Fil d'actualités

Des crimes de haine si «banals»

La vidéo virale du lynchage d'une ado trans dans le nord-est du Brésil relance le débat sur l'invisibilité des crimes de haine dans ce pays, où un·e LGBT décède de mort violente toutes les 25 heures. La vidéo est insoutenable: une...


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Des droits pour les mariés de même sexe, même en Roumanie

Le Etats de l'UE qui ne reconnaissent pas les couples homosexuels ne doivent pas les empêcher de vivre ensemble: c'est ce qu'il ressort d'un avis rendu cette semaine par la Cour de justice de l'Union. Les pays de l’Union européenne qui...


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Lesbiennes en proie à une violence invisible

Un rapport de HRW lève le voile sur la situation des homosexuelles ghanéennes, dont les persécutions échappent trop souvent au radar des défenseurs des droits humains, dans le cadre familial. Dénonciations arbitraires, raids policiers lors de soi-disant «mariages gay» ou passages...


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La police pourchasserait des homosexuels présumés dans la république russe du Caucase. Le pouvoir à Grozny dément: «Vous ne pouvez pas détenir des personnes qui n'existent pas chez nous.»

Une centaine d’hommes soupçonnés d’être homosexuels auraient été arrêtés par la police de la république de Tchétchénie, dans le Caucase russe. C’est ce qu’affirme «Novaya Gazeta». Ces raids auraient fait trois morts, précise le magazine moscovite. «The Guardian» cite une défenseure des droits de l’homme, qui dit avoir eu vent d’arrestations à Grozny et en dehors de la capitale. Parmi les personnes visées: des personnalités de la télévision et des figures religieuses. «Il est presque impossible de recevoir des informations des victimes ou de leurs familles, mais les signaux que je reçois de différents contacts rend crédible le fait que des détentions et des violences sont effectivement en train de se produire», ajoute Ekaterina Sokirianskaia, de l’International Crisis Group. Une organisation LGBT de Saint-Pétersbourg a mis en place une hotline pour aider les gays qui le souhaiteraient à quitter la république.
 
INEXISTANTS
 
Un porte-parole du leader local, Ramzan Kadyrov, a démenti vigoureusement ces informations: «Vous ne pouvez pas détenir et poursuivre des personnes qui n’existent tout simplement pas en Tchétchénie. S’ils existaient, les organes de sécurité n’auraient même pas à s’en occuper. Leurs familles les enverraient quelque part d’où l’on ne revient pas.» Même son de cloche de la part de Kheda Saratova, membre du soi-disant «conseil des droits de l’homme» mis en place par le régime tchétchène. «Quiconque a du respect pour nos traditions et notre culture pourchassera ce type de personne et fera tout pour qu’elle n’existe pas dans notre société.»
 
Ravagée par deux guerre civile de 1994 à 2009, la Tchétchénie jouit aujourd’hui d’une large autonomie par rapport à Moscou. Aussi extravagant que brutal, son leader Ramzan Kadyrov semble dériver vers l’islamisme pur et dur, comme en attestent ses déclarations sur le port du voile ou la polygamie, tout en s’autoproclamant rempart contre le terrorisme.