Fil d'actualités

Des crimes de haine si «banals»

La vidéo virale du lynchage d'une ado trans dans le nord-est du Brésil relance le débat sur l'invisibilité des crimes de haine dans ce pays, où un·e LGBT décède de mort violente toutes les 25 heures. La vidéo est insoutenable: une...


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Des droits pour les mariés de même sexe, même en Roumanie

Le Etats de l'UE qui ne reconnaissent pas les couples homosexuels ne doivent pas les empêcher de vivre ensemble: c'est ce qu'il ressort d'un avis rendu cette semaine par la Cour de justice de l'Union. Les pays de l’Union européenne qui...


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Lesbiennes en proie à une violence invisible

Un rapport de HRW lève le voile sur la situation des homosexuelles ghanéennes, dont les persécutions échappent trop souvent au radar des défenseurs des droits humains, dans le cadre familial. Dénonciations arbitraires, raids policiers lors de soi-disant «mariages gay» ou passages...


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Au cinéma à partir du 20 janvier. 

Synopsis:
La remarquable histoire d'amour de Gerda Wegener et Lili Elbe, née Einar Wegener, l'artiste danoise connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930. Le mariage et le travail de Lili et Gerda évoluent alors qu'ils s'embarquent sur les territoires encore inconnus du transgenre.

 

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Muriel Robin, Michèle Laroque et Pierre Palmade fêteront en 2016 les 20 ans de "Ils s'aiment". Avec une petite surprise...
 
 
Muriel Robin, Pierre Palmade et Michèle Laroque fêteront en 2016 les 20 ans de leur(s) spectacle(s) à succès: Ils s'aiment. Le spectacle sera un best of de Ils s'aiment (1996), Ils se sont aimés (2001) , Ils se re-aiment (2012). Petite nouveauté, Muriel Robin qui a co-écrit et mis en scène les spectacles les jouera pour la première fois. Il y aura donc trois configurations de couple: Palmade-Laroque, Palmade-Robin et Laroque-Robin, ont-ils annoncé sur RTL . Le temps de quelques spectacles, "Ils s'aiment" deviendra donc "Elles s'aiment".
 
Le spectacle sera joué à l'Olympia en septembre 2016, puis partira en tournée dans toute la France ensuite.
 

L’homme fait « vivre » son sexe…

Que font nos parties intimes quand on ne s’occupe pas d’elles ? C’est à peu de choses près la question que s’est posé un photographe de San Francisco. L’homme a donc créé un Tumblr avec des photos très explicites de son pénis dans différentes situations.

Son blog a pour titre « Things my dick does », soit « Les choses que fait mon pénis ». En guise d’introduction, le photographe justifie sa démarche : « Je me suis toujours demandé ce que mon pénis fait quand il se réveille, avant moi ». Le photographe suppose qu’il « s’ennuie » en attendant son réveil. « Le pauvre petit gars »…

Souhaitant rester anonyme, l’homme a expliqué au Huffington Post américain que les clichés étaient à l’origine des sextos et que la série a démarré grâce à eux. Maintenant, quoi qu’il fasse, « l’artiste » met toujours en scène son pénis, et le concept fonctionne…

Source (Et la suite des photos...) 

Quand la hantise de la propagande gay tourne à l'absurde: le web russe s'enflamme pour une sculpture récemment dévoilée dans un square de Briansk.

Les autorités de Briansk, une ville au sud-ouest de Moscou, doivent se mordre les doigts d’avoir installé, mardi dernier, une nouvelle sculpture sur une place du centre-ville, le square Slavianskaya. La pièce, qui représente deux dauphins en béton doré qui échangent un délicat baiser, a provoqué une lame de fond sur les réseaux sociaux.
Il faut dire que l’œuvre du duo Janna Antropova et Alexeï Semutkin, passablement kitsch, se prête aux moqueries et les détournements les plus divers. Mais elle a aussi déclenché la colère d’internautes qui l’ont identifié à de la «propagande LGBT», illégale selon la législation russe.
La municipalité s’est empressée d’organiser une consultation sur le site officiel de l’administration du district. Deuxième mauvaise idée: le système de vote a été hacké. En quelques minutes, 2500 voix s’étaient ajoutées pour enlever la sculpture, «porteuse de valeurs culturelles douteuses», selon la presse locale. En attendant de savoir quoi faire de ses dauphins, la ville les a placés sous protection policière.
 

BOTANIQUE Un if écossais, mâle depuis plusieurs siècles, est en train de devenir femelle...

Le saviez-vous ? Les végétaux peuvent eux aussi changer de sexe. Ce phénomène rare est actuellement observé par les scientifiques en Ecosse, dans le Perthshire, sur le plus vieil arbre du Royaume-Uni.
Un changement de sexe peut-être provoqué par le stress environnemental
Il s’agit d’un if de Fortingall, qui serait âgé d’environ 5 000 ans. Pendant des siècles, il a produit du pollen et, en tant que plante dioïque, a été catalogué comme un arbre mâle. Mais les botanistes ont récemment été « choqués » de découvrir des baies rouges sur ses branches, ce qui suggère que l’if, ou du moins une partie de l’arbre, est en train de changer de sexe et devenir femelle.
« C’est un événement rare (…) et pas complètement expliqué », a déclaré ce lundi à l’AFP Max Coleman, botaniste au Royal Botanic Garden d’Édimbourg. Selon le scientifique, cette évolution pourrait être due à une modification de l’équilibre hormonal de l’if. « Le stress environnemental est l’une des choses qui pourraient l’avoir provoqué ».
Un arbre âgé d’environ 5 000 ans
L’arbre est en tout cas en bonne santé, et ses transformations feront désormais l’objet d’une attention toute particulière, a assuré Max Coleman.
Situé dans la cour d’une vieille église, cet if est qualifié par la presse britannique de « plus vieil » arbre du Royaume-Uni. Mais son âge exact reste difficile à déterminer, le cœur du bois ayant pourri. Pour l’évaluer, les scientifiques ont comparé ses dimensions actuelles avec des mesures prises il y a plusieurs siècles.
 
 
Après avoir organisé des rondes contre l'«insécurité» dans les transports publics ou autour des foyers de migrants, un parti d'extrême droite a mené une patrouille d'«autodéfense» sur une aire d'autoroute proche de Dortmund.
 
Les extrémistes russes de Occupy Paedophilia font aussi des émules en Allemagne. Des jeunes néonazis de Dortmund ont publié sur YouTube, ce week-end, la vidéo d’une opération d’intimidation antigay. Dans la séquence de 6 minutes signée Stadtschutz Dortmund («Protection urbaine de Dortmund»), on voit des militants débarquer sur une aire d’autoroute prétendument fréquentée par des homosexuels.
 
 
Le séquence ne montre pas de violence, mais des intimidations à l’intention des amateurs de «pratiques indécentes». On voit un des membres du commando antigay enfiler une paire de gants «au cas où quelqu’un nous attaquerait. Et aussi par ce que je ne veux pas attraper de maladies». «La police ne considère pas qu’il est nécessaire de les réprimer, explique le leader du groupe. Par conséquent, nous sommes en droit d’appliquer nous-mêmes la loi et de faire respecter la sécurité et l’ordre.»
 
PATROUILLES D’«AUTODÉFENSE»
 
L’organisateur de cette expédition est Die Rechte, un parti d’extrême droite qui siège au conseil municipal de Dortmund. Ses élus se sont déjà fait remarquer, rappelle le site LGBT Queer.de, en exigeant la liste des quartiers abritant une population juive ou en tentant de savoir le nombre de personnes séropositives dans la ville de la Ruhr. La formation a aussi mené des patrouilles «d’autodéfense» autour des foyers pour requérants ou dans les transports publics, soi-disant «contre l’insécurité».
 
Le parti de gauche Die Linke a réclamé aux autorités qu’elles fassent cesser ces provocations: «Si les néonazis sortent la nuit pour intimider la population, quelque chose doit se produire.» Mais la justice a estimé, pour l’instant, qu’aucune mesure ne pouvait être prise contre les militants. Aucun délit n’a été retenu contre eux, et leurs t-shirts jaunes ne peuvent être confondus avec des uniformes de police.
Les homosexuels en Argentine peuvent officiellement donner leurs sangs. Cette exclusion a été levée mercredi en Argentine, ce que revendiquait depuis plus d’une décennie la communauté gay, qui dénonçait une discrimination.
 
 
Le ministère de la Santé argentin a présenté dans un communiqué les nouvelles conditions pour pouvoir donner son sang, mettant « fin à une longue histoire de discrimination institutionnelle envers la communauté LGBT ».
 
L’Argentine rejoint ainsi d’autres pays de la région, comme le Mexique, Cuba, le Pérou, le Nicaragua et le Chili, qui avaient mis fin ces dernières années à cette restriction, encore présente aux Etats-Unis et en France, par exemple.
 
L’Argentine, très avancée dans la reconnaissance des droits des gays, lesbiennes et transsexuels, interdisait toutefois jusqu’à présent aux homosexuels de donner leur sang, comme le font, dans la région, le Salvador, le Costa Rica, le Venezuela et le Brésil.
 
Dans un communiqué de presse, le président de l’organisation FALGBT, Esteban Paulon à tenu à expliqué l’importance d’une telle décision :
 
« C’est une grande joie d’avoir pu franchir cette étape vers l’égalité et la non-discrimination, l’un des derniers domaines qui excluait explicitement notre collectif de la jouissance pleine de ses droits. »
 
En France, la levée totale de l’interdiction, promesse de campagne du président François Hollande, a été discutée au printemps, mais n’a pour l’instant pas abouti à un changement de la loi.

Quatre jeunes, âgés entre 20 et 22ans ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Evry, mercredi à des peines de prison allant jusqu’à cinq ans dont deux avec sursis, pour avoir détroussé des personnes homosexuelles qu’ils avaient rencontré dans un site de rencontre.

Les faits remontent entre mars et avril 2014. Les jeunes hommes avaient fait cinq victimes. Ils répondaient à des petites annonces publiées par vivastreet.fr, accompagnées d’une photo d’un beau torse musclé: « Black cherche homme pour rencontre sans prise de tête », « jeune black cherche homme ou trans » ou « jeune couple cherche homme de 40 à 60 ans pour première expérience à trois »…

 

A chaque fois le même scénario: une fois le rendez-vous fixé, toujours au même endroit, à Paray-Vieille-Poste, un paisible village de l’Essonne, l’appât montait dans la voiture de la victime et la guidait vers une impasse à l’abri des regards.

 

Une fois le contact coupé, un ou deux complices surgissaient pour braquer leur proie, la menaçant d’un taser, d’un couteau ou d’une arme de poing.

 

« L’idée, c’était de leur voler leurs biens », a expliqué à l’audience le jeune homme présenté comme le cerveau de l’opération, arrêté en flagrant délit par un policier qui s’était fait passer pour un homme intéressé par une rencontre.

 

La cible des victimes était bien étudiée, durant le procès, le juge a fait remarquer :

 

« Certains de ces hommes sont mariés, pères de famille. Ce n’est pas facile pour eux de déposer plainte. Est-ce que vous ne comptiez pas un peu là-dessus en ciblant des homosexuels ? »

 

C’est au bout des lèvres que l’un des prévenus a fini par avouer. Pris par « un sentiment de honte et de culpabilité », certaines victimes n’osaient porter plainte. L’une d’elle aura dit aux enquêteurs :

 

« J’ai peur que ma femme soit au courant de cette rencontre. »

 

Une victime s’est fait voler sa voiture et d’autres, séquestrées dans leur voiture, ont été contraintes de faire des retraits avec leur carte bleue dans plusieurs distributeurs de la région.

 

Pour justifier ces agressions, les prévenus ont tous opposé des besoins urgents d’argent. L’un voulait ainsi financer son permis de conduire. « Avec du recul, j’ai vu que ce n’était pas la bonne solution », a-t-il reconnu. Un autre souhaitait rembourser des dommages et intérêts qu’il devait payer pour une précédente condamnation…

 

Malgré le profil des victimes et le mode opératoire, le caractère homophobe n’a pas été retenu lors de l’instruction.

 

POLEMIQUE

Le maire d’une petite commune du Vaucluse a fait interdire l’affiche du film montrant deux femmes sur le point de s’embrasser. La réalisatrice lui a écrit une lettre ouverte cinglante…

« Ce qu’on voit dans La Belle Saison, c’est la nudité des corps, dans leur liberté, dans leur beauté et dans leur insouciance face au désir, ce sont les visages, les rires, les sourires de deux femmes qui évoquent l’appétit de la vie. Est-ce cela qui vous choque ? » Dans une lettre ouverte, la réalisatrice Catherine Corsini s’adresse au maire FN de Camaret-sur-Aigues dans le Vaucluse. Elle y dénonce notamment une censure « qui sous couvert de protéger les valeurs familiales, répand les passions tristes et la haine du corps.

« Nous devrions aussi interdire les musées à la jeunesse »

Un mois après sa sortie nationale, l’affiche du film La Belle Saison fait polémique dans la petite commune de Philippe de Beauregard. Ce dernier l’a fait interdire et l’a retiré du site Internet de la ville. La fameuse affiche met en scène les actrices Cécile de France et Izia Higelin, dénudées, en train de s’enlacer et sur le point de s’embrasser. Pour Catherine Corsini, si on interdisait le film aux enfants, « nous devrions aussi interdire les musées à la jeunesse, fermer les salles qui montrent des corps de femmes entre elles, nus, alanguis, accouplés dans des poses suggestives », réagit-elle.
 
En juin 2013, les villes de Versailles (Yvelines) et Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) avaient fait retirer les affiches du film L’inconnu du lac après des plaintes d’habitants choqués. A l’époque, l’afficheur JC Decaux avait affirmé qu’une telle demande restait « extrêmement rare ».
 
 

 

Hier, mardi, la Maison Blanche a annoncé avoir embauché la première personne ouvertement transsexuelle, Raffi Freedman-Gurspan, ancienne activiste, a pris ses fonctions au sein d’une équipe chargée du recrutement pour l’exécutif américain.

Cette initiative a été saluée par les associations de défense des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans (LGBT), dont le Centre national pour l’égalité des droits des transsexuels, au sein duquel Raffi a travaillé. Une nomination que le centre a qualifié d’ « historique ».

Valerie Jarrett, conseillère du président Barack Obama, a déclaré :

« Son engagement pour améliorer la vie des transsexuels américains, en particulier les transsexuels de couleur et ceux qui vivent dans la pauvreté, reflètent les valeurs de cette administration. »

« Le fait que cette première nomination d’une personne transsexuelle concerne une femme de couleur est, en soi, significatif », a souligné Mara Keisling, directrice de l’organisation.

Il y a un an, le président Barack Obama a étendu le dispositif fédéral de lutte contre les discriminations au travail. Jusqu’alors, la couleur, l’origine, la religion, le sexe, le handicap, l’âge et l’orientation sexuelle étaient les catégories protégées au sein des administrations fédérales. Le président américain, qui se heurte sur ce sujet à une vive opposition du Congrès à majorité républicaine, a étendu, grâce à un décret, ces protections aux fonctionnaires trans.

 

Source

Les fans clubs de Mylène Farmer sont en liesse: Polydor a dévoilé la date du retour de la chanteuse et une collaboration avec Sting.

Selon les annonces de la maison de disque sur les réseaux sociaux et le site spécialement créé pour l'occasion, Mylène Farmer reviendra avec l'ancien leader de Police le 28 août prochain. Le site "Constellations 2015" donne le nom de leur projet commun et une première photo du duo.

 

Blottis l'un contre l'autre, Mylène et Sting (qui s'est laissé pousser la barbe et arbore un poil bien plus foncé que le blond qu'on lui connaissait) prennent la pose devant un cahier de partitions. Mais les deux stars n'en disent pas plus sur leur collaboration. S'agit-il d'un single? D'un album entier? De reprises de Police et de Sting par Mylène Farmer? Il faudra visiblement attendre fin août pour lever ce mystère.
 
En travaillant avec Sting, Mylène Farmer signe en tout cas son onzième duo après des morceaux aux côtés de Jean-Louis Murat, Moby, Seal, Ben Harper ou encore Gary Jules.
 
Si Constellations 2015 est bien un album, il s'agira du 10ème de Mylène Farmer. Le dernier opus de la chanteuse qui vend le plus de disques en France remonte à 2012 avec Monkey Me. Il a été suivi par la tournée Timeless 2013 quelques mois plus tard.
 
 
 

 

 


 


 


 

Roué de coups par six personnes dans un autobus de Gênes, un quadragénaire a échappé de peu à la mort. L'enquête piétine.

 

Il a suffi d’un regard. «Gay de merde, qu’est-ce que tu as à regarder mon mec?» s’était écriée une jeune passagère à l’intention de Luca, un quadra au «look original» accompagné d’un ami, dans un bus nocturne de Gênes. «Rien, j’étais perdu dans mes pensées», s’était excusé l’homme. Mais ça n’avait pas satisfait la femme, accompagnée de cinq amis. Tous se sont jetés sur lui. Luca est roué de coups de poings, de pieds et de chaîne. Cette nuit du 14 juillet, il a pu rentrer chez sa petite amie, à laquelle il avait expliqué qu’il avait été tabassé parce qu’on l’avait pris pour un homosexuel. Il ne savait pas que son passage à tabac avait déclenché une hémorragie cérébrale.
 
Au bout de sept jours, Luca est tombé dans le coma. Une opération d’urgence lui a sauvé la vie. Il reste aujourd’hui hospitalisé. Il ne parle plus et mange difficilement. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte. La police soupçonne une bande de jeune du centre-ville, mais aucun n’a été identifié avec certitude. Seul le chauffeur de l’autobus est poursuivi pour n’avoir pas alerté les secours, rapporte «La Stampa».
 
 

Ils annonçaient la guerre civile, du sang. Deux ans après la réforme, que s'est-il passé ? Rien. Ou plutôt si : l'homophobie a reculé.

 

Lors du débat sur le mariage pour tous, Laurent Chambon, cofondateur de Minorités, prof installé aux Pays-Bas, avait rédigé sur Rue89 une tribune titrée de façon ironique et provocatrice : "Douze ans de mariage gay en Hollande : un bilan terrifiant".
 
Il expliquait qu'en réalité, il ne s’était rien passé, ou presque rien, depuis la réforme néerlandaise. Le mariage homosexuel est entré rapidement dans les mœurs ; politiquement, il est vite devenu un non-sujet. Même l’extrême-droite hollandaise, ayant conscience que ses électeurs "ne comprendraient pas pourquoi on discriminerait son voisin, son enfant, son frère, sa sœur ou soi-même", était devenue pro-mariage gay. Terrifiant... 
 
On fête ce jeudi le deuxième anniversaire de l'adoption par l’Assemblée nationale de la loi ouvrant le droit au mariage et à l’adoption aux personnes de même sexe. La loi avait été votée dans un contexte très tendu : dramatisation des enjeux, manifestations monstres, agressivité des propos, violences homophobes... A l'époque, les opposants au mariage pour tous promettaient d'autres tensions, d'autres rejets, la fronde de maires "vertueux", un déclin des valeurs... Que s'est-il passé ? Eh bien, comme aux Pays-Bas : rien.
 
Les maires ont rempli leur mission, et les incidents causés par des maires récalcitrants, dans les 36.000 communes, se comptent sur les doigts d'une main. Le mariage des homosexuels est entré dans les moeurs.
 
Même au FN, l'homophobie recule
 
Et comme dans tous les pays qui ont adopté le "mariage pour tous", l'homophobie recule. Même au Front national, qui n'est pas le parti le plus "gay friendly" du paysage politique, on peut désormais croiser des dirigeants ouvertement gays sans que cela ne soulève un grand débat interne, c'est dire. Et c'est à la quasi-unanimité que l’Assemblée nationale a adopté le 3 avril un amendement à la loi Santé contre l’exclusion des homosexuels du don de sang.
 
La question a déserté le discours politique. Ceux qui, à droite, juraient qu’ils "démarieraient" les mariés homosexuels une fois de retour au pouvoir se taisent. "Les Français attendent d'autres priorités que la réécriture de la loi Taubira", a même écrit Nadine Morano dans un tweet. Fermez le ban.
 
Les Français attendent d'autres priorités que la réécriture de la loi Taubira. Le nouveau président de l'Ump devra faire voter sur ce sujet
 
— Nadine Morano (@nadine__morano) 15 Novembre 2014
Et les Frigide Barjot, Christine Boutin, Ludivine de la Rochère et autres Béatrice Bourge qui pronostiquaient "du sang qui coule", "la guerre civile" et autres plaies se sont évaporées comme des traces de buée au soleil. 
 
Deux français sur trois
 
Selon les sondages, jamais autant de Français ne se sont déclarés favorables au mariage pour tous : on atteint 68%. Même les sympathisants UMP se déclarent en faveur du mariage pour tous en grande majorité : 58% (contre 33% en janvier 2013).
 
Sur la question de l’adoption par des couples homosexuels, les Français sont davantage divisés, mais jamais l'on a constaté autant de Français qui s'y déclarent favorables (53%).
 
Avec la loi Taubira, la bataille pour l’égalité des droits n’est certes pas terminée, mais elle a bien avancé. Pas de guerre civile, pas de bain de sang, juste l’inverse : un peu plus de "vivre ensemble" et de fraternité. 
 
 

 

Parce qu’il était révulsé par l’obtention de droits pour les LGBT, Anthony Rebello, un blogueur résidant à Seattle (côte Ouest des États-Unis) a voulu organiser une « hétéro pride » dans sa ville. En fait de fierté, il s’est retrouvé tout seul avec ses ballons. Dans l’événement qu’il a créé sur Facebook, il rédigeait ce sympathique manifeste : 
 
« Nous avons tous le droit de célébrer le choix de vie que l’on a choisi pour nous-mêmes. Au nom de l’égalité et des droits égaux, j’ai créé cet événement pour célébrer notre droit d’être hétérosexuels, et d’encourager les jeunes hétérosexuels pour qu’ils soient fier de leurs hétérosexualité (: »
 
 
La participation à l’événement a été suggérée à plus de 2000 personnes, dont plus de 150 ont confirmé leur présence. Sauf que le jour J, dimanche dernier, Anthony s’est retrouvé seul avec sa pancarte « STRAIGHT PRIDE », ses ballons et son plus beau sourire.
 
Selon le blogueur, l’échec de cette marche est due à une seule raison : la communauté LGBT… Sur l’une de ses publications sur le réseau social qui a suscité l’ire des internautes, il explique :
 
« Beaucoup d’hétérosexuels ne sont pas venus parce qu’ils ne voulaient pas qu’on les prenne en photo. Parce qu’ils ont peur de la communauté LGBT. Regardez comment ils m’ont traité. »
 
Le leader en carton ne compte pas s’arrêter là, si l’on se fie à sa parole et aux commentaires postés sur Facebook : celui qui se voit en Harvey Milk de la communauté hétérosexuelle prévoit déjà une nouvelle « Straight Pride » pour l’année prochaine.
 
Si l’on peut se permettre un petit conseil à Anthony : la prochaine fois, osez plus de paillettes. C’est ce qui fait le succès des gay pride !