian Free Press. Il avait seulement 26 ans.
 
Ce décès a profondément ému Stuart Milk, neveu d’Harvey Milk et président de la Milk Foundation, qui a pris la parole sur Facebook pour déplorer la perte de son ami:
 
 « Le courage exemplaire de Milàn a apporté tant de lumière en ce monde. Milàn rejoint certainement mon oncle dans ce rayon de lumière né d’une vie trop brève qui laisse derrière lui une grande lueur d’espoir pour nous tous. Repose en paix mon cher ami. »
 
Les deux hommes s’étaient connus lorsque Stuart Milk était venu soutenir une gay pride à Budapest en 2011, attaquée par les fascistes et les néo-nazis. Milàn avait été le seul hongrois à prendre la parole publiquement au nom des associations LGBT. Son intervention avait été très médiatisée et son père s’était suicidé le lendemain. Milk et Milán Rózsa s’étaient retrouvés ensuite pour donner un coup de main à marche à Pargue, en République Tchèque. L’américain l’avait ensuite invité à venir aux Etats-Unis parler de son combat.
 
 

 

Un millier de personnes ont participé lundi à la première marche des trans au Bangladesh, pays majoritairement musulman et conservateur, depuis que le gouvernement les a reconnus comme un troisième genre il y a un an.
 
 
La circulation a été arrêtée dans les rues, habituellement très encombrées de Dacca pour laisser les manifestants trans, connu sous le nom de hijras au Bangladesh, défiler en chantant et dansant devant la foule. Les marcheurs, la plupart portant des saris colorés, avaient déployé un grand drapeau bangladais et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « les jours de stigmatisation, de discrimination et dominés par la peur sont derrière nous ».
 
« Je n’avais jamais rêvé voir ce jour de mon vivant », a déclaré Sonali, 25 ans hijra. »Nous sommes partout victimes de discriminations. On se moque de nous simplement parce que nous ne nous sentons ni homme ni femme. Mais aujourd’hui c’est différent. Nous nous sentons comme des êtres humains normaux », a ajouté Sonali.
 
Le gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina a décidé en novembre dernier de reconnaitre les hijras comme un troisième genre, leur assurant leurs droits et les autorisant à s’identifier comme un genre spécifique sur leur passeport et sur tous les autres documents officiels. Selon le gouvernement, ils seraient près de 15.000 au Bangladesh, mais près de 500.000 selon des groupes de défense des droits de l’homme, sur une population d’environ 156 millions d’habitants.
 
Dimanche, les hijras ont organisé un débat sur leurs droits et un concours des meilleurs danseurs et chanteurs. Un concours de beauté hijra est prévu à la fin du mois. Le responsable régional de l’Onusida, Leo Kenny, a estimé qu’on devait aller plus loin dans la reconnaissance de leurs droits, notamment en ce qui concerne leur accès aux services sociaux. Signe de l’ouverture du gouvernement de Sheikh Hasina à la reconnaissance des droits des minorités, un magazine pour la commnauté LGBT a été lancé au début de l’année, sans rencontrer d’opposition.
 
Avec AFP
 
Photo Youtube
 
 

 

Des jeunes marocains témoignent de l’homophobie qu’ils subissent au quotidien.Un collectif de défense des minorités sexuelles, « Aswat » (« voix »), vient de lancer une « web-série » destinée à décrire les « violences » dont peuvent être victimes les homosexuels au Maroc.
 
 
Le premier épisode de cette série baptisée « Kaynin » (« on existe ») relate, à visage couvert, le vécu d’un jeune homosexuel marocain, Hamza. Ce dernier y raconte « l’exclusion » dont il est victime, ou encore la manière dont sa mère lui a mis « de la sauce piquante dans la bouche » pour le pousser à « être un homme ».
 
Il évoque aussi les quolibets dont il dit avoir été victime de la part de ses camarades de classe, voire même son « caillassage » dans la rue.   « L’idée est de raconter la violence subie par les minorités sexuelles en diffusant un nouveau témoignage à chaque épisode », a expliqué à l’AFP, Marwan Bensaïd, un des concepteurs du projet. « Nous ne demandons rien de plus que de traiter ces minorités sexuelles comme le reste de la société (…), en tant qu’humains et citoyens », a-t-il ajouté, appelant à un « débat » sur le sujet.
 
La périodicité des épisodes, postées sur la plateforme Youtube, n’a pas été précisée. S’agissant de la première vidéo, publiée le 12 octobre, elle a été visionnée près de 190.000 fois depuis cette date.
 
Au Maroc, l’article 489 du code pénal punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Le collectif Aswat n’en est pas à son coup d’essai: en mai dernier, il avait publié une vidéo sur Youtube, dans le cadre d’une campagne intitulée « L’amour n’est pas un crime« , dans laquelle des acteurs de la société civile s’engageaient « contre l’homophobie ».