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Des crimes de haine si «banals»

La vidéo virale du lynchage d'une ado trans dans le nord-est du Brésil relance le débat sur l'invisibilité des crimes de haine dans ce pays, où un·e LGBT décède de mort violente toutes les 25 heures. La vidéo est insoutenable: une...


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Des droits pour les mariés de même sexe, même en Roumanie

Le Etats de l'UE qui ne reconnaissent pas les couples homosexuels ne doivent pas les empêcher de vivre ensemble: c'est ce qu'il ressort d'un avis rendu cette semaine par la Cour de justice de l'Union. Les pays de l’Union européenne qui...


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Lesbiennes en proie à une violence invisible

Un rapport de HRW lève le voile sur la situation des homosexuelles ghanéennes, dont les persécutions échappent trop souvent au radar des défenseurs des droits humains, dans le cadre familial. Dénonciations arbitraires, raids policiers lors de soi-disant «mariages gay» ou passages...


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L’étreinte de deux corps, révélée par un moulage en plâtre. Parmi les victimes de l’éruption du Vésuve de l’an 79, cette émouvante découverte archéologique avait fait sensation, en 1914. Les deux silhouettes retrouvées dans la Maison du cryptoportique avaient été surnommées «Les amants». Il était évident pour les autorités fascistes arrivées au pouvoir quelques années plus tard qu’il s’agissait d’une femme et d’un homme. Quant au découvreur des restes, l’archéologue Vittorio Spinazzola, il avait formé l’hypothèse qu’il s’agissait de deux femmes, probablement une mère et sa fille.
 
«POMPÉI N’EN FINIT PAS DE NOUS ÉTONNER»
 
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Devenus un symbole d’amour tragique, ces restes humains ont été rarement montrés et étudiés. Cette semaine, toutefois, le directeur des fouilles de Pompéi, Massimo Osanna, a livré les résultats d’analyses génétiques effectuées à l’occasion d’une exposition à partir des restes organiques emprisonnés dans le moulage. «Pompéi n’en finit pas de nous étonner», a résumé Osanna, car «Les amants» sont en réalité deux hommes. Leur âge a été estimé à 18 pour l’un et 20 ans pour l’autre. L’ADN a exclu qu’ils soient de la même famille.
«On ne peut pas affirmer que les deux personnages étaient amants, mais compte tenu de leur position, on peut le supposer. Cependant, il est difficile de le savoir à coup sûr», explique Osanna. Plus de dix-neuf siècles plus tard, le secret de leur étreinte perdure. «La seule chose qui résiste au temps est l’amour», conclut le «Corriere del Mezzogiorno».