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Confronté à une avalanche de dénonciations pour son canular du faux profil gay, l'animateur trash contre-attaque: il se plaint d'un «faux procès» et s'en prend au CSA.
 
 
Cyril Hanouna, une victime? Dans le «Journal du dimanche», l’animateur de la chaîne française C8 a estimé qu’il était pris pour cible par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) après une séquence diffusée jeudi 18 mai dans la quotidienne «Touche pas à mon poste». Il avait mis en ligne un faux profil de bisexuel («super-bien monté», «J’aime quand on m’insulte») sur un site de drague gay, s’amusant à réagir en direct aux réponses, et à tendre un piège à deux internautes, dont il avait pris les appels à l’antenne.
 
«RAMEUTER DES PROTESTATAIRES»
 
Selon Hanouna, c’est le CSA lui-même qui a «rameuté des protestataires» avec des tweets postés vendredi, au lendemain de l’émission. Le CSA y notait que «de nombreux téléspectateurs» l’avaient interpellé et y mentionnait le lien du formulaire de signalement. Ce week-end, 17’800 plaintes avaient été enregistrées.
 
De fait, le canular a soulevé un large tollé en France: Hanouna avait pris une voix efféminée pour s’adresser à ses correspondants, et cherchait à les ridiculiser en les entraînant dans des discussions scabreuses tandis que ses chroniqueurs s’esclaffaient. Outre l’avalanche de clichés qu’elle véhiculait, la séquence rappelait la méthode employée ces dernières années par des «casseurs de pédés» ou des néonazis pour trouver leurs cibles.
 
LES LARMES AUX YEUX
 
Plus nauséabond encore: dans l’émission du lendemain, Hanouna, les larmes aux yeux, s’est défendu du «faux procès» qui lui serait intenté: l’homophobie, «c’est tout ce que je combats depuis des années», avait-il déclaré devant ses chroniqueurs attendris, qui ont volé au secours de leur vedette… et gagne-pain.
 
La démarche de Hanouna est soutenue par le groupe Canal+, maison mère de C8, qui estime que le CSA «ne doit pas appeler à témoigner» contre sa vedette. Mais le Conseil a nié tout traitement spécial de «Touche pas à mon poste»: «Nous procédons toujours de la même manière lorsque nous sommes largement interpellés».
 
SOUFFRE-DOULEUR
 
«Touche pas à mon poste» est déjà dans le viseur du CSA pour des contenus dégradants. Le chroniqueur Matthieu Delormeau a notamment plusieurs fois servi de souffre-douleur à ses camarades de plateau, notamment lors d’un outing forcé et de canulars cruels aux sous-entendus homophobes. Aucune mesure n’a été prise jusqu’à présent. Pendant ce temps, l’émission continue de drainer une audience allant de 500’000 à 2 million de téléspectateurs.