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FEU VERT AU MARIAGE POUR TOUS À TAÏWAN

Une décision de la Cour constitutionnelle donne deux ans aux autorités pour ouvrir le mariage à tous les couples – une première en Asie. La décision ouvre la voie à la toute première reconnaissance du mariage égalitaire dans un pays asiatique....


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ILLUSOIRE VIRILITÉ

Dans «Les initiés», John Trengove raconte une tragique histoire d’amour en Afrique du Sud sur fond de rite macho et ancestral. Xolani est un jeune ouvrier. Taciturne, morose, solitaire, il vit à Queenstown et, chaque année, s’en va dans les montagnes...


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LES INSUPPORTABLES PLEURNICHERIES DE CYRIL HANOUNA

Confronté à une avalanche de dénonciations pour son canular du faux profil gay, l'animateur trash contre-attaque: il se plaint d'un «faux procès» et s'en prend au CSA. Cyril Hanouna, une victime? Dans le «Journal du dimanche», l’animateur de la...


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PRÉSIDENT TCHÉTCHÈNE VISÉ PAR UNE PLAINTE POUR «GÉNOCIDE»

Devant l'inaction de Moscou, trois associations LGBT françaises veulent saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les persécutions contre les homosexuels dans la république du Caucase. La démarche est sans précédent. Le leader tchétchène Ramzan Kadirov est sous le coup d’une...


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«120 BATTEMENTS PAR MINUTE», LE FILM CHOC QUI EMBALLE CANNES

Au septième jour du festival, une première tendance se dessine côté compétition. La presse hexagonale et anglo-saxonne donne pour l'instant la Palme d’or à Robin Campillo. Nous sommes au début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de...


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Des marins pêcheurs de l’île d’Oléron ont sorti un calendrier 100% naturel. Face à la demande, ils viennent d’en rééditer 1.000 exemplaires.

C’est la période des calendriers. Après les pompiers, les rameurs et Baptiste Giabiconi, voici venu le temps des marins pêcheurs. Et pas n’importe lesquels, ceux du port de la Cotinière sur la fameuse île d’Oléron. « Tout est parti d’un pari » nous raconte Dylan, 18 ans, qui a participé au calendrier. Et d’ajouter : « Les marins de Trouville en font un et les pompiers de Concarneau aussi, alors on s’est dit pourquoi pas nous ».

Ce calendrier ne se prend pas au sérieux et c’est tant mieux : le résultat est 100% naturel, comme le fruit de leur pêche. Néanmoins, cette initiative est pour la bonne cause puisque les bénéfices du calendrier seront en partie reversés à l’association des « Péris en mer » ainsi qu’au comité des fêtes de cette petite ville portuaire et insulaire. C’est pour cette raison que les habitants et les commerçants sont tous solidaires de ce calendrier qui est « bon pour le port et le tourisme », nous confie Dylan. Et d’ajouter : « Ils ont pris ça avec beaucoup d’humour même si certains ont pu être étonnés au début ».
 
 
A la question de savoir s’il n’était pas gênant de se retrouver nu sur son bateau en train de se faire photographier par le club de photos local, Dylan répond sans ambages :
 
"Au début j’étais un peu mal à l’aise mais c’est vite passé. On a fait plusieurs séances d’une heure environ étalées sur 1 mois."
 
 
Quand on lui demande s’il souhaite réitérer l’expérience, Dylan confirme que les marins pêcheurs pensent déjà à l’année prochaine. Surtout que tous les volontaires n’ont pas tous pu participer à cette première édition. Une importante demande de la part des marins mais également de la part du public. Les 1.000 premiers exemplaires se sont vendus comme des petites soles un jour de marché. De fait, 1.000 nouveaux calendriers ont été édités. Dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tous le monde !
 
 
 
Depuis de nombreuses années, plusieurs marchés de Noël gays ont fleuri en Allemagne. Un ambiance traditionnelle en rose et blanc.
Ça y est, le mois de novembre est là ! Certes, « winter is coming » avec son lot de rhumes et de journées qui se rétrécissent comme peau de chagrin. Mais c’est également le début des festivités de Noël qui, par ses décors et sa convivialité, contraste avec la tristesse de l’hiver. Les marchés de Noël ne sont d’ailleurs pas étrangers à cette atmosphère chaleureuse et réconfortante : de nombreuses villes redoublent d’imagination en se parant de leurs plus belles décorations.
 
Certaines de ces villes ont poussé l’imagination à son paroxysme pour créer des marchés de Noël gay-friendly : les Pink Christmas. Embarquez sur notre traîneau à paillettes tiré par des licornes pour découvrir cet univers en rose et blanc.
 
 
Munich à l’avant garde
Le premier marché de Noël gay-friendly a vu le jour à Munich en 2004. Il se tient chaque année au cœur du célèbre Glockenbachviertel, le quartier LGBT munichois. Son Pink Christmas est un petit marché – fait de pagodes et de tentes roses et blanches – populaire et convivial. Devenu un véritable rendez-vous hivernal au fil des ans, le marché de Noël gay de Munich accueille de nombreux locaux, homos et hétéros, ainsi qu’une foule de curieux venue de tous horizons. Vous découvrirez des stands traditionnels, savourerez le fameux Glühwein (vin chaud) et festoierez au son des musiques traditionnelles allemandes et des shows de drag queens, reconverties en mère Noël pour l’occasion.
 
Pink Christmas ouvrira du 26 novembre au 26 décembre 2016.
 
Cologne dans son sillon
Emboîtant le pas à la capitale Bavaroise, Cologne accueille depuis quelques années son propre marché de Noël gay-friendly : Christmas Avenue. Ici, pas de pagodes, ni de tentes, mais des petits chalets rose et violets situés en plein cœur du quartier gay de la ville entre Schaafenstraße et Pilgrimstraße. Les stands proposent des cadeaux de Noël dignes des meilleurs sex-shop : poterie et ustensiles de cuisines roses (dont le fameux casse-noix), sucette au chocolat en forme de pénis… Bref, tout est prétexte pour détourner la tradition et rendre Noël un tantinet plus coquin. Tout comme à Munich, le marché de Noël gay de Cologne accueillera spectacles et concerts sur une grande scène située tout au fond du marché. Connaissant la réputation gay-friendly de Cologne, ambiance garantie !
 
Christmas Avenue ouvrira du 21 novembre au 23 décembre 2016.
 
Hambourg n’est pas en reste
Jamais deux sans trois, Hambourg célèbre aussi Noël en rose et blanc lors de sa Winter Pride. Situé dans Saint Georg, le quartier gay-friendly de la ville, le marché de Noël de Hambourg a réussi en peu de temps à se faire une petite place face à ses deux imposants concurrents en jouant sur la différentiation. Ainsi, vous pourrez louer votre propre chalet en plein cœur du marché pour faire la fête entre amis à grand renfort de vin chaud. L’accent est également mis sur la dimension associative puisque des stands caritatifs permettent à ceux qui le souhaitent de financer des projets en faveur de la communauté LGBT. On adore particulièrement Schrottwichteln, un jeu qui consiste à échanger entre amis ou collègues les horribles cadeaux reçus de tante Gudrun. Des fous rires, toujours pour la bonne cause.
 
Winter Pride ouvrira du 21 novembre au 30 décembre 2016 (il faut bien refourguer ses vieux cadeaux…).
 
 
Un animateur de radio conservateur a mis en garde ses auditeurs contre une « invasion de lesbiennes dans les fermes du sud », fomentée par l’administration Obama.
Rush Limbaugh est un animateur de radio et commentateur politique connu pour ses positions conservatrices et ses nombreuses controverses. Son émission « The Rush Limbaugh Show » est diffusée à travers tout le pays et est suivie par des millions d’Américains, ce qui en fait le talk-show radio le plus écouté du pays.
 
 
Habitué des théories du complot, Rush Limbaugh s’est récemment illustré en déclarant « [Les lesbiennes] essaient de détruire les dernières régions conservatrices : l’Amérique rurale ». L’animateur, qui se basait sur un article du journal conservateur Washington Free Beacon – lequel tournait en dérision un récent programme du ministère de l’Agriculture à destination de la communauté LGBT en milieu rural – , a expliqué à ses auditeurs :
 
Je ne savais pas que les lesbiennes voulaient devenir fermières. Je ne savais pas que les lesbiennes voulaient être derrière un cheval et une charrue, et commencer à labourer. L’objectif, ici, est d’attaquer les Etats ruraux. Elles attaquent déjà nos banlieues. (…) Elles s’en prennent à toutes les régions connues pour être largement conservatrices. Elles ne s’arrêtent jamais. Elles sont constamment en marche.
 
Ardant soutien du Parti républicain, Rush Limbaugh impute à Barack Obama ce nouveau complot visant à fragiliser un peu plus l’Amérique traditionnelle :
 
Le régime Obama est ici à l’oeuvre avec tout un tas d’argent fédéral qu’il brandit autour de lui. Tout ce que vous avez à faire pour obtenir [cet argent], c’est être une lesbienne et vouloir devenir fermière, et [l’administration] vous installera.
 
Soutenir la communauté LGBT rurale
Ce que ne semble pas connaître Rush Limbaugh, c’est le réel programme qui se cache derrière ce que le Washington Free Beacon veut faire passer pour « Un sommet fédéral pour lesbiennes fermières ». En réalité, il s’agit d’un programme intitulé « LGBT Rural Summit » mené conjointement par le ministère de l’Agriculture, le Centre national pour les droits des lesbiennes et la fondation True Colors de Cyndi Lauper.
 
Comme indiqué sur la page du ministère, cette série de sommets « vise à partager des informations sur les politiques, programmes et services qui existent pour protéger, soutenir et renforcer la communauté LGBT rurale ». Car, « contrairement à un mythe largement répandu selon lequel la communauté LGBT vit essentiellement dans des régions métropolitaines influentes, des études montrent une image différente et plus réaliste de la communauté LGBT ».
 
Ainsi, selon les dernières estimations, près de 10% des couples de même sexe vivent en milieu rural. Des couples et une communauté LGBT qui sont plus sujets à la précarité et à l’isolement administratifs que les hétérosexuels, les personnes les plus vulnérables étant les personnes trans, celles de couleur et les jeunes LGBT. Ces derniers composent 40% des jeunes sans abris alors que les dernières estimations montrent qu’ils ne représentent que 7% du total de la population jeune, selon la fondation de Cyndi Lauper qui lutte contre ce fléau.
 
Inspiré des propos de Rush Limbaugh, le site Raygun – spécialisé dans la vente de t-shirts en ligne – a décidé de commercialiser des t-shirts unisexe sur lesquels est inscrit « America Needs Lesbian Farmers ». Une manière de lutter avec humour contre la dernière théorie du complot de l’animateur polémique.
 
Un entrepreneur sud-africain a inventé un nouvel emballage de préservatif permettant une application en 3 secondes.
 
 
Willem van Rensburg est un entrepreneur originaire d’Afrique du Sud. Il y a 10 ans il a commencé à s’intéresser au problème du VIH/Sida à travers le continent africain. En effet, l’épidémie y fait des millions de morts chaque année, notamment dans son pays. Très rapidement a émergé l’idée qu’il fallait peut-être réinventer la manière de mettre des préservatifs. En effet, pour Willem van Rensburg, l’application – quelques fois compliquée – du préservatif pouvait décourager certaines personnes de l’utiliser, augmentant de fait le risque de propagation du VIH/Sida. De plus, comme beaucoup d’entre-nous, il a lui-même constaté que s’arrêter en plein ébat pour enfiler un préservatif pendant de longues secondes pouvait être un « tue-l’amour ».
 
L’entrepreneur a donc réalisé une étude de marché puis a développé une première version de son préservatif révolutionnaire : Pronto Condom. Bien que ce nouveau produit ait d’emblée suscité l’enthousiasme des utilisateurs, certaines personnes ont échoué lors de son application. Willem van Rensburg savait qu’il fallait améliorer le procédé pour que son préservatif puisse être commercialisé.
 
 
Il faudra attendre 2013 pour que l’entrepreneur se penche à nouveau sur son idée révolutionnaire. En effet, cette même année, la fondation Bill & Melinda Gates a lancé un vaste concours à travers le monde pour « inventer la nouvelle génération de préservatif », comme le rapporte le site de financement participatif indiegogo.
 
Une campagne de crowdfunding a été ouverte afin de financer les dernières améliorations et mises aux normes nécessaires pour une première commercialisation sur le marché américain. Malheureusement, cette-dernière n’était ouverte qu’aux citoyens américains et n’a pas atteint le financement souhaité, pour le moment… Willem van Rensburg ne désespère pas puisque cette campagne visait seulement à accroître les capacités de production de l’entreprise et ne signe pas l’arrêt de la commercialisation de ce nouveau préservatif. La mise sur le marché américain débutera en ligne au deuxième semestre 2017. On espère le trouver rapidement en France !
 
Les associations pourront bientôt délivrer gratuitement des autotests de dépistage du VIH pour « les populations exposées au risque de transmission » et isolées du système de santé.
 
 
Le 15 septembre 2015, les autotests de dépistage du VIH étaient mis sur le marché. Vendus dans les pharmacies, ces autotests permettent d’obtenir rapidement un résultat, moyennant un coût compris entre 25 et 30 euros. Un relatif succès si l’on considère qu’il s’agit pour 36% des utilisateurs de leur premier dépistage du VIH et que 28% déclarent qu’ils ne seraient pas allés dans un centre si le test n’avait pas été disponible en pharmacie, selon une étude réalisée par Illicopharma fin 2015.
 
Elargir la disponibilité des autotests
Cependant, depuis la mise sur le marché de ces autotests, les associations dénonçaient leur coup prohibitif pour les personnes défavorisées et militaient pour un accès gratuit. Leur appel a été entendu puisqu’un arrêté a été récemment publié au Journal officiel afin d’élargir la disponibilité de ces autotests, lesquels seront prochainement distribués gratuitement par les associations. Car, comme le rappel le texte, « la connaissance de son statut sérologique le plus tôt possible présente pour la personne un intérêt individuel et collectif ». Ainsi, l’arrêté définit quelles populations pourront en bénéficier.
 
En somme, les populations à fort risque de transmission ainsi que celles qui sont isolées du système de santé, soit par choix soit par manque de moyens, sont ciblées par ce nouvel aménagement des conditions de délivrance des autotests. Les autres populations peuvent, quant à elle, avoir recours au TROD (Test Rapide à Orientation Diagnostique) ou à un dépistage classique en laboratoire.
 
Pour obtenir un autotest, il faudra réaliser un entretien individuel avec la structure en charge de la délivrance, soit dans ses locaux, soit par internet ou par téléphone. Dans ce cas, l’autotest sera expédié par courrier. Si le résultat est négatif, et s’il n’y a pas eu de prise de risque récente, il n’y aura pas de suivi particulier. Si le résultat est positif, le résultat devra être confirmé par un test en laboratoire et le patient sera orienté vers un médecin ou un établissement sanitaire pour une prise en charge adaptée.
 
Définir les modalités de délivrance et de suivi
Contactée par téléphone, le Docteur Arame Reymes-Mbodje, directrice des systèmes d’écoute de Sida Info Service, nous explique que « la personne rappelle volontairement la structure qui lui a délivré l’autotest », comme elle peut le faire après un achat en pharmacie. Cependant, elle souligne que « la structure [insistera], lors de l’entretien individuel, sur le parcours à effectuer une fois le résultat connu ». Dans tous les cas, « le numéro de Sida Info Service est mentionné sur chaque boîte », rappelle-t-elle.
 
L’arrêté a paru récemment au Journal officiel. Depuis, le ministère des Affaires sociales et de la Santé a lancé un appel à candidature (du 17/08 au 03/11) pour les associations et structures qui souhaitent pouvoir délivrer des autotests, ce qui permettra de définir les modalités précises de délivrance et de suivi. Par exemple, « on ne sait pas, pour le moment, si les autotests seront subventionnées par le ministère ou si les associations devront les acheter auprès des laboratoires », nous confie le docteur Arame Reymes-Mbodje.
 
 
Baisers cachés
 
 
Nouveau venu au lycée, Nathan, 16 ans, vit seul avec son père policier, Stéphane. Leurs rapports sont complices. Nathan est invité à une soirée où il flashe sur un garçon de sa classe. Ils se retrouvent à l’abri des regards et s’embrassent.
Mais quelqu’un les observe en cachette et publie la photo de leur baiser sur facebook : la rumeur se répand sur le net et provoque le scandale au lycée et dans les familles. Stéphane découvre l’homosexualité de son fils. Il est choqué et se détourne de Nathan. 
Au lycée, les élèves harcèlent Nathan et s’interrogent sur l’identité de l’autre garçon. Nathan, amoureux, refuse de révéler l’identité de son amoureux et fait front contre les moqueries et le violence. Pourra-t-il compter sur son père ? Et sur celui qu’il aime ?
 
Pour voir ce film clique sur ce lien: Lien 

 

Les autorités de Dubaï ont empêché Gigi Gorgeous, une star transgenre canadienne, d'entrer dans le pays. Heureusement, son petit chéri était là pour la consoler...
 
Non, vous avez bien compris. Cette belle blonde aux yeux bleus est un transgenre. 
 
 
La Canadienne Gigi Gorgeous est une célèbre YouTubeuse et apprend aux jeunes filles du monde entier à se maquiller comme il faut. Le 9 mai, elle est arrivée à l'aéroport de Dubaï pour y passer ses vacances. A peine a-t-elle posé le pied sur le sol que des officiers chargés de l'immigration l'ont arrêtée. Parce qu'elle est transgenre.
 
"On m'a dit que, parce que j'étais transgenre, je ne pouvais pas rester sur le territoire des Emirats arabes unis", a raconté le mannequin de 24 ans.
 
Relâchée au bout de cinq heures, elle est tombée dans les bras de son petit chéri qui l'attendait. La direction de l'aéroport a expliqué que le passeport de Gigi indiquait qu'elle était de sexe masculin. La photo du document a été également prise à l'époque où la reine du maquillage était encore un homme.
 
Aux Emirats arabes unis, il est strictement interdit aux hommes d'imiter les femmes. Le contrevenant est notamment passible d'une année de prison.
 

A se poser la question cette année…

Habituellement nous ne regardons pas le sport et encore moins les Jeux Olympiques à Rio cette année mais en découvrant ces screenshoots nous allons vite nous y mettre finalement pas vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source

 

L’ex-présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, a été condamnée vendredi 18 décembre à 5 000 euros d’amende pour « provocation publique à la haine ou à la violence » envers les homosexuels pour avoir dit que « l’homosexualité est une abomination ».
 
 
Le tribunal correctionnel a été au-delà des réquisitions du procureur, qui avait réclamé à l’audience fin octobre une amende de 3 000 euros à son encontre. Christine Boutin a également été condamnée à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à chacune des deux associations, Mousse et Le Refuge, qui s’étaient constituées parties civiles.
 
« Le péché n’est jamais acceptable »
 
Dans un entretien au magazine Charles paru en avril 2014 sous le titre « Je suis une pécheresse », Christine Boutin affirmait : « L’homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné ».
 
« Ce que l’on entend dans vos propos, c’est que les homosexuels sont une abomination », avait résumé le procureur, indiquant que le parquet avait reçu 500 plaintes de particuliers outrés après sa déclaration.
 
Son avocat avait plaidé la relaxe, estimant que sa cliente était jugée pour « une opinion ». Il lançait alors :
 
« Votre décision aura des conséquences énormes sur la liberté d’expression. Si vous suivez les réquisitions du procureur, alors il faut saisir la Bible ! »
Lors des débats, l’ex-ministre du logement de Nicolas Sarkozy avait expliqué avoir « hésité à répondre à cette question qui faisait référence à une citation de l’Ancien et du Nouveau Testament » avant de se dire que c’était « une occasion de clarifier [sa] pensée ».
 
« Mon opinion s’inscrit dans la tradition chrétienne », avait justifié l’ancienne députée des Yvelines, tout en précisant qu’elle avait regretté ses propos par la suite :
 
« Mais je suis une femme directe, j’essaye d’être en accord avec mes convictions profondes mais cela ne veut pas dire que je condamne les personnes homosexuelles. »
 
 

Il y a aussi de l'amour à ces Jeux Olympiques!

Certains rentreront chez eux/elles sans médaille de ces Jeux Olympiques de Rio 2016… Comme Tom Bosworth par exemple, mais à en croire le marcheur britannique, ce n'est franchement pas si dramatique. En effet, l'athlète a battu le record de son pays ce vendredi 12 août lors de la finale des 20 km marche. «Pas de médaille, mais je n'oublierai jamais avoir été en tête des JO pendant 10 km et avoir fini 6ème, alors que j'étais classé 37ème!»

Il s'agissait des premiers JO de ce marcheur de 26 ans, qui a fait son coming-out en octobre 2015. Son compagnon Harry Dineley est d'ailleurs à ses côtés à Rio… et a eu droit à une belle surprise hier:

Source

 

Hier à Durban, au cours de la 21ème Conférence internationale sur le sida, les résultats du traitement préventif contre le VIH – ou PrEP – ont été rendus public.
 
 
« Les résultats de la phase de l’essai « en ouvert » confirment la très bonne efficacité et la très bonne tolérance de la PrEP à la demande pour prévenir le risque d’infection chez des HSH (les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, ndlr) à haut risque » annonçait hier le professeur Jean-Michel Molina en charge de l’essai thérapeutique sur l’utilisation préventive du traitement anti-rétroviral chez les séronégatifs, également appelée PrEP.
 
Entre novembre 2014 et juin 2016, 362 volontaires ont ainsi été suivis dans le cadre de l’essai thérapeutique IPERGAY réalisé par l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) sur la Prophylaxie Pré-exposition à la demande. Le médicament actuellement utilisé est le Truvada®, « une combinaison de deux anti-rétroviraux couramment utilisés pour le traitement des personnes séropositives » comme le précise le site d’IPERGAY. Et les résultats définitifs de la dernière phase (dite « en ouverte ») dévoilés hier semblent très prometteurs : un seul volontaire a été infecté par le VIH au cours de l’essai, or il avait arrêté son traitement tout en continuant à avoir des rapports homosexuels non protégés.
 
Quels avantages de la PrEP ?
Une conclusion qui pousse le professeur Molina à affirmer que « la question n’est plus aujourd’hui de savoir si la PrEP est efficace et doit être utilisée, mais comment la mettre rapidement à disposition des personnes les plus à risque ». D’ailleurs, si la PrEP peut également être prise en continu, Jean-Michal Molina note les avantages de sa prise à la demande, c’est-à-dire lors des périodes d’activités sexuelles :
 
L’intérêt de l’essai IPERGAY c’est une prise à la demande, c’est-à-dire que les gens ne prennent le traitement que lorsqu’ils s’exposent aux risques. Pourquoi prendre tous les jours un traitement qui est contraignant, qui a des effets secondaires, qui a un coût relativement important ? Le proposer à la demande, c’est une façon pour la personne de se protéger quel que soit le type de prévention que le partenaire va utiliser.
 
La PrEP est déjà disponible dans certains hôpitaux et prise en charge par la sécurité sociale depuis la fin de l’année 2015 (selon une recommandation temporaire d’utilisation) mais d’après le professeur Molina, ces « résultats devraient favoriser une plus large utilisation de la PrEP dans les populations à risque, dans les pays où la situation de l’épidémie le justifie ».
 
Vers un essai à plus grande échelle
En outre, L’ANRS lancera à la fin de l’année un nouveau programme de prévention, ANRS PREVENIR, destiné à évaluer l’efficacité de la PrEP à grande échelle, en Île-de-France, auprès de 3000 personnes « à haut risque d’infection par le VIH » à savoir entre autres les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), les personnes transgenres et les personnes migrantes.
 
Pour autant, la PrEP reste un outil de prévention additionnel, et la priorité est donc toujours à la prévention diversifiée ou combinée qui comprend à la fois le préservatif – la PrEP ne protégeant pas des autres infections sexuellement transmissible – le dépistage régulier, et la prise de traitement immédiate pour les personnes séropositives.
 
 
Au Royaume-Uni, un jeune homme de 20 ans a été brûlé vif alors qu’il se promenait dans la rue, dans ce qui s’apparente à une terrible attaque homophobe.
 
 
Stockton-on-Tees est une petite localité du comté de Durham dans le nord-est de l’Angleterre, d’apparence tranquille. Rien ne laissait présager la terrible attaque homophobe qui s’y est déroulée mercredi tôt dans la matinée.
 
Un jeune homme de 20 ans se promenait dans les environs de la Holy Trinity Church, une magnifique église en ruine ravagée il y a quelques années par le feu, lorsqu’un groupe de quatre individus l’a accosté et a commencé à lui poser des questions très personnelles sur sa sexualité. La victime a préféré ignorer ses assaillants et a continué à marcher comme si de rien n’était.
 
Alors qu’il continuait son chemin, l’un des hommes est venu se placer derrière lui, l’a aspergé avec un aérosol sur les jambes avant d’y mettre le feu. Les agresseurs ont ensuite pris la fuite laissant le jeune homme atrocement brûlé sur les mollets, nécessitant plusieurs greffes de peau.
 
La police de Cleveland, en charge de l’enquête, s’oriente d’ores et déjà vers une attaque homophobe et appelle les éventuels témoins à se manifester pour retrouver les quatre assaillants. L’agresseur principal serait un homme blanc d’une petite vingtaine d’années, aux cheveux blonds et à la carrure moyenne.
 
Sarah Lewis, une militante des droits LGBT locale, a rappelé que les crimes haineux étaient moins souvent signalés que les autres aux services de police. Mais de souligner que ce genre d’attaque physique d’une extrême violence étaient très rares. Les attaques verbales homophobes et transphobes, notamment sur les réseaux sociaux, sont plus courantes selon elle.
 
En mai dernier, un jeune couple homo avait également été violemment agressé par plusieurs individus dans la ville de Brighton au sud de l’Angleterre, pourtant réputée comme étant une destination très gay-friendly dans le pays et au-delà. L’un des deux jeunes hommes avait eu un os du visage fracturé et avait failli perdre la vue d’un oeil suite à cette terrible attaque homophobe.
 
 
 
 
Maxime, 32 ans, et Victor, 18 ans, sont en scooter à l’arrêt au feu rouge place de la République à Paris. Derrière eux, les occupants d’une voiture lambda s’énervent sur des cyclistes : « Ils leur hurlaient dessus, alors j’ai crié ‘ta gueule’ « , explique Victor. Maxime, quant à lui, se retourne pour voir ce qu’il se passe et à qui ils ont à faire. C’est alors qu’il se rend compte que l’un des trois hommes a un pistolet en bandoulière, et qu’il s’agit donc de policiers en civil.
 
Les deux jeunes hommes ne font pas les fiers et attendent que le feu passe au vert en espérant que la situation file rapidement. Le couple démarre, le gyrophare s’allume et les deux passagers sont priés de se garer et de descendre de scooter. Les policiers en civil sortent brusquement de leur véhicule, sépare le couple et commence un contrôle musclé mais dans les règles. L’un des policiers leur lance « Comment oses-tu m’insulter ? ». Les deux jeunes hommes ne bronchent pas mot face à la virulence des fonctionnaires.
 
Tout dérape lorsque les policiers demandent à Victor qui est Maxime :
 
Il m’a demandé si c’était mon frère, je lui ai dit que non, c’était mon copain.
 
S’en suivent une série d’insultes homophobes de la part des policiers :
 
Pédé ! Il te défonce ton copain ? Tu le suces ?
 
On les menace de finir en garde à vue pendant 72h… Victor, terrifié, est violemment fouillé. Selon lui, on lui faisait volontairement mal. A tel point que sa respiration est coupée lorsque l’un des policier lui enfonce violemment le plexus.
 
Pendant ce temps-là, Maxime, qui n’assiste pas à la scène mais entend les insultes, en prend également pour son grade :
 
L’un des policiers m’a dit « si vous étiez des loulous dans les cités, ça ne se serait pas passé comme ça, vous seriez morts. Mais vous êtes des petits bobos parisiens… »
 
Au bout d’un moment, Victor informe les policiers de la profession de son copain : collaborateur de l’adjoint au maire communiste Ian Brossat. Changement de comportement. Les policiers réalisent qu’ils ont « merdé », qu’ils sont allés trop loin. Ils tentent même de se faire passer pour des gentils, ou tout du moins pour les moins pire :
 
Vous avez de la chance d’être tombés sur nous. Vous auriez pu tomber sur des flics qui vous auraient cassé la gueule…
 
Maxime et Victor soulignent que rien ne permettait de savoir qu’il s’agissait de policiers : « Ils n’avaient pas de matricule et dans cette situation on n’a pas pensé à relever la plaque d’immatriculation ». De fait, les deux hommes ne savent pas si une plainte auprès de l’IGPN (la police des polices) pourrait avoir des suites. Et après cette expérience traumatisante auprès des forces de l’ordre, ils craignent un peu d’être confrontés à nouveau aux policiers.
 
Surtout que depuis qu’ils ont relatés cette histoire sur Twitter, ils ont reçu un flot de commentaires homophobes, disant en substance que c’était « mérité », que c’était des « enculés »… Un climat qu’ils souhaitent apaiser au plus vite pour passer à autre chose.
 
De son côté, FLAG, association de soutien et de défense des policiers et gendarmes LGBT que nous avons contacté, juge les « faits extrêmement graves », selon les mots de son président Mickaël Bucheron. L’association invite fortement les deux victimes à les contacter pour savoir ce qui s’est réellement passé et en référer au ministère de l’Intérieur et à la Préfecture de Police de Paris afin que les éventuels coupables soient identifiés et sanctionnés.
 
Pour FLAG, de tels comportement sont inadmissibles et jettent le discrédit sur l’institution alors que l’association, quant à elle, fait un travail de fond pour changer l’image de la police souvent vue comme homophobe.
 
 
 
Glass, Ice, Krank, Tweak… Ou encore Tina. Voire même un simple T. Pour annoncer leurs soirées sur les sites de rencontres gays tels que Grindr, PlanetRomeo, Scruff ou Recon, les organisateurs d’orgies sous crystal meth ont recours à de nombreux noms de code pour s’adresser aux initiés. Ceux qui recherchent ce type d’expérience sont souvent encore plus discrets, se contentant d’un T majuscule glissé dans un mot anodin sur leur profil, du genre «I like to parTy». De nombreux clubs berlinois ayant une politique stricte vis-à-vis de la drogue – fouille minutieuse à l’entrée et fréquents contrôles aux abords des toilettes et des darkrooms – ces fêtes ont lieu la plupart du temps dans des appartements privés, à l’abri des regards indiscrets.
 
Afin d’augmenter l’intensité du flash provoqué par le crystal meth, la métamphétamine est consommée de préférence par voie intraveineuse par les participants, ce qui vaut à ces soirées le surnom de slamming parties (de l’anglais to slam, injecter), terme qui correspond désormais aussi à tout un pan de la production porno gay.
 
Les gens n’ont plus faim, ne sentent plus la douleur, n’ont plus besoin de sommeil.
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A lire également: «Suisse: pas si sexe, drogue et rock’n’roll»
 
«Le flash est très puissant et il arrive très vite. Le fait que cette drogue fasse rapidement de l’effet fait que les consommateurs perdent en un instant toutes leurs inhibitions», explique Andreas von Hillner, responsable des consultations pour problèmes d’addiction au sein de la Schwulenberatung Berlin, un centre d’aide et de conseil destiné aux homosexuels. «Les gens qui viennent en consultation parlent d’une grande euphorie associée à une forte excitation, mais dénuée de peur. L’effet subjectif que provoque le crystal meth est un sentiment de puissance, d’invulnérabilité. Les gens n’ont plus faim, ne sentent plus la douleur, n’ont plus besoin de sommeil.»
 
ÉRECTIONS
 
En conséquence, il n’est pas rare que ces orgies s’étirent sur plusieurs nuits et journées. Afin de pouvoir prétendre à des performances sexuelles à la hauteur de leur état d’euphorie totale, les adeptes de ces soirées associent leur consommation de drogue à des médicaments prescrits en cas de trouble de l’érection, du type Viagra: «Toutes les amphétamines et métamphétamines empêchent d’avoir une érection et d’atteindre l’orgasme», rappelle Andreas von Hillner, qui souligne que les participants des slamming parties ont également de plus en plus souvent recours à des substances médicamenteuses, comme l’Androskat ou le Caverject, qui sont injectées directement dans le pénis à l’aide d’une seringue.
 
Au printemps dernier, le magazine berlinois Zitty consacrait un reportage à ce phénomène. Le journaliste Stefan Hochgesand, qui s’était rendu à une de ces soirées, décrivait en ces termes l’ambiance qui régnait dans un bel appartement ancien du quartier de Neukölln, dans lequel était rassemblée une douzaine d’hommes: «Ça se bécote, ça suce et ça baise, à deux, à trois, à quatre, aussi sans préservatifs. […] Les drogues et le matériel d’injection sont étalés sur la table du salon. Deux hommes s’enfoncent l’un après l’autre la même seringue dans le bras. […] Deux autres hommes un peu plus âgés sont étendus sur le tapis moelleux, les cheveux en bataille et presque dans un état comateux.»
 
Le public de ces soirées est très diversifié. «Il y a de tout», explique Andreas von Hillner. «Des hommes de 18 à 60 ans et de toutes les classes sociales. Des étudiants, des apprentis, des ouvriers, des médecins, des fonctionnaires, des hommes politiques…» Ce phénomène venu de Londres s’est tellement propagé à Berlin depuis le début de la décennie 2010 que la ville est devenue la capitale des orgies sous crystal meth sur le Vieux-Continent. «Le nombre de personnes qui viennent nous consulter est en pleine explosion», prévient Andres von Hillner. «Nous avons actuellement entre deux et cinq nouvelles personnes par semaine.»
 
CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES
 
Au-delà des risques que prennent les participants des slamming parties en se partageant les seringues et en ayant des rapports non protégés, l’usage répété de crystal meth a des conséquences désastreuses sur la santé mentale des consommateurs, prévient Andreas von Hillner. «La plupart souffrent de paranoïa, de dépression, d’angoisse, de délire de persécution…» Il donne l’exemple d’un homme qui était persuadé que son smartphone avait été manipulé, d’un autre qui pensait que quelqu’un se tenait en permanence devant la porte de son appartement, ou d’un autre encore qui pensait être surveillé par la police. «La plupart de ceux qui viennent chez nous ont perdu le contrôle depuis longtemps.»
 
Et le chemin de la guérison est très long. Et passe même parfois par une phase d’abstinence volontaire, fait remarquer Andreas von Hillner: «Beaucoup d’entre eux ne peuvent plus envisager d’avoir des relations sexuelles sans avoir pris de drogue. Il leur faut tout réapprendre.»