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FEU VERT AU MARIAGE POUR TOUS À TAÏWAN

Une décision de la Cour constitutionnelle donne deux ans aux autorités pour ouvrir le mariage à tous les couples – une première en Asie. La décision ouvre la voie à la toute première reconnaissance du mariage égalitaire dans un pays asiatique....


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ILLUSOIRE VIRILITÉ

Dans «Les initiés», John Trengove raconte une tragique histoire d’amour en Afrique du Sud sur fond de rite macho et ancestral. Xolani est un jeune ouvrier. Taciturne, morose, solitaire, il vit à Queenstown et, chaque année, s’en va dans les montagnes...


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LES INSUPPORTABLES PLEURNICHERIES DE CYRIL HANOUNA

Confronté à une avalanche de dénonciations pour son canular du faux profil gay, l'animateur trash contre-attaque: il se plaint d'un «faux procès» et s'en prend au CSA. Cyril Hanouna, une victime? Dans le «Journal du dimanche», l’animateur de la...


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PRÉSIDENT TCHÉTCHÈNE VISÉ PAR UNE PLAINTE POUR «GÉNOCIDE»

Devant l'inaction de Moscou, trois associations LGBT françaises veulent saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les persécutions contre les homosexuels dans la république du Caucase. La démarche est sans précédent. Le leader tchétchène Ramzan Kadirov est sous le coup d’une...


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«120 BATTEMENTS PAR MINUTE», LE FILM CHOC QUI EMBALLE CANNES

Au septième jour du festival, une première tendance se dessine côté compétition. La presse hexagonale et anglo-saxonne donne pour l'instant la Palme d’or à Robin Campillo. Nous sommes au début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de...


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L’Islande, pays considéré comme l’un des plus «gay friendly» de la planète, célèbre chaque mois d’août une Pride de six jours.
Un événement national, qui draine un Islandais sur trois.

Imaginez une Gay Pride à Paris réunissant 20 millions de personnes. Ou alors un des défilés de la fierté homo de Suisse rassemblant 2,7 millions de participants enthousiastes. L’image est à la mesure de ce qu’ont la chance de vivre les Islandais. Leur Pride, qui se déroule chaque année début août à Reykjavik, draine au bas mot 30 % de la population du pays. Sans aucun doute une rareté mondiale!
 
Dans ce petit Etat de 330’000 habitants (moins que le canton de Genève), plus de 100’000 personnes viennent en effet célébrer la fierté LGBTIQ. Homos, hétéros, cousins-cousines, papis-mamis, s’y retrouvent en famille dans une sorte de communion nationale. Ce qui en fait, proportionnellement, la plus grande Pride du monde, ou en tout cas, la plus populaire. Et ce n’est pas n’importe quelle fête: les festivités, qui conjuguent comme il se doit événements festifs, ateliers et stands d’infos, durent six jours. La capitale se drape des couleurs arc-en-ciel, une rue est même entièrement peinte aux tons de la fierté homo pour l’occasion.
 
«Ce n’est pas seulement une Pride qui réunit la communauté LGBTIQ. Les Islandais sont fiers de cet événement car il dit beaucoup de leur ouverture d’esprit, il est comme une vitrine sur le monde»
Ces célébrations commencent à attirer les touristes étrangers, les Américains notamment, qui apprécieraient leur côté singulier et non commercial. «Ce n’est pas seulement une Pride qui réunit la communauté LGBTIQ. Les Islandais sont fiers de cet événement car il dit beaucoup de leur ouverture d’esprit, il est comme une vitrine sur le monde», explique Hannes Palsson. Ce militant homo a monté avec une bande de potes l’agence de voyages Pink Iceland, laquelle propose toute une série d’activités conçues pour la clientèle LGBTIQ, à la hauteur de l’imagination très développée des Islandais pour attirer les touristes et se relier au monde. Cela va d’un pink tour de Reykjavik qui vous compte l’histoire de la mobilisation homo à des activités conçues sur mesure. On peut même se marier dans des lieux improbables, au cœur d’une grotte de glace ou au sommet d’un volcan, une tendance en pleine croissance. Adieu cérémonies fleuries sous les Tropiques!
 
La Pride, elle, ne manque pas d’être valorisée dans les brochures de l’Office du tourisme islandais. En 2010, Jon Gnarr, acteur et humoriste devenu maire de Reykjavik, conséquence directe de la crise financière de 2008, n’avait pas hésité à défiler en tête de parade en drag queen. Vous verriez le maire de Sion, Fribourg, Lausanne ou Genève en talons hauts et robe à paillettes?
 
HISTORIQUE
 
A l’instar de ses voisins nordiques, l’Islande est l’un des pays les plus tolérants envers les minorités sexuelles. Les homos peuvent se marier depuis 2010, ils peuvent adopter des enfants, ont accès à la procréation médicalement assistée et la loi punit toute discrimination basée sur l’orientation sexuelle. L’Eglise nationale d’Islande, l’an dernier, s’est engagée à célébrer des mariages «dans toute leur diversité». Et l’organisation nationale queer Samtökin 78 ne manque pas d’idées pour faire encore avancer encore la cause. Elle travaille actuellement à la mise en place de programmes éducatifs queer dans certaines écoles du pays.
 
«L’Islande a aussi une particularité: c’est un village, où tout le monde se connaît.»
L’Islande est le premier pays à avoir décriminalisé l’homosexualité, en 1940. Les militants les moins jeunes se souviennent toutefois du temps où, dans la vie quotidienne, les homos n’étaient pas toujours acceptés. Dans les années 80, leur présence était bannie des radios et chaînes de télévision, certains bars ou boîtes de nuit leur refusaient ouvertement l’entrée dans leur établissement. Les années qui ont suivi sa création, en 1978 comme son nom l’indique, l’organisation Samtökin 78 a dû déménager à maintes reprises faute de trouver un propriétaire d’accord d’abriter ses activités. Comment expliquer alors un changement de mentalité aussi rapide? «Il y a plusieurs facteurs, poursuit Hannes Palsson. Les années sida ont bien sûr joué, comme partout dans le monde, mais l’Islande a aussi une particularité: c’est un village, où tout le monde se connaît. Alors forcément chaque famille a un gay ou une lesbienne parmi les siens, ce qui a grandement facilité la tolérance. En outre, la religion ne joue pas un rôle de poids dans notre pays, ce qui fait que les lois ont pu évoluer très rapidement, sans grande opposition. Il faut aussi relever que des personnalités homo du monde culturel ou des affaires, appréciées dans l’opinion publique, qui ont fait leur coming out, ont aussi joué un rôle important pour cette évolution.»
 
LES PLUS HEUREUX DU MONDE
 
L’Islande est d’ailleurs le seul pays d’Europe à avoir eu une première ministre homosexuelle, et qui ne s’en est pas cachée. L’an dernier, une étude conduite par l’Université de Mainz en Allemagne pour le compte du site PlanetRomeo, est arrivée à la conclusion que la communauté gay islandaise (masculine) était la plus heureuse du monde. On peut penser ce que l’on veut de ce type d’enquête, mais l’indice de «bonheur gay» a été élaboré de manière rigoureuse sur la base de trois critères: le baromètre de tolérance dans l’opinion publique, soit le ressenti des hommes gays de la perception sociale de l’homosexualité; le comportement de la société, évalué à partir des expériences vécues par les gays; et enfin le sentiment de satisfaction personnelle dans sa vie, mesuré notamment à partir de critères comme le fait de s’accepter en tant que gay. L’Islande devance ainsi les autres pays nordiques dans ce classement.
 
A se demander donc si durant leur Pride si populaire, les Islandais ont encore quelque chose à revendiquer. «Disons que nous célébrons surtout nos victoires, commente Hannes Palsson. Et il faut tout de même dire que les Islandais ont encore des progrès à faire, notamment en matière de tolérance à l’égard des personnes intersexes et transgenres».
 
Pride de Reykjavik: du 2 au 7 août 2016
 
 
La communauté internationale est en deuil depuis la tuerie d’Orlando survenue hier, laquelle est avant tout un massacre homophobe.
 
 
Dans la nuit de samedi à dimanche, Omar Mateen, un citoyen américain d’origine afghane, ouvre le feu dans une célèbre boîte de nuit gay d’Orlando : le Pulse. Au total, cinquante personnes sont tuées, et cinquante-trois blessées. Le forcené est également abattu par les forces de l’ordre. L’État islamique – auquel Omar Mateen avait prêté allégeance avant d’entrer dans le night-club – a depuis revendiqué l’attaque dans un communiqué. Une revendication terroriste qui n’occulte pas le caractère homophobe de l’attaque. Car la fusillade la plus meurtrière de l’histoire des États-Unis est également l’un des pires massacres homophobes de l’histoire.
 
L’homophobie explicite de Daesh
La position de Daesh est d’ailleurs sans équivoque vis-à-vis de l’homosexualité qu’il considère comme une abomination. Sur les territoires administrés par l’État Islamique, les homosexuels font ainsi l’objet d’une véritable chasse aux sorcières. Pourchassés sur les réseaux sociaux et les applications de rencontre, les gays sont aussi torturés une fois capturés, pour qu’ils livrent le nom de leurs amis. Qu’ils soient mineurs ou majeurs, ils risquent alors d’être condamnés pour homosexualité, et jetés du haut des buildings, les yeux bandés et les mains attachées derrière le dos. L’année dernière, une victime de Daesh révélait même au journal The Independant, que ceux qui survivaient à la chute étaient ensuite lapidés à mort par les personnes réunies pour assister à l’exécution… Le fait qu’une boîte de nuit gay, et par conséquent fréquentée par la communauté LGBT, ait été visées par une attaque terroriste qualifie donc bien la tuerie comme une attaque homophobe.
 
Interviewé par BFM TV, le président du comité IDAHO France, Alexandre Marcel, qualifie même la tuerie comme « le pire massacre homophobe de l’histoire ». Jusqu’à présent, c’est la Seconde Guerre mondiale qui s’imposait comme la plus grande atrocité commise contre les homosexuels, lesquels ont été déportés à cause de leur orientation sexuelle, estampillés d’un triangle rose et parfois même exécutés.
 
Un second massacre homophobe évité à L.A.
Une seconde attaque homophobe aurait d’ailleurs pu survenir sur le sol américain, quelques heures seulement après la tuerie d’Orlando. Hier à Santa Monica, un véhicule est intercepté par la police : il contient trois fusils d’assaut et plusieurs litres de produits chimiques permettant de réaliser des explosifs. Le conducteur, un homme d’une vingtaine d’années, avoue alors qu’il comptait attaquer la Gay Pride de Los Angeles, un important rassemblement célébrant la fierté LGBT. Là encore, et bien que les autorités n’aient pas établi de liens entre les deux attaques, l’attentat visait explicitement la communauté LGBT.
 
Cette série d’évènements intervient alors que les États-Unis se déchirent aux sujets des « bathroom issues » et autres lois anti-gay promulguées par plusieurs États à l’instar du Mississippi et de la Caroline du Nord. Alors que le premier a supprimé les lois anti-discriminations contre les personnes LGBT pourtant si difficilement acquises, le second empêche désormais les personnes trans d’utiliser les toilettes correspondant à leur identité de genre vécu, au risque de la violence psychologique et des persécutions que cette mesure engendre.
 
La lutte contre l’homophobie continue
Le caractère homophobe de la tuerie d’Orlando a pourtant tardé à être souligné par les médias d’informations et notamment les médias français, mais n’a pas échappé à certaines personnalités politiques.
 
Manuel Valls, Anne Hidalgo, Franck Riester et d’autres ont adressé des tweets de soutien dans lesquels ils rappellent que l’attaque visait la communauté LGBT, et ont par la même occasion marqué leur engagement contre l’homophobie. Pour d’autres internautes, l’évènement est une dramatique manifestation des discriminations et des violences dont sont quotidiennement victimes les gays, les lesbiennes, les bis et les trans.
 
Derrière les hashtags #LoveIsLove ou #LoveWins, c’est la liberté d’aimer qui est défendue à travers le monde, comme plus tôt la liberté d’expression et le mode de vie occidental visés par des actes terroristes.
 
D’autres internautes épinglent les marques de soutien malvenues de la part d’organismes qui ont alimenté la haine envers les homosexuels et la libération de la parole homophobe au moment des débats autour du mariage pour tous. La Manif Pour Tous s’est ainsi fendue d’un tweet de soutien aux victimes d’Orlando, mais n’a pas manqué d’être critiquée par certains twittos, lesquels ont souligné que les bonnes intentions ne permettent pas d’effacer un comportement homophobe de longue date…
 
Pour marquer son soutien à la communauté LGBT du monde entier, la Tour Eiffel sera éclairée aux couleurs de l’arc-en-ciel, tandis que l’Hôtel de Ville de Paris brandit déjà les couleurs LGBT ainsi que le drapeau américain. D’autres initiatives similaires voient le jour à travers le monde, clamant à l’unisson que l’amour vaincra, #LoveWins.
 
 

Alors que débute aujourd'hui l’Euro 2016, l’homophobie dans le football est toujours bien présente en dépit d'initiatives courageuses ces dernières années.

 

 

Le sport le plus populaire au monde n’est toujours pas ouvert à tout le monde. Il reste un bastion ultra de la masculinité où l’homophobie, le sexisme, le racisme sont revendiqués comme autant de preuves d’une incontestable virilité. D’après une étude commandée en 2012 par le club Paris Foot Gay auprès de 363 joueurs français, l’homophobie serait la principale discrimination dans ce milieu. Ainsi l’homosexualité reste un sujet tabou pour 63 % des professionnels et 74 % des jeunes joueurs. 41 % des footballeurs pros déclarent avoir une opinion hostile aux homosexuels.
 
Afin de lutter contre les stéréotypes, les initiatives n’ont certes pas manqué. En France, des clubs s’engagent depuis des années pour faire bouger les mentalités à l’instar du Paris Foot Gay qui réunissait hétéros et homos autour du ballon rond ou des Dégommeuses qui entraînent les lesbiennes. Dans la Turquie conservatrice de Recep Tayyip Erdoğan, le Sportif Lezbon, né de la fusion entre les équipes de filles Strapon et Elle, vient de rejoindre la Özgür Lig, une ligue turque alternative qui soutient la lutte contre le racisme, le nationalisme, l’homophobie et la transphobie.
 
Et si l’engagement sur le terrain est une priorité, côté gradins il y a aussi pas mal de boulot. Éduquer le supporteur lambda constitue un défi que relèvent match après match les fan clubs queer, présents en Suisse à Bâle, Berne et Zurich. Tous combattent les discriminations basées sur l’orientation sexuelle. Enfin, les instances du foot européen sont censées soutenir, à coup de campagnes de communication et de chartes éthiques, la lutte contre les discriminations en tous genres.
 
COMING-OUT
Pourtant, à la veille de l’Euro 2016, l’état des lieux n’est guère brillant. À ce jour, combien de joueurs ont-ils osé sortir du placard? On se souvient du milieu de terrain américain Robbie Rogers, passé par Leeds United, du défenseur suédois Anton Hysén, de l’international allemand Thomas Hitzlsperger. Et c’est tout, ou presque. Parce que dans la tête des personnes concernées, se déclarer ouvertement gay, c’est la mise en touche assurée voire l’exclusion définitive.
 
Certains craignent même pour leur vie. Le suicide de l’Anglais Justin Fashanu en 1998 suite à une campagne homophobe très violente marque encore les esprits. Les arbitres n’échappent pas non plus au harcèlement. Jesus Tomillero, premier arbitre gay d’Espagne, vient de raccrocher crampons et sifflets, «fatigué par tant d’homophobie dans le sport». Il avoue que depuis son coming-out, en avril dernier, «chaque jour a été pire. J’ai subi énormément d’insultes sur le terrain y compris de la part d’enfants de 6-7 ans.» Il a même été menacé de sanctions par la fédération s’il portait plainte.
 
Entre l’omerta et l’exclusion, il a préféré partir. En Turquie, Halil Ibrahim Dinçdag avait osé révéler son homosexualité en 2009 ce qui lui avait coûté sa carte d’arbitre de football… et donc la possibilité de travailler. Alors plutôt que de risquer de perdre son job, les gays qui se décident à parler de leurs attirances le font à la retraite comme Olivier Rouyer, l’ancien attaquant de l’AS Nancy-Lorraine, coéquipier de Michel Platini dans les années 1970.
 
LASSITUDE
 
Quand, en septembre dernier, l’emblématique club Paris Foot Gay annonçait sa dissolution, une vague de découragement avait submergé les plus militants. «Le combat n’avance plus tellement, même plus du tout», avait alors déclaré sur l’antenne d’Europe 1 Pascal Brethes, co-fondateur de l’association. Celui-ci pointait notamment l’absence de «volonté politique» mais également le laisser-faire des plate-formes YouTube ou Dailymotion en tant que relais massifs de l’homophobie. L’affaire de la vidéo de Serge Aurier, l’arrière droit du PSG, et de son traitement par les dirigeants du club et par les médias est à ce titre très révélateur. En minorant les propos insultants du joueur et en niant leur caractère homophobe, les uns et les autres rendent la discrimination acceptable au prétexte que c’est ordinaire, commun et pas si grave en fin de compte.
 
De quoi dégoûter celles et ceux qui se battent sur le terrain pour que les choses changent. Or comme le constate le psychologue Anthony Mette dans son ouvrage Les homos sortent du vestiaire tant que le foot sera «dirigé par des hommes uniquement, souvent âgés de plus de cinquante ans, qui sont dans une démarche de conservation des valeurs en place», il est peu probable que la stigmatisation des gays disparaisse des stades.
 
 
Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre l'homophobie, des associations proposent avec légèreté un traitement médical imaginaire: une pastille contre les insultes et les violences envers les homosexuels.
 
 
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«Pour vous aider à lutter au quotidien contre les symptômes de l'homophobie latente ou du syndrome du «je-ne-ne-suis-pas-homophobe-mais...» prenez un Homophobiol! Pour la 11e année consécutive, le 17 mai est une journée dédiée à la lutte contre l'homophobie et la transphobie sur tous les continents. À cette occasion, les associations française Aides et belge ExAequo, qui soutiennent la recherche contre le VIH et les maladies virales, proposent une campagne de sensibilisation humoristique: la sortie du médicament Homophobiol et d'un patch, certifiés comme étant «le premier traitement contre l'homophobie».
Une autre association, Sos-homophobie, publiait à l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'homophobie un rapport annuel sur les violences causées aux homosexuels, bisexuels et transexuels. le rapport précise que les témoignages de victimes d'homophobie ont progressé d'environ 5,5% chaque année au cours des vingt dernières années (sans compter l'année 2013 où les chiffres ont presque doublé). Pour lutter contre ces agressions et les dénoncer, plusieurs actions sont aussi lancées par d'autres associations, notamment en France, pour témoigner des difficultés de vivre son homosexualité et du phénomène d'exclusion au sein de la société.
 
Un problème dans la société française
 
Dans chaque boîte du «médicament» Homophobiol, l'association Aides glisse un bonbon et un patch, en réalité un tatouage provisoire aux couleurs de l'arc-en-ciel devenu le symbole de la défense des homosexuels. «Nous avons décidé cette campagne avec Exaequo, en Belgique, et ensemble nous allons diffuser notre médicament et son patch largement, ça s'inscrit dans le cadre de la journée internationale de lutte contre l'homophobie mais ça devrait s'étaler. On a surtout envoyé le médicament à des parlementaires français bien connus, espérons qu'ils réagissent...! Des équipes d'Aides en ont aussi distribué à Paris et dans toutes nos antennes», explique Christian Andreo, le directeur délégué d'Aides interrogé par Le Figaro.
«Toutes les formes de discriminations homophobes ont un impact sur la santé des homosexuels et leur capacité à s'affirmer» précise Christian Andreo. L'objectif de cette campagne, placée sous l'angle de l'humour, est donc de rappeler l'actualité de «la question de l'inclusion des personnes homosexuelles dans la société, de leur capacité à en parler à leur médecin». Le directeur délégué de l'association explique en effet que certains homosexuels sont forcés de prendre contact avec Aides pour connaître les coordonnées de médecins dits «gay-friendly». «C'est signe qu'il y a encore un vrai problème dans la société française», témoigne ce militant très engagé dans la défense des droits des homosexuels.
Sur une notice glissée dans l'emballage, des indications précises et humoristiques établissent dans quels cas se soigner avec Homophobiol: «Ce médicament est indiqué en cas d'apparition des premiers symptômes d'homophobie: insultes, rejet, comportements aggressifs, paranoïa aiguë, imitations douteuses, blagues de mauvais goût... (...) Contre indications: aucune». «Si on a choisi l'angle de l'humour pour cette campagne, le problème reste que ce médicament n'existe pas! Dans les faits, notamment depuis les débats sur le mariage homosexuel, on a compris que la question de l'homophobie n'était pas réglée du tout!» détaille le directeur délégué.
Les insultes comptabilisées en temps réel
 
L'association Élus Locaux Contre le Sida (Elcs), fondée et dirigée par Jean-Luc Romero, élu du XIIe arrondissement de Paris, dévoile à l'occasion de cette journée un site répertoriant en direct le nombre de fois où des insultes homophobes sont utilisées sur Twitter. Nohomophobes.fr publie ensuite pour preuve les messages des internautes auteurs de tweets homophobes depuis plus d'un mois. Le 17 mai, à 17h30 par exemple, une des insultes les plus récurrentes contre la communauté homosexuelle avait déjà été utilisée par 2.870 personnes dans des messages visibles par tous.
 
 
 
 
Après la mobilisation des hôtesses de l’air d'Air France, qui refusaient de devoir porter le voile lors des liaisons Paris-Téhéran, c’est au tour des stewards gay de la compagnie de refuser de voler vers l'Iran, où l'homosexualité est un crime.
 
 
Pour la première fois depuis 2008, la compagnie Air France s’apprête à rétablir la liaison Paris-Téhéran. Le premier vol, qui aura lieu le 17 avril, illustre la reprise du dialogue entre l'Occident et l’Iran depuis l’accord nucléaire du 14 juillet 2015. Mais si la réouverture de la ligne aérienne entre les deux États est un symbole fort, elle embarrasse aussi un certain nombre de salariés de la compagnie. Les homosexuels, en particulier.
 
À travers une pétition, mise en ligne sur le site Change.org le 8 avril, ils demandent à exercer leur droit de retrait dans un pays appliquant la peine de mort à l’encontre des homosexuels. "Si la décision économique d'ouvrir les vols sur Téhéran peut se comprendre, l'enjeu moral est différent", peut-on lire sur la pétition intitulée "Les stewards gays d'Air France ne veulent pas voler vers la peine de mort en Iran".
 
Raisons "morales et humaines"
 
"L'homosexualité reste illégale dans ce pays. La peine peut aller de 74 coups de fouet pour un mineur, jusqu'à la peine de mort pour un adulte. Certes, la sexualité n'est pas écrite sur les passeports et ne change pas la façon des membres d'équipage de travailler. Par contre, pour des raisons autant morales qu'humaines, il est inconcevable de forcer quelqu'un à se rendre dans un pays où ses semblables sont condamnés pour [ce qu’ils] sont."
 
Début avril, les hôtesses de l’air d’Air France avaient obtenu le droit de refuser de voler vers la République islamique où elles auraient dû se voiler, sans être sanctionnées. Chez Air France, le refus peut entraîner une retenue salariale et une mention dans le dossier des salariés. "Ce qui peut nuire à une carrière et empêcher [par exemple] de devenir chef de cabine", avait déjà expliqué Françoise Redolfi, la secrétaire adjointe de l'Unsa PNC contactée par France 24.
 
"Air France veille en permanence à la sécurité de son personnel navigant"
 
Pour se faire entendre et légitimer leur demande, les salariés gays de la compagnie ont aussi brandi la charte éthique d’Air France. "Le groupe Air France/KLM s'est doté pour l'ensemble des deux compagnies et de leurs filiales d'une Charte sociale et éthique, symbole des valeurs et des droits qui fondent notre identité." La compagnie, contactée par France 24, ne semble pas disposée à céder à leurs revendications. Elle s’étonne même que le combat de ses salariés homosexuels ne vise que l’Iran.
 
"Encore un grand nombre de pays [que nous desservons] dans le monde ont une législation restrictive sur l'homosexualité […] : Algérie, Angola, Cameroun, Égypte, Guinée, Maroc, Mauritanie, Nigéria, Sénégal, Sierra Léone, Togo, Tunisie, Arabie Saoudite, Émirats Arabes unis, Inde, Malaisie (récemment desservie), Singapour. Air France n'a pas eu de problématique ces dernières années sur les pays cités", explique la compagnie dans un communiqué.
 
Air France se veut néanmoins rassurante. "Le métier de PNC [personnel navigant] amène effectivement par nature à desservir des pays dont les cultures et réglementation sont très différentes de la nôtre et […] la direction d'Air France veille en permanence à ce que l'ensemble de ses personnels navigants le fasse dans la plus grande sécurité."
 
 
Les deux mâles, vivant dans un zoo, ont construit un nid pour couver un œuf abandonné par sa mère.
 
 
Un couple de vautours gays a adopté dans un zoo allemand un œuf abandonné par une femelle de leur race et a résolu de le couver dans un nid qu'ils ont construit à cet effet, rapporte mardi l'agence allemande DPA.
 
L’œuf abandonné par sa mère. L’œuf avait été recueilli par les gardiens du zoo de Nordhorn, dans l'ouest de l'Allemagne, après avoir été abandonné par sa mère, une femelle vautour prénommée Lisa. "Lisa n'a pas essayé de construire de nid", a indiqué Ina Deiting, porte-parole du zoo.
 
L’œuf a d'abord été placé dans un incubateur avant d'être confié à Isis et Nordhorn, un couple de vautours mâles qui s'est "aussitôt assis dessus", a-t-elle ajouté. Les gardiens ignorent toutefois si l'oeuf a été fécondé.
 
Les manchots aussi. La presse allemande avait déjà rapporté en avril l'histoire de Stan et Olli, un couple de manchots royaux gays, enlevés du zoo de Berlin pour être conduits au zoo de Hambourg dans un enclos composé exclusivement de mâles. À Berlin, les deux manchots ne prêtaient aucun intérêt aux femelles présentes. "Ils sont homos", avait indiqué à DPA la porte-parole du zoo, Christiane Reisse. "Lors de la parade nuptiale, ils l'ont faite ensemble."
 
 

Les couples gays et lesbiens italien pourront désormais contracter une union civile.

C'est fait, l'Italie s'est éveillée! La chambre des députés a adopté vers 16h la proposition de loi ouvrant le droit à l'union civile pour les couples de même sexe avec 369 voix pour et 193 contre. Le vote sera validé en fin d'après-midi. Le texte est le même que celui qui a été voté, dans la douleur, au Sénat.  La sénatrice Monica Cirinna, à l'origine du texte, avait dû retirer une disposition phare de la loi, la possibilité d'adopter l'enfant de son conjoint, suite à un revirement du Mouvement 5 étoiles.
 
A midi, le Premier ministre Matteo Renzi, qui engageait la confiance de son gouvernement sur ce texte, avait posté un message, où il rendait hommage à une amie lesbienne disparue:
 
«C'est un jour de fête pour beaucoup, aujourd'hui.
Pour ceux qui se sentent enfin reconnus.
(...)
C'est un jour de fête pour beaucoup, aujourd'hui.
En ces heures décisives, je garde serrés dans mon coeur la pensée et le souvenir d'Alessia. Et ça me suffit. Parce ce que les lois sont faites pour les gens, pas pour les idéologies. Pour ceux qui aiment, pas pour ceux qui proclament.»
 
Le site Gay.it rappelle que c'est l'aboutissement d'un combat de 30 ans: «C'est en 1986 que la sénatrice Ersilia Salvato et les députées Romana Bianchi et Angela Bottari de l'Entente parlementaire des femmes communistes ont présenté la première proposition de règlementation sur les couples qui incluaient les couples homosexuels.»
 
 

Une poignée d'activistes gay américains ont déployé le drapeau arc-en-ciel en Antarctique. Un geste symbolique pour réclamer des droits universels.

C’est une cérémonie à laquelle n’ont assisté que quelques manchots interloqués. Un drapeau arc-en-ciel a été déployé cette semaine en Antarctique. Des militants de l’ONG américaine Planting Peace ont ainsi solennellement déclaré le territoire austral «premier continent LGBT-friendly». «En voilà un, il en reste six autres!» a lancé l’organisation.

Engagée depuis 2003 dans des projets humanitaires, Planting Peace s’est surtout fait connaître en 2013, quand l’organisation a acquis une maison du Kansas voisine de la Westboro Baptist Church, une secte violemment homophobe, auteure entre autres de l’infâme slogan «God Hates Fags». Repeinte au couleurs de la communauté, la Rainbow Equality House est devenue un lieu de militantisme et de fêtes, où l’intolérance et la haine sont défiées avec courage et humour.
L’expédition des joyeux idéalistes au pôle Sud s’inscrit dans le même cadre. «C’était un honneur de faire transporter le drapeau de la Fierté à travers l’Antarctique», a expliqué Aaron Jackson, directeur de l’organisation, «et Planting Peace n’arrêtera pas de se battre pour les droits des LGBT jusqu’à ce que toutes les minorités de genre et d’orientation jouissent de tous leurs droits fondamentaux partout dans le monde.»
 
L’association genevoise Parents d’homos aide les parents à accepter l’homosexualité de leurs enfants et s’engage pour briser les tabous depuis 10 ans.
 
 
«Quand vous dites ‘tantouze’ ou ‘tafiole’, vous me blessez, parce que mon fils est gay.» Le coming out n’est pas réservé aux jeunes gens qui décident d’annoncer à leurs proches qu’ils aiment les personnes de même sexe qu’eux. Roudy Grob, comme tous parents d’homosexuel, a dû lui aussi assumer, avouer à son entourage propre l’orientation sexuelle de son fils, Walter. Il y a dix ans, Roudy et sa femme Lucienne ainsi qu’un autre couple fondaient l’association Parents d’homos, pour aider les personnes qui, comme eux, apprenaient l’orientation sexuelle «différente» de leur progéniture. «Avec mon mari, raconte Lucienne, on a tout de suite décidé qu’on ne culpabiliserait pas, mais on s’est très vite rendu compte que pour d’autres parents, c’était plus compliqué.»
 
«Nous, nous ne sommes pas en danger physique, mais il y a le jugement des proches, des collègues, des amis. Il y a toujours ce préjugé qui pousse à chercher une cause. C’est pour cela qu’on se bat.»
 
Lorsque Carole Garcia apprend l’homosexualité de sa fille, c’est tout d’abord «le désarroi, l’incompréhension», l’envie de «sauver» sa fille. Le choc, puis l’acceptation. Quand, quelques années plus tard elle apprend que l’un de ses fils est homosexuel lui aussi, elle décide de s’engager pour changer la façon dont la société perçoit l’homosexualité. «Nous, nous ne sommes pas en danger physique, mais il y a le jugement des proches, des collègues, des amis. Il y a toujours ce préjugé qui pousse à chercher une cause. C’est pour cela qu’on se bat.» Lorsque des parents décide d’appeler Parents d’homos, ils témoignent tout d’abord de leur incompréhension. Ils vivent l’homosexualité de leur enfant comme une forme d’injustice: pourquoi ça leur arrive à eux? «Nous, on essaie de leur demander ce qu’ils craignent et ce qu’ils attendent de nous. Eux demandent souvent ce qu’ils peuvent faire, s’ils peuvent ‘guérir’ leur enfant», raconte Roudy. Difficile d’appeler, difficile de demander de l’aide, difficile aussi d’accepter une rencontre avec les membres de l’association. Des fois, les réactions sont plus violentes encore: «C’est pas mon fils. Moi, je ne l’ai pas élevé comme ça…»
 
À BAS LES TABOUS!
 
Outre les appels, l’association déploie un grand nombre d’activités de sensibilisation, principalement dans les écoles: ils s’entretiennent avec les élèves, les parents et les professeurs. Les interrogations de leurs interlocuteurs, les messages qu’ils transmettent diffèrent selon l’audience. Face aux élèves, ils évoquent leur vécu de parents, la façon la plus judicieuse d’avouer son homosexualité à ses proches. Face aux parents, ils commencent tout d’abord par leur dire que, selon toute probabilité, un ou plusieurs parents présents dans l’assemblée apprendront un jour l’homosexualité de son enfant. Ils tentent aussi de les convaincre de la nécessité de soutenir les initiatives des professeurs qui tentent de sensibiliser leurs élèves à ces questions pour éviter une querelle comme celle qu’a connue la France à propos de la théorie du genre. Aux enseignants, ils conseillent des lectures personnelles et des livres à mettre à disposition dans leur classe à l’intention des élèves. Ils ont par ailleurs réalisé une brochure très complète, «Parlons-en!», disponible sur le site internet de l’association.
 
Carole, Lucienne et Roudy le disent en chœur: ils ont besoin d’aide, des parents qui comme eux, seraient prêts à se battre pour briser le tabou de l’homosexualité – la règle dans beaucoup de milieux. Pourquoi s’engager? «Pour ses enfants! Pour moi c’est une question d’amour et de partage», lance Carole. Au-delà de la satisfaction de se savoir utile à leur progéniture, ils soulignent tous trois le caractère passionnant de cet engagement. Il y a le côté humain, dont parle Lucienne: «J’aime voir évoluer les situations, des couples qui nous appellent, qui peinent à accepter l’homosexualité de leur enfant et qui, quelque temps plus tard, nous annoncent qu’ils ont passé un Noël merveilleux avec leur fils et son petit ami.» Pour ces trois parents, c’est aussi un moyen de «ne pas s’enfermer dans un ghetto», d’apprendre de nouvelles choses, de se renseigner sur les sujets qui occupent les débats actuels: question de genre, mariage pour tous, bisexualité, etc. Parents d’Homos et l’une des seules associations à œuvrer en ce sens (outre un groupe lié à Vogay, dans le canton de Vaud). Parlez-en autour de vous! À vos parents surtout!
 
» Plus d’infos sur www.parentsdhomos.ch
 
 

Ces dernières années, Jean-Pierre Coffe n'avait pas hésité à évoquer sa vie sentimentale, son compagnon actuel, ainsi que sa bisexualité.

Il faisait partie de ces personnalités cultes du petit écran, et bien avant le boum des émissions culinaires, avait fait entrer la gastronomie sur les plateaux de télévision. Jean-Pierre Coffe s'est éteint hier soir à l'âge de 78 ans, à son domicile de Lanneray dans l'Eure-et-Loir.

Connu pour sa personnalité survoltée et forte en gueule, pour son combat tonitruant contre la malbouffe, il avait fait ses débuts en 1984 à Canal+ et est apparu dans de nombreuses émissions télé et radio tout au long de sa carrière, aux côtés de Michel Denisot, Laurent Ruquier ou encore Michel Drucker. Il avait en outre animé l'émission au titre évocateur Ça se bouffe pas, ça se mange sur France Inter. Son fameux «Mais c'est de la merde!» lancé en 1992, dans un lancer de saucisses magistral, restera dans les annales.
«JE NE MILITE PAS EN FAVEUR DU MARIAGE GAY»
Il était l'une des rares personnalités publiques ouvertement bisexuelles en France. Alors en promo pour la sortie de son autobiographie Une vie de Coffe (Stock) en mai 2015 il y a presque un an, il s'était confié dans Libération: «Aujourd’hui, je suis avec un homme. Mais, je ne revendique rien et je ne milite pas en faveur du mariage gay. (…) Je revendique ma liberté. Si ça me plaît de vivre avec un chien, eh bien! ça me regarde.» Il évoquait notamment dans ce livre sa première expérience avec un homme. Jean-Pierre Coffe avait affirmé avoir partagé sa vie avec des femmes (il a été marié trois fois) aussi bien qu'avec des hommes. Ces dernières années, il avait martelé à plusieurs reprises, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, ne pas vouloir faire de «prosélytisme», ce qui semblait signifier pour lui ne pas s'engager ou militer pour l'égalité des droits. Depuis ce matin, de nombreuses personnalités de la télévision et du divertissement, mais aussi du monde politique lui ont rendu hommage.

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Un nouveau hashtag #TweetLikeAWhiteGay a fait son apparition sur Twitter et vise à dénoncer le racisme qui sévit dans le milieu gay, pourtant en lutte constante contre les discriminations, nous relate le site d’information LGBT Cromosomax.
 
 
En effet, de nombreux homosexuels, notamment blancs, véhiculent sur leurs profils d’applications de rencontre des commentaires et messages entre utilisateurs, du genre « ni black, ni asiat », qui banalisent un racisme ordinaire. En pensant « être sincère », parce qu’ils ont le droit de « dire ce qu’ils pensent » ou pour « gagner du temps », ils n’en font pas moins preuve d’un manque de respect et d’une discrimination qui relèvent purement du racisme.
 
Ont-ils pensé à l’impact que cela peut avoir sur les destinataires de ces messages ? N’y-t-il pas une autre manière de faire comprendre à l’autre que l’on est pas intéressé ? Car, évidemment, on ne peut plaire à tout le monde et vice-versa. Cependant, le respect ce n’est pas de dire ce que l’on pense, aime, ressent…avec des mots polis et non-insultants. Le respect est de ne pas insulter de manière indirecte à autrui, de ne pas réduire une communauté à certains clichés ayant la vie dure (les blacks sont bien montés et les asiats ont des p’tites bites, entre autres…).
 
Les minorités ne sont pas les seules visées par ces commentaires racistes et cette discrimination du quotidien. « Pas de gros, j’aime pas ça », « pas d’efféminé parce que j’aime pas les folles » ou « que des vrais mecs », sont autant de réflexions désobligeantes qui peuvent avoir un effet dévastateur sur certains et surtout toucher le plus grand nombre.
 
Dénoncer ce racisme sur Internet est un bon début mais il faut surtout changer les comportements, oser dire que c’est intolérable lorsque l’on est confronté à des blagues de mauvais goût, même si elles sont proférées par nos amis. Parce que refuser la discrimination pour soi mais l’accepter pour les autres, parce qu’elle ne vous concerne pas, eh bien c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité.
 
 
 
 
Afin de promouvoir la Saint Valentin, la marque espagnole El Corte Inglès (Les Galeries Lafayette en France) a décidé de proposer un court métrage émouvant ! Dans ce clip, le groupe met en scène deux hommes gays qui tombent amoureux dès le premier regard. L’un parle en espagnol, l’autre lui répond en langage des signes. Pendant plus de trois minutes, on assiste ainsi aux premières minutes d’un coup de foudre… pas besoin de parler l’espagnol pour comprendre la vidéo puisque même les deux protagonistes eux-mêmes ne se comprennent pas et tombent pourtant amoureux .
Au cours de la balade dans le magasin, l’un dit à l’autre : "Je suis fou. Je viens seulement de te rencontrer mais je pense déjà que je ne veux plus te quitter. Tu me plais et je me fiche de ce que tu peux en penser.". En réponse, l’homme qui communique en langage des signes lui écrit un message via WhatsApp pour lui répondre : "Je ne sais pas très bien ce que tu veux, mais tu as de la chance, car moi aussi je te dis oui à tout".
En tout cas, la stratégie de communication de la marque a bien fonctionné puisque la vidéo a déjà fait le tour du monde ! Un véritable buzz !  Et vous que pensez-vous de cette vidéo promotionnelle pour El Corte Inglès ?
 

 

 
 
La petite ville de Linz a décidé de réinstaller les feux de signalisation LGBT-friendly après que le parti d’extrême droite les a supprimé en fin d’année dernière.
 
Ces feux de signalisation, montraient trois couples. Un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes, se tenant main dans la main et où figuraient à chaque fois des petits cœurs. Installés d’abord à Vienne, à l’occasion de l’organisation de l’Eurovision par l’Autriche, le but de cette démarche était de promouvoir la tolérance. Fort du succès de l’opération, la ville de Linz avait vite emboîté le pas à la capitale.
 
Sauf que ce message de tolérance et d’amour n’était pas au goût de tout le monde. En effet, le parti d’extrême-droite, « Parti de la Liberté », a rapidement obtenu la suppression de ces feux de signalisation des rues de Linz, considérant qu’ils étaient détournés de leur but premier.
 
 
Markus Hein, le conseiller du Parti avait déclaré :
 
« Les feux de signalisation sont fait pour réguler le trafic. Ils ne doivent pas être détournés pour donner des conseils sur la façon de vivre votre vie. »
 
Le conseiller stipulait que les droits des personnes LGBT était déjà mis en avant par la municipalité et que les mettre en « lumière » n’était donc pas nécessaire.
 
La décision du parti d’extrême-droite avait été jugée honteuse par plusieurs médias et personnalités politiques, notamment du parti vert autrichien.
 
Le conseil municipal de la ville a finalement décidé de réinstaller ces feux gay-friendly.
 
 
 
 
58% des jeunes homosexuels étudiants ou diplômés estiment que révéler son orientation sexuelle à son employeur est “potentiellement un inconvénient”, selon un récent sondage publié mercredi 27 janvier par le cabinet de conseil Boston consulting group (BCG). Alors que dans la sphère privé, le coming out est de mieux en mieux accepté, il semblerait que dans le milieu du travail, ça ne soit pas aussi simple. Chez les jeunes femmes lesbiennes, la proportion serait encore plus élevée : 64% selon le sondage.
 
 
Des différences en fonction du secteur
 
Les résultats de l’étude du cabinet BCG montrent que cette perception varie en fonction du secteur d’activité. 59% estiment que la finance est un domaine où être gay peut porter préjudice à la carrière. 57% dans l’industrie et nettement moins dans le monde des médias et de la communication (43%).
 
Un sondage à relativiser
 
Ces statistiques révèlent des tendances qui offrent des pistes de réflexion mais il faut garder à l’esprit que seuls 165 étudiants ou jeunes diplômés homosexuels ont été interrogés pour réaliser cette étude. Un faible échantillon d’autant qu’on ne connaît pas précisément les conditions méthodologiques de l’étude. Des résultats à relativiser donc, même si ces conclusions approchent sans doute une réalité.
 
Dans une publication sur le site internet du journal Le Monde, le traitement de cette information est intéressant et nous permet une meilleure lecture de l’étude du cabinet BCG. Le journal tente de décrypter les résultats en donnant la parole à Thierry Laurent, un économiste au centre d’étude des politiques économiques de l’université d’Evry-Val d’Essonne, qui a écrit de nombreuses études sur le sujet de l’homosexualité en entreprise. Selon lui, tout dépend “évidemment et avant tout de l’entreprise et du lieu de travail”.
 
Le coût du coming out
 
Là où Thierry Laurent va plus loin, c’est en terme de coût du coming out. Il dit avoir calculé la différence de salaire entre un gay qui révèle son orientation sexuelle à son employeur par rapport à celui qui la cache et tenez vous bien, elle serait de 1200 euros par an. Une différence qui pourrait s’expliquer selon lui par ce qu’il appelle les stratégies actives de dissimulation : “On sait depuis longtemps que le fait de cacher son orientation sexuelle peut avoir d’importants effets psychologiques, avec des conséquences sur la santé et sur l’efficacité au travail. Si vous êtes moins productif, vous risquez d’être moins bien rémunéré !”.
 
Thierry Laurent conseille à ceux qui hésiteraient à s’assumer au travail de prendre le temps de chercher une entreprise au sein de laquelle ils pourront se sentir eux-mêmes. Une déclaration pleine de bonnes intentions mais sans doute difficile à suivre quand on connaît l’état actuel du marché du travail.