Fil d'actualités

GRINDR: DES DONNÉES VIH SEMÉES AUX QUATRE VENTS

Une ONG norvégienne a découvert que l’app de drague gay transmettait les statuts sérologiques déclarés par ses utilisateurs à des sociétés tierces. On va décidément de (mauvaise) surprise en (mauvaise) surprise avec Grindr. Après la révélation de la vulnérabilité...


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LA DEUXIÈME MORT DE «TÊTU»

Deux ans et demi après sa résurrection, le magazine gay français dépose une nouvelle fois son bilan. La relance du magazine français «Têtu» aura été éphémère. Son éditeur Idyls Media, a été placé en liquidation, a annoncé jeudi le...


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« Avec les femmes et les mineurs isolés, les personnes LGBT sont les migrants les plus en souffrance »

74 pays pénalisent toujours l’homosexualité et l’identité transgenre, parfois passibles de la peine de mort. Les femmes persécutées pour leur orientation sexuelle subissent plus souvent des viols ou des thérapies « de conversion » forcées, tandis que les hommes sont...


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La police pourchasserait des homosexuels présumés dans la république russe du Caucase. Le pouvoir à Grozny dément: «Vous ne pouvez pas détenir des personnes qui n'existent pas chez nous.»

Une centaine d’hommes soupçonnés d’être homosexuels auraient été arrêtés par la police de la république de Tchétchénie, dans le Caucase russe. C’est ce qu’affirme «Novaya Gazeta». Ces raids auraient fait trois morts, précise le magazine moscovite. «The Guardian» cite une défenseure des droits de l’homme, qui dit avoir eu vent d’arrestations à Grozny et en dehors de la capitale. Parmi les personnes visées: des personnalités de la télévision et des figures religieuses. «Il est presque impossible de recevoir des informations des victimes ou de leurs familles, mais les signaux que je reçois de différents contacts rend crédible le fait que des détentions et des violences sont effectivement en train de se produire», ajoute Ekaterina Sokirianskaia, de l’International Crisis Group. Une organisation LGBT de Saint-Pétersbourg a mis en place une hotline pour aider les gays qui le souhaiteraient à quitter la république.
 
INEXISTANTS
 
Un porte-parole du leader local, Ramzan Kadyrov, a démenti vigoureusement ces informations: «Vous ne pouvez pas détenir et poursuivre des personnes qui n’existent tout simplement pas en Tchétchénie. S’ils existaient, les organes de sécurité n’auraient même pas à s’en occuper. Leurs familles les enverraient quelque part d’où l’on ne revient pas.» Même son de cloche de la part de Kheda Saratova, membre du soi-disant «conseil des droits de l’homme» mis en place par le régime tchétchène. «Quiconque a du respect pour nos traditions et notre culture pourchassera ce type de personne et fera tout pour qu’elle n’existe pas dans notre société.»
 
Ravagée par deux guerre civile de 1994 à 2009, la Tchétchénie jouit aujourd’hui d’une large autonomie par rapport à Moscou. Aussi extravagant que brutal, son leader Ramzan Kadyrov semble dériver vers l’islamisme pur et dur, comme en attestent ses déclarations sur le port du voile ou la polygamie, tout en s’autoproclamant rempart contre le terrorisme.