Fil d'actualités

GRINDR: DES DONNÉES VIH SEMÉES AUX QUATRE VENTS

Une ONG norvégienne a découvert que l’app de drague gay transmettait les statuts sérologiques déclarés par ses utilisateurs à des sociétés tierces. On va décidément de (mauvaise) surprise en (mauvaise) surprise avec Grindr. Après la révélation de la vulnérabilité...


Lire la suite

LA DEUXIÈME MORT DE «TÊTU»

Deux ans et demi après sa résurrection, le magazine gay français dépose une nouvelle fois son bilan. La relance du magazine français «Têtu» aura été éphémère. Son éditeur Idyls Media, a été placé en liquidation, a annoncé jeudi le...


Lire la suite

« Avec les femmes et les mineurs isolés, les personnes LGBT sont les migrants les plus en souffrance »

74 pays pénalisent toujours l’homosexualité et l’identité transgenre, parfois passibles de la peine de mort. Les femmes persécutées pour leur orientation sexuelle subissent plus souvent des viols ou des thérapies « de conversion » forcées, tandis que les hommes sont...


Lire la suite
012

Devant l'inaction de Moscou, trois associations LGBT françaises veulent saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les persécutions contre les homosexuels dans la république du Caucase.

La démarche est sans précédent. Le leader tchétchène Ramzan Kadirov est sous le coup d’une plainte pour «génocide» déposée mardi par trois associations LGBT françaises. Stop homophobie, Mousse et Comité Idaho France demandent que la Cour pénale internationale (CPI) se penche sur la vague de persécutions visant les hommes présumés homosexuels dans la république russe du Caucase.
 
Kadirov est «le logisticien», «l’organisateur de camps de tortures avec une volonté d’extermination des homosexuels», a déclaré Etienne Deshoulières, avocat qui représente les plaignants. Leur demande se base sur l’enquête parue début avril dans le magazine russe «Novaya Gazeta», qui faisait état d’une centaine d’arrestations et de plusieurs morts. Elle cite également un témoignage sur le meurtre d’un adolescent de 17 ans, jeté du haut d’un immeuble par un membre de sa famille – un «crime d’honneur» présumé.
 
Les plaignants espèrent un examen rapide de l’affaire, la Russie devant se retirer de la CPI au mois de novembre.
 
«AUCUNE PLAINTE»
 
De son côté, le Parquet général russe a ouvert une enquête alors que des manifestations de soutien aux LGBT tchétchènes se multipliaient à travers le monde. Pour l’instant, Moscou tend à confirmer les dénégations officielles tchétchènes, qualifiant l’affaire de «rumeurs» et affirmant n’avoir reçu «aucune plainte». Les autorités de Grozny, quant à elles, se contentent de dénoncer une «provocation» et de répéter que les homosexuels «n’existent pas» dans la république.
 
Plusieurs pays occidentaux, dont le Canada, la Suède, la Finlande et l’Allemagne ont annoncé qu’ils étaient prêts à fournir des visas d’urgence pour les personnes LGBT qui fuient la Tchétchénie. Une ONG russe en aurait déjà exfiltré plusieurs dizaines.