Fil d'actualités

GRINDR: DES DONNÉES VIH SEMÉES AUX QUATRE VENTS

Une ONG norvégienne a découvert que l’app de drague gay transmettait les statuts sérologiques déclarés par ses utilisateurs à des sociétés tierces. On va décidément de (mauvaise) surprise en (mauvaise) surprise avec Grindr. Après la révélation de la vulnérabilité...


Lire la suite

LA DEUXIÈME MORT DE «TÊTU»

Deux ans et demi après sa résurrection, le magazine gay français dépose une nouvelle fois son bilan. La relance du magazine français «Têtu» aura été éphémère. Son éditeur Idyls Media, a été placé en liquidation, a annoncé jeudi le...


Lire la suite

« Avec les femmes et les mineurs isolés, les personnes LGBT sont les migrants les plus en souffrance »

74 pays pénalisent toujours l’homosexualité et l’identité transgenre, parfois passibles de la peine de mort. Les femmes persécutées pour leur orientation sexuelle subissent plus souvent des viols ou des thérapies « de conversion » forcées, tandis que les hommes sont...


Lire la suite
012

Devant l'inaction de Moscou, trois associations LGBT françaises veulent saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les persécutions contre les homosexuels dans la république du Caucase.

La démarche est sans précédent. Le leader tchétchène Ramzan Kadirov est sous le coup d’une plainte pour «génocide» déposée mardi par trois associations LGBT françaises. Stop homophobie, Mousse et Comité Idaho France demandent que la Cour pénale internationale (CPI) se penche sur la vague de persécutions visant les hommes présumés homosexuels dans la république russe du Caucase.
 
Kadirov est «le logisticien», «l’organisateur de camps de tortures avec une volonté d’extermination des homosexuels», a déclaré Etienne Deshoulières, avocat qui représente les plaignants. Leur demande se base sur l’enquête parue début avril dans le magazine russe «Novaya Gazeta», qui faisait état d’une centaine d’arrestations et de plusieurs morts. Elle cite également un témoignage sur le meurtre d’un adolescent de 17 ans, jeté du haut d’un immeuble par un membre de sa famille – un «crime d’honneur» présumé.
 
Les plaignants espèrent un examen rapide de l’affaire, la Russie devant se retirer de la CPI au mois de novembre.
 
«AUCUNE PLAINTE»
 
De son côté, le Parquet général russe a ouvert une enquête alors que des manifestations de soutien aux LGBT tchétchènes se multipliaient à travers le monde. Pour l’instant, Moscou tend à confirmer les dénégations officielles tchétchènes, qualifiant l’affaire de «rumeurs» et affirmant n’avoir reçu «aucune plainte». Les autorités de Grozny, quant à elles, se contentent de dénoncer une «provocation» et de répéter que les homosexuels «n’existent pas» dans la république.
 
Plusieurs pays occidentaux, dont le Canada, la Suède, la Finlande et l’Allemagne ont annoncé qu’ils étaient prêts à fournir des visas d’urgence pour les personnes LGBT qui fuient la Tchétchénie. Une ONG russe en aurait déjà exfiltré plusieurs dizaines.
 

La police pourchasserait des homosexuels présumés dans la république russe du Caucase. Le pouvoir à Grozny dément: «Vous ne pouvez pas détenir des personnes qui n'existent pas chez nous.»

Une centaine d’hommes soupçonnés d’être homosexuels auraient été arrêtés par la police de la république de Tchétchénie, dans le Caucase russe. C’est ce qu’affirme «Novaya Gazeta». Ces raids auraient fait trois morts, précise le magazine moscovite. «The Guardian» cite une défenseure des droits de l’homme, qui dit avoir eu vent d’arrestations à Grozny et en dehors de la capitale. Parmi les personnes visées: des personnalités de la télévision et des figures religieuses. «Il est presque impossible de recevoir des informations des victimes ou de leurs familles, mais les signaux que je reçois de différents contacts rend crédible le fait que des détentions et des violences sont effectivement en train de se produire», ajoute Ekaterina Sokirianskaia, de l’International Crisis Group. Une organisation LGBT de Saint-Pétersbourg a mis en place une hotline pour aider les gays qui le souhaiteraient à quitter la république.
 
INEXISTANTS
 
Un porte-parole du leader local, Ramzan Kadyrov, a démenti vigoureusement ces informations: «Vous ne pouvez pas détenir et poursuivre des personnes qui n’existent tout simplement pas en Tchétchénie. S’ils existaient, les organes de sécurité n’auraient même pas à s’en occuper. Leurs familles les enverraient quelque part d’où l’on ne revient pas.» Même son de cloche de la part de Kheda Saratova, membre du soi-disant «conseil des droits de l’homme» mis en place par le régime tchétchène. «Quiconque a du respect pour nos traditions et notre culture pourchassera ce type de personne et fera tout pour qu’elle n’existe pas dans notre société.»
 
Ravagée par deux guerre civile de 1994 à 2009, la Tchétchénie jouit aujourd’hui d’une large autonomie par rapport à Moscou. Aussi extravagant que brutal, son leader Ramzan Kadyrov semble dériver vers l’islamisme pur et dur, comme en attestent ses déclarations sur le port du voile ou la polygamie, tout en s’autoproclamant rempart contre le terrorisme.
 
 
L’étreinte de deux corps, révélée par un moulage en plâtre. Parmi les victimes de l’éruption du Vésuve de l’an 79, cette émouvante découverte archéologique avait fait sensation, en 1914. Les deux silhouettes retrouvées dans la Maison du cryptoportique avaient été surnommées «Les amants». Il était évident pour les autorités fascistes arrivées au pouvoir quelques années plus tard qu’il s’agissait d’une femme et d’un homme. Quant au découvreur des restes, l’archéologue Vittorio Spinazzola, il avait formé l’hypothèse qu’il s’agissait de deux femmes, probablement une mère et sa fille.
 
«POMPÉI N’EN FINIT PAS DE NOUS ÉTONNER»
 
.
Cliquez sur l’image pour agrandir
 
Devenus un symbole d’amour tragique, ces restes humains ont été rarement montrés et étudiés. Cette semaine, toutefois, le directeur des fouilles de Pompéi, Massimo Osanna, a livré les résultats d’analyses génétiques effectuées à l’occasion d’une exposition à partir des restes organiques emprisonnés dans le moulage. «Pompéi n’en finit pas de nous étonner», a résumé Osanna, car «Les amants» sont en réalité deux hommes. Leur âge a été estimé à 18 pour l’un et 20 ans pour l’autre. L’ADN a exclu qu’ils soient de la même famille.
«On ne peut pas affirmer que les deux personnages étaient amants, mais compte tenu de leur position, on peut le supposer. Cependant, il est difficile de le savoir à coup sûr», explique Osanna. Plus de dix-neuf siècles plus tard, le secret de leur étreinte perdure. «La seule chose qui résiste au temps est l’amour», conclut le «Corriere del Mezzogiorno».
 
 

Les premières conclusions d’une enquête sur les LGBT âgés menée à Genève sont inquiétantes.

Les seniors LGBT sont bien plus touchés par la solitude, l’exclusion et la discrimination que les autres aînés. Le dispositif social et institutionnel à Genève ne prend pas suffisamment en compte les besoins sociaux et de santé spécifiques aux aînés LGBT. Miguel Limpo, en charge de cette pré-enquête lancée par l’association 360 et soutenue par la Ville de Genève constate, étonné: «Quand on pose la question à des établissements médico-sociaux (EMS), à des institutions de soins à domicile ou à des clubs d’aînés, c’est comme si les LGBT n’y avaient jamais existé; ils en ont pour ainsi dire jamais entendu parler!» Pourtant, on estime le nombre de seniors LGBT dans le Canton de Genève à 6000 personnes environ.
 
CASE PLACARD
 
Cette possible disparition des statistiques pourrait être liée à une des craintes les plus fréquemment exprimée par les seniors LGBT, celle de devoir à nouveau se cacher: que ce soit dans l’espace fermé que représente un EMS, chez eux dans leur intimité lors de soins à domicile, ou encore dans des activités sociales telles que celle proposées dans les clubs d’aînés. Une peur qui pourrait d’ailleurs être avérée: une étude de 2015 de Pink Cross et LOS montrait que près de 40 % des personnes travaillant avec des personnes âgées n’avaient jamais abordé les questions LGBT dans leurs formations.
 
Tout n’est pourtant pas si gris. Les associations se mobilisent. A Zurich le projet d’une maison intergénérationnelle est en train de voir le jour. A Genève, le groupe Tamalou regroupe une soixantaine d’aînés gay et son succès fait figure d’exception. André Lauper se réjouit: «Nous avons jusqu’à une trentaine de participants lors de nos réunions mensuelles. Ils viennent grâce au bouche à oreille. Nous sommes certes une amicale de copains mais nous sommes aussi un groupe d’entraide, nous rendons visite aux membres hospitalisés ou en institution». Les membres de Tamalou ont en moyenne entre 65 et 75 ans.
 
SEXE ET ÂGISME
 
Les seniors LGBT souffrent particulièrement de l’âgisme. Le tabou de la sexualité est double. Miguel Limpo explique: «Nos sociétés rejettent toute allusion à la sexualité des aînés. Et ce rejet est encore plus fort quand on parle de personnes âgées lesbiennes, gays ou trans*. Les choses sont en train de changer doucement dans les EMS, c’est maintenant au tour des communautés LGBT de s’ouvrir davantage sur cette question!»
 
 
Tout porte à croire que le parti islamiste serait prêt à céder sur l'homophobie. De source digne de foi, Ennahdha ne résisterait plus trop longtemps aux pressions occidentales en l'objet et envisagerait de lâcher du lest sur cette question sensible pour maintenir sa position dogmatique sur d'autres, jugées bien plus graves en retombées négatives auprès de ses partisans.
 
 
Rappelons-nous: Rached Ghannouchi avait déjà pris les devants en se disant prêt à accepter l'abolition de l'article 230 du Code pénal. Il s'est même engagé que son parti voterait l'abolition de l'homophobie si un projet de loi entrait au parlement, mettant au défi les supposés modernistes d'oser le faire, les taxant de plus grand conservatisme que son parti. Et on a entendu récemment son plus proche conseiller, M. Zitoun, aller en ce sens sur des questions sensibles.
 
Ennahdha cèdera sur l'homophobie, mais quand?
 
Certes, lors de la dernière réunion du conseil de la Choura du parti, à Hammamet le week-end dernier, on a encore référé à la nécessité du respect des valeurs de l'islam; ce qui n'est qu'un rappel de ce que dit la Constitution.
Ce qu'on n'a pas remarqué, cependant, c'est que le parti a osé aussi évoquer nommément les questions qui fâchent; ce qu'il ignorait superbement avant.
 
D'après les observateurs bien introduits, il s'agirait d'une sorte de modus vivendi entre les faucons et les colombes du parti: on parle des sujets sensibles, mais tout en rappelant les valeurs islamiques ne devant pas être méconnues.
 
Or, c'est bien le noeud gordien à dénouer en Tunisie: il est impératif de proposer des projets de loi qui ne snobent pas l'islam, mais s'y appuient pour obtenir autant l'abolition de l'homophobie que l'égalité successorale, la liberté sexuelle entre adultes consentants, la totale liberté de consommation et de commerce d'alcool ou encore la dépénalisation du cannabis. Ce que ne veulent pas faire les laïcistes, servant indirectement les intérêts des intégristes islamistes.
 
De source digne de foi, la question homophobe ferait même l'objet de la toute première concession que s'autoriserait le parti Ennahdha et qui aurait déjà donné le feu vert à des membres influents d'y préparer le terrain. C'est qu'il tient à jouer le jeu de la démocratie islamique attendu de lui, plus que jamais par l'Occident.
 
C'est dans ce cadre que s'insèrent donc les dernières sorties médiatiques de M. Zitoun parlant aussi du cannabis, qui serait la seconde concession. Pour peu que la pression soit irrésistible de l'intérieur du pays aussi. Ce qui est loin d'être cas.
 
Ainsi, pourquoi les députés démocrates ne proposent-ils pas un amendement au projet de loi du gouvernement; or, il existe! Et pourquoi les militants n'exigent-ils pas que justice soit faite aux innocents condamnés en vertu d'une loi scélérate, horreur absolue du régime déchu, et ce en réclamant son seulement la dépénalisation du cannabis, mais aussi l'indemnisation des victimes de la loi 52? On sait bien qu'il faut demander le plus pour avoir le moins! 
La balle est dans le camp des militants démocrates
 
Sur cette question, comme pour l'homophobie, par exemple, ce que les militants humanistes doivent comprendre, au lieu de camper sur leurs positions laïcistes stériles, pour ne pas dire islamophobes, c'est que le parti islamiste ne cèdera jamais sur ce qu'il croit à tort relever du dogme, mais aussi conforme à la constitution référant à l'islam. Aussi faut-il lui prouver, et surtout à ceux qu'ils trompent, qu'en étant pour l'homophobie, il ne fait que violer l'islam et se conformer à la tradition judéo-chrétienne, l'islam n'ayant jamais été homophobe.
 
Or, cela a été amplement démontré. Des livres en parlent, vendus librement en Tunisie. Et des articles nombreux existent sur le Net. Bien mieux, même le ciel revendique désormais l'abolition de l'homophobie en terre d'islam, étant une injustice qui n'honore pas une religion qui est d'abord justice et équité!
 
Voilà pourquoi la société civile, en prévision de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie, lance une campagne pour l'abolition de l'homophobie en Tunisie. Pour en finir avec le honteux article 230 du Code pénal, elle propose aux autorités un texte consensuel que nous présentons en arabe et en français et qui porte le nom d'un jeune militant gay qui a, par deux fois, attenté à sa vie pour dénoncer la condition faite aux homosensuels en Tunisie.
 
Que tous les justes soutiennent ce projet qui sera remis en mains propres aux principales autorités du pays pour que le 17 mai 2017 la Tunisie ne soit plus homophobe, ouvrant la voie aux autres pays d'islam, et à leur tête le Maroc et l'Algérie voisins.
 

Un «mégacomplexe» touristique gay est sur le point de démarrer près d'Alicante. Un projet qui témoigne du boom de ce secteur en Espagne.

Six milliards d’euros: c’était les revenus record du tourisme LGBT en Espagne en 2016, selon le cabinet britannique LGBT Capital. Une poule aux œufs d’or que comptent bien exploiter des promoteurs anglais et américains. Selon «El Mundo», ils sont sur le point de lancer le projet d’un «mégacomplexe» à El Campello, paisible station balnéaire à quelques kilomètres au nord d’Alicante.
 
Ce ne sont pas moins d’un millier d’appartements et un hôtel cinq-étoiles destinés à la clientèle homo qui devraient voir le jour au bord de la mer, avec l’ambition de faire sortir de terre une véritable «ville gay» sur 80 hectares, capable de rivaliser avec des destinations traditionnellement LGBT-friendly comme Sitges ou Torremolinos. La municipalité a apporté son appui au projet, comptant sur des retombées économiques pour toute la région en terme d’emplois et d’équipements. Le chantier à 300 millions d’euros devrait commencer cette année pour s’achever en 2020.
 
 

Lumineuse, l’actrice italienne est l’atout maître du biopic émouvant de la star, trente ans après sa mort, réalisé par Lisa Azuelos.

Auteure de comédies («LOL», «Une rencontre», «Comme t’y es belle!»), Lisa Azuelos s’attaque pour la première fois au biopic pour son sixième long-métrage, en brossant le portrait intime de Dalida, née Iolanda Gigliotti au Caire en 1933, et morte à Paris 53 ans plus tard. Dans la peau de l’icône de la chanson française, l’Italienne Sveva Alviti. C’est la révélation du film qui, en dépit de son côté hagiographique, séduit par le déroulement de l’intrigue, la qualité de la photographie, des décors, des costumes.
 
Les grands fans de Miss Bambino n’apprendront rien, mais l’aimeront sans doute encore plus. Les jeunes générations la découvriront. Entre son ascension fulgurante avec son premier Olympia en 1956 et sa triste chute, Lisa Azuelos dévoile une femme complexe, désespérée, amoureuse, mais entretenant des rapports compliqués avec les hommes, Indépendante financièrement et sexuellement, moderne dans une époque qui ne l’était pas, diva adulée par la plupart, raillée par certains, Dalida a suivi une trajectoire hors norme qui s’est dramatiquement achevée par un suicide aux barbituriques le 3 mai 1987. Elle avait laissé ce message: «La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi.»
 
DEUX VISAGES
 
Derrière les triomphes de la légende (quelque 170 millions de disques vendus, dont 70 d’or), à travers les tubes illustrant les événements révélateurs de son existence tragique, (le fameux «Il venait d’avoir dix-huit ans», «Mourir sur scène», «Je suis malade», «Ciao amore ciao», «Gigi L’amoroso»), Lisa Azuelos dévoile une vedette magnétique, énergique, éclatante, mais aussi sombre et vulnérable sous les paillettes, victime du star system. Alors que toutes les femmes voulaient être comme elle, elle voulait être comme toutes les femmes. Avec un fort désir d’enfant. Mais un avortement l’avait rendue stérile.
 
Vouée aux passions malheureuses, elle apparaît brisée par les morts violentes et successives de ceux qu’elle aime. Celles du chanteur Luigi Tenco, son nouvel amour en 1967, de son ancien mari et pygmalion Lucien Morisse alors directeur d’Europe 1 (Jean-Paul Rouve), de son grand ami Mike Brant ou de son compagnon de neuf ans Richard Chanfray, le prétendu Comte de Saint-Germain (Nicolas Duvauchelle).
 
Encore fallait-il trouver celle qui allait porter cet hommage émouvant. Avec Sveva Alviti, au cursus cinématographique quasi inexistant, Lisa Azuelos a déniché l’oiseau rare. Bouleversante, magnifique, charismatique, son héroïne représente l’atout majeur de l’opus, la principale raison d’aller le voir. Elle s’est tellement investie dans le rôle qu’elle n’incarne pas, mais est tout simplement Dalida.
 
 
 
 
 
 

Une pétition a été lancée en soutien aux homos, bi et trans dans la république des bords de la mer Caspienne, dans un climat d'atteintes aux droits humains de plus en plus préoccupant.

La dernière pointage de l’ILGA désignait l’Azerbaïdjan comme le pire des pays membres du Conseil de l’Europe – derrière la Russie – en matière de protection des minorités sexuelles. Les LGBT d’Azerbaïdjan en appellent à la solidarité internationale. Président en exil de l’association LGBTI Nefes, le militant Javid Nabiyev a lancé une pétition baptisée «Voice of Silence». Adressée au président et au Parlement de Bakou, elle réclame une protection législative pour les minorités sexuelles dans le pays.
 
Nefes relève une propagation des discours de homophobes et transphobes dans les médias officiels. Le président du Conseil de l’audiovisuel national a notamment demandé l’interdiction des programmes «qui présentent le mode de vie homosexuel comme normal». La sécurité et la liberté des LGBTI est aussi menacée. Ces derniers mois, la police a mené des rafles contre les trans travailleuses du sexe. Deux hommes ouvertement gay ont par ailleurs été tués dans des circonstances troubles, au Shamkir et à Bakou, où une personne trans a également été grièvement blessée par des assaillants.
 
«SABOTEUR»
 
Le pays des bords de la mer Caspienne vit une dégradation générale de la situation des droits de l’homme, avec une large offensive du régime contre les militants de la société civile, les avocats et les journalistes, comme l’ont signalé les rapports d’Amnesty International et de Human Rights Watch. L’association de défense des LGBTI Nefes est réduite au silence. Son fondateur, Javid Nabiyev, qualifié de «saboteur» et d’«espion à la solde de l’Occident», a fui le pays en 2015 pour l’Allemagne. «Organiser un événement LGBTI et s’exprimer en public en soutien à Nefes est devenu impossible en Azerbaïdjan», résume le jeune activiste. Néanmoins, l’association marquera une Journée nationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie, le dimanche 22 janvier.
 
 
L’avocat et militant LGBT turc, Levent Pişkin, a été arrêté chez lui par la police sur fond de purge politique post-coup d’Etat.
Levent Pişkin est un avocat des Droits de l’Homme et militant LGBT turc . En outre, il est le représentant du Halkların Demokratik Partisi (HDP : Parti démocratique des peuples) pour la province d’Istanbul. Ce parti politique pro-kurde, représenté à la Grande Assemblé nationale de Turquie, est le seul à avoir une politique pro-LGBT et à défendre les droits des minorités en Turquie.
 
 
Arrestations arbitraires
Hier, Levent Pişkin a été arrêté par la police dans son appartement d’Istanbul. L’avocat et membre du HDP est accusé par le journal pro-gouvernemental Daily Sabah de « propagande terroriste » pour avoir remis à un journal allemand un message du co-président du HDP, Selahattin Demirtaş, arrêté la semaine dernière avec plusieurs députés du parti. Ces derniers sont également accusés de « propagande terroriste » du fait de leur soutien au PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit en Turquie. Cependant, il semblerait que le leader du HDP fasse l’objet d’une kabbale politique orchestrée par Recep Tayyip Erdogan – le président turc – qui profite de l’état d’urgence (installé après le coup d’Etat manqué de juillet 2016) pour purger l’opposition.
 
L’arrestation de Levent Pişkin a été annoncée par l’Association des avocats pour la Liberté (OHD), dont est membre le militant LGBT, laquelle fait partie des 370 ONG fermées par les autorités pour leurs liens supposés avec des organisations terroristes « menaçant la sécurité nationale ». Cette dernière dénonce depuis plusieurs mois les arrestations arbitraires qui ont lieu en Turquie.
 
Dans le viseur d’Erdogan
Ce n’est pas la première fois que Levent Pişkin a maille à partir avec le président Erdogan. En mai 2014, il avait été condamné par le procureur d’Istanbul à 2 mois et demi de prison – commués en une amende de 1.500 livres – pour avoir associé Recep Tayyip Erdogan et mot le « homo » dans un même tweet suite aux importantes manifestations qui secouaient la Turquie à l’époque. Il souhaitait ainsi dénoncer la propension du président turque à donner des leçons :
 
On ne va pas apprendre ce que ça veut dire d’être homo de ta part. Bisous #LGBTinConstitution.
 
Le juge avait considéré que ce message représentait une « provocation grave » à l’égard du pouvoir tandis que le jeune militant arguait qu' »être gay n’est ni une honte, ni un pêché », rapportait le Hürriyet Daily News.
 
Plus récemment, Levent Pişkin avait dénoncé la mort de Hande Kader, figure de proue de la dernière Marche des fiertés stambouliote sauvagement assassinée en août dernier. Il avait déclaré à France 24 :
 
"La Turquie est un pays dans lequel il est difficile de vivre pour la communauté LGBTI, car elle ne s’y sent pas en sécurité et ne jouit d’aucune protection légale. Et d’ajouter : La société turque est dramatiquement conservatrice."
 
 
 
 

Océanerosemarie joue son spectacle Chatons violents toutes les semaines au théâtre de la Gaîté-Montparnasse. C’est drôle, cash, et la comédienne pose un regard aiguisé sur nos problèmes politiques actuels.

 

 

Un public hétéroclite s’installe dans la salle de la Gaieté Montparnasse où Océanerosemarie donne son one-woman show depuis bientôt deux ans. C’est que cette « lesbienne invisible » a su conquérir le cœur des hétéros dès son premier spectacle, qu’elle a montré 550 fois : « La Lesbienne invisible était un spectacle absolument communautaire, mais pour autant les gens sont venus de partout et à la fin il y avait autant d’hétéros que d’homos dans la salle car je parlais juste de quelqu’un qui galère pour pécho, résume la comédienne. Ce spectacle était à la fois comique et touchant. Le but était de dire qu’on peut être lesbienne et être en forme ».
 
Les BBB
Le ton a bien changé dans Chatons violents où Océanerosemarie se penche sur le cas des BBB, les « Bons Blancs Bobos », dont elle dit faire partie. Elle renverse les stigmates en parlant de « repli communautaire » pour tous ces blancs friqués qui se gargarisent d’aller vivre en proche banlieue parisienne et de lutter contre le racisme tout en menant un train de vie très bourgeois et en tenant des discours nauséabonds sans s’en rendre compte :
 
En France, c’est une obsession de désigner le communautarisme chez les homos. Alors que le pire communautarisme qui soit, c’est évidemment celui des élites blanches. Regardez les patrons du CAC40 !
 
Océanerosemarie parle vite. Son humour repose en partie sur la performance tant on se demande comment elle va faire pour ne pas buter sur un mot. C’est avec cette rapidité d’exécution et une précision chirurgicale que son personnage joue sa rupture amoureuse au début de la pièce : comme tout bon BBB qui se respecte, elle décide de partir à Marseille pour changer d’air et de vie avec son meilleur ami et oublier sa copine; ils vont vite déchanter car Paris se met à leur manquer. La galerie de portraits qu’Océanerosemarie fait défiler, seule en scène avec une chaise pour tout décor, est hilarante. On appréhende toujours un peu de se reconnaître dans le personnage qui vient.
 
Un spectacle anti-racisme
Les thèmes du spectacle étaient déjà dans l’actualité quand je l’a écrit. Mais je ne pensais pas que je serais autant au cœur de l’actu deux ans plus tard. J’ai commencé à jouer un mois avant les attentats de Charlie Hebdo. Depuis, le discours islamophobe s’est étendu à toute la gauche et donc j’adapte mon texte en fonction des événements…
 
Océanerosemarie démonte le sujet du burkini qui a occupé les politiques et certains médias pendant l’été. Surtout, elle prend soin d’établir une filiation entre toutes les discriminations : comment être lesbienne et raciste ? Elle dit avoir pris conscience très jeune qu’elle était de fait liée à toutes les formes de résistance :
 
"Pour moi, il est impossible de ne pas prôner un féminisme inclusif. Certains gays ne s’intéressent pas à ces questions, voire renforcent les clivages. Il y a chez eux un réflexe de désignation d’un bouc émissaire. Mais de l’autre côté, il y a beaucoup de LGBT qui n’oublient pas les fois où ils ont été discriminés et qui se retrouvent avec d’autres discriminés. Le collectif « 8 mars pour toutes » marche avec des femmes voilées, des putes. De toute façon, le premier réflexe des gens qui subissent une discrimination c’est d’essayer de survivre."
 
En revanche, l’humoriste est assez pessimiste sur l’idée de « communauté LGBT » :
 
"Je sens un délitement. Jusqu’à l’obtention du mariage, il y avait peut-être encore une forme de solidarité. Face à l’adversité, les LGBT seront solidaires, on se retrouvera tous sur certains sujets. Mais on voit très bien que pour la PMA, c’est une minorité de lesbiennes qui vont manifester. J’ai vu le sexisme et le racisme au sein de la « communauté ». Quand j’ai commencé Chatons violents, un certain nombre de lesbiennes se sont mises à me haïr. Il y a aussi une indifférence à la question trans. Quand on regarde concrètement la situation, il n’y a pas de communauté LGBT."
 
Constat pessimiste qui contraste avec la force d’Océanerosemarie, et qui d’une certaine manière la renforce. Quand on lui demande quels pourraient être les modèles d’espoir, et qu’on lui parle d’une éventuelle candidature de Christiane Taubira à la présidentielle, elle tempère : « Si elle incarne le PS, je me pose la question des compromis qu’elle va devoir faire. Je pense que tous les LGBT étaient amoureux d’elle, mais il faut voir que sur d’autres lois elle a été moins brillante ».
 
Océanerosemarie au cinéma
Elle est en train de travailler sur un film qu’elle a coécrit et coréalisé avec Cyprien Vial, et dans lequel elle tient le premier rôle. Embrasse-moi ! sera une comédie romantique et grand public entre deux filles :
 
J’ai respecté les règles de la comédie romantique, c’est une histoire de conquête. Océanerosemarie tombe très amoureuse d’une fille, mais elle a beaucoup d’ex. Le film est plus dans la lignée de La Lesbienne invisible. C’est une vraie histoire d’amour, et aussi un film sur la vision qu’ont les homos des hétéros.
 
La lesbienne très visible, c’est pour 2017.
 
 
 
Chatons violents
 
Les dimanches et lundis à 20h30
 
Tarif unique, placement libre 32€
 
Théâtre de la Gaité Montparnasse
26, rue de la Gaité 75014 Paris
TEL : 01 43 22 16 18
 
 

Des marins pêcheurs de l’île d’Oléron ont sorti un calendrier 100% naturel. Face à la demande, ils viennent d’en rééditer 1.000 exemplaires.

C’est la période des calendriers. Après les pompiers, les rameurs et Baptiste Giabiconi, voici venu le temps des marins pêcheurs. Et pas n’importe lesquels, ceux du port de la Cotinière sur la fameuse île d’Oléron. « Tout est parti d’un pari » nous raconte Dylan, 18 ans, qui a participé au calendrier. Et d’ajouter : « Les marins de Trouville en font un et les pompiers de Concarneau aussi, alors on s’est dit pourquoi pas nous ».

Ce calendrier ne se prend pas au sérieux et c’est tant mieux : le résultat est 100% naturel, comme le fruit de leur pêche. Néanmoins, cette initiative est pour la bonne cause puisque les bénéfices du calendrier seront en partie reversés à l’association des « Péris en mer » ainsi qu’au comité des fêtes de cette petite ville portuaire et insulaire. C’est pour cette raison que les habitants et les commerçants sont tous solidaires de ce calendrier qui est « bon pour le port et le tourisme », nous confie Dylan. Et d’ajouter : « Ils ont pris ça avec beaucoup d’humour même si certains ont pu être étonnés au début ».
 
 
A la question de savoir s’il n’était pas gênant de se retrouver nu sur son bateau en train de se faire photographier par le club de photos local, Dylan répond sans ambages :
 
"Au début j’étais un peu mal à l’aise mais c’est vite passé. On a fait plusieurs séances d’une heure environ étalées sur 1 mois."
 
 
Quand on lui demande s’il souhaite réitérer l’expérience, Dylan confirme que les marins pêcheurs pensent déjà à l’année prochaine. Surtout que tous les volontaires n’ont pas tous pu participer à cette première édition. Une importante demande de la part des marins mais également de la part du public. Les 1.000 premiers exemplaires se sont vendus comme des petites soles un jour de marché. De fait, 1.000 nouveaux calendriers ont été édités. Dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tous le monde !
 
 
 
Depuis de nombreuses années, plusieurs marchés de Noël gays ont fleuri en Allemagne. Un ambiance traditionnelle en rose et blanc.
Ça y est, le mois de novembre est là ! Certes, « winter is coming » avec son lot de rhumes et de journées qui se rétrécissent comme peau de chagrin. Mais c’est également le début des festivités de Noël qui, par ses décors et sa convivialité, contraste avec la tristesse de l’hiver. Les marchés de Noël ne sont d’ailleurs pas étrangers à cette atmosphère chaleureuse et réconfortante : de nombreuses villes redoublent d’imagination en se parant de leurs plus belles décorations.
 
Certaines de ces villes ont poussé l’imagination à son paroxysme pour créer des marchés de Noël gay-friendly : les Pink Christmas. Embarquez sur notre traîneau à paillettes tiré par des licornes pour découvrir cet univers en rose et blanc.
 
 
Munich à l’avant garde
Le premier marché de Noël gay-friendly a vu le jour à Munich en 2004. Il se tient chaque année au cœur du célèbre Glockenbachviertel, le quartier LGBT munichois. Son Pink Christmas est un petit marché – fait de pagodes et de tentes roses et blanches – populaire et convivial. Devenu un véritable rendez-vous hivernal au fil des ans, le marché de Noël gay de Munich accueille de nombreux locaux, homos et hétéros, ainsi qu’une foule de curieux venue de tous horizons. Vous découvrirez des stands traditionnels, savourerez le fameux Glühwein (vin chaud) et festoierez au son des musiques traditionnelles allemandes et des shows de drag queens, reconverties en mère Noël pour l’occasion.
 
Pink Christmas ouvrira du 26 novembre au 26 décembre 2016.
 
Cologne dans son sillon
Emboîtant le pas à la capitale Bavaroise, Cologne accueille depuis quelques années son propre marché de Noël gay-friendly : Christmas Avenue. Ici, pas de pagodes, ni de tentes, mais des petits chalets rose et violets situés en plein cœur du quartier gay de la ville entre Schaafenstraße et Pilgrimstraße. Les stands proposent des cadeaux de Noël dignes des meilleurs sex-shop : poterie et ustensiles de cuisines roses (dont le fameux casse-noix), sucette au chocolat en forme de pénis… Bref, tout est prétexte pour détourner la tradition et rendre Noël un tantinet plus coquin. Tout comme à Munich, le marché de Noël gay de Cologne accueillera spectacles et concerts sur une grande scène située tout au fond du marché. Connaissant la réputation gay-friendly de Cologne, ambiance garantie !
 
Christmas Avenue ouvrira du 21 novembre au 23 décembre 2016.
 
Hambourg n’est pas en reste
Jamais deux sans trois, Hambourg célèbre aussi Noël en rose et blanc lors de sa Winter Pride. Situé dans Saint Georg, le quartier gay-friendly de la ville, le marché de Noël de Hambourg a réussi en peu de temps à se faire une petite place face à ses deux imposants concurrents en jouant sur la différentiation. Ainsi, vous pourrez louer votre propre chalet en plein cœur du marché pour faire la fête entre amis à grand renfort de vin chaud. L’accent est également mis sur la dimension associative puisque des stands caritatifs permettent à ceux qui le souhaitent de financer des projets en faveur de la communauté LGBT. On adore particulièrement Schrottwichteln, un jeu qui consiste à échanger entre amis ou collègues les horribles cadeaux reçus de tante Gudrun. Des fous rires, toujours pour la bonne cause.
 
Winter Pride ouvrira du 21 novembre au 30 décembre 2016 (il faut bien refourguer ses vieux cadeaux…).
 
 
Un animateur de radio conservateur a mis en garde ses auditeurs contre une « invasion de lesbiennes dans les fermes du sud », fomentée par l’administration Obama.
Rush Limbaugh est un animateur de radio et commentateur politique connu pour ses positions conservatrices et ses nombreuses controverses. Son émission « The Rush Limbaugh Show » est diffusée à travers tout le pays et est suivie par des millions d’Américains, ce qui en fait le talk-show radio le plus écouté du pays.
 
 
Habitué des théories du complot, Rush Limbaugh s’est récemment illustré en déclarant « [Les lesbiennes] essaient de détruire les dernières régions conservatrices : l’Amérique rurale ». L’animateur, qui se basait sur un article du journal conservateur Washington Free Beacon – lequel tournait en dérision un récent programme du ministère de l’Agriculture à destination de la communauté LGBT en milieu rural – , a expliqué à ses auditeurs :
 
Je ne savais pas que les lesbiennes voulaient devenir fermières. Je ne savais pas que les lesbiennes voulaient être derrière un cheval et une charrue, et commencer à labourer. L’objectif, ici, est d’attaquer les Etats ruraux. Elles attaquent déjà nos banlieues. (…) Elles s’en prennent à toutes les régions connues pour être largement conservatrices. Elles ne s’arrêtent jamais. Elles sont constamment en marche.
 
Ardant soutien du Parti républicain, Rush Limbaugh impute à Barack Obama ce nouveau complot visant à fragiliser un peu plus l’Amérique traditionnelle :
 
Le régime Obama est ici à l’oeuvre avec tout un tas d’argent fédéral qu’il brandit autour de lui. Tout ce que vous avez à faire pour obtenir [cet argent], c’est être une lesbienne et vouloir devenir fermière, et [l’administration] vous installera.
 
Soutenir la communauté LGBT rurale
Ce que ne semble pas connaître Rush Limbaugh, c’est le réel programme qui se cache derrière ce que le Washington Free Beacon veut faire passer pour « Un sommet fédéral pour lesbiennes fermières ». En réalité, il s’agit d’un programme intitulé « LGBT Rural Summit » mené conjointement par le ministère de l’Agriculture, le Centre national pour les droits des lesbiennes et la fondation True Colors de Cyndi Lauper.
 
Comme indiqué sur la page du ministère, cette série de sommets « vise à partager des informations sur les politiques, programmes et services qui existent pour protéger, soutenir et renforcer la communauté LGBT rurale ». Car, « contrairement à un mythe largement répandu selon lequel la communauté LGBT vit essentiellement dans des régions métropolitaines influentes, des études montrent une image différente et plus réaliste de la communauté LGBT ».
 
Ainsi, selon les dernières estimations, près de 10% des couples de même sexe vivent en milieu rural. Des couples et une communauté LGBT qui sont plus sujets à la précarité et à l’isolement administratifs que les hétérosexuels, les personnes les plus vulnérables étant les personnes trans, celles de couleur et les jeunes LGBT. Ces derniers composent 40% des jeunes sans abris alors que les dernières estimations montrent qu’ils ne représentent que 7% du total de la population jeune, selon la fondation de Cyndi Lauper qui lutte contre ce fléau.
 
Inspiré des propos de Rush Limbaugh, le site Raygun – spécialisé dans la vente de t-shirts en ligne – a décidé de commercialiser des t-shirts unisexe sur lesquels est inscrit « America Needs Lesbian Farmers ». Une manière de lutter avec humour contre la dernière théorie du complot de l’animateur polémique.
 
Un entrepreneur sud-africain a inventé un nouvel emballage de préservatif permettant une application en 3 secondes.
 
 
Willem van Rensburg est un entrepreneur originaire d’Afrique du Sud. Il y a 10 ans il a commencé à s’intéresser au problème du VIH/Sida à travers le continent africain. En effet, l’épidémie y fait des millions de morts chaque année, notamment dans son pays. Très rapidement a émergé l’idée qu’il fallait peut-être réinventer la manière de mettre des préservatifs. En effet, pour Willem van Rensburg, l’application – quelques fois compliquée – du préservatif pouvait décourager certaines personnes de l’utiliser, augmentant de fait le risque de propagation du VIH/Sida. De plus, comme beaucoup d’entre-nous, il a lui-même constaté que s’arrêter en plein ébat pour enfiler un préservatif pendant de longues secondes pouvait être un « tue-l’amour ».
 
L’entrepreneur a donc réalisé une étude de marché puis a développé une première version de son préservatif révolutionnaire : Pronto Condom. Bien que ce nouveau produit ait d’emblée suscité l’enthousiasme des utilisateurs, certaines personnes ont échoué lors de son application. Willem van Rensburg savait qu’il fallait améliorer le procédé pour que son préservatif puisse être commercialisé.
 
 
Il faudra attendre 2013 pour que l’entrepreneur se penche à nouveau sur son idée révolutionnaire. En effet, cette même année, la fondation Bill & Melinda Gates a lancé un vaste concours à travers le monde pour « inventer la nouvelle génération de préservatif », comme le rapporte le site de financement participatif indiegogo.
 
Une campagne de crowdfunding a été ouverte afin de financer les dernières améliorations et mises aux normes nécessaires pour une première commercialisation sur le marché américain. Malheureusement, cette-dernière n’était ouverte qu’aux citoyens américains et n’a pas atteint le financement souhaité, pour le moment… Willem van Rensburg ne désespère pas puisque cette campagne visait seulement à accroître les capacités de production de l’entreprise et ne signe pas l’arrêt de la commercialisation de ce nouveau préservatif. La mise sur le marché américain débutera en ligne au deuxième semestre 2017. On espère le trouver rapidement en France !