Fil d'actualités

Des crimes de haine si «banals»

La vidéo virale du lynchage d'une ado trans dans le nord-est du Brésil relance le débat sur l'invisibilité des crimes de haine dans ce pays, où un·e LGBT décède de mort violente toutes les 25 heures. La vidéo est insoutenable: une...


Lire la suite

Des droits pour les mariés de même sexe, même en Roumanie

Le Etats de l'UE qui ne reconnaissent pas les couples homosexuels ne doivent pas les empêcher de vivre ensemble: c'est ce qu'il ressort d'un avis rendu cette semaine par la Cour de justice de l'Union. Les pays de l’Union européenne qui...


Lire la suite

Lesbiennes en proie à une violence invisible

Un rapport de HRW lève le voile sur la situation des homosexuelles ghanéennes, dont les persécutions échappent trop souvent au radar des défenseurs des droits humains, dans le cadre familial. Dénonciations arbitraires, raids policiers lors de soi-disant «mariages gay» ou passages...


Lire la suite
012
Les associations pourront bientôt délivrer gratuitement des autotests de dépistage du VIH pour « les populations exposées au risque de transmission » et isolées du système de santé.
 
 
Le 15 septembre 2015, les autotests de dépistage du VIH étaient mis sur le marché. Vendus dans les pharmacies, ces autotests permettent d’obtenir rapidement un résultat, moyennant un coût compris entre 25 et 30 euros. Un relatif succès si l’on considère qu’il s’agit pour 36% des utilisateurs de leur premier dépistage du VIH et que 28% déclarent qu’ils ne seraient pas allés dans un centre si le test n’avait pas été disponible en pharmacie, selon une étude réalisée par Illicopharma fin 2015.
 
Elargir la disponibilité des autotests
Cependant, depuis la mise sur le marché de ces autotests, les associations dénonçaient leur coup prohibitif pour les personnes défavorisées et militaient pour un accès gratuit. Leur appel a été entendu puisqu’un arrêté a été récemment publié au Journal officiel afin d’élargir la disponibilité de ces autotests, lesquels seront prochainement distribués gratuitement par les associations. Car, comme le rappel le texte, « la connaissance de son statut sérologique le plus tôt possible présente pour la personne un intérêt individuel et collectif ». Ainsi, l’arrêté définit quelles populations pourront en bénéficier.
 
En somme, les populations à fort risque de transmission ainsi que celles qui sont isolées du système de santé, soit par choix soit par manque de moyens, sont ciblées par ce nouvel aménagement des conditions de délivrance des autotests. Les autres populations peuvent, quant à elle, avoir recours au TROD (Test Rapide à Orientation Diagnostique) ou à un dépistage classique en laboratoire.
 
Pour obtenir un autotest, il faudra réaliser un entretien individuel avec la structure en charge de la délivrance, soit dans ses locaux, soit par internet ou par téléphone. Dans ce cas, l’autotest sera expédié par courrier. Si le résultat est négatif, et s’il n’y a pas eu de prise de risque récente, il n’y aura pas de suivi particulier. Si le résultat est positif, le résultat devra être confirmé par un test en laboratoire et le patient sera orienté vers un médecin ou un établissement sanitaire pour une prise en charge adaptée.
 
Définir les modalités de délivrance et de suivi
Contactée par téléphone, le Docteur Arame Reymes-Mbodje, directrice des systèmes d’écoute de Sida Info Service, nous explique que « la personne rappelle volontairement la structure qui lui a délivré l’autotest », comme elle peut le faire après un achat en pharmacie. Cependant, elle souligne que « la structure [insistera], lors de l’entretien individuel, sur le parcours à effectuer une fois le résultat connu ». Dans tous les cas, « le numéro de Sida Info Service est mentionné sur chaque boîte », rappelle-t-elle.
 
L’arrêté a paru récemment au Journal officiel. Depuis, le ministère des Affaires sociales et de la Santé a lancé un appel à candidature (du 17/08 au 03/11) pour les associations et structures qui souhaitent pouvoir délivrer des autotests, ce qui permettra de définir les modalités précises de délivrance et de suivi. Par exemple, « on ne sait pas, pour le moment, si les autotests seront subventionnées par le ministère ou si les associations devront les acheter auprès des laboratoires », nous confie le docteur Arame Reymes-Mbodje.