Fil d'actualités

FEU VERT AU MARIAGE POUR TOUS À TAÏWAN

Une décision de la Cour constitutionnelle donne deux ans aux autorités pour ouvrir le mariage à tous les couples – une première en Asie. La décision ouvre la voie à la toute première reconnaissance du mariage égalitaire dans un pays asiatique....


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ILLUSOIRE VIRILITÉ

Dans «Les initiés», John Trengove raconte une tragique histoire d’amour en Afrique du Sud sur fond de rite macho et ancestral. Xolani est un jeune ouvrier. Taciturne, morose, solitaire, il vit à Queenstown et, chaque année, s’en va dans les montagnes...


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LES INSUPPORTABLES PLEURNICHERIES DE CYRIL HANOUNA

Confronté à une avalanche de dénonciations pour son canular du faux profil gay, l'animateur trash contre-attaque: il se plaint d'un «faux procès» et s'en prend au CSA. Cyril Hanouna, une victime? Dans le «Journal du dimanche», l’animateur de la...


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PRÉSIDENT TCHÉTCHÈNE VISÉ PAR UNE PLAINTE POUR «GÉNOCIDE»

Devant l'inaction de Moscou, trois associations LGBT françaises veulent saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les persécutions contre les homosexuels dans la république du Caucase. La démarche est sans précédent. Le leader tchétchène Ramzan Kadirov est sous le coup d’une...


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«120 BATTEMENTS PAR MINUTE», LE FILM CHOC QUI EMBALLE CANNES

Au septième jour du festival, une première tendance se dessine côté compétition. La presse hexagonale et anglo-saxonne donne pour l'instant la Palme d’or à Robin Campillo. Nous sommes au début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de...


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Tim Cook a annoncé publiquement être gay dans une lettre ouverte il y a quelques jours, devenant l'un des premiers grands patrons ouvertement homosexuel. Un acte courageux et inspirant de la part du patron d'Apple.
 
 
"Tout au long de ma vie professionnelle, j’ai tenté de préserver ma vie privée, commence-t-il. Je viens d’un milieu modeste, et je ne veux pas chercher à attirer l’attention sur moi. Apple est déjà l’une des entreprises les plus scrutées au monde et je souhaite que l’on continue à se concentrer sur nos produits et sur les choses incroyables que nos client.e.s parviennent à accomplir grâce à eux". C'est par ces quelques mots que Tim Cook, patron d'Apple, se déclarait gay et faisait son coming out dans une lettre ouverte publiée par Bloomerg Business Week le 30 octobre dernier. Une "sortie du placard" qui n'a pas étonné dans la mesure où la sexualité du patron d'Apple était connue mais c'est la première fois qu'il l'évoquait publiquement. Si en 2014, on voudrait qu'une telle annonce n'est pas à être faite, la sexualité ou l'amour étant l'affaire de chacun, il est cependant nécessaire que des grandes figures publiques donne une visibilité à l’homosexualité.
C'est pour cette raison que Tim Cook a décidé de prendre la parole et de déclarer publiquement être homosexuel : "J'en suis venu à réaliser que mon désir de protéger ma vie privée m’a empêché de faire quelque chose de plus important. C’est ce qui m’amène à ce que je fais aujourd’hui (...) Même si je n’ai jamais nié ma sexualité, je ne l’ai jamais publiquement reconnue, jusqu’à maintenant. Alors permettez-moi d’être clair : je suis fier d’être gay et je considère qu’être homosexuel fait partie des plus grands dons que Dieu m’a accordés (...) Alors si le fait que le PDG d’Apple est gay peut aider quelqu’un à s’accepter, ou apporter du réconfort à une personne qui se sent seule, ou inspirer d’autres personnes à lutter pour être traitées à égalité, alors cela vaudra la peine d’avoir renoncé à ma propre intimité".
 
SERVIR D'EXEMPLE
 
En effet, même si Tim Cook explique que vivre sa sexualité au sein d'une entreprise comme Apple, fermement engagée dans l'égalité (rappelons qu'Apple s'opposait à un projet de loi anti-gay aux Etats-Unis), est plus simple, il n'en oublie pas tous ceux pour qui un coming out parait inenvisageable tant la haine ou l'intolérance des autres peuvent être fortes et traumatisantes. Aux Etats-Unis, l'orientation sexuelle peut être un motif de licenciement dans 29 états.
Le patron d'Apple espère donc, modestement, que son coming out pourra servir ou encourager d'autres homosexuel.le.s dans le chemin de l'acceptation. Et quiconque est au fait de la difficulté de s'assumer en tant qu’homosexuel peut louer la décision de Tim Cook, qui pourrait en plus se mettre en danger. Vitaly Milonov, homme politique russe, a par exemple demandé que Tim Cook soit banni de la Russie : "Qu’est-ce qu’il pourrait nous ramener ? Ebola, le sida, la chtouille ?". Si la Russie ne représente qu'un faible pourcentage du marché de la firme de Cupertino, Apple, par l’intermédiaire de Tim Cook, en s'affirmant d'autant plus pour l'égalité, prend une décision courageuse.
 
Avant cette déclaration, Tim Cook en a parlé au conseil d'administration d'Apple qui l'a soutenu. Le journaliste Josh Tyrangiel, qui a accompagné Tim Cook dans l’écriture de sa lettre ouverte, expliquait : "Il y songe depuis longtemps, et ce n’est pas un acte précipité par le moindre événement, ce n’est pas une réaction à quelque chose, a ajouté Josh Tyrangiel. Il est conscient qu’il occupe une position dominante depuis laquelle il peut influencer des gens. Il avait un conflit intérieur entre vie privée et le désir d’être un meneur et il a finalement choisi qu’il est plus important pour lui de faire un pas en avant". Cette difficulté de "sortir du placard", de devenir visible et de prendre le risque d'être stigmatisé, des millions de personnes la vivent, souvent dans la solitude. Tim Cook choisit d'en faire mention publiquement, et d'aider peut-être d'autres hommes et femmes. Un acte inspirant, respectueux et surtout courageux.
Le patron d'Apple, finissait cette tribune par ces mots : "J’ai fait ce que j’avais à faire, même si ce n’est pas grand-chose, pour aider les autres. Nous construisons ensemble le chemin ensoleillé vers la justice, brique par brique. Voici ma brique". Tim Cook ne s'en rend peut-être pas compte, mais sa brique pèse lourd.
 
 

 

Guillaume, éleveur de brebis en Auvergne, va chercher « l’amour dans le pré ». Le trouvera-t-il?
 
 
Guillaume, 31 ans, éleveur de brebis en Auvergne, sera le premier candidat gay de L’amour est dans le pré sur M6. Un candidat avait déjà été sélectionné en 2012 mais il était décédé avec le tournage.
 
On sait encore peu de choses sur Guillaume, si ce n’est qu’il préfère les hommes « virils ». Selon Karine Le Marchand, citée par Télé 7 jours, « les hommes très féminins ne l’attirent pas. Comme il le dit avec son humour bien à lui: il ne veut pas de quelqu’un qui possède plus de sacs à main que sa mère ». S’il en a autant, ça passe?
L’émission reprend le 5 janvier prochain.
 
 

Au Pakistan, l'homosexualité est passible de la peine de mort. Pourtant, les relations sexuelles entre hommes sont très répandues.

 

Un article publié sur le site du Point, en parallèle de deux reportages diffusés mi-décembre dans La Nouvelle Édition, sur Canal + (voir les vidéos ci-dessous), met en lumière, malgré une utilisation parfois problématique du vocabulaire, en particulier sur les personnes trans’, le paradoxe du Pakistan, un pays qui fait partie des huit nations qui condamnent les personnes homosexuelles à la peine capitale, mais où pourtant les relations sexuelles entre hommes sont monnaie courante. Ces relations se vivent évidemment loin des regards, et ne sont pas considérées à proprement parler comme des relations gays, comme l’analyse le chercheur Qasim Iqbal: «Au Pakistan, les femmes ne sont pas accessibles en dehors du mariage, alors les hommes se débrouillent entre eux pour coucher. Ici, la majorité des hommes a eu au moins un rapport avec un autre, car il est bien plus facile et acceptable de s’isoler avec un homme qu’avec une femme. Ça ne veut pas dire qu’ils sont gays, juste frustrés.»
 
Au-delà de l’impossibilité pour un homme et une femme d’avoir des relations hors mariage, un autre témoin anonyme explique aussi le rôle de la culture pakistanaise et de la religion dans la perception du désir et des sentiments: «Les femmes sont un substitut pour le vrai amour, elles ne sont là que pour la reproduction. Le vrai amour, ça ne peut être qu’avec Dieu, qui est une figure masculine. donc le vrai amour, sur terre, ça ne peut être qu’avec un homme.»
 
L’autre paradoxe du Pakistan est la situation des hijras – terme qui englobe entre autres les personnes trans’, intersexes, et les travesti.es. – qui bénéficient d’une reconnaissance légale au Pakistan depuis fin 2011. Pour Nili, qui est trans’ elle-même, il existe une fascination à double tranchant pour les personnes issues de cette minorité: «Parce qu’ils portent les deux sexes en eux, ils ont toujours été à la fois respectés et persécutés. On se moque d’eux et ce sont les premiers que l’on viole, mais on leur demande aussi de bénir les bébés.»
 
Pas de témoignages de lesbiennes, en revanche, évoquées en plateau par Louis Villers, co-auteur des reportages avec Marie de Douhet, et pour lesquelles la situation est encore plus dangereuse que pour leurs homologues masculins.
 
 
 

 

Un sondage révèle que, même si une majorité de citoyens américains sont pour le mariage homosexuel, ils sont gênés de voir leur affection en public.
 
 
Y aurait-il des hôtels pour ça aussi? Une étude menée aux Etats-Unis par des sociologues de l’Université de l’Indiana montre que les individus restent embarrassés de voir deux hommes s’embrasser en public, alors même que le Nouveau Continent est majoritairement ouvert au mariage entre personnes de même sexe. Mieux (ou pire): les gays sont aussi outrés.
 
PAS SUR LA BOUCHE
 
Ces résultats révèlent les préjugés qui persistent à l’égard des gays et des lesbiennes, malgré le soutien grandissant au mariage homosexuel dans le pays, analyse l’auteur principal de l’étude. Si 97% des hétérosexuels estiment acceptables qu’un couple de sexes opposés se tiennent par la main, ils sont 62% à le trouver normal pour un couple gay.
 
Mais lorsqu’il s’agit de s’embrasser ou montrer des signes de tendresse plus chaleureux, les hétéros ne sont que 22% à trouver cela approprié dans la rue. Et chose ô combien étrange, les gays trouvent plus normal que des hétéros s’embrassent en public, mais pas les homos! Seulement 39% des gays sondés ne voient pas d’inconvénient à voir deux hommes se frotter la langue au vu et au su de tous.
 
LE CHEMIN VERS L’ÉGALITÉ
 
Ce petit sondage est paru ce jeudi 20 novembre dans l’American Sociological Review. Si aujourd’hui 33 Etats autorisent le mariage homosexuel, un vrai bon en avant avec le soutien de la majorité des Américain, le chemin est encore long pour normaliser le baiser homo.
 
 

Pour le neveu d’Harvey Milk, c’est un vrai héros du militantisme LGBT qui disparaît avec la mort de Milán Rózsa.

 

Le militant LGBT hongrois Milán Rózsa s’est suicidé vendredi dernier en se jetant sous un train, rapporte le site Hungarian Free Press. Il avait seulement 26 ans.
 
Ce décès a profondément ému Stuart Milk, neveu d’Harvey Milk et président de la Milk Foundation, qui a pris la parole sur Facebook pour déplorer la perte de son ami:
 
 « Le courage exemplaire de Milàn a apporté tant de lumière en ce monde. Milàn rejoint certainement mon oncle dans ce rayon de lumière né d’une vie trop brève qui laisse derrière lui une grande lueur d’espoir pour nous tous. Repose en paix mon cher ami. »
 
Les deux hommes s’étaient connus lorsque Stuart Milk était venu soutenir une gay pride à Budapest en 2011, attaquée par les fascistes et les néo-nazis. Milàn avait été le seul hongrois à prendre la parole publiquement au nom des associations LGBT. Son intervention avait été très médiatisée et son père s’était suicidé le lendemain. Milk et Milán Rózsa s’étaient retrouvés ensuite pour donner un coup de main à marche à Pargue, en République Tchèque. L’américain l’avait ensuite invité à venir aux Etats-Unis parler de son combat.
 
 

 

Un millier de personnes ont participé lundi à la première marche des trans au Bangladesh, pays majoritairement musulman et conservateur, depuis que le gouvernement les a reconnus comme un troisième genre il y a un an.
 
 
La circulation a été arrêtée dans les rues, habituellement très encombrées de Dacca pour laisser les manifestants trans, connu sous le nom de hijras au Bangladesh, défiler en chantant et dansant devant la foule. Les marcheurs, la plupart portant des saris colorés, avaient déployé un grand drapeau bangladais et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « les jours de stigmatisation, de discrimination et dominés par la peur sont derrière nous ».
 
« Je n’avais jamais rêvé voir ce jour de mon vivant », a déclaré Sonali, 25 ans hijra. »Nous sommes partout victimes de discriminations. On se moque de nous simplement parce que nous ne nous sentons ni homme ni femme. Mais aujourd’hui c’est différent. Nous nous sentons comme des êtres humains normaux », a ajouté Sonali.
 
Le gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina a décidé en novembre dernier de reconnaitre les hijras comme un troisième genre, leur assurant leurs droits et les autorisant à s’identifier comme un genre spécifique sur leur passeport et sur tous les autres documents officiels. Selon le gouvernement, ils seraient près de 15.000 au Bangladesh, mais près de 500.000 selon des groupes de défense des droits de l’homme, sur une population d’environ 156 millions d’habitants.
 
Dimanche, les hijras ont organisé un débat sur leurs droits et un concours des meilleurs danseurs et chanteurs. Un concours de beauté hijra est prévu à la fin du mois. Le responsable régional de l’Onusida, Leo Kenny, a estimé qu’on devait aller plus loin dans la reconnaissance de leurs droits, notamment en ce qui concerne leur accès aux services sociaux. Signe de l’ouverture du gouvernement de Sheikh Hasina à la reconnaissance des droits des minorités, un magazine pour la commnauté LGBT a été lancé au début de l’année, sans rencontrer d’opposition.
 
Avec AFP
 
Photo Youtube
 
 

 

Des jeunes marocains témoignent de l’homophobie qu’ils subissent au quotidien.Un collectif de défense des minorités sexuelles, « Aswat » (« voix »), vient de lancer une « web-série » destinée à décrire les « violences » dont peuvent être victimes les homosexuels au Maroc.
 
 
Le premier épisode de cette série baptisée « Kaynin » (« on existe ») relate, à visage couvert, le vécu d’un jeune homosexuel marocain, Hamza. Ce dernier y raconte « l’exclusion » dont il est victime, ou encore la manière dont sa mère lui a mis « de la sauce piquante dans la bouche » pour le pousser à « être un homme ».
 
Il évoque aussi les quolibets dont il dit avoir été victime de la part de ses camarades de classe, voire même son « caillassage » dans la rue.   « L’idée est de raconter la violence subie par les minorités sexuelles en diffusant un nouveau témoignage à chaque épisode », a expliqué à l’AFP, Marwan Bensaïd, un des concepteurs du projet. « Nous ne demandons rien de plus que de traiter ces minorités sexuelles comme le reste de la société (…), en tant qu’humains et citoyens », a-t-il ajouté, appelant à un « débat » sur le sujet.
 
La périodicité des épisodes, postées sur la plateforme Youtube, n’a pas été précisée. S’agissant de la première vidéo, publiée le 12 octobre, elle a été visionnée près de 190.000 fois depuis cette date.
 
Au Maroc, l’article 489 du code pénal punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Le collectif Aswat n’en est pas à son coup d’essai: en mai dernier, il avait publié une vidéo sur Youtube, dans le cadre d’une campagne intitulée « L’amour n’est pas un crime« , dans laquelle des acteurs de la société civile s’engageaient « contre l’homophobie ».
 
 
 
 

 

Samedi soir devant l’émission «On n’est pas couché» de Laurent Ruquier. L’invitée politique est la ministre de la Santé Marisol Touraine. L’animateur évoque le nom de l’essai clinique pour un traitement préventif de la transmission du VIH: Ipergay.
 
 
QUESTION VITE BALAYÉE
 
La France mène en ce moment des essais cliniques pour lutter contre la transmission du VIH. Mais le nom reflète une idée préconçue sur les homosexuels qui seraient les plus touchés....Laurent Ruquier pointe le nom pas très «heureux» de cette étude. Sa chroniqueuse, Léa Salamé le suit. Mais personne ne s’attarde. Ipergay, qu’on peut entendre comme «hyper-gay», n’est effectivement pas super super comme petit nom pour un essai clinique sur le Sida. Vous voyez pourquoi?
 
Si en effet les personnes qui participent à ces essais sont toutes des hommes homosexuels qui prennent des risques lors de relations sexuelles (oui oui, il y en a), fallait-il vraiment choisir Ipergay? Les penseurs français, champions des jolis acronymes comme Edvige ou DSK par exemple, auraient pu trouver mieux et moins stigmatisant. Au Royaume-Uni, pour une étude équivalente, les Anglais ont fait preuve de bon goût en la nommant PROUD.
 
LES PRÉCISIONS DE RUQUIER
 
Marisol Touraine, dodelinant de la tête pour admettre que l’acronyme de Intervention Préventive de l’Exposition aux Risques avec et pour les Gays n’était pas un bon choix, a esquivé la question d’un petit nom qui met en avant de manière insidieuse que les gays sont plus touchés par le VIH que les hétérosexuels. Vraiment?
 
Laurent Ruquier, visiblement pas volontaire pour en découdre avec la ministre, a tenu tout de même à préciser que, en France, 42% des personnes vivant avec le virus du Sida étaient des homosexuels. Et donc, les 58% restants sont les hétérosexuels, plus que les gays. Merci Laurent.
 
 

 

La remarque d'un enseignant suédois à un élève turbulent, pendant une séance de photo de classe, lui a coûté sa place le jour même.
 
 
On ne plaisante pas avec le mot «pédé» dans les écoles suédoises. Un homme qui enseignait la photo dans un établissement d’Helsingborg (sud du pays) l’a appris à ses dépens, il y a quelques semaines. Comme chaque année, il s’occupait de prendre les clichés de classe. Un des groupes était un peu agité à son goût. Perdant patience, il a interpellé un des enfants en ces termes: «Eh toi, pédé (bög) numéro 1, mets-toi là!» La séance photo a alors totalement dérapé quand les autres élèves se sont mis à reprendre la remarque en chœur.
 
 
EXCUSES TARDIVES
 
L’incident n’a pas tardé à remonter aux parents du «pédé numéro 1», qui ont contacté la direction de l’école. Laquelle a immédiatement pris sa décision. Quand il est revenu sur son lieu de travail, plus tard dans la journée, le prof a appris qu’il était licencié séance tenante. Le «Helsingborgs Dagblad», précise que l’homme n’avait pas un contrat d’enseignant permanent. «Il m’a présenté ses excuses, mais il était trop tard», a expliqué le doyen au quotidien. «Il n’a pas respecté nos valeurs en humiliant un étudiant. En tant qu’adulte, on doit évidemment réfléchir à ce que l’on dit aux élèves.»
 

 

Monument historique, le Zhovten a été détruit par un incendie criminel au cours de la projection d'un film LGBT. Les spectateurs ont eu très chaud.
 
 
Le plus vieux cinéma de Kiev, le Zhovten, est parti en fumée, mercredi soir, après qu’un inconnu a jeté un fumigène ou un engin incendiaire dans la salle. La centaine de personnes qui assistaient à un film français à thématique transgenre ont pu sortir de la salle indemnes. On est passé tout près d’une tragédie: les issues de secours étaient bloquées et le personnel incapable de se servir d’extincteurs, ont affirmé des spectateurs. L’intérieur de l’édifice historique, construit en 1931, a été ravagé par le sinistre.
 
Pour beaucoup des spectateurs, le mobile de l’incendie est à rechercher dans la thématique du film projeté ce soir-là dans le cadre d’un festival. Encore inédit en France, «Les nuits d’été», de Mario Fanfani, raconte l’histoire d’un père de famille qui s’adonne au transformisme dans la France des années 1950.
 
UN AN JOUR POUR JOUR APRÈS UNE MANIF ANTIGAY
 
La projection de films à thématique LGBT a déjà donné lieu à des manifestations d’extrême droite. Un an plus tôt jour pour jour, des militants déguisés en éboueurs avaient «lavé la honte gay» devant un autre cinéma de la ville, où se déroulait un festival LGBT. Ils avaient brûlé un drapeau arc-en-ciel en tentant d’intimider les spectateurs. Les établissements gay et les rassemblements LGBT sont, en outre, régulièrement pris pour cibles dans la capitale ukrainienne.
 
Une autre thèse est avancée par les médias: une dispute entre les gérants du cinéma et le propriétaire du bâtiment, qui tente de les expulser, note le site Russia Today. Le maire de Kiev, Vitaly Kitschko, a promis la reconstruction du Zhovten. «On ne permettra pas à ce symbole du cinéma intellectuel de nous être confisqué», a déclaré l’ancien boxeur.
 

 

Ce n’est pas parce qu’une personne se dit hétérosexuelle qu’elle est forcément droite dans ses bottes. Une partie des hommes et femmes interrogés dans le cadre d’une étude fantasment d’avoir une relation sexuelle avec un partenaire de même sexe.
 
 
UN HOMME SUR CINQ
 
Plus d'un millier de personnes interrogées révèlent qu'elles envisagent d'avoir une relation sexuelle avec une personne de même sexe.Copains comme cochons? Si l’on savait déjà plus ou moins que les femmes étaient plus ouvertes à l’idée de câliner une autre femme, les hommes hétérosexuels ne sont pas loin derrière. 20,6% d’entre eux avouent penser coucher avec un autre homme (pour 36,9% des femmes). Ils sont d’ailleurs plus de 15% à vouloir le faire avec deux ou plusieurs hommes.
 
L’étude menée par des scientifiques de l’Université de Montréal démontrent que plus d’hommes hétéros que l’on pensait fantasment d’avoir une relation sexuelle gay: «Et nous savons que pour les hommes, fantasmes = souhaits», indique Christian Joyal, auteur principal de l’enquête, au site Gay Star News. Autrement dit, les hommes voudraient voir leurs fantasmes réalisés, contrairement aux femmes qui le voudraient moins.
 
PENSÉES NORMALES?
 
Les scientifiques, via leur recherche, voulaient déterminer quels fantasmes étaient considérés comme normaux ou non. Les 799 hommes and 718 femmes interrogés sur internet devaient noter divers fantasmes selon s’ils étaient normaux ou non. Et les rêveries coquines typiques comprenaient le sexe oral ou une relation avec une autre personne que son partenaire.
 

 

Le témoignage d’Alex, 19 ans.
 
 
Salut je m’appelle Alex et j’ai 19 ans bientôt 20. Tout ça a commencé au collège et assez tôt: j’avais 13 ans. Ce fut une malédiction sur le coup pour moi, je me retournais sur les garçons et non sur les filles, je me souviens que mon prof de sport (oui ça fait super cliché) était tout simplement canon et c’est en le regardant que j’ai compris que je ne pouvais rien y faire. Mais comme mon entourage était homophobe pour le peu que je les entendais parler du sujet je ne voulais pas leur dire quoi que ce soit. J’ai donc voulu lutter contre ça pour rester « quelqu’un de bien ». Et c’est là que tout a commencé… Je suis sorti avec des filles pour préserver mon image. Je devais enlever ce truc de mon corps. Trois filles en tout ,dont une qui est elle aussi maintenant homo, on se considérait comme « couverture » car la situation était comique. En fait on se cachait au même moment sans le savoir réellement.
 
Mais en luttant et en essayant d’envoyer des signaux à ma mère j’ai compris que je ne serai jamais accepté et ce « truc » m’envahissait. Je ne pouvais rien y faire. J’ai tenté de passer à l’acte avec une fille en me disant « après ça, ça va passer ». Je n’ai rien pu faire. Je n’avais aucun désir et là j’ai compris. Par culpabilité vis à vis de mes parents j’ai commencé a prendre des médocs assez violents et j’ai commencé à me mutiler. J’ai fait une tentative de suicide. Ma mère m’a recupéré a temps.
 
Suite à ça ont fusé les questions, de mes parents ou de proches. Comment justifier un tel acte ? Là encore je n’arrivais à rien dire. Un matin je me préparais et je l’ai dit à ma mère d’une façon violente. C’est sorti tout seul après un tonneau de reproches de sa part. J’ai crié « Je suis gay en plus de tout ça ! ». Elle l’a très mal pris et j’ai eu droit aux pires reproches du monde pendant 2 mois mais je commençais à m’assumer donc je n’y faisais pas attention. Aujourd’hui elle le prend très bien, comme mon entourage et ma famille. Ne reste plus qu’à le dire au père mais là c’est encore autre chose. Jusqu’au jour où j’en aurai marre de cette situation.
 
 

 

Ce n’est pas souvent que l’on reçoit une bonne nouvelle de Russie. En voici une: notre vieil ami Maxime Martsinkevitch, alias «Tesak», a été condamné, vendredi, à 5 ans de prison – une peine conforme au réquisitoire du Ministère public. Le militant néonazi de 29 ans a été reconnu coupable d’«incitation à la haine, à l’hostilité ou au rabaissement de la dignité humaine» par un tribunal de Moscou, rapporte le site allemand Queer.de. Il avait déjà écopé de 3 ans et demi de prison en 2007 pour le même motif.
 
 
Martsinkevitch est surtout connu comme le principal inspirateur d’«Occupy Pedophilyaï», un mouvement lancé sur les réseaux sociaux il y a quelques années, et qui a fait les gros titres de la presse internationale à l’été 2013. Son objectif: semer la terreur parmi les homosexuels en leur tendant des pièges via des sites de rencontres ou sur des lieux de drague. Ces traques aux soi-disants «pédophiles» sont filmées et diffusée sur Vkontakte, le Facebook russe. Elles ont notamment donné lieu à des scènes d’humiliation et de violences particulièrement insoutenables. Une ONG russe affirme que l’une de ces séances a fini par la mort d’un jeune homme.
 
Quant aux vidéos de Martsinkevich, elles se distinguaient par leur rituel élaboré et par le goût de ce dernier pour l’exhibition de sa musculeuse anatomie. Après avoir sévi en Ukraine, cet admirateur de Hitler se dorait la pilule à Cuba. Il a été arrêté le 17 janver à La Havane et extradé vers la Russie. Après son jugement, «Tesak» a annoncé qu’il allait faire appel.
 
«Occupy Pedophilyaï» fait moins parler de lui depuis quelques mois, peut-être en raison de l’arrestation de plusieurs adeptes de cette pseudo milice. D’ailleurs, le Parquet de la ville de Kamensk Uralski vient d’annoncer l’inculpation de neuf émules du mouvement. Ils sont accusés de coups et blessures, de menaces de mort et de vol. Des armes ont également été saisies chez eux.
 
 

 

Opposé au mariage gay, Raymond Bardet, maire de Ville-La-Grand en France a dû retourner sa veste pour unir son fils à son compagnon. L'amour paternel a gagné.
 
Raymond Bardet, maire de droite et haut en couleurs de la commune de Ville-La-Grand en France voisine, a fait souffler un vent arc-en-ciel sur le village. A l’époque du débat sur le mariage pour tous, il rayait (avec «humour») l’union de personnes de même sexe, rappelle le Dauphiné Libéré. Le maire avait même déclaré que jamais, oh non jamais, il ne marierait deux personnes homosexuelles. Quand soudain…
 
PAR AMOUR
Dans la famille Bardet, je demande le fils homosexuel. Bonne pioche. Samedi dernier, le garçon s’est uni officiellement à son compagnon. Et devinez qui a procédé au mariage? Oui oui, le maire anti mariage gay. Cocasse.
«Non, je n’ai pas changé d’avis, je pense que ce n’est pas ce que veut la nature»
Raymond Bardet, manifestement ému, s’explique: «Mon fils se mariait, il n’était pas question que je le confie à quelqu’un d’autre. Si j’avais demandé à un adjoint de célébrer le mariage, les gens auraient pu penser que je dénigrais mon fils ou que nous étions fâchés.» Il l’a fait par amour paternel, dépassant ses convictions. Personne d’autre ne devait marier son fils que lui-même. Touchant.
 
FAUT PAS POUSSER
Est-ce à dire que le maire a changé d’avis, et qu’il unira avec plaisir de futurs couples homos? Hélas… «Non, je n’ai pas changé d’avis, je pense que ce n’est pas ce que veut la nature», confie-t-il au Dauphiné Libéré.
Les mariages suivants, à moins d’une autre surprise familiale, seront procédés par ses adjoints, comme le permet la loi française. Mais comme l’a dit Raymond Bardet à cette occasion: «Il ne faut jamais dire “fontaine je ne boirai pas ton eau” (sic).» C’est noté.