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«120 BATTEMENTS PAR MINUTE», LE FILM CHOC QUI EMBALLE CANNES

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Tout porte à croire que le parti islamiste serait prêt à céder sur l'homophobie. De source digne de foi, Ennahdha ne résisterait plus trop longtemps aux pressions occidentales en l'objet et envisagerait de lâcher du lest sur cette question sensible pour maintenir sa position dogmatique sur d'autres, jugées bien plus graves en retombées négatives auprès de ses partisans.
 
 
Rappelons-nous: Rached Ghannouchi avait déjà pris les devants en se disant prêt à accepter l'abolition de l'article 230 du Code pénal. Il s'est même engagé que son parti voterait l'abolition de l'homophobie si un projet de loi entrait au parlement, mettant au défi les supposés modernistes d'oser le faire, les taxant de plus grand conservatisme que son parti. Et on a entendu récemment son plus proche conseiller, M. Zitoun, aller en ce sens sur des questions sensibles.
 
Ennahdha cèdera sur l'homophobie, mais quand?
 
Certes, lors de la dernière réunion du conseil de la Choura du parti, à Hammamet le week-end dernier, on a encore référé à la nécessité du respect des valeurs de l'islam; ce qui n'est qu'un rappel de ce que dit la Constitution.
Ce qu'on n'a pas remarqué, cependant, c'est que le parti a osé aussi évoquer nommément les questions qui fâchent; ce qu'il ignorait superbement avant.
 
D'après les observateurs bien introduits, il s'agirait d'une sorte de modus vivendi entre les faucons et les colombes du parti: on parle des sujets sensibles, mais tout en rappelant les valeurs islamiques ne devant pas être méconnues.
 
Or, c'est bien le noeud gordien à dénouer en Tunisie: il est impératif de proposer des projets de loi qui ne snobent pas l'islam, mais s'y appuient pour obtenir autant l'abolition de l'homophobie que l'égalité successorale, la liberté sexuelle entre adultes consentants, la totale liberté de consommation et de commerce d'alcool ou encore la dépénalisation du cannabis. Ce que ne veulent pas faire les laïcistes, servant indirectement les intérêts des intégristes islamistes.
 
De source digne de foi, la question homophobe ferait même l'objet de la toute première concession que s'autoriserait le parti Ennahdha et qui aurait déjà donné le feu vert à des membres influents d'y préparer le terrain. C'est qu'il tient à jouer le jeu de la démocratie islamique attendu de lui, plus que jamais par l'Occident.
 
C'est dans ce cadre que s'insèrent donc les dernières sorties médiatiques de M. Zitoun parlant aussi du cannabis, qui serait la seconde concession. Pour peu que la pression soit irrésistible de l'intérieur du pays aussi. Ce qui est loin d'être cas.
 
Ainsi, pourquoi les députés démocrates ne proposent-ils pas un amendement au projet de loi du gouvernement; or, il existe! Et pourquoi les militants n'exigent-ils pas que justice soit faite aux innocents condamnés en vertu d'une loi scélérate, horreur absolue du régime déchu, et ce en réclamant son seulement la dépénalisation du cannabis, mais aussi l'indemnisation des victimes de la loi 52? On sait bien qu'il faut demander le plus pour avoir le moins! 
La balle est dans le camp des militants démocrates
 
Sur cette question, comme pour l'homophobie, par exemple, ce que les militants humanistes doivent comprendre, au lieu de camper sur leurs positions laïcistes stériles, pour ne pas dire islamophobes, c'est que le parti islamiste ne cèdera jamais sur ce qu'il croit à tort relever du dogme, mais aussi conforme à la constitution référant à l'islam. Aussi faut-il lui prouver, et surtout à ceux qu'ils trompent, qu'en étant pour l'homophobie, il ne fait que violer l'islam et se conformer à la tradition judéo-chrétienne, l'islam n'ayant jamais été homophobe.
 
Or, cela a été amplement démontré. Des livres en parlent, vendus librement en Tunisie. Et des articles nombreux existent sur le Net. Bien mieux, même le ciel revendique désormais l'abolition de l'homophobie en terre d'islam, étant une injustice qui n'honore pas une religion qui est d'abord justice et équité!
 
Voilà pourquoi la société civile, en prévision de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie, lance une campagne pour l'abolition de l'homophobie en Tunisie. Pour en finir avec le honteux article 230 du Code pénal, elle propose aux autorités un texte consensuel que nous présentons en arabe et en français et qui porte le nom d'un jeune militant gay qui a, par deux fois, attenté à sa vie pour dénoncer la condition faite aux homosensuels en Tunisie.
 
Que tous les justes soutiennent ce projet qui sera remis en mains propres aux principales autorités du pays pour que le 17 mai 2017 la Tunisie ne soit plus homophobe, ouvrant la voie aux autres pays d'islam, et à leur tête le Maroc et l'Algérie voisins.