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GRINDR: DES DONNÉES VIH SEMÉES AUX QUATRE VENTS

Une ONG norvégienne a découvert que l’app de drague gay transmettait les statuts sérologiques déclarés par ses utilisateurs à des sociétés tierces. On va décidément de (mauvaise) surprise en (mauvaise) surprise avec Grindr. Après la révélation de la vulnérabilité...


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LA DEUXIÈME MORT DE «TÊTU»

Deux ans et demi après sa résurrection, le magazine gay français dépose une nouvelle fois son bilan. La relance du magazine français «Têtu» aura été éphémère. Son éditeur Idyls Media, a été placé en liquidation, a annoncé jeudi le...


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« Avec les femmes et les mineurs isolés, les personnes LGBT sont les migrants les plus en souffrance »

74 pays pénalisent toujours l’homosexualité et l’identité transgenre, parfois passibles de la peine de mort. Les femmes persécutées pour leur orientation sexuelle subissent plus souvent des viols ou des thérapies « de conversion » forcées, tandis que les hommes sont...


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Stromae avait déjà fait fort en incarnant tour à tour un homme et une femme sur le plateau du Grand Journal le mois dernier. Il récidive pour le clip de Tous les mêmes, son dernier single, en se jouant des rapports entre hommes et femmes grâce à quelques clichés et à l'aide de son alter ego féminin, Andréa.
Assisté de professionnel.le.s de la danse, le chanteur esquisse quelques pas, oscillant entre grâce et sauvagerie.
 
 
 
 

 

Il se prend pour Asterix, mais un Astérix homophobe. Jacques Tissier, maire divers-droite du village de Fontgombault dans l’Indre, résiste encore et toujours au mariage pour tous.

«Hors de question de marier des pédés ! Je ne le ferai pas.» Voilà ce que ce maire  déclarait il y a un an lorsqu’on a commencé à débattre de la loi sur le mariage homosexuel en France. Mais depuis ce maire d’une commune de 275 habitants, n’a pas varié d’un pouce, pas question d ‘accepter la loi Taubira. L’information  a  été dévoilée par le journal local la Nouvelle république. Voilà ce que les habitants ont pu lire dans le compte rendu du conseil municipal du 24 octobre : Pour refuser de célébrer des mariages homosexuels, le conseil de Fontgombault se retranche derrière «une loi naturelle, supérieure aux lois humaines». Il estime que les couples gay sont «radicalement incapables de procréer un être humain» et «de l’éduquer à titre de parents». «Et ce quelle que soit leur dignité d’être humain qu’il y a lieu de reconnaître par ailleurs.  Ben voyons, quelle générosité ! Les homos font partie du genre humain !
 

Une position illégale.

Cette attitude est totalement illégale, le 18 octobre, le Conseil constitutionnela refusé de reconnaître une «clause de conscience» aux élus anti-mariage gay. Et quand un maire refuse de célébrer lui même cette union c’est un de ses adjoints qui doit procéder à la cérémonie.

 Il faut dire que l’électorat du village affiche un beau profil conservateur. A la présidentielle de 2012 au premier tour la population a voté  à 40% pour Sarkozy et à 17,17% pour Marine Le Pen,  et en 2002 elle avait accordé  29,9% de ses suffrages à Christine Boutin,  la “mère la pudeur” qui je vous le rappelle avait lu la Bible à la tribune de l’assemblée natioanle pour paralyser le débat sur le PACS, l‘ancêtre du mariage pour tous…

Une abbaye très accueillante.

 A noter que la commune héberge sur son territoire un abbaye, et que bien sûr les moines sont électeurs. Deux d’entre eux sont même membres du conseil municipal…

Vous allez me dire et alors ?  Les moines sont des citoyens comme les autres… ils ont bien le droit de voter pour qui ils veulent… Bien sûr…

Ah oui, au fait ! Cette abbaye est l’une de celles où le célèbre collaborateur  Paul Touvier, condamné à mort à la libération, avait trouvé refuge pendant sa cavale qui a duré de nombreuses années. Mais ce n’est peut-être qu’une coïncidence ?  

 

Pour ne pas contrevenir à la nouvelle législation anti-LGBT en Russie, Ikea s'autocensure: une double page de son magazine a disparu dans la version russe, parce qu'elle donnait la parole à un couple de femmes. Les associations dénoncent la "lâcheté" de la marque suédoise, qui n'en est pas à son coup d'essai.

 

Chez Ikea, la diversité est une valeur à géographie variable. C’est ce que nous apprend l’histoire de Clara et Kirsty. Ces deux femmes britanniques, en couple et mères d’un bébé, ont été choisies pour évoquer leur vie de famille et leur intérieur (Ikea bien entendu), dans le magazine mensuel daté de décembre de la marque suédoise. Une double page assez banale dans une revue de meubles... Enfin, pas banale partout : en Russie, Ikea diffuse une version expurgée du magazine. до свидания (au revoir) Clara et Kirsty !
 
Exit les lesbiennes, donc. L’interview des deux britanniques a été remplacée par un article sur un designer chinois... Ikea n’a pas voulu heurter la morale promue par le pouvoir russe, ouvertement homophobe, et a préféré ne pas risquer de contrevenir à la loi locale.
 
Le président russe Vladimir Poutine a en effet promulgué en juin dernier une loi prohibant tout acte de "propagande homosexuelle" devant les mineurs. Polémique et décriée à l’étranger, cette législation est pourtant bien entrée en vigueur en Russie, portée par une propagande, d’État cette fois, et presque unanimement soutenue par l’opinion publique.
 
Excès de zèle d’Ikea ?
 
Un couple de femmes qui parlent de leur maison et de leur vie de famille... "Propagande homosexuelle" ? La décision d’Ikea de s'autocensurer préventivement, mettant à l'index les deux femmes, ne plaît pas à tout le monde. Contactée par Myeurop, Ulrika Westerlund, présidente de la Fédération suédoise pour les droits LGBT, est déçue.
 
   - "Nous pensons que c'est irresponsable et très dommage qu'Ikea ait choisi de ne pas utiliser sa position, en tant que puissante multinationale, pour faire pression sur le législateur russe. D'autant que cela aurait pu être l'occasion de passer ces lois (contre la "propagande homosexuelle", ndlr) à l'épreuve des tribunaux", commente ainsi celle qui dénonçait un peu plus tôt dans la journée la "lâcheté" de la marque.
 
   - "Deux principes guident notre stratégie de communication. Le premier est le design d'intérieur. Le second est le respect de la loi", rétorque Ylva Magnusson, porte-parole d’Ikea.
 
Pour le géant suédois, pas fou, l’enjeu commercial prend donc cette fois le pas sur la stratégie de communication à destination des LGBT. La Russie se classe cinquième des pays où Ikea vend le plus. La marque y exploite 14 magasins et emploie 11.000 employés.
 
Ikea, pionnière de la visibilité LGBT dans la publicité
 
Ikea adapte régulièrement le contenu de ses magazines selon le degré de tolérance des marchés qu’elle adresse. En septembre dernier déjà, une photo avait été retirée du site web corporate russe de la marque. On y voyait quatre jeunes gens cagoulés : Ikea a craint que l’image ne soit interprétée comme un soutien aux Pussy Riot, le groupe punk féministe démantelé et emprisonné par le pouvoir russe.
 
L’année dernière, c’est la version saoudienne du catalogue qui avait déclenché la polémique. Toutes les femmes présentent dans l’édition internationale avaient en effet disparu.
 
Ikea demeure toutefois l’une des premières multinationales à avoir intégré dans sa stratégie de communication un semblants de diversité sexuelle. Elle fut par exemple la première entreprise à figurer un couple gay dans une publicité télévisée grand public à la télévision : c’était en 1994 (vidéo).
 
 
 
 

ETATS UNIS - L'Etat de l'Illinois est devenu mercredi le 16e Etat américain à légaliser le mariage homosexuel, quelques jours après l'adoption par les élus de Hawaii d'un texte similaire.

 

L'Illinois a dit "oui" au mariage pour tous. Cet Etat du Nord des Etats-Unis vient de légaliser à son tour l'union homosexuelle, quelques jours après l'adoption par les élus de Hawaii d'un texte similaire.
 
"Nous célébrons aujourd'hui le triomphe de la démocratie, le triomphe de la liberté", s'est réjoui le gouverneur Pat Quinn en signant la loi. De son coté, le président Barack Obama, ancien sénateur de l'Etat, a fait part de sa "joie pour tous les couples de l'Illinois dont l'amour sera désormais aussi légal que le nôtre".
 
George Bush père témoin d'un mariage gay
 
Depuis le mois de juin et l'abrogation par la Cour suprême de la loi dite de Défense du Mariage (DOMA) - qui privait les couples homosexuels des droits fédéraux accordés au couples mariés hétérosexuels -, le mouvement pour l'égalité des droits avance à grand pas aux Etats-Unis. En comptant l'Illinois et Hawaii, 16 Etats - et la capitale Washington DC - autorisent désormais le mariage aux gays et aux lesbiennes.
 
Preuve que les lignes ont définitivement bougé dans un pays longtemps hostile aux couples de même sexe, le républicain George Bush père en personne y consent : en septembre dernier, l'ancien président était le témoin de mariage de deux femmes.
 

 

 

Le 22 octobre dernier, la justice avait autorisé un couple homosexuel franco-marocain à se marier, malgré l'avis du ministère public qui estimait qu'un tel mariage n'était pas possible en raison d'une convention bilatérale entre la France et le Maroc s'y opposant. Ce jeudi, le parquet général a formé un pourvoi en cassation afin de déterminer quelle loi appliquer, dans le futur. 

Dominique et Mohammed se sont déjà mariés, samedi dernier en toute discrétion, à la mairie de Jacob-Bellecombette, en Savoie. Ce jeudi, ils ne seront donc pas inquiétés par la demande du parquet général, qui a formé un pourvoi en cassation contre l'arrêt autorisant ce couple homosexuel franco-marocain à se marier. 

L'histoire date de plusieurs mois. Les deux hommes, pacsés depuis le 11 mars dernier, s'étaient vu refuser le mariage deux jours avant leurs noces, prévues le 14 septembre, sur décision du parquet. 

Une circulaire franco-marocaine

Le parquet obéissait aux instructions de la Chancellerie dans une circulaire du 31 mai. Il expliquait alors la France avait conclu avec le Maroc une convention prévoyant que les ressortissants de chaque pays obéiraient à leur loi nationale pour se marier.

Or, la loi marocaine prohibe le mariage des couples homosexuels, de même que dix autres pays avec lesquels la France a passé un accord semblable : la Tunisie, l'Algérie, le Laos, le Cambodge, la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie, le Kosovo et la Pologne.

La cour d'appel autorise le mariage

Mais les deux hommes n'en étaient pas restés là. Le 22 octobre, la cour d'appel de Chambéry leur avait finalement donné raison, en estimant que l'ouverture du mariage aux couples homosexuels relevait de "l'ordre public international français" - c'est-à-dire d'un principe assez essentiel pour écarter, sur le sol français, les textes contraires.

Les deux hommes se sont finalement mariés, samedi dernier, et on pouvait penser que l'histoire était terminée. Mais, dernier rebondissement, c'est désormais à la Cour de cassation d'examiner le dossier. Toutefois, son pouvoir n'est pas suspensif : sa décision n'annulera en aucun cas le mariage de Dominique et Mohamed. 

L'objectif de la Cour de cassation sera de déterminer quelle est la norme applicable en l'espèce: soit la convention bilatérale franco-marocaine du 10 août 1981, soit la loi du 17 mai 2013 sur le mariage pour tous. Et donc donner des indications sur la procédure à suivre lors d'affaires similaires, afin d'éviter un tel imbroglio. 

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UNE VIE SEXUELLE ACTIVE – SOIT DEUX RAPPORTS EN MOYENNE PAR SEMAINE - STIMULERAIT NOS DÉFENSES IMMUNITAIRES.

Pour éviter de tomber malade cet hiver, faudrait-il troquer nos vitamines et nos vaccins contre un bon lit ? C’est en tout cas ce que suggère une étude de la très sérieuse université américaine de Wilkes en Pennsylvanie. Le responsable de cette recherche, le docteur Carl Charnetski, a réalisé des tests sur 111 étudiants (67 femmes, 44 hommes) en premier cycle de l’université et a remarqué que les étudiants qui faisaient l’amour au moins deux fois par semaine avait de meilleures défenses immunitaires. La salive de ces derniers présentait un plus fort taux d’immunoglobuline A, un anticorps parmi les plus importants de l’organisme contre la grippe et le rhume.
 
Comme l’explique 20minutes.ch, des rapports sexuels réguliers, permettent la libération dans l’organisme d’une hormone, l’ocytonine qui rend le sommeil plus profond, favorise la circulation sanguine et permet au corps de mieux se régénérer pendant la nuit, et ainsi d’agir contre les virus et les autres agents pathogènes. Au point, que deux sessions de sexe par semaine, permettrait de réduire de 60 % le risque d’attraper une grippe ou un rhume.
 
Pour ceux à la libido raplapla ou contraint à l’hibernation du slip cet hiver, les chercheurs de l’université de Cardiff propose un autre ingrédient miracle : le curry. Cité par The Independent, le professeur Eccles, indique que les épices présentes dans le curry (piment, l’ail, le gingembre…) augmente la production de mucus dans notre corps, une sécrétion qui protège les muqueuses, et renforce donc  nos défenses immunitaires. Bref, pour mettre toutes les chances de notre côté cet hiver, on l’aura compris, le programme c’est : un curry, un câlin et au lit.
 

Une brochette de garçons musclés offre à Cher un clip "caliente".

 

Cela fait quelques semaines que Take It Like A Man, le dernier single de Cher, est en vente et disponible au téléchargement. 


Remixé par l'équipe de 7th Heaven et mettant en scène des mannequins en sous-vêtements Andrew Christian, avec la participation de l'acteur porno Antonio Biaggi, ce clip fait la part belle aux corps d'hommes dénudés. «Des amis m'ont fait un cadeau pour "Take It Like A Man"», a indiqué la chanteuse.

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L'actrice a évoqué son fort penchant pour les rôles de femmes loin des clichés habituels sur la féminité... et son récent coming-out.

Dans une interview pour le magazine Latina, l'actrice Michelle Rodriguez est revenue brièvement sur son coming-out en tant que bisexuelle dans Entertainment Weekly en octobre dernier. Questionnée sur le fait d'avoir évoquée cette partie de sa vie privée, l'actrice a répondu du tac-au-tac: «Je me fais vieille. Cela aurait fini par s'ébruiter et je ne serais pas capable de le gérer. Je voulais être honnête à propos de qui je suis et voir ce qui allait se passer.»

FEMMES DITES «FORTES»
Michelle Rodriguez a aussi évoqué sa forte propension à jouer des rôles de femmes dites «fortes», loin des clichés, de Letty Ortiz, son rôle dans les films Fast & Furious, à Paz qu'elle a doublé dans le dessin animé Turbo. Des rôles qui lui vont comme un gant et qui lui conviennent plus que jamais: «Je crois que c'est parce que je m'ennuierais sinon[Rires]. Vous savez, il y a une forte rébellion que je sens à l'égard des rôles classiques et stéréotypés où la femme subit les grossesses et obéit à ce qu'on lui dit de faire. Il y a quelque chose là-dedans qui me fait vomir. Alors je m'en éloigne le plus possible dans le cadre de ma carrière. Et il y a des tas de gens tout comme moi, qui je crois, sont d'accord.»

REGARD TRÈS CRITIQUE
L'actrice pose aussi un regard très critique sur les rôles féminins qui sont proposés aujourd'hui au cinéma: «Vous savez, je crois qu'il y a de l'or là-dedans, une vraie richesse dans la dureté que l'on peut trouver dans l'industrie du film. J'adore les Meryl Streep, j'adore les Cate Blanchett. J'adore ces incroyables actrices qui ne font pas juste leur travail, mais qui le font de façon incroyable et inspirante. Il y a un écart de génération et aussi cette force sexualisée, qui ne me paraît pas réelle. La version d'un mec de ce que doit être une femme forte. [...] C'est juste bizarre, j'ai l'impression que plus de femmes devraient venir et raconter des histoires. Quand on regarde les statistiques, c'est triste le fait que 30% des femmes de cette industrie ne soient pas disposées à donner une perspective féminine à une histoire.»

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L'auteur et fondateur d'Act Up, Larry Kramer, 78 ans, et son compagnon David Webster, 67 ans, se sont mariés mercredi 25 juillet, dans l'unité de soins intensifs du NYU Langone Medical Center, rapporte le New York Times. La date avait été fixée il y a plusieurs semaines, avant que le célèbre activiste soit hospitalisé pour un occlusion intestinale.

Le mariage devait être célébré par le juge Eve Preminger dans l'appartement du couple, en présence de deux témoins. «J'étais en voyage quand Larry est allé à l'hôpital, a raconté David Webster au quotidien new-yorkais, et quand je suis rentré et qu'il a pu parler, il m'a dit qu'il avait invité une vingtaine de personnes au mariage. Alors c'est devenu une petite fête au pied de son lit.»

C'est la décision de la cour sûpreme mettant fin aux discriminations liées au Defense of Marriage Act (Doma) qui a décidé Larry Kramer à convoler. Jusqu'ici, comme l'explique son mari, il considérait les mariages privés de droits fédéraux comme des pis-allers.

Photo David Webster/New York Times

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Ecris moi à:  webmaster(at)autre.regard.asso.fr  (at=@)

 

La marque Barilla est au centre d'une polémique ce Jeudi 26 Septembre, suite aux propos homophobes de son président Guido Barilla, 55 ans, interviewé le 25 Septembre par Giuseppe Cruciani, de la radio italienne Radio 24 (barilla, homophobie, gay, lesbienne, italie)


Interrogé à propos du sexisme ambiant qui transpire depuis toujours dans les spots de pub Barilla, sous-entendant que c'est toujours à la femme de se coller aux fourneaux, l'entrepreneur s'est exprimé en ces termes: 

''Nous avons une culture un peu différente. Pour nous, le concept de la famille est sacré, il demeure l'une des valeurs fondamentales de l'entreprise. La santé, la notion de famille. Nous ne ferons pas de publicité avec des homosexuels, parce que nous aimons la famille traditionnelle. Si les gay ne sont pas d'accord , ils peuvent toujours manger les pâtes d'un autre fabricant. Chacun est libre de faire ce qu'il veut à condition de ne pas ennuyer les autres'' 

Lorsque le journaliste lui re-demande si il est possible d'imaginer un jour un couple homo attablé à une table dans une pub Barilla, celui-ci confirme: ''Je ne le ferai pas , mais pas par manque de respect envers les homosexuels qui bien entendu ont le droit de faire ce qu'ils veulent sans déranger les autres, mais parce que je ne pense pas comme eux et que la famille à laquelle nous nous adressons est une famille classique. Dans laquelle la femme - pour revenir au débat précédent - a un rôle clef, est le centre culturel de la vie structurelle de cette famille''

Inutile de préciser que ces allégations ont provoqué la colère des homosexuel(le)s et associations LGBT sur les réseaux sociaux: les hashtags #boicottabarilla et #barilla sont très vite arrivés en trending topic sur twitter, en Italie mais aussi dans d'autres pays, tandis que sur Facebook, les campagnes publicitaires de la multinationale ont été assaillis de commentaires indignés.

''Les déclarations homophobes de Barilla montrent qu'il est encore au Moyen-Age. Les familles gay ne seront pas les seules à ne plus acheter ses pâtes'' a par ailleurs twitté l'Eurogroupe parlementaire des Socialistes et des Démocrates.

Le président de Barilla s'est finalement fendu d'excuses dans un tweet et un communiqué diffusés en fin de matinée ce Jeudi 26 Septembre: 

En ce qui concerne les déclarations faites hier dans Zanzara [l'émission de radio à laquelle il a participé; Ndlr], je m'excuse si mes propos ont suscité une controverse ou un malentendu, ou si ils ont heurté la sensibilité de certaines personnes. Pendant l'interview je voulais juste mettre en évidence le rôle central des femmes dans la famille. J'éprouve le respect maximum pour toute personne, sans aucune distinction, ainsi que pour les gay et pour la liberté d'expression de toute personne. J'ai aussi dit - et je le répète - que je respecte les mariages entre homosexuels ... / ... Barilla dans ses publicités représente la famille, parce que c'est elle qui accueille tout le monde et qu'elle a toujours été identifiée à notre marque'' .

Des excuses timides qui arrivent un peu trop tard... l'opération de boycott est en effet déjà en marche, suivi par de nombreuses personnalités, comme le célèbre photographe Oliviero Toscani, qui a déclaré: ''J'ai honte, je ne mangerai plus de pâtes Barilla''

L'Association nationale transgenre (A.N.T., anciennement Trans Aide) invite la France à prendre l'Argentine en exemple en matière de législation relative à l'identité de genre, et publie à cette occasion une carte des droits des personnes trans' concernant le changement d'état civil à travers le monde.

Dans un communiqué de presse daté du 28 août, Delphine Ravisé-Giard, la secrétaire nationale de l'association, appelle le gouvernement français à rendre le changement d'état civil «libre et gratuit» pour les personnes transgenres. Elle fustige le gouvernement pour son choix d'avoir introduit l'identité sexuelle, et non l’identité de genre, dans le Code pénal.

PRINCIPES DE JOGJARKATA
Selon la responsable associative, le changement d'état civil libre et gratuit est un «préalable indispensable au respect des droits des personnes transgenres, à la lutte contre les discriminations et les violences liées à l’identité de genre». La France est invitée à prendre en exemple la loi sur l'identité de genre adoptée par l'Argentine en mai dernier, qui selon l'A.N.T. est en adéquation avec les principes de Jogjarkata et les recommandations de Thomas Hammarberg.

D'après la carte de l'A.N.T., le changement d'état civil est impossible dans 20 pays à travers le monde, parmi lesquels l'Inde, le Venezuela, la République d'Irlande, l'Arabie Saoudite et la Thaïlande. De nombreux pays, dont la France, soumettent le changement d'état civil à une condition de «stérilisation». Plusieurs autres pays soumettent ce changement d'état civil à des conditions chirurgicales et psychiatriques. Seule l'Argentine apparaît en vert sur la carte, pour sa législation jugée satisfaisante par les militant-e-s.

UN APPEL AU DIALOGUE AVEC TOUTES LES ASSOCIATIONS
L'A.N.T. appelle le gouvernement, et en particulier la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à «ouvrir le dialogue avec l'ensemble des associations transgenres» dans le but de déposer un projet de loi sur le changement d'état civil «avant la fin de l'année».

L'association en appelle également au respect de «l’ensemble des droits au travail, à l’éducation, à la santé» des personnes transgenres, et à la protection des «personnes transgenres mineures», au nom du respect des «valeurs de la République»: «Liberté, égalité, fraternité».

 

 

 

 

Pour le magazine muff, dont le premier numéro est sorti cet été, la photographe Anastasia Ivanova a photographié des couples de femmes un peu partout en Russie. Ces photos, à visage découvert, au domicile de ces femmes, sont accompagnées de courts témoignages, dont ressort clairement une certaine résignation, mais ni fatalisme ni désespoir. Plusieurs de ces couples n'envisagent plus leur avenir en Russie.

Olgerta, 54 et Lisa, 48

Olgerta et Lisa

Quand nous sommes tombés amoureux, nous étions tous les deux d'un âge «respectable».Chacun d'entre nous pensions que
telle une belle histoire romantique n'arriverait jamais à nous, mais après une rencontre au
Lesbian and Gay Archives de Moscou en 2008 et d'échanger des lettres tous les jours, nous avons vite réalisé que nous ne pouvions pas être séparés.

Nous avons été les militants pendant près de quinze ans. Beaucoup de choses qui ont été réalisées en Russie au cours du siècle dernier ont été anéantis dans les deux derniers. Et ça ne s'améliore pas. Un grand nombre de personnes LGBT sont tirés du travail. Ils sont arrêtés lors des manifestations, mis en prison, battus, assassinés, et même peur de perdre leurs enfants à cause de demandes que de voir les homosexuels se blesser santé et le développement mental.

Parfois, nos amis gays en Allemagne, en Amérique ou en Angleterre parlent de leurs vies, et nous nous sentons comme si c'est un autre monde. Sans doute, ils pensent la même chose de nous, quand nous leur disons de la situation en Russie.

Notre avenir est simple. Nous devons partir.

Irina, 27 et Antonina, 31



Irina et Antonina

Nous avons des réseaux sociaux, des amis communs et un peu de chance à remercier pour notre première rencontre. Après cela, il a fallu quelques jours de parler sur Internet et par téléphone avant que nous décidions de rencontrer. Quatre ans plus tard, nous sommes toujours dans l'amour.

Nous sommes très modeste en public. Nous n'avions jamais s'embrassent passionnément devant
les gens, exactement comme si nous étions un couple hétérosexuel. Il ya quelque chose de très personnel à propos de montrer de l'affection.

Les homosexuels n'ont pas de droits légaux en Russie. Avec la nouvelle loi, nos relations sont quelque part entre légal et illégal. C'est très triste.

À l'avenir, tout ce que nous voulons, c'est de garder notre petite famille ensemble. Peut-être que si nous sommes chanceux qu'un jour nous aurons un enfant.

Victoria, 24 et Dasha, 27



Victoria et Dasha

Nous sommes nés et ont grandi dans la même ville.C'est seulement plus tard que nous sommes tombés sur une autre, après avoir été présenté par des amis communs à Saint-Pétersbourg.

A l'extérieur, nous tenons toujours les mains et s'embrasse sur la joue. Parfois, vous aurez attraper un regard et une fois que nous avons eu une mauvaise expérience, lorsque quelqu'un a jeté une pierre alors que nous marchions dans la main dans la main parc.

Victoria travaille pour une organisation LGBT, alors elle est très bien informé sur la situation des droits des homosexuels en Russie. Société ici a une attitude très agressive envers l'homosexualité. C'est surtout à cause du gouvernement, ce qui est encourageant homophobie et rendre les gens LGBT très vulnérable. Leur loi absurde de «propagande gay et transgenre» a essentiellement légalisé la discrimination.

Les choses auraient été très différentes entre nous. Juste deux semaines avant notre rencontre, Dasha prévoyait un passage à la République tchèque, mais notre rencontre a changé cela.

Aujourd'hui, nous aimons vivre à Saint-Pétersbourg, mais comprendre que des gens comme nous ne peuvent pas avoir une vie tranquille ici. J'espère qu'un jour nous aurons un Jack Russell terrier. En ce moment, nous voulons juste le bonheur humain simple.

Olga, 32 et Ulia, 28


Olga et Ulia

Nous nous sommes rencontrés grâce à des amis communs, mais pas ce que vous pensez.Ulia serait souvent se rendre à Moscou pour un voyage d'affaires à Saint-Pétersbourg et à une visite, elle a perdu son téléphone. Solitaire dans l'hôtel et sans ses contacts, elle a demandé à un ami à lui un peu de compagnie trouver pour la soirée. La personne qui était arrivé Olga.

Au début c'était bizarre parce que nous ne connaissons pas très bien, mais comme la nuit se passa sur notre conversation s'est approfondi. Ulia partit pour Saint-Pétersbourg le matin mais nous avons gardé le contact, et a passé des mois voyager entre les deux villes.Récemment, Ulia a quitté son emploi et a déménagé à Moscou.

Bien que nous nous sentons plus libres dans la ville, nous avons seulement exprimer de l'affection quand nous sommes certains que les gens autour de nous sont tolérants. Il n'y a pas de droits des homosexuels en Russie. Lutter pour les ressent comme étant impliqué dans un spectacle de cabaret criminel et nous ne voulons pas une partie de celui-ci.

Pour l'instant, nous voulons juste vivre.

Kate, 29 et Nina, 32


Kate, 29 et Nina, 32 La tragédie nous a réunis. Kate fêtait l'anniversaire de son ami sur un bateau quand il est entré en collision avec un autre. Neuf des 16 personnes à bord ont été tués, mais Kate a survécu, et Nina a été parmi ceux qui sont arrivés sur les lieux. Il nous a fallu cinq mois pour réaliser que nous étions amoureux et nous voulions être ensemble. Avant notre rencontre, Nina était marié. Maintenant, nous sommes ensemble depuis un an et demi. En public, nous essayons de ne pas cacher nos sentiments, et nous sommes déterminés à tenir la main et s'embrasser librement, mais la situation des droits des homosexuels en Russie finira mal. La façon dont nous vivons fait de nous des hors la loi. Actuellement, notre avenir est incertain. Bien que nous ne voulons pas la guerre ou la révolution, nous voulons vivre ouvertement. En Russie, il semble que c'est tout simplement pas possible.

La tragédie nous a réunis.Kate fêtait l'anniversaire de son ami sur un bateau quand il est entré en collision avec un autre. Neuf des 16 personnes à bord ont été tués, mais Kate a survécu, et Nina a été parmi ceux qui sont arrivés sur les lieux. Il nous a fallu cinq mois pour réaliser que nous étions amoureux et nous voulions être ensemble.


Tasha, 33 et Ksenia, 39


Tasha et Ksenia

Nous nous sommes rencontrés grâce à des amis et nous avons été ensemble pendant près d'un an et demi. En public, nous sommes raisonnable pour exprimer notre affection. Nous n'avons jamais eu de réactions négatives, mais il n'y a pas de droits des homosexuels ici, en Russie. En ce moment, nous sommes à la recherche d'un «échappatoire».

Katerina, 20 et Zhanna, 25


Katerina et Zhanna

Ça fait deux ans que nous avons rencontré.Nos chemins se sont croisés première au festival de Saint-Pétersbourg, où Zhanna était bénévole. Nous avons discuté et échangé nos numéros, avant d'aller sur notre première date où Zhanna dit qu'elle n'avait jamais lâché. Elle n'aimait pas et nous sommes toujours heureux ensemble aujourd'hui.

Les gens ont tendance à nous regarder avec un mélange de surprise et la désapprobation quand nous exprimons l'affection du public.
Parfois, nous pouvons entendre dire à propos de Zhanna: "Est-ce un garçon?"

La situation des droits humains en Russie semble s'aggraver avec le temps. Nous aimons à croire qu'un jour le pays sera libre et heureux, mais en réalité, les politiques de notre gouvernement essaie de mettre en place ne semblent pas être ceux qui conduisent à un brillant avenir.

Finalement, notre plan est de quitter le pays et se déplacer vers l'Europe. De cette façon, nous pouvons vivre notre vie au maximum et arrêter de se cacher loin.

Paroles de Kate Bond
Photographie par Anastasia Ivanova

Sources: muff