Fil d'actualités

Des crimes de haine si «banals»

La vidéo virale du lynchage d'une ado trans dans le nord-est du Brésil relance le débat sur l'invisibilité des crimes de haine dans ce pays, où un·e LGBT décède de mort violente toutes les 25 heures. La vidéo est insoutenable: une...


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Des droits pour les mariés de même sexe, même en Roumanie

Le Etats de l'UE qui ne reconnaissent pas les couples homosexuels ne doivent pas les empêcher de vivre ensemble: c'est ce qu'il ressort d'un avis rendu cette semaine par la Cour de justice de l'Union. Les pays de l’Union européenne qui...


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Lesbiennes en proie à une violence invisible

Un rapport de HRW lève le voile sur la situation des homosexuelles ghanéennes, dont les persécutions échappent trop souvent au radar des défenseurs des droits humains, dans le cadre familial. Dénonciations arbitraires, raids policiers lors de soi-disant «mariages gay» ou passages...


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Devant l'inaction de Moscou, trois associations LGBT françaises veulent saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les persécutions contre les homosexuels dans la république du Caucase.

La démarche est sans précédent. Le leader tchétchène Ramzan Kadirov est sous le coup d’une plainte pour «génocide» déposée mardi par trois associations LGBT françaises. Stop homophobie, Mousse et Comité Idaho France demandent que la Cour pénale internationale (CPI) se penche sur la vague de persécutions visant les hommes présumés homosexuels dans la république russe du Caucase.
 
Kadirov est «le logisticien», «l’organisateur de camps de tortures avec une volonté d’extermination des homosexuels», a déclaré Etienne Deshoulières, avocat qui représente les plaignants. Leur demande se base sur l’enquête parue début avril dans le magazine russe «Novaya Gazeta», qui faisait état d’une centaine d’arrestations et de plusieurs morts. Elle cite également un témoignage sur le meurtre d’un adolescent de 17 ans, jeté du haut d’un immeuble par un membre de sa famille – un «crime d’honneur» présumé.
 
Les plaignants espèrent un examen rapide de l’affaire, la Russie devant se retirer de la CPI au mois de novembre.
 
«AUCUNE PLAINTE»
 
De son côté, le Parquet général russe a ouvert une enquête alors que des manifestations de soutien aux LGBT tchétchènes se multipliaient à travers le monde. Pour l’instant, Moscou tend à confirmer les dénégations officielles tchétchènes, qualifiant l’affaire de «rumeurs» et affirmant n’avoir reçu «aucune plainte». Les autorités de Grozny, quant à elles, se contentent de dénoncer une «provocation» et de répéter que les homosexuels «n’existent pas» dans la république.
 
Plusieurs pays occidentaux, dont le Canada, la Suède, la Finlande et l’Allemagne ont annoncé qu’ils étaient prêts à fournir des visas d’urgence pour les personnes LGBT qui fuient la Tchétchénie. Une ONG russe en aurait déjà exfiltré plusieurs dizaines.