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Des crimes de haine si «banals»

La vidéo virale du lynchage d'une ado trans dans le nord-est du Brésil relance le débat sur l'invisibilité des crimes de haine dans ce pays, où un·e LGBT décède de mort violente toutes les 25 heures. La vidéo est insoutenable: une...


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Des droits pour les mariés de même sexe, même en Roumanie

Le Etats de l'UE qui ne reconnaissent pas les couples homosexuels ne doivent pas les empêcher de vivre ensemble: c'est ce qu'il ressort d'un avis rendu cette semaine par la Cour de justice de l'Union. Les pays de l’Union européenne qui...


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Lesbiennes en proie à une violence invisible

Un rapport de HRW lève le voile sur la situation des homosexuelles ghanéennes, dont les persécutions échappent trop souvent au radar des défenseurs des droits humains, dans le cadre familial. Dénonciations arbitraires, raids policiers lors de soi-disant «mariages gay» ou passages...


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Une poignée d'activistes gay américains ont déployé le drapeau arc-en-ciel en Antarctique. Un geste symbolique pour réclamer des droits universels.

C’est une cérémonie à laquelle n’ont assisté que quelques manchots interloqués. Un drapeau arc-en-ciel a été déployé cette semaine en Antarctique. Des militants de l’ONG américaine Planting Peace ont ainsi solennellement déclaré le territoire austral «premier continent LGBT-friendly». «En voilà un, il en reste six autres!» a lancé l’organisation.

Engagée depuis 2003 dans des projets humanitaires, Planting Peace s’est surtout fait connaître en 2013, quand l’organisation a acquis une maison du Kansas voisine de la Westboro Baptist Church, une secte violemment homophobe, auteure entre autres de l’infâme slogan «God Hates Fags». Repeinte au couleurs de la communauté, la Rainbow Equality House est devenue un lieu de militantisme et de fêtes, où l’intolérance et la haine sont défiées avec courage et humour.
L’expédition des joyeux idéalistes au pôle Sud s’inscrit dans le même cadre. «C’était un honneur de faire transporter le drapeau de la Fierté à travers l’Antarctique», a expliqué Aaron Jackson, directeur de l’organisation, «et Planting Peace n’arrêtera pas de se battre pour les droits des LGBT jusqu’à ce que toutes les minorités de genre et d’orientation jouissent de tous leurs droits fondamentaux partout dans le monde.»
 
L’association genevoise Parents d’homos aide les parents à accepter l’homosexualité de leurs enfants et s’engage pour briser les tabous depuis 10 ans.
 
 
«Quand vous dites ‘tantouze’ ou ‘tafiole’, vous me blessez, parce que mon fils est gay.» Le coming out n’est pas réservé aux jeunes gens qui décident d’annoncer à leurs proches qu’ils aiment les personnes de même sexe qu’eux. Roudy Grob, comme tous parents d’homosexuel, a dû lui aussi assumer, avouer à son entourage propre l’orientation sexuelle de son fils, Walter. Il y a dix ans, Roudy et sa femme Lucienne ainsi qu’un autre couple fondaient l’association Parents d’homos, pour aider les personnes qui, comme eux, apprenaient l’orientation sexuelle «différente» de leur progéniture. «Avec mon mari, raconte Lucienne, on a tout de suite décidé qu’on ne culpabiliserait pas, mais on s’est très vite rendu compte que pour d’autres parents, c’était plus compliqué.»
 
«Nous, nous ne sommes pas en danger physique, mais il y a le jugement des proches, des collègues, des amis. Il y a toujours ce préjugé qui pousse à chercher une cause. C’est pour cela qu’on se bat.»
 
Lorsque Carole Garcia apprend l’homosexualité de sa fille, c’est tout d’abord «le désarroi, l’incompréhension», l’envie de «sauver» sa fille. Le choc, puis l’acceptation. Quand, quelques années plus tard elle apprend que l’un de ses fils est homosexuel lui aussi, elle décide de s’engager pour changer la façon dont la société perçoit l’homosexualité. «Nous, nous ne sommes pas en danger physique, mais il y a le jugement des proches, des collègues, des amis. Il y a toujours ce préjugé qui pousse à chercher une cause. C’est pour cela qu’on se bat.» Lorsque des parents décide d’appeler Parents d’homos, ils témoignent tout d’abord de leur incompréhension. Ils vivent l’homosexualité de leur enfant comme une forme d’injustice: pourquoi ça leur arrive à eux? «Nous, on essaie de leur demander ce qu’ils craignent et ce qu’ils attendent de nous. Eux demandent souvent ce qu’ils peuvent faire, s’ils peuvent ‘guérir’ leur enfant», raconte Roudy. Difficile d’appeler, difficile de demander de l’aide, difficile aussi d’accepter une rencontre avec les membres de l’association. Des fois, les réactions sont plus violentes encore: «C’est pas mon fils. Moi, je ne l’ai pas élevé comme ça…»
 
À BAS LES TABOUS!
 
Outre les appels, l’association déploie un grand nombre d’activités de sensibilisation, principalement dans les écoles: ils s’entretiennent avec les élèves, les parents et les professeurs. Les interrogations de leurs interlocuteurs, les messages qu’ils transmettent diffèrent selon l’audience. Face aux élèves, ils évoquent leur vécu de parents, la façon la plus judicieuse d’avouer son homosexualité à ses proches. Face aux parents, ils commencent tout d’abord par leur dire que, selon toute probabilité, un ou plusieurs parents présents dans l’assemblée apprendront un jour l’homosexualité de son enfant. Ils tentent aussi de les convaincre de la nécessité de soutenir les initiatives des professeurs qui tentent de sensibiliser leurs élèves à ces questions pour éviter une querelle comme celle qu’a connue la France à propos de la théorie du genre. Aux enseignants, ils conseillent des lectures personnelles et des livres à mettre à disposition dans leur classe à l’intention des élèves. Ils ont par ailleurs réalisé une brochure très complète, «Parlons-en!», disponible sur le site internet de l’association.
 
Carole, Lucienne et Roudy le disent en chœur: ils ont besoin d’aide, des parents qui comme eux, seraient prêts à se battre pour briser le tabou de l’homosexualité – la règle dans beaucoup de milieux. Pourquoi s’engager? «Pour ses enfants! Pour moi c’est une question d’amour et de partage», lance Carole. Au-delà de la satisfaction de se savoir utile à leur progéniture, ils soulignent tous trois le caractère passionnant de cet engagement. Il y a le côté humain, dont parle Lucienne: «J’aime voir évoluer les situations, des couples qui nous appellent, qui peinent à accepter l’homosexualité de leur enfant et qui, quelque temps plus tard, nous annoncent qu’ils ont passé un Noël merveilleux avec leur fils et son petit ami.» Pour ces trois parents, c’est aussi un moyen de «ne pas s’enfermer dans un ghetto», d’apprendre de nouvelles choses, de se renseigner sur les sujets qui occupent les débats actuels: question de genre, mariage pour tous, bisexualité, etc. Parents d’Homos et l’une des seules associations à œuvrer en ce sens (outre un groupe lié à Vogay, dans le canton de Vaud). Parlez-en autour de vous! À vos parents surtout!
 
» Plus d’infos sur www.parentsdhomos.ch
 
 

Ces dernières années, Jean-Pierre Coffe n'avait pas hésité à évoquer sa vie sentimentale, son compagnon actuel, ainsi que sa bisexualité.

Il faisait partie de ces personnalités cultes du petit écran, et bien avant le boum des émissions culinaires, avait fait entrer la gastronomie sur les plateaux de télévision. Jean-Pierre Coffe s'est éteint hier soir à l'âge de 78 ans, à son domicile de Lanneray dans l'Eure-et-Loir.

Connu pour sa personnalité survoltée et forte en gueule, pour son combat tonitruant contre la malbouffe, il avait fait ses débuts en 1984 à Canal+ et est apparu dans de nombreuses émissions télé et radio tout au long de sa carrière, aux côtés de Michel Denisot, Laurent Ruquier ou encore Michel Drucker. Il avait en outre animé l'émission au titre évocateur Ça se bouffe pas, ça se mange sur France Inter. Son fameux «Mais c'est de la merde!» lancé en 1992, dans un lancer de saucisses magistral, restera dans les annales.
«JE NE MILITE PAS EN FAVEUR DU MARIAGE GAY»
Il était l'une des rares personnalités publiques ouvertement bisexuelles en France. Alors en promo pour la sortie de son autobiographie Une vie de Coffe (Stock) en mai 2015 il y a presque un an, il s'était confié dans Libération: «Aujourd’hui, je suis avec un homme. Mais, je ne revendique rien et je ne milite pas en faveur du mariage gay. (…) Je revendique ma liberté. Si ça me plaît de vivre avec un chien, eh bien! ça me regarde.» Il évoquait notamment dans ce livre sa première expérience avec un homme. Jean-Pierre Coffe avait affirmé avoir partagé sa vie avec des femmes (il a été marié trois fois) aussi bien qu'avec des hommes. Ces dernières années, il avait martelé à plusieurs reprises, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, ne pas vouloir faire de «prosélytisme», ce qui semblait signifier pour lui ne pas s'engager ou militer pour l'égalité des droits. Depuis ce matin, de nombreuses personnalités de la télévision et du divertissement, mais aussi du monde politique lui ont rendu hommage.

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Un nouveau hashtag #TweetLikeAWhiteGay a fait son apparition sur Twitter et vise à dénoncer le racisme qui sévit dans le milieu gay, pourtant en lutte constante contre les discriminations, nous relate le site d’information LGBT Cromosomax.
 
 
En effet, de nombreux homosexuels, notamment blancs, véhiculent sur leurs profils d’applications de rencontre des commentaires et messages entre utilisateurs, du genre « ni black, ni asiat », qui banalisent un racisme ordinaire. En pensant « être sincère », parce qu’ils ont le droit de « dire ce qu’ils pensent » ou pour « gagner du temps », ils n’en font pas moins preuve d’un manque de respect et d’une discrimination qui relèvent purement du racisme.
 
Ont-ils pensé à l’impact que cela peut avoir sur les destinataires de ces messages ? N’y-t-il pas une autre manière de faire comprendre à l’autre que l’on est pas intéressé ? Car, évidemment, on ne peut plaire à tout le monde et vice-versa. Cependant, le respect ce n’est pas de dire ce que l’on pense, aime, ressent…avec des mots polis et non-insultants. Le respect est de ne pas insulter de manière indirecte à autrui, de ne pas réduire une communauté à certains clichés ayant la vie dure (les blacks sont bien montés et les asiats ont des p’tites bites, entre autres…).
 
Les minorités ne sont pas les seules visées par ces commentaires racistes et cette discrimination du quotidien. « Pas de gros, j’aime pas ça », « pas d’efféminé parce que j’aime pas les folles » ou « que des vrais mecs », sont autant de réflexions désobligeantes qui peuvent avoir un effet dévastateur sur certains et surtout toucher le plus grand nombre.
 
Dénoncer ce racisme sur Internet est un bon début mais il faut surtout changer les comportements, oser dire que c’est intolérable lorsque l’on est confronté à des blagues de mauvais goût, même si elles sont proférées par nos amis. Parce que refuser la discrimination pour soi mais l’accepter pour les autres, parce qu’elle ne vous concerne pas, eh bien c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité.
 
 
 
 
Afin de promouvoir la Saint Valentin, la marque espagnole El Corte Inglès (Les Galeries Lafayette en France) a décidé de proposer un court métrage émouvant ! Dans ce clip, le groupe met en scène deux hommes gays qui tombent amoureux dès le premier regard. L’un parle en espagnol, l’autre lui répond en langage des signes. Pendant plus de trois minutes, on assiste ainsi aux premières minutes d’un coup de foudre… pas besoin de parler l’espagnol pour comprendre la vidéo puisque même les deux protagonistes eux-mêmes ne se comprennent pas et tombent pourtant amoureux .
Au cours de la balade dans le magasin, l’un dit à l’autre : "Je suis fou. Je viens seulement de te rencontrer mais je pense déjà que je ne veux plus te quitter. Tu me plais et je me fiche de ce que tu peux en penser.". En réponse, l’homme qui communique en langage des signes lui écrit un message via WhatsApp pour lui répondre : "Je ne sais pas très bien ce que tu veux, mais tu as de la chance, car moi aussi je te dis oui à tout".
En tout cas, la stratégie de communication de la marque a bien fonctionné puisque la vidéo a déjà fait le tour du monde ! Un véritable buzz !  Et vous que pensez-vous de cette vidéo promotionnelle pour El Corte Inglès ?
 

 

 
 
La petite ville de Linz a décidé de réinstaller les feux de signalisation LGBT-friendly après que le parti d’extrême droite les a supprimé en fin d’année dernière.
 
Ces feux de signalisation, montraient trois couples. Un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes, se tenant main dans la main et où figuraient à chaque fois des petits cœurs. Installés d’abord à Vienne, à l’occasion de l’organisation de l’Eurovision par l’Autriche, le but de cette démarche était de promouvoir la tolérance. Fort du succès de l’opération, la ville de Linz avait vite emboîté le pas à la capitale.
 
Sauf que ce message de tolérance et d’amour n’était pas au goût de tout le monde. En effet, le parti d’extrême-droite, « Parti de la Liberté », a rapidement obtenu la suppression de ces feux de signalisation des rues de Linz, considérant qu’ils étaient détournés de leur but premier.
 
 
Markus Hein, le conseiller du Parti avait déclaré :
 
« Les feux de signalisation sont fait pour réguler le trafic. Ils ne doivent pas être détournés pour donner des conseils sur la façon de vivre votre vie. »
 
Le conseiller stipulait que les droits des personnes LGBT était déjà mis en avant par la municipalité et que les mettre en « lumière » n’était donc pas nécessaire.
 
La décision du parti d’extrême-droite avait été jugée honteuse par plusieurs médias et personnalités politiques, notamment du parti vert autrichien.
 
Le conseil municipal de la ville a finalement décidé de réinstaller ces feux gay-friendly.
 
 
 
 
58% des jeunes homosexuels étudiants ou diplômés estiment que révéler son orientation sexuelle à son employeur est “potentiellement un inconvénient”, selon un récent sondage publié mercredi 27 janvier par le cabinet de conseil Boston consulting group (BCG). Alors que dans la sphère privé, le coming out est de mieux en mieux accepté, il semblerait que dans le milieu du travail, ça ne soit pas aussi simple. Chez les jeunes femmes lesbiennes, la proportion serait encore plus élevée : 64% selon le sondage.
 
 
Des différences en fonction du secteur
 
Les résultats de l’étude du cabinet BCG montrent que cette perception varie en fonction du secteur d’activité. 59% estiment que la finance est un domaine où être gay peut porter préjudice à la carrière. 57% dans l’industrie et nettement moins dans le monde des médias et de la communication (43%).
 
Un sondage à relativiser
 
Ces statistiques révèlent des tendances qui offrent des pistes de réflexion mais il faut garder à l’esprit que seuls 165 étudiants ou jeunes diplômés homosexuels ont été interrogés pour réaliser cette étude. Un faible échantillon d’autant qu’on ne connaît pas précisément les conditions méthodologiques de l’étude. Des résultats à relativiser donc, même si ces conclusions approchent sans doute une réalité.
 
Dans une publication sur le site internet du journal Le Monde, le traitement de cette information est intéressant et nous permet une meilleure lecture de l’étude du cabinet BCG. Le journal tente de décrypter les résultats en donnant la parole à Thierry Laurent, un économiste au centre d’étude des politiques économiques de l’université d’Evry-Val d’Essonne, qui a écrit de nombreuses études sur le sujet de l’homosexualité en entreprise. Selon lui, tout dépend “évidemment et avant tout de l’entreprise et du lieu de travail”.
 
Le coût du coming out
 
Là où Thierry Laurent va plus loin, c’est en terme de coût du coming out. Il dit avoir calculé la différence de salaire entre un gay qui révèle son orientation sexuelle à son employeur par rapport à celui qui la cache et tenez vous bien, elle serait de 1200 euros par an. Une différence qui pourrait s’expliquer selon lui par ce qu’il appelle les stratégies actives de dissimulation : “On sait depuis longtemps que le fait de cacher son orientation sexuelle peut avoir d’importants effets psychologiques, avec des conséquences sur la santé et sur l’efficacité au travail. Si vous êtes moins productif, vous risquez d’être moins bien rémunéré !”.
 
Thierry Laurent conseille à ceux qui hésiteraient à s’assumer au travail de prendre le temps de chercher une entreprise au sein de laquelle ils pourront se sentir eux-mêmes. Une déclaration pleine de bonnes intentions mais sans doute difficile à suivre quand on connaît l’état actuel du marché du travail.
 
 

Kayden Clarke était un jeune homme trans atteint du syndrome d'Asperger, qui vivait dans l'Arizona.

Kayden Clarke avait 24 ans. Il a été abattu ce jeudi 4 février par des policiers dans sa maison à Mesa, en Arizona, qui avaient été alertés par un appel disant que ce jeune homme trans allait mettre fin à ses jours. Ils seraient entrés dans son domicile et l'aurait vu un couteau dans une main. Ils ont alors fait feu. Selon le site Jezebel, ils ont été placés en congé administratif. Les premiers éléments de l'enquête montrent qu'ils ne portaient pas de caméras, ce qui aurait permis de vérifier si les coups de feu qui ont mortellement blessé Kayden Clarke relevaient ou non de la légitime défense.
 
La mort brutale du jeune homme a été rapportée dans plusieurs médias locaux. Mais, dans la quasi totalité des articles, ce n'est pas le nom de Kayden Clarke qui est utilisé: «La partie la plus tragique de cette histoire est que les médias qui en parlent l'ont malgenré et l'appellent par son nom de naissance dans les titres et les articles. Les titres le présentent comme une femme, usent de l'expression “nom choisi”, et l'appellent par “elle”, déplore le site d'informations FTM Magazine.
 
Kayden Clarke était atteint du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme. Il tenait une chaîne Youtube, et avait annoncé en décembre dernier avec joie et émotion qu'il allait bientôt pouvoir recevoir une opération chirurgicale.
Souffrant d'anxiété, il était aidé depuis plusieurs années par Samson, un chien d'assistance lui permettant de calmer ses crises, qui pouvait parfois conduire à des comportements auto-destructeurs. Au cours de l'année 2015, il avait posté une vidéo largement relayé montrant cette réalité.
 
Si les personnes trans sont davantage visibles dans les médias depuis quelques années aux États-Unis, elles restent un groupe de population particulièrement vulnérable, très exposé aux violences et aux discriminations. Sont particulièrement touchées les femmes trans de couleur (lire aussi États-Unis: Pourquoi il est urgent d’agir pour protéger les vies des femmes trans’ de couleur). Le taux de suicide au sein de la communauté trans américaine est en outre très élevé, comme le soulignait Mark Joseph Stern en 2014: 46% des hommes trans et 42% des femmes trans ont déjà tenté de se suicider, la moyenne nationale étant de 4,6% de la population.
 
 
 
 
Un centre, censé accueillir les centaines de demandeurs d’asile LGBT, va bientôt ouvrir ses portes à Berlin. Il sera géré par Schwulenberatung, une organisation des droits LGBT allemande. Une estimation montre qu’environ 3500 de ces demandeurs d’asile, le sont simplement parce qu’ils sont des LGBT. Malheureusement, le centre ne pourra en accueillir que 125. Stephan Jakel, le responsable des affaires concernant les réfugiés pour l’organisation Schwulenberatung, a déclaré à l’agence Reuters :
 
« Nous avons entendu plusieurs histoires de discriminations et de crimes envers les personnes LGBT ces deux dernières années. Certains ont été agressés par des crachats encore ou violentés. L’un d’entre eux a même survécu à une tentative de meurtre. Nous avons entendu plusieurs histoires horribles. »
 
L’Allemagne qui était le premier pays en matière d’accueil des réfugiés en Europe en 2015, avec plus de 1 million de personnes, en provenance de Syrie, d’Irak ou d’Afghanistan. Parmi eux, 95 personnes ont été victimes de violences LGBTphobes, dont une bonne partie ayant subi ces actes au sein même des camps de réfugiés ou des communautés de demandeurs d’asile. Le Centre d’accueil des demandeurs d’asile LGBT ouvrira ses portes à ces derniers autant de temps qu’ils le désirent, a affirmé Jakel.
 
 
 
Admirée, détestée, idolâtrée, conspuée, les débats parlementaires, notamment autour du Mariage pour tous, ont été l’occasion pour l’ancienne garde des Sceaux de démontrer ses talents d’oratrice hors pair. Son sens de la répartie, sa ténacité et son érudition ont indéniablement marqué les esprits.
 
 
Taubira : la fringante.
 
 
Durant les nombreux débats parlementaires qui ont animé le projet de loi sur le Mariage pour tous, il est de ceux qui, malgré les divergences de points de vue, emportent l’Assemblée d’un fou rire contagieux. Christiane Taubira peine à garder son sérieux face à Philippe Gosselin, pourtant fer de lance de l’opposition au Mariage pour tous.
 
Taubira : la bienveillante.
 
 
Les discussions à l’Assemblée Nationale sur la GPA n’échappent pas à la virulence des propos de l’opposition. Ils donnent ici l’occasion à la ministre de la Justice d’apporter une réponse bienveillante à Françoise Guégot qui l’interpelle sur « la complicité hypocrite » du gouvernement. Bien qu’elle admette que la GPA soit interdite dans notre code civil, elle lui rappelle que ce sont des « enfants en chair et en os (…) des enfants de la République et ces enfants là, quoique vous disiez, nous allons les protéger, Madame ! ».
 
Taubira : la moralisatrice.
 
 
Brillante oratrice lorsqu’il s’agit de défendre ses convictions et les projets de loi du gouvernement dont elle a la charge, Christiane Taubira n’hésite pas fustiger l’absentéisme et la mauvaise foi de l’opposition. C’est le cas face à Bernard Perrut, et de lui reprocher pêle-mêle que les « députés de l’opposition sont très peu nombreux et très rarement présents » ou encore que « les termes pères et mères ne disparaissent pas du code civil et qu’ils sont maintenus en l’état ».
 
Taubira : la colérique.
 
 
 
Les débats parlementaires se sont parfois éternisés jusqu’à tard dans la nuit. Ce fût le cas lors de ce clash violent entre la ministre et les députés de l’opposition, Messieurs Jacob et Aboud. En effet, la garde des Sceaux s’emporte lorsque ces derniers font référence respectivement au « triangle noir » et au « triangle rose ». Il est, à ses yeux, « inqualifiable de faire un mot d’esprit sur une expression pareille ».
 
Taubira : la flamboyante.
 
 
Lors d’un discours final, Christiane Taubira rend un vibrant hommage à tous ceux ayant contribué à l’aboutissement du projet de loi sur le Mariage pour tous. Elle salue aussi bien « la belle énergie transmise » par les députés de la majorité, que « la ténacité » de ceux de l’opposition, tous les protagonistes ayant permis « d’élever le débat à cette hauteur ». Enfin, elle nous donne à voir la grandeur du projet qu’elle a porté : « ce projet de loi nous a conduit à penser autrui, à consentir à l’altérité… ».
 
 

Le documentaire d'Ellen Page et Ian Daniel sera diffusé en ligne sur la chaîne Viceland en mars.

Quelques images étaient apparues dans le teaser de Viceland, la nouvelle plateforme TV de Vice, mais cette fois, c'est un vrai aperçu de ce que nous réserve Gaycation qui a enfin été révélé. Dans un trailer haut en couleurs, on découvre Ellen Page et son meilleur ami Ian Daniel, à la rencontre des communautés LGBT en Jamaïque, au Japon, au Brésil et aux États-Unis. A travers ses rencontres, on se doute que les deux compères vont vivre d'intenses moments de joie et de partage, de formidables rencontres, mais aussi être confronté.e.s à des situations où la violence LGBTphobe dépasse ce qu'il et elle pouvaient imaginer. Gaycation sortira le 2 mars sur Viceland:

Source

Un jeune adolescent de 15 ans aurait été jeté du toit d’un immeuble, vendredi 1er janvier, par les membres de l’Etat Islamique à Deir Ezzor (dans l’est de la Syrie), au motif qu’il serait coupable d’homosexualité. Cependant, le commandant de Daesh avec qui il aurait entretenu des rapports sexuels a été acquitté et envoyé sur le front pour se battre. L’exécution de l’adolescent aurait eu lieu sur la place publique de la ville.
 
 
Selon le site du Dailymail, le commandant accusé d’avoir entretenu des liens avec le jeune de 15 ans ne serait autre qu’Abu Zaid Al-Jazrawi, qui était apparu dans des vidéos qui montraient des enfants soldats exécuter des prisonniers dans un jeu de cache-cache sordide.
 
Abu Zaid aurait été fouetté et envoyé en Irak pour se battre sur la ligne de front à la suite de cette affaire. Toujours selon le Dailymail, l’adolescent aurait été retrouvé dans la maison du commandant du soi-disant Etat Islamique, qui serait originaire d’Arabie-Saoudite. Il a été condamné par le tribunal islamique de la ville, avant d’être jeté dans le vide, les mains attachées, devant une grande foule.
 
 
 
Dorénavant, comptez sur Twitter pour bannir tous les profils qui lancent des tweets à caractère LGBTphobes.
 
 
Dans un communiqué récemment publié, le réseau social a tenu à clarifier le fait que ce type de conduite haineuse n’est plus acceptable. Les contrevenant s’exposent à la suppression pure et simple de leur compte.
 
Megan Cristina, directrice de la Confiance et de la Sécurité pour Twitter a assuré : "Comme toujours, nous acceptons et encourageons la diversité des opinions et des croyances. Mais nous continuerons à mener des actions contre les personnes responsables d’abus."
 
Contrairement à l’ancien règlement, qui restait vague sur le bannissement des personnes faisant la promotion « de violence contre quelqu’un« , le nouveau est plus détaillé et stipule qu’il est interdit de promouvoir la violence contre quiconque, de menacer quelqu’un, ou d’attaquer directement d’autres personnes sur la base de leurs « ethnicités, leurs origines, leurs orientations sexuelles, genres, croyances, âges, leurs handicaps, ou maladies. »
 
On n’a plus qu’à souhaiter bon courage à Christine Boutin et à ses copains !