Fil d'actualités

FEU VERT AU MARIAGE POUR TOUS À TAÏWAN

Une décision de la Cour constitutionnelle donne deux ans aux autorités pour ouvrir le mariage à tous les couples – une première en Asie. La décision ouvre la voie à la toute première reconnaissance du mariage égalitaire dans un pays asiatique....


Lire la suite

ILLUSOIRE VIRILITÉ

Dans «Les initiés», John Trengove raconte une tragique histoire d’amour en Afrique du Sud sur fond de rite macho et ancestral. Xolani est un jeune ouvrier. Taciturne, morose, solitaire, il vit à Queenstown et, chaque année, s’en va dans les montagnes...


Lire la suite

LES INSUPPORTABLES PLEURNICHERIES DE CYRIL HANOUNA

Confronté à une avalanche de dénonciations pour son canular du faux profil gay, l'animateur trash contre-attaque: il se plaint d'un «faux procès» et s'en prend au CSA. Cyril Hanouna, une victime? Dans le «Journal du dimanche», l’animateur de la...


Lire la suite

PRÉSIDENT TCHÉTCHÈNE VISÉ PAR UNE PLAINTE POUR «GÉNOCIDE»

Devant l'inaction de Moscou, trois associations LGBT françaises veulent saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les persécutions contre les homosexuels dans la république du Caucase. La démarche est sans précédent. Le leader tchétchène Ramzan Kadirov est sous le coup d’une...


Lire la suite

«120 BATTEMENTS PAR MINUTE», LE FILM CHOC QUI EMBALLE CANNES

Au septième jour du festival, une première tendance se dessine côté compétition. La presse hexagonale et anglo-saxonne donne pour l'instant la Palme d’or à Robin Campillo. Nous sommes au début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de...


Lire la suite
01234

Quatre jeunes, âgés entre 20 et 22ans ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Evry, mercredi à des peines de prison allant jusqu’à cinq ans dont deux avec sursis, pour avoir détroussé des personnes homosexuelles qu’ils avaient rencontré dans un site de rencontre.

Les faits remontent entre mars et avril 2014. Les jeunes hommes avaient fait cinq victimes. Ils répondaient à des petites annonces publiées par vivastreet.fr, accompagnées d’une photo d’un beau torse musclé: « Black cherche homme pour rencontre sans prise de tête », « jeune black cherche homme ou trans » ou « jeune couple cherche homme de 40 à 60 ans pour première expérience à trois »…

 

A chaque fois le même scénario: une fois le rendez-vous fixé, toujours au même endroit, à Paray-Vieille-Poste, un paisible village de l’Essonne, l’appât montait dans la voiture de la victime et la guidait vers une impasse à l’abri des regards.

 

Une fois le contact coupé, un ou deux complices surgissaient pour braquer leur proie, la menaçant d’un taser, d’un couteau ou d’une arme de poing.

 

« L’idée, c’était de leur voler leurs biens », a expliqué à l’audience le jeune homme présenté comme le cerveau de l’opération, arrêté en flagrant délit par un policier qui s’était fait passer pour un homme intéressé par une rencontre.

 

La cible des victimes était bien étudiée, durant le procès, le juge a fait remarquer :

 

« Certains de ces hommes sont mariés, pères de famille. Ce n’est pas facile pour eux de déposer plainte. Est-ce que vous ne comptiez pas un peu là-dessus en ciblant des homosexuels ? »

 

C’est au bout des lèvres que l’un des prévenus a fini par avouer. Pris par « un sentiment de honte et de culpabilité », certaines victimes n’osaient porter plainte. L’une d’elle aura dit aux enquêteurs :

 

« J’ai peur que ma femme soit au courant de cette rencontre. »

 

Une victime s’est fait voler sa voiture et d’autres, séquestrées dans leur voiture, ont été contraintes de faire des retraits avec leur carte bleue dans plusieurs distributeurs de la région.

 

Pour justifier ces agressions, les prévenus ont tous opposé des besoins urgents d’argent. L’un voulait ainsi financer son permis de conduire. « Avec du recul, j’ai vu que ce n’était pas la bonne solution », a-t-il reconnu. Un autre souhaitait rembourser des dommages et intérêts qu’il devait payer pour une précédente condamnation…

 

Malgré le profil des victimes et le mode opératoire, le caractère homophobe n’a pas été retenu lors de l’instruction.

 

POLEMIQUE

Le maire d’une petite commune du Vaucluse a fait interdire l’affiche du film montrant deux femmes sur le point de s’embrasser. La réalisatrice lui a écrit une lettre ouverte cinglante…

« Ce qu’on voit dans La Belle Saison, c’est la nudité des corps, dans leur liberté, dans leur beauté et dans leur insouciance face au désir, ce sont les visages, les rires, les sourires de deux femmes qui évoquent l’appétit de la vie. Est-ce cela qui vous choque ? » Dans une lettre ouverte, la réalisatrice Catherine Corsini s’adresse au maire FN de Camaret-sur-Aigues dans le Vaucluse. Elle y dénonce notamment une censure « qui sous couvert de protéger les valeurs familiales, répand les passions tristes et la haine du corps.

« Nous devrions aussi interdire les musées à la jeunesse »

Un mois après sa sortie nationale, l’affiche du film La Belle Saison fait polémique dans la petite commune de Philippe de Beauregard. Ce dernier l’a fait interdire et l’a retiré du site Internet de la ville. La fameuse affiche met en scène les actrices Cécile de France et Izia Higelin, dénudées, en train de s’enlacer et sur le point de s’embrasser. Pour Catherine Corsini, si on interdisait le film aux enfants, « nous devrions aussi interdire les musées à la jeunesse, fermer les salles qui montrent des corps de femmes entre elles, nus, alanguis, accouplés dans des poses suggestives », réagit-elle.
 
En juin 2013, les villes de Versailles (Yvelines) et Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) avaient fait retirer les affiches du film L’inconnu du lac après des plaintes d’habitants choqués. A l’époque, l’afficheur JC Decaux avait affirmé qu’une telle demande restait « extrêmement rare ».
 
 

 

Hier, mardi, la Maison Blanche a annoncé avoir embauché la première personne ouvertement transsexuelle, Raffi Freedman-Gurspan, ancienne activiste, a pris ses fonctions au sein d’une équipe chargée du recrutement pour l’exécutif américain.

Cette initiative a été saluée par les associations de défense des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans (LGBT), dont le Centre national pour l’égalité des droits des transsexuels, au sein duquel Raffi a travaillé. Une nomination que le centre a qualifié d’ « historique ».

Valerie Jarrett, conseillère du président Barack Obama, a déclaré :

« Son engagement pour améliorer la vie des transsexuels américains, en particulier les transsexuels de couleur et ceux qui vivent dans la pauvreté, reflètent les valeurs de cette administration. »

« Le fait que cette première nomination d’une personne transsexuelle concerne une femme de couleur est, en soi, significatif », a souligné Mara Keisling, directrice de l’organisation.

Il y a un an, le président Barack Obama a étendu le dispositif fédéral de lutte contre les discriminations au travail. Jusqu’alors, la couleur, l’origine, la religion, le sexe, le handicap, l’âge et l’orientation sexuelle étaient les catégories protégées au sein des administrations fédérales. Le président américain, qui se heurte sur ce sujet à une vive opposition du Congrès à majorité républicaine, a étendu, grâce à un décret, ces protections aux fonctionnaires trans.

 

Source

Les fans clubs de Mylène Farmer sont en liesse: Polydor a dévoilé la date du retour de la chanteuse et une collaboration avec Sting.

Selon les annonces de la maison de disque sur les réseaux sociaux et le site spécialement créé pour l'occasion, Mylène Farmer reviendra avec l'ancien leader de Police le 28 août prochain. Le site "Constellations 2015" donne le nom de leur projet commun et une première photo du duo.

 

Blottis l'un contre l'autre, Mylène et Sting (qui s'est laissé pousser la barbe et arbore un poil bien plus foncé que le blond qu'on lui connaissait) prennent la pose devant un cahier de partitions. Mais les deux stars n'en disent pas plus sur leur collaboration. S'agit-il d'un single? D'un album entier? De reprises de Police et de Sting par Mylène Farmer? Il faudra visiblement attendre fin août pour lever ce mystère.
 
En travaillant avec Sting, Mylène Farmer signe en tout cas son onzième duo après des morceaux aux côtés de Jean-Louis Murat, Moby, Seal, Ben Harper ou encore Gary Jules.
 
Si Constellations 2015 est bien un album, il s'agira du 10ème de Mylène Farmer. Le dernier opus de la chanteuse qui vend le plus de disques en France remonte à 2012 avec Monkey Me. Il a été suivi par la tournée Timeless 2013 quelques mois plus tard.
 
 
 

 

 


 


 


 

Roué de coups par six personnes dans un autobus de Gênes, un quadragénaire a échappé de peu à la mort. L'enquête piétine.

 

Il a suffi d’un regard. «Gay de merde, qu’est-ce que tu as à regarder mon mec?» s’était écriée une jeune passagère à l’intention de Luca, un quadra au «look original» accompagné d’un ami, dans un bus nocturne de Gênes. «Rien, j’étais perdu dans mes pensées», s’était excusé l’homme. Mais ça n’avait pas satisfait la femme, accompagnée de cinq amis. Tous se sont jetés sur lui. Luca est roué de coups de poings, de pieds et de chaîne. Cette nuit du 14 juillet, il a pu rentrer chez sa petite amie, à laquelle il avait expliqué qu’il avait été tabassé parce qu’on l’avait pris pour un homosexuel. Il ne savait pas que son passage à tabac avait déclenché une hémorragie cérébrale.
 
Au bout de sept jours, Luca est tombé dans le coma. Une opération d’urgence lui a sauvé la vie. Il reste aujourd’hui hospitalisé. Il ne parle plus et mange difficilement. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte. La police soupçonne une bande de jeune du centre-ville, mais aucun n’a été identifié avec certitude. Seul le chauffeur de l’autobus est poursuivi pour n’avoir pas alerté les secours, rapporte «La Stampa».
 
 

Ils annonçaient la guerre civile, du sang. Deux ans après la réforme, que s'est-il passé ? Rien. Ou plutôt si : l'homophobie a reculé.

 

Lors du débat sur le mariage pour tous, Laurent Chambon, cofondateur de Minorités, prof installé aux Pays-Bas, avait rédigé sur Rue89 une tribune titrée de façon ironique et provocatrice : "Douze ans de mariage gay en Hollande : un bilan terrifiant".
 
Il expliquait qu'en réalité, il ne s’était rien passé, ou presque rien, depuis la réforme néerlandaise. Le mariage homosexuel est entré rapidement dans les mœurs ; politiquement, il est vite devenu un non-sujet. Même l’extrême-droite hollandaise, ayant conscience que ses électeurs "ne comprendraient pas pourquoi on discriminerait son voisin, son enfant, son frère, sa sœur ou soi-même", était devenue pro-mariage gay. Terrifiant... 
 
On fête ce jeudi le deuxième anniversaire de l'adoption par l’Assemblée nationale de la loi ouvrant le droit au mariage et à l’adoption aux personnes de même sexe. La loi avait été votée dans un contexte très tendu : dramatisation des enjeux, manifestations monstres, agressivité des propos, violences homophobes... A l'époque, les opposants au mariage pour tous promettaient d'autres tensions, d'autres rejets, la fronde de maires "vertueux", un déclin des valeurs... Que s'est-il passé ? Eh bien, comme aux Pays-Bas : rien.
 
Les maires ont rempli leur mission, et les incidents causés par des maires récalcitrants, dans les 36.000 communes, se comptent sur les doigts d'une main. Le mariage des homosexuels est entré dans les moeurs.
 
Même au FN, l'homophobie recule
 
Et comme dans tous les pays qui ont adopté le "mariage pour tous", l'homophobie recule. Même au Front national, qui n'est pas le parti le plus "gay friendly" du paysage politique, on peut désormais croiser des dirigeants ouvertement gays sans que cela ne soulève un grand débat interne, c'est dire. Et c'est à la quasi-unanimité que l’Assemblée nationale a adopté le 3 avril un amendement à la loi Santé contre l’exclusion des homosexuels du don de sang.
 
La question a déserté le discours politique. Ceux qui, à droite, juraient qu’ils "démarieraient" les mariés homosexuels une fois de retour au pouvoir se taisent. "Les Français attendent d'autres priorités que la réécriture de la loi Taubira", a même écrit Nadine Morano dans un tweet. Fermez le ban.
 
Les Français attendent d'autres priorités que la réécriture de la loi Taubira. Le nouveau président de l'Ump devra faire voter sur ce sujet
 
— Nadine Morano (@nadine__morano) 15 Novembre 2014
Et les Frigide Barjot, Christine Boutin, Ludivine de la Rochère et autres Béatrice Bourge qui pronostiquaient "du sang qui coule", "la guerre civile" et autres plaies se sont évaporées comme des traces de buée au soleil. 
 
Deux français sur trois
 
Selon les sondages, jamais autant de Français ne se sont déclarés favorables au mariage pour tous : on atteint 68%. Même les sympathisants UMP se déclarent en faveur du mariage pour tous en grande majorité : 58% (contre 33% en janvier 2013).
 
Sur la question de l’adoption par des couples homosexuels, les Français sont davantage divisés, mais jamais l'on a constaté autant de Français qui s'y déclarent favorables (53%).
 
Avec la loi Taubira, la bataille pour l’égalité des droits n’est certes pas terminée, mais elle a bien avancé. Pas de guerre civile, pas de bain de sang, juste l’inverse : un peu plus de "vivre ensemble" et de fraternité. 
 
 

 

Parce qu’il était révulsé par l’obtention de droits pour les LGBT, Anthony Rebello, un blogueur résidant à Seattle (côte Ouest des États-Unis) a voulu organiser une « hétéro pride » dans sa ville. En fait de fierté, il s’est retrouvé tout seul avec ses ballons. Dans l’événement qu’il a créé sur Facebook, il rédigeait ce sympathique manifeste : 
 
« Nous avons tous le droit de célébrer le choix de vie que l’on a choisi pour nous-mêmes. Au nom de l’égalité et des droits égaux, j’ai créé cet événement pour célébrer notre droit d’être hétérosexuels, et d’encourager les jeunes hétérosexuels pour qu’ils soient fier de leurs hétérosexualité (: »
 
 
La participation à l’événement a été suggérée à plus de 2000 personnes, dont plus de 150 ont confirmé leur présence. Sauf que le jour J, dimanche dernier, Anthony s’est retrouvé seul avec sa pancarte « STRAIGHT PRIDE », ses ballons et son plus beau sourire.
 
Selon le blogueur, l’échec de cette marche est due à une seule raison : la communauté LGBT… Sur l’une de ses publications sur le réseau social qui a suscité l’ire des internautes, il explique :
 
« Beaucoup d’hétérosexuels ne sont pas venus parce qu’ils ne voulaient pas qu’on les prenne en photo. Parce qu’ils ont peur de la communauté LGBT. Regardez comment ils m’ont traité. »
 
Le leader en carton ne compte pas s’arrêter là, si l’on se fie à sa parole et aux commentaires postés sur Facebook : celui qui se voit en Harvey Milk de la communauté hétérosexuelle prévoit déjà une nouvelle « Straight Pride » pour l’année prochaine.
 
Si l’on peut se permettre un petit conseil à Anthony : la prochaine fois, osez plus de paillettes. C’est ce qui fait le succès des gay pride !
 
 

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, a présenté ce matin un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, doté de 100 millions d’euros sur trois ans, pour faire face à la hausse « insupportable » des actes de haine en France.
 
 
« Le racisme, l’antisémitisme, la haine des musulmans, des étrangers, l’homophobie augmentent de manière insupportable dans notre pays », a-t-il déploré.
 
Rappelant que le gouvernement comptait « ne plus rien laisser passer », il a martelé que « les Français juifs ne devaient plus avoir peur d’être juifs » et que « les Français musulmans ne devaient plus avoir honte d’être musulmans ».
 
« ORGANISER LE SURSAUT »
Pour la présentation de ce plan axé sur l’école, le droit et internet, le Premier ministre avait choisi de se rendre à Créteil, théâtre d’une violente agression antisémite en décembre, lorsqu’un couple avait été séquestré à son domicile, la jeune femme violée et leur appartement cambriolé.
 
Cette visite intervient sur fond d’explosion des actes de haine raciste, notamment dans la foulée des attentats jihadistes de janvier contre Charlie Hebdo et un supermarché cacher à Paris.
 
Au premier trimestre, 226 actes antimusulmans ont été recensés, soit six fois plus que sur la même période de l’an dernier, selon l’Observatoire contre l’islamophobie. Mais un sentiment d’insécurité s’installe aussi chez les Juifs français, alors que le nombre des actes antisémites a doublé l’an dernier par rapport à 2013.
 
« Dans une France travaillée par le populisme, notre devoir est d’organiser le sursaut », a ajouté M. Valls, en reprenant les termes de « ségrégation » et « d’apartheid » qui lui avaient valu de vives critiques.
 
Il a évoqué les grandes lignes de ce plan sur trois ans, dont les principales étaient attendues après les prises de positions de François Hollande peu après les attentats.
 
« LA PASSIVITÉ, C’EST FINI »
Ainsi les paroles et actes racistes ne relèveront « plus du droit de la presse mais du droit pénal », avec des peines adaptées. Le caractère aggravant du racisme et de l’antisémitisme « sera en outre inscrit dans le droit pénal », a-t-il ajouté.
 
Alors que le web apparaît de plus en plus comme une zone d’impunité avec une explosion du nombre des propos racistes, Manuel Valls a assuré que « la passivité sur internet, c’est fini ». Le plan prévoit la mise en place d’une « unité de lutte contre la haine sur internet » et veut obliger les hébergeurs de contenu à « disposer d’une représentation juridique en France ».
 
Enfin, à l’école, la formation des enseignants sera renforcée, les chefs d’établissements seront incités à signaler les incidents et « à chaque étape de la scolarité, un lieu de mémoire devrait être visité ».
 
Sur la ventilation, les 100 millions serviront notamment à financer une « grande compagne de communication », mais aussi des actions au niveau local, a précisé Gilles Clavreul, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Quelque 25 millions seront aussi consacrés chaque année aux actions menées dans le cadre de la politique de la Ville. Mais une partie de ces fonds devrait provenir de la réallocation de certaines enveloppes déjà existantes, selon des sources gouvernementales.
 
ÉDUCATION ET PÉDAGOGIE
Le Premier ministres était accompagné pour cette visite de Najat Vallaud-Belkacem (Education), Christiane Taubira (Justice), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Fleur Pellerin (Culture), Myriam El Khomri (Ville).
 
M. Valls avait commencé sa visite par le lycée Léon-Blum, un choix là aussi symbolique puisque c’est dans cet établissement qu’a été tourné le film Les Héritiers, qui raconte comment une professeur d’histoire transforme une classe de seconde en lui faisant passer le Concours national de la Résistance et de la déportation.
 
« Nous, avec Najat Vallaud-Belkacem, il se trouve que nous sommes nés à l’étranger tous les deux », a déclaré le Premier ministre lors d’un débat avec quelques lycéens. Il a ajouté :
 
« Vous, vous êtes tous d’origines différentes, et ça c’est une force. C’est ce message-là qui doit dominer aujourd’hui. (La France s’est) bâtie progressivement avec des apports venus de l’extérieur. (…) C’est par l’éducation, la pédagogie et la compréhension de l’autre qu’on peut contrer les clichés et les images négatives. »
 

Réputé conservateur, l'archipel a étonné plus d'un observateur, mercredi, en plébiscitant une loi qui révolutionne l'accueil des personnes transgenres et intersexuées.

 

 

Grâce au «Gender Identity, Gender Expression and Sex Characteristics Act», les transgenres maltais n’auront plus besoin de subir une opération de réassignation pour pouvoir modifier leur certificat de naissance et leurs papiers officiels, rapporte l’agence Reuters. Il leur suffira d’enregistrer leur volonté devant notaire. Par ailleurs, les parents d’enfants intersexués auront la possibilité de différer la détermination du genre dans le certificat de naissance. La disposition doit permettre d’éviter les mutilations génitales irréversibles après la naissance.

 

 

 

FIERTÉ

 

Au Parlement, la majorité travailliste et l’opposition ont plébiscité le texte. «Je suis fière de cette loi qui garantira le droit à l’intégrité corporelle et à l’autodétermination», a déclaré la ministre des Libertés civiles maltaise, Helena Dalli, lors d’une conférence, peu avant le vote.

 

Malte devient le deuxième pays, après le Danemark, à légiférer pour lever l’obligation de stérilisation préalable à la reconnaissance officielle des personnes trans. La loi maltaise sur l’identité de genre va encore plus loin, puisqu’elle supprime également l’âge minimum et la période de réflexion requis pour entamer ce type de démarche. Ainsi les mineurs pourront laisser leurs parents ou tuteurs demander leur changement d’état-civil.

 

«Cette loi offre un point de référence et une source d’inspiration pour les autres pays européens qui ont besoin d’améliorer leurs normes égalité LGBTI», a estimé Paulo Côrte-Real, coprésident de l’ILGA-Europe dans un communiqué de l’organisation.

 

Source

Un drame secoue la région de Padoue. Un veuf a tué sa fille avant de se suicider.

Le résultat de l'homophobie ordinaire dans une petite ville, selon un ami gay de la jeune femme.

 

Pourquoi un assureur de 63 ans, Tiziano Gallo, a-t-il ouvert le feu sur sa fille dans son sommeil avant de retourner l’arme contre lui? Le drame, survenu jeudi à l’aube à San Giorgio delle Pertiche, bouleverse cette bourgade de la région de Padoue. Les langues se délient dans le village, comme sur les réseaux sociaux: le papa, veuf, n’aurait pas supporté qu’Alessia, sa fille unique de 33 ans, soit «différente».
 
«Alessia est morte parce qu’elle était lesbienne. Après ce qui s’est produit, on ne peut plus ignorer ce conflit familial qui existait. C’était un problème sérieux pour Alessia, elle me l’avait confié», raconte Mirko au quotidien «Mattino de Padova». Ce jeune homme explique qu’il est dur de s’assumer à San Giorgio, où les homosexuels sont traités avec mépris, selon lui. C’est justement ce qui l’avait rapproché d’Alessia.
 
«PÉDÉ DE MERDE»
 
Alessia aurait eu une amie, qu’elle aurait tenté de présenter à son père. Mais le sexagénaire aurait refusé. Mirko dit avoir conseillé à la jeune femme de quitter la maison familiale. Employée d’une grande brasserie de Padoue, «elle avait un travail stable. Elle aurait très bien pu vivre ailleurs. Si elle ne l’a jamais fait, bien sûr, c’était parce qu’elle voulait rester auprès de son père, sa seule famille.»
 
Le jeune gay connaissait le papa, qui l’aurait insulté et menacé à plusieurs reprises à cause de son homosexualité. Un jour, il lui aurait lancé: «Casse-toi pédé de merde. J’espère qu’une voiture te roule dessus».
 
ABSENCE D’ACTION CONTRE L’HOMOPHOBIE
 
La justice n’a pas communiqué, pour l’instant, sur les motifs du crime. Mattia Galdiolo, de l’association LGBT Arcigay de Padoue, estime que si l’hypothèse d’un acte homophobe se confirmait, elle montrerait «les conséquences inévitables de la négligence avec laquelle les services sociaux traitent l’homophobie et la transphobie dans le milieu familial et le manque d’activités culturelles qui visent à réduire les stéréotypes et l’homophobie dans notre région.»
 

Les couples homosexuels autrichiens pourront désormais adopter des enfants dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels,
a décidé la plus haute juridiction du pays.

 

La Cour constitutionnelle a jugé qu’une « réglementation différenciée en fonction de l’orientation sexuelle n’était pas fondée », et donc inconstitutionnelle, suivant son arrêt.
 
Depuis 2013, chacun des partenaires d’un couple homosexuel en Autriche pouvait déjà adopter les enfants de l’autre.
 
En Autriche, les couples de lesbiennes ont par ailleurs accès aux dons de sperme (procréation médicale assistée, PMA) depuis 2014.  
 
En revanche, le mariage n’est pas ouvert aux couples homosexuels, qui peuvent toutefois, depuis 2010, contracter une forme de partenariat civil.
 
Dans sa décision rendue mercredi, la Cour constitutionnelle rejette comme « inadaptés » les arguments de « la défense du mariage et de la famille traditionnelle » pour limiter les droits des homosexuels à l’adoption.
 
Le Comité Lambda, une organisation de promotion des droits des homosexuels en Autriche, a salué la décision.
 
Son président, Helmut Graupner, souhaite désormais pousser les feux pour obtenir une loi autorisant le mariage homosexuel. Selon le Comité Lambda, l’Autriche devient mercredi le seul pays européen accordant aux homosexuels l’égalité des droits devant l’adoption, tout en leur interdisant le mariage.
 
 

 

Après avoir été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour discrimination envers un détenu homosexuel, la Turquie a lancé la construction d'une prison qui n'accueillera que des détenus LGBT. Pour les associations, il s'agit d'une mauvaise solution.En Turquie, les personnes LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans) incarcérées sont soumises à de nombreuses discriminations. "Quand je suis arrivé en prison, je n'ai pas dévoilé mon orientation sexuelle. Mais l'administration pénitentiaire a vite découvert que j'étais homosexuel après avoir vu que j'avais participé à des manifestations LGBT", raconte un détenu à une journaliste d'Al-Monitor.
 
 
"Ils ont voulu me faire passer une visite médicale. J'ai refusé, parce que cette visite comporte un examen anal. Ils m'ont alors obligé à aller voir un psychiatre, parce que pour eux l'homosexualité est une maladie, et il me fallait donc un rapport médical. Ce rapport leur aurait permis de me mettre en cellule d'isolement, mais le psychiatre a refusé de rédiger le rapport."
 
Le détenu, Koyuncu, explique comment il a commencé à faire l'objet d'insultes, d'agressions et de harcèlement, même de la part des gardiens. Jusqu'à ce qu'il finisse par craquer et décide d'accepter l'isolement que la prison cherchait à lui imposer depuis le début. 
 
"La loi turque précise que l'isolement est réservé aux détenus condamnés à une peine de prison à vie, à ceux souffrant d'une maladie contagieuse et à ceux qui font l'objet de sanctions disciplinaires. La douzaine de détenus LGBT placés à l'isolement le sont donc en toute illégalité", pointe Al-Monitor. 
 
Discrimination
 
Après qu'un détenu a porté plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), celle-ci a rejeté l'argument de la Turquie expliquant que les détenus LGBT pouvaient être placés à l'isolement "pour leur sécurité". La CEDH a convenu qu'il s'agissait bien d'un cas de discrimination. 
 
"Le résultat de cette décision de la CEDH, c'est que le ministère de la Justice turc a reconsidéré la question des détenus LGBT et a décidé de construire une prison uniquement pour eux", raconte Al-Monitor. Pour les personnes LGBT, cette solution n'est pas satisfaisante. Deux associations ont publié un communiqué pour expliquer qu'un tel projet ne ferait qu'accroître les discriminations.
 
"Si je peux choisir, je préfère évidemment être incarcéré dans une prison spéciale plutôt que de me retrouver à l'isolement. Mais la vraie solution, ce serait d'améliorer les conditions de détention. (...) A mon avis, il devrait y avoir des quartiers LGBT dans toutes les prisons", conclut Koyuncu. 
 
 

Un jeune couple lituanien qui avait posté une photo d'eux sur Facebook s'est retrouvé bombardé de messages haineux.
C'est leur faute, a estimé un tribunal.

 

Vivre son homosexualité au grand jour n’est pas toujours une partie de plaisir, en Lituanie, membre de l’Union européenne. Dans ce pays balte régulièrement tenté par les législations homophobes, la justice vient d’infliger une douche froide à deux étudiants. L’association LGBT nationale LGL avait porté plainte au nom de ce jeune couple gay, après qu’ils avaient avaient été bombardés d’insultes et de menaces à cause d’une photo postée sur Facebook. Le cliché d’un simple baiser avait déclenché une avalanche de messages haineux. Certains disaient que les jeunes hommes allaient être «démolis», «brûlés» et qu’ils allaient se «faire éclater la tête». En tout, la LGL avait dénoncé 29 internautes.
 
«Ils auraient dû prévoir qu’un acte aussi excentrique était susceptible décourager la compréhension et la tolérance»
Portée en décembre devant le procureur général de Lituanie, la plainte a été jetée à la corbeille, mercredi, par le tribunal de Klaipéda, la troisième ville du pays. Le juge a refusé d’entamer une instruction, estimant qu’il ne s’agissait pas d’incitation à la violence contre des homosexuels, mais d’un regrettable «usage de langage inapproprié pour exprimer son opposition aux relations homosexuelles». Les deux jeunes hommes «auraient dû prévoir qu’un acte aussi excentrique (un baiser entre deux amoureux de même sexe, ndlr) était susceptible décourager la compréhension et la tolérance commune auprès des gens de notre société qui ont des vues et des opinions différentes.» Auparavant, le ministère public avait fait savoir qu’il était aussi de son devoir de «protéger la famille traditionnelle». La LGL a prévu de faire recours.
 
 

La championne allemande de natation Theresa Michalak a fait ses vœux de bonne année grâce à une photo avec sa compagne sur Facebook.

 

Championne de natation, Theresa Michalak (à droite sur la photo) a souhaité une bonne année à celles et ceux qui la soutiennent sur Facebook. Elle a joint à ses vœux une photo d’elle-même et de sa compagne en vacances: «Chaleureuses salutations de l’île de la Barbade de ma part et celle de ma partenaire», a-t-elle indiqué sur le réseau social:
 
Publication by Theresa Michalak.
«Personne ne peut choisir où l’amour va tomber», a ajouté la championne d’Europe 2011 du 100m en petit bassin en confiant qu’il lui a fallu un certain temps avant d’accepter son orientation sexuelle. Même si elle n’est pas «une superstar ou une multiple championne olympique», Theresa Michalak espère que son exemple servira à d’autres et poussera d’autres athlètes à sortir du placard.
 
Son message a été amplement commenté et elle a publié une nouvelle photo aux côtés de sa compagne pour remercier les personnes qui la soutiennent et indiquer à celles et ceux qui l’insultent que leurs injures la «rendent plus forte»: