Fil d'actualités

Des crimes de haine si «banals»

La vidéo virale du lynchage d'une ado trans dans le nord-est du Brésil relance le débat sur l'invisibilité des crimes de haine dans ce pays, où un·e LGBT décède de mort violente toutes les 25 heures. La vidéo est insoutenable: une...


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Des droits pour les mariés de même sexe, même en Roumanie

Le Etats de l'UE qui ne reconnaissent pas les couples homosexuels ne doivent pas les empêcher de vivre ensemble: c'est ce qu'il ressort d'un avis rendu cette semaine par la Cour de justice de l'Union. Les pays de l’Union européenne qui...


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Lesbiennes en proie à une violence invisible

Un rapport de HRW lève le voile sur la situation des homosexuelles ghanéennes, dont les persécutions échappent trop souvent au radar des défenseurs des droits humains, dans le cadre familial. Dénonciations arbitraires, raids policiers lors de soi-disant «mariages gay» ou passages...


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«Je suis ici aujourd’hui parce que je suis homo.» L’actrice Ellen Page, la voix tremblante, vient de sortir du placard. La phrase arrive après cinq minutes d’un discours senti, plein d’humilité face aux militant.e.s et citoyen.ne.s engagé.e.s qui assistent à la conférence organisée par l’organisation Human Rights Campaign. C’était le vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin.
 
Sa déclaration a été accueillie par des applaudissements qui se muent rapidement en ovation. Ellen Page a 26 ans. Sa carrière d’actrice, même si elle est déjà plus qu’honorable (Juno, Bliss…), ne fait que commencer. Bientôt on pourra la voir aussi dans le film Freeheld, où elle jouera la girlfriend de Julianne Moore.
 
«Peut-être que moi aussi, je peux changer les choses, espère l’actrice. Aider les autres à avoir une vie plus facile, pleine d’espoir. Je ressens une obligation morale et une responsabilité sociale. Je le fais aussi avec égoïsme, parce que j’en ai assez de me cacher, et j’en ai assez de mentir par omission. J’ai souffert pendant des années parce que j’avais peur d’être out. Mon esprit en a souffert, ma santé mentale en a souffert et mes relations en ont souffert. Je suis ici aujourd’hui, avec vous tou.te.s, de l’autre côté de cette douleur.»
 
 
 

 

Nous avons reçu ce temoignage et nous souhaitons le partager avec vous. Les rencontres via les tchats sont parfois heureuses et des fois elles ne le sont pas.
Restons vigilants.
 
" Bonjour à tous,
Je voudrais vous mettre en garde face à ce qui m'est arrivé aujourd'hui à Mulhouse.
Je suis un habitué, voir même un addict, des rencontres par les sites spécialisés sur internet;
je n'ai jamais eu de soucis particulier jusqu'à présent. 
 
Sur un site de tchat, je suis rentré en contact avec un jeune de 22 ans, d'origine antillaise.
 
Il ma donné Rdv sur le parking d'un magasin d'alimentation, rue de l'île Napoleon. 
Il voulait une rencontre monnayée au départ, mais j'ai refusé. Il reçoit chez lui.
il m'a entraîné dans une rue parallèle de l'hypermarché et m'a emmené dans la petite cour derrière un vieil immeuble. Il finissait de fumer son joint, en me faisant croire qu'on allait aller dans la remise.
Son téléphone a donné et il a joué avec 5 secondes après un autre gars est venu et m'a menacé avec un couteau: je devais leur remettre ma sacoche, il me menaçait de me planter ! 
J'ai laissé ma sacoche avec papiers, argent, CB, puis je suis allé à la police.
 
A tous ceux qui font des rencontres sur le net, redoublez de prudence.
Diffusez très largement svp à tous vos contacts et sur la toile svp.
Merci. "
 
 
 

Tout le monde l’a à la bouche. On parle bien sûr du slogan de Morteau saucisse qui avait fait un buzz d’enfer en 2011. À l’origine de cette idée de génie, la société de communication bisontine Dartagnan (voir encadré), qui a incité le premier producteur de morteau de Franche-Comté, la société Jean-Louis Amiotte d’Avoudrey (plus de 50 % des parts de marché), à servir à nouveau cette exclamation parmi les plus connues de France : « Offrez-vous 20 cm de pur bonheur ! »

 

Du réchauffé, cette formule ? Plutôt magique, assure Thierry Belin, le directeur commercial de la marque. « Il y a d’autres entreprises du secteur agroalimentaire qui ont travaillé trente ans avec le même slogan et on s’en souvient encore ! » Et des pubs aussi alléchantes que celle-ci, tout le monde en prend volontiers une tranche. À commencer par les millions de Parisiens qui, du 19 au 25 février, croiseront la belle du Doubs exhibant ses formes généreuses sur 350 panneaux 4x3 déployés dans différentes stations de métro. Bien évidemment, celle de Pigalle n’a pas été oubliée ! « Devant le succès rencontré par la campagne en 2011, on s’est offert une page dans un grand quotidien national (Libé) et cela avait débouché sur plusieurs articles de presse. »
 
Avec 5 €, on nourrit deux adultes et deux enfants !
La campagne avait à l’époque débuté sur les sucettes des arrêts de bus bisontins avant d’envahir la capitale. Cette fois-ci, Morteau Saucisse n’a pas attaché son chien avec des saucisses à 50 000 € en s’attaquant directement aux assiettes franciliennes. « 30 % des volumes sont vendus en Franche-Comté. La région parisienne est vraiment sous-consommatrice de notre produit », indique Thierry Belin, « malgré un potentiel énorme là-bas. On estime que sur 100 ménages qui consomment des saucisses, douze mangent de la morteau et 75 se partagent des knacks et des saucisses de Strasbourg ». Morteau Saucisses a donc décidé de mettre les bouchées doubles dans ce secteur. Et cible notamment les moins de 50 ans. Des générations à fort potentiel, à même de consommer 20 cm de pur bonheur plusieurs fois par semaine. Gourmands, va !
 
« J’entends souvent que la morteau est chère ! Et pourtant, c’est un des seuls produits qui vous permet, avec 5 €, de nourrir deux adultes et deux enfants. Tout en ayant du plaisir et de la convivialité dans l’assiette », poursuit le directeur commercial. « Globalement, après la première campagne, le marché avait progressé de 8 à 10 % (en moyenne, 4 500 tonnes vendues par an). On ne veut faire d’ombre à personne. La démarche profite à toute la production. Et puis, la morteau, ce n’est pas simplement un produit de charcuterie, c’est l’ensemble de la filière porcine qui en tire parti. »
 
Après la visite de François Hollande à Avoudrey en mai 2013, la société Amiotte s’offre donc un nouveau coup de projecteurs. Jusque sur la Toile. « On a ouvert récemment un compte Facebook en lançant un jeu. On offrait une affiche 4x3 aux deux cents premiers “likes“. Tout est parti en une heure. Et on a eu 5 000 visites en une semaine sur le compte. » La morteau semble vraiment rentrée dans une nouvelle dimension 

Source

 

La Cour suprême de l'Inde a rétabli ce Mercredi 11 Décembre une loi criminalisant l'homosexualité, en annulant une décision historique de la cour inférieure de New Dehli le 2 juillet 2009 qui avait renversé l'interdiction des rapports entre adultes consentants de même sexe à l'époque coloniale.
 
 
Le tribunal a en effet jugé qu'un acte homosexuel était de nouveau punissable d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à la perpétuité, en vertu de l'article 377 du code pénal indien de 1860, alors que c'est précisément cet arrêté qui en 2009 avait été considéré comme une "violation des droits fondamentaux" de la Constitution.
 
A l'époque cette décision avait fait l'objet d'une grosse mobilisation de la part de plusieurs groupes sociaux et religieux, dont l'organisation All India Muslim Personal Law Board, le conseil chrétien Utkal et l'alliance des églises apostoliques. Ceux-ci avaient ainsi envoyé des pétitions anti-gay au juge G.S. Singhvi, qui s'est finalement incliné en déclarant que ''le pouvoir législatif doit envisager de supprimer cet article de la loi conformément aux recommandations de l'avocat général''.
 
''C'est un jour très triste pour nous, nous sommes de retour à la case départ dans notre lutte pour le droit démocratique de la communauté gay'' , a déclaré Ashok Row Kavi du groupe militant Humsafar Trust tandis que l'avocat Anand Grover, également conseiller à la fondation Naz, une ONG travaillant en faveur des malades du sida, à l'origine de l'action judiciaire contre l'article 377, faisait part de sa grande déception mais déclarait que son ONG ferait appel pour une révision du jugement. ''Notre combat n'est pas terminé et nous allons continuer à lutter pour le droit constitutionnel'' a-t-il assuré.
 
''Une telle décision était totalement inattendue de la part de la Cour suprême. C'est une journée noire pour la communauté homosexuelle'' s'est quant à lui ému Arvind Narayan, avocat de l'association pour les droits des homosexuels Alternative Law Forum.
 
De son côté l'historien Ramachandra Guha a tweeté que le verdict était un pas en arrière vers la ''barbarie et la féodalité''.
 

Une stèle à la mémoire des victimes homosexuelles du nazisme a été inaugurée vendredi dans le centre de Tel-Aviv en présence du maire de la ville et de l’ambassadeur d’Allemagne en Israël, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le monument, qui comprend des inscriptions en hébreu, allemand et anglais, consiste en une pierre en forme de triangle, comme le triangle que les homosexuels étaient contraints de porter sur leurs vêtements dans les camps nazis. La stèle a été placée dans le parc de la ville, Gan Meïr, où se trouve le principal centre communautaire pour les homosexuels, lesbiennes et trans' de Tel-Aviv, une des principales capitales gay dans le monde.
 
«En plus de l'extermination des Juifs d'Europe, les nazis ont commis de nombreuses atrocités dans un effort pour détruire quiconque était
"différent"», a déclaré le maire de la ville Ron Huldaï, cité dans un communiqué de ses services. «Ce monument nous rappelle combien il est important de respecter tous les êtres humains. Il est tout à fait approprié que ce genre de rappel se trouve à Tel-Aviv, une ville qui accueille chaleureusement tous les groupes et minorités», a-t-il ajouté.
 

Selon la première estimation officielle du nombre d'unions entre personnes du même sexe, publiée mardi par l'Insee, quelque 7.000 mariages de couples de même sexe ont été célébrés en 2013. Cela qui 3% des 238.000 unions en France. Un pourcentage à prendre des pincettes, sachant que les mariages entre couples de même sexe n'ont pu commencer que fin mai.
 
Précisions de l'Insee:
"La montée en charge s'est faite progressivement pour atteindre un pic de 1.500 mariages en septembre. Les conjoints de même sexe, comme ceux de sexe différent, sont ensuite moins enclins à se marier à l'automne et l'on assiste à une baisse des mariages mensuels en octobre et novembre"
 
LES GAYS SE MARIENT PLUS QUE LES LESBIENNES
Les chiffres révèlent que dans trois cas sur cinq, ce sont des hommes qui se sont passé la bague au doigt, à un âge moyen d'environ 50 ans contre 43 ans pour les mariées. Les couples hétérosexuels se marient en revanche à 37 ans pour les hommes et 34 ans pour les femmes, d'après l'Insee, qui observe:
"Les mariés de même sexe de 2013 sont ainsi plus âgés que ceux de sexe différent, mais cette différence est sans doute pour partie liée au fait qu'il s'agit de la première année d'ouverture du mariage aux conjoints de même sexe"
Par ailleurs, les époux de même sexe ont en moyenne 7 ans d'écart d'âge (8 ans pour les hommes et 5,5 ans chez les femmes), contre 4,3 ans pour les conjoints de sexe différent nouvellement mariés.
 
UN QUART DANS LES VILLES DE 200 000 HABITANTS  
L'ouverture du mariage homosexuel a déchainé les passions et donnée lieu à d'imposantes manifestations. Même après son adoption, les opposants les plus résolus ont continué à exprimer leur refus du mariage pour tous, notamment lors des cérémonies du 14 juillet et du 11 novembre et certains maires refusent de les célébrer.
Pour autant, plus de 2.900 communes ont déjà célébré au moins un mariage entre conjoints de même sexe.Un quart des mariages entre couples de même sexe ont été célébrés dans des villes de plus de 200.000 habitants, dont près de 14% à Paris. Mais les petites villes ne sont pas en reste puisque un quart des mariages ont été célébrés dans des communes de moins de 2 000 habitants. Thierry Speitel, maire de la commune de Sigolsheim dans le Haut-Rhin, s'est ainsi marié avec son compagnon en septembre devant 650 personnes dans sa commune de 1 300 âmes, dans le vignoble alsacien.
 
Avant la loi du mariage pour tous, en 2012, 7 000 pacs avaient été conclus entre des personnes de même sexe, sur les 160 200 de l'année.  Mais en dépit de l'ouverture aux couples de même sexe, le nombre total de mariages diminue. Après une baisse continue depuis 2005, le nombre de mariages avait connu une légère hausse en 2012 avec 246.000 unions, mais les 238.000 de 2013 marquent un nouveau recul.
 

Félicitations à l’animateur Marc Olivier Fogiel qui vient d’officialiser sa relation avec François Roelants, un entrepreneur à la tête d’une entreprise d’évènementiel et relations publiques. Les deux hommes se sont mariés samedi 14 décembre dernier, devant le Maire de Paris, Bertrand Delanoë.

 

Le premier numéro de ce «mook» lesbien au graphisme soigné et au contenu engagé est prévu pour le printemps 2014.

 

Après l'annonce du lancement de Jeanne Magazine par Stéphanie Delon, ex-rédactrice en chef de La Dixième Muse et Alice Derock, fondatrice de Wet For Her, un nouveau média lesbien est actuellement lui aussi en cours de préparation. Son nom? Well Well Well.
 
UN BEL OBJET
A l'origine de Well Well Well, il y a une trentaine de professionnelles bénévoles, dont des journalistes de la partie Têtue du site Têtu.com. L'équipe présente un projet au format éditorial original et audacieux: «Nous proposons quelque chose qui n’a encore jamais été fait: un mook (mi-magazine, mi-book) lesbien. C’est-à-dire un bel objet qui allie la démarche journalistique et la qualité iconographique d’un magazine à l'écriture soignée d’un livre.» Un risque à l'heure où la presse se tourne vers le web? L'équipe tient le pari en misant sur un graphisme travaillé et un contenu riche et engagé. Well Well Well paraîtra tous les semestres et le sommaire du premier numéro se révèle déjà très enthousiasmant: «Un texte inédit de Virginie Despentes, une rencontre avec la photographe sud-africaine Zanele Muholi, une interview fleuve de la réalisatrice Céline Sciamma, un article sur le porno féministe...»
 
INDÉPENDANCE ET VISIBILITÉ
Autre parti pris de l'équipe, celui de garantir l'indépendance éditoriale de la revue en faisant le choix de ne pas avoir recours à la publicité dans ses pages. Ce sont donc les lectrices elles-mêmes qui financeront leur média, une façon pour ses créatrices de remettre «le lecteur au centre du projet de création». Une collecte de fonds a été lancée cette semaine pour couvrir les coûts d'impression et de distribution de la revue, dont le premier numéro sortira au printemps 2014. Le renforcement de la visibilité des lesbiennes est encore une fois au cœur du projet Well Well Well: «Parce qu'il y a un vrai manque à combler et un rôle social à jouer. Si des débats concernant la communauté homo ont fait l’actualité ces derniers mois, sur la scène médiatique, les lesbiennes ont été relativement peu visibles» affirme les journalistes à l'origine de la revue.
 
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Robin Roberts a évoqué publiquement sa compagne pour la première fois en remerciant ses proches de l'avoir soutenu lorsqu'elle était atteinte d'une maladie grave.
Robin Roberts, la co-présentatrice vedette de l'émission d'informations Good Morning America sur la chaîne ABC, a fait son coming-out dimanche 29 décembre. Il y a un an, elle avait été diagnostiquée d'un syndrome myélodysplasique, une maladie qui atteint la moelle osseuse. C'est en remerciant ses proches sur les réseaux sociaux pour leur présence et leur soutien, que Robin Roberts a mentionné le nom de sa compagne depuis 10 ans, Amber Laign.
 
 
«Je suis reconnaissante envers ma soeur, Sally-Ann, d'avoir été ma donneuse et de m'offrir ce cadeau qu'est la vie. Je suis reconnaissante envers toute ma famille, ma compagne de longue date, Amber, et mes ami.e.s...». Robin Roberts co-anime Good Morning America depuis 2005. Atteinte d'un cancer du sein en 2007, elle était restée à son poste de présentatrice durant sa chimiothérapie.
 
 

 

Le gouvernement veut diminuer le prix des préservatifs afin d'insister sur leur importance dans la lutte contre le VIH/sida, annonce la ministre de la Santé Marisol Touraine dans un entretien au Journal du Dimanche.
 

 

 
En matière de lutte contre le VIH/sida, "le préservatif, c'est vraiment décisif !", souligne la ministre. "A cet égard, le gouvernement veut donner un signal fort : leur prix va diminuer. Au lieu d'augmenter au 1er janvier comme cela était prévu, le taux de TVA qui leur est appliqué va baisser de 7 à 5,5%." 
 
Marisol Touraine "souhaite que les fabricants jouent le jeu en répercutant cette diminution, l'économie se chiffrera à dix ou vingt centimes d'euros par boîte. Cela devrait à la fois inciter les jeunes et les moins jeunes à mieux se protéger et favoriser la contraception, une autre de mes priorités". "En faisant un effort sur le préservatif, on sécurise l'entrée de tous dans la vie sexuelle".
 
Bientôt des autotests
 
Interrogée sur le fait que le nombre d'infections continue d'augmenter chez les homosexuels, Marisol Touraine souligne que "nous ne sommes pas tous égaux face au risque du Sida. Les deux populations les plus menacées sont les homosexuels et les femmes migrantes. La meilleure solution, c'est de mener des politiques ciblées de prévention mais aussi de dépistage". 
 
Pour cela, la ministre préconise notamment le développement de tests rapides, "sur le terrain, au contact du milieu gay par exemple". Concernant le lancement de la vente d'autotests en 2014 comme elle l'avait annoncé début novembre, Marisol Touraine rappelle que "la France est le premier pays d'Europe à donner le feu vert". "La procédure est bien engagée : une première entreprise désireuse de commercialiser un autotest s'est déjà fait connaître".
 
Dans cet entretien publié à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, la ministre assure que ce combat "reste une priorité du gouvernement, même dans un contexte financier contraint". 
 
 

 

La cour d'assises du Doubs a prononcé ce vendredi 13 décembre une peine de 25 ans de réclusion à l'encontre d'Arnaud Gijbels, alors que l'avocate générale n'en avait requis «que» 22 à l'issue de ce procès qui a débuté lundi. Âgé de 24 ans, le meurtrier a assené en novembre 2011 une centaine de coups de couteau à Pascal Legal, un patron d'établissement gay. Le condamné avait eu des relations sexuelles tarifées avec la victime.
 
La stratégie de défense élaborée par son avocat n'a finalement pas eu de prise. «Avec sa gueule d'ange, c'était la proie idéale pour tout prédateur sexuel», a expliqué Me Julien Vernet, qui a décrit le parcours d'un jeune homme «fragile» dont la mère se prostituait. Le proxénète d'Arnaud Gijbels, Marouane Chkarmi, a quant à lui été condamné à 6 mois de prison avec sursis.
 
 

 

 

 
Stromae avait déjà fait fort en incarnant tour à tour un homme et une femme sur le plateau du Grand Journal le mois dernier. Il récidive pour le clip de Tous les mêmes, son dernier single, en se jouant des rapports entre hommes et femmes grâce à quelques clichés et à l'aide de son alter ego féminin, Andréa.
Assisté de professionnel.le.s de la danse, le chanteur esquisse quelques pas, oscillant entre grâce et sauvagerie.
 
 
 
 

 

Il se prend pour Asterix, mais un Astérix homophobe. Jacques Tissier, maire divers-droite du village de Fontgombault dans l’Indre, résiste encore et toujours au mariage pour tous.

«Hors de question de marier des pédés ! Je ne le ferai pas.» Voilà ce que ce maire  déclarait il y a un an lorsqu’on a commencé à débattre de la loi sur le mariage homosexuel en France. Mais depuis ce maire d’une commune de 275 habitants, n’a pas varié d’un pouce, pas question d ‘accepter la loi Taubira. L’information  a  été dévoilée par le journal local la Nouvelle république. Voilà ce que les habitants ont pu lire dans le compte rendu du conseil municipal du 24 octobre : Pour refuser de célébrer des mariages homosexuels, le conseil de Fontgombault se retranche derrière «une loi naturelle, supérieure aux lois humaines». Il estime que les couples gay sont «radicalement incapables de procréer un être humain» et «de l’éduquer à titre de parents». «Et ce quelle que soit leur dignité d’être humain qu’il y a lieu de reconnaître par ailleurs.  Ben voyons, quelle générosité ! Les homos font partie du genre humain !
 

Une position illégale.

Cette attitude est totalement illégale, le 18 octobre, le Conseil constitutionnela refusé de reconnaître une «clause de conscience» aux élus anti-mariage gay. Et quand un maire refuse de célébrer lui même cette union c’est un de ses adjoints qui doit procéder à la cérémonie.

 Il faut dire que l’électorat du village affiche un beau profil conservateur. A la présidentielle de 2012 au premier tour la population a voté  à 40% pour Sarkozy et à 17,17% pour Marine Le Pen,  et en 2002 elle avait accordé  29,9% de ses suffrages à Christine Boutin,  la “mère la pudeur” qui je vous le rappelle avait lu la Bible à la tribune de l’assemblée natioanle pour paralyser le débat sur le PACS, l‘ancêtre du mariage pour tous…

Une abbaye très accueillante.

 A noter que la commune héberge sur son territoire un abbaye, et que bien sûr les moines sont électeurs. Deux d’entre eux sont même membres du conseil municipal…

Vous allez me dire et alors ?  Les moines sont des citoyens comme les autres… ils ont bien le droit de voter pour qui ils veulent… Bien sûr…

Ah oui, au fait ! Cette abbaye est l’une de celles où le célèbre collaborateur  Paul Touvier, condamné à mort à la libération, avait trouvé refuge pendant sa cavale qui a duré de nombreuses années. Mais ce n’est peut-être qu’une coïncidence ?  

 

Pour ne pas contrevenir à la nouvelle législation anti-LGBT en Russie, Ikea s'autocensure: une double page de son magazine a disparu dans la version russe, parce qu'elle donnait la parole à un couple de femmes. Les associations dénoncent la "lâcheté" de la marque suédoise, qui n'en est pas à son coup d'essai.

 

Chez Ikea, la diversité est une valeur à géographie variable. C’est ce que nous apprend l’histoire de Clara et Kirsty. Ces deux femmes britanniques, en couple et mères d’un bébé, ont été choisies pour évoquer leur vie de famille et leur intérieur (Ikea bien entendu), dans le magazine mensuel daté de décembre de la marque suédoise. Une double page assez banale dans une revue de meubles... Enfin, pas banale partout : en Russie, Ikea diffuse une version expurgée du magazine. до свидания (au revoir) Clara et Kirsty !
 
Exit les lesbiennes, donc. L’interview des deux britanniques a été remplacée par un article sur un designer chinois... Ikea n’a pas voulu heurter la morale promue par le pouvoir russe, ouvertement homophobe, et a préféré ne pas risquer de contrevenir à la loi locale.
 
Le président russe Vladimir Poutine a en effet promulgué en juin dernier une loi prohibant tout acte de "propagande homosexuelle" devant les mineurs. Polémique et décriée à l’étranger, cette législation est pourtant bien entrée en vigueur en Russie, portée par une propagande, d’État cette fois, et presque unanimement soutenue par l’opinion publique.
 
Excès de zèle d’Ikea ?
 
Un couple de femmes qui parlent de leur maison et de leur vie de famille... "Propagande homosexuelle" ? La décision d’Ikea de s'autocensurer préventivement, mettant à l'index les deux femmes, ne plaît pas à tout le monde. Contactée par Myeurop, Ulrika Westerlund, présidente de la Fédération suédoise pour les droits LGBT, est déçue.
 
   - "Nous pensons que c'est irresponsable et très dommage qu'Ikea ait choisi de ne pas utiliser sa position, en tant que puissante multinationale, pour faire pression sur le législateur russe. D'autant que cela aurait pu être l'occasion de passer ces lois (contre la "propagande homosexuelle", ndlr) à l'épreuve des tribunaux", commente ainsi celle qui dénonçait un peu plus tôt dans la journée la "lâcheté" de la marque.
 
   - "Deux principes guident notre stratégie de communication. Le premier est le design d'intérieur. Le second est le respect de la loi", rétorque Ylva Magnusson, porte-parole d’Ikea.
 
Pour le géant suédois, pas fou, l’enjeu commercial prend donc cette fois le pas sur la stratégie de communication à destination des LGBT. La Russie se classe cinquième des pays où Ikea vend le plus. La marque y exploite 14 magasins et emploie 11.000 employés.
 
Ikea, pionnière de la visibilité LGBT dans la publicité
 
Ikea adapte régulièrement le contenu de ses magazines selon le degré de tolérance des marchés qu’elle adresse. En septembre dernier déjà, une photo avait été retirée du site web corporate russe de la marque. On y voyait quatre jeunes gens cagoulés : Ikea a craint que l’image ne soit interprétée comme un soutien aux Pussy Riot, le groupe punk féministe démantelé et emprisonné par le pouvoir russe.
 
L’année dernière, c’est la version saoudienne du catalogue qui avait déclenché la polémique. Toutes les femmes présentent dans l’édition internationale avaient en effet disparu.
 
Ikea demeure toutefois l’une des premières multinationales à avoir intégré dans sa stratégie de communication un semblants de diversité sexuelle. Elle fut par exemple la première entreprise à figurer un couple gay dans une publicité télévisée grand public à la télévision : c’était en 1994 (vidéo).