Fil d'actualités

GRINDR: DES DONNÉES VIH SEMÉES AUX QUATRE VENTS

Une ONG norvégienne a découvert que l’app de drague gay transmettait les statuts sérologiques déclarés par ses utilisateurs à des sociétés tierces. On va décidément de (mauvaise) surprise en (mauvaise) surprise avec Grindr. Après la révélation de la vulnérabilité...


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LA DEUXIÈME MORT DE «TÊTU»

Deux ans et demi après sa résurrection, le magazine gay français dépose une nouvelle fois son bilan. La relance du magazine français «Têtu» aura été éphémère. Son éditeur Idyls Media, a été placé en liquidation, a annoncé jeudi le...


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« Avec les femmes et les mineurs isolés, les personnes LGBT sont les migrants les plus en souffrance »

74 pays pénalisent toujours l’homosexualité et l’identité transgenre, parfois passibles de la peine de mort. Les femmes persécutées pour leur orientation sexuelle subissent plus souvent des viols ou des thérapies « de conversion » forcées, tandis que les hommes sont...


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Pour le neveu d’Harvey Milk, c’est un vrai héros du militantisme LGBT qui disparaît avec la mort de Milán Rózsa.

 

Le militant LGBT hongrois Milán Rózsa s’est suicidé vendredi dernier en se jetant sous un train, rapporte le site Hungarian Free Press. Il avait seulement 26 ans.
 
Ce décès a profondément ému Stuart Milk, neveu d’Harvey Milk et président de la Milk Foundation, qui a pris la parole sur Facebook pour déplorer la perte de son ami:
 
 « Le courage exemplaire de Milàn a apporté tant de lumière en ce monde. Milàn rejoint certainement mon oncle dans ce rayon de lumière né d’une vie trop brève qui laisse derrière lui une grande lueur d’espoir pour nous tous. Repose en paix mon cher ami. »
 
Les deux hommes s’étaient connus lorsque Stuart Milk était venu soutenir une gay pride à Budapest en 2011, attaquée par les fascistes et les néo-nazis. Milàn avait été le seul hongrois à prendre la parole publiquement au nom des associations LGBT. Son intervention avait été très médiatisée et son père s’était suicidé le lendemain. Milk et Milán Rózsa s’étaient retrouvés ensuite pour donner un coup de main à marche à Pargue, en République Tchèque. L’américain l’avait ensuite invité à venir aux Etats-Unis parler de son combat.
 
 

 

Un millier de personnes ont participé lundi à la première marche des trans au Bangladesh, pays majoritairement musulman et conservateur, depuis que le gouvernement les a reconnus comme un troisième genre il y a un an.
 
 
La circulation a été arrêtée dans les rues, habituellement très encombrées de Dacca pour laisser les manifestants trans, connu sous le nom de hijras au Bangladesh, défiler en chantant et dansant devant la foule. Les marcheurs, la plupart portant des saris colorés, avaient déployé un grand drapeau bangladais et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « les jours de stigmatisation, de discrimination et dominés par la peur sont derrière nous ».
 
« Je n’avais jamais rêvé voir ce jour de mon vivant », a déclaré Sonali, 25 ans hijra. »Nous sommes partout victimes de discriminations. On se moque de nous simplement parce que nous ne nous sentons ni homme ni femme. Mais aujourd’hui c’est différent. Nous nous sentons comme des êtres humains normaux », a ajouté Sonali.
 
Le gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina a décidé en novembre dernier de reconnaitre les hijras comme un troisième genre, leur assurant leurs droits et les autorisant à s’identifier comme un genre spécifique sur leur passeport et sur tous les autres documents officiels. Selon le gouvernement, ils seraient près de 15.000 au Bangladesh, mais près de 500.000 selon des groupes de défense des droits de l’homme, sur une population d’environ 156 millions d’habitants.
 
Dimanche, les hijras ont organisé un débat sur leurs droits et un concours des meilleurs danseurs et chanteurs. Un concours de beauté hijra est prévu à la fin du mois. Le responsable régional de l’Onusida, Leo Kenny, a estimé qu’on devait aller plus loin dans la reconnaissance de leurs droits, notamment en ce qui concerne leur accès aux services sociaux. Signe de l’ouverture du gouvernement de Sheikh Hasina à la reconnaissance des droits des minorités, un magazine pour la commnauté LGBT a été lancé au début de l’année, sans rencontrer d’opposition.
 
Avec AFP
 
Photo Youtube
 
 

 

Des jeunes marocains témoignent de l’homophobie qu’ils subissent au quotidien.Un collectif de défense des minorités sexuelles, « Aswat » (« voix »), vient de lancer une « web-série » destinée à décrire les « violences » dont peuvent être victimes les homosexuels au Maroc.
 
 
Le premier épisode de cette série baptisée « Kaynin » (« on existe ») relate, à visage couvert, le vécu d’un jeune homosexuel marocain, Hamza. Ce dernier y raconte « l’exclusion » dont il est victime, ou encore la manière dont sa mère lui a mis « de la sauce piquante dans la bouche » pour le pousser à « être un homme ».
 
Il évoque aussi les quolibets dont il dit avoir été victime de la part de ses camarades de classe, voire même son « caillassage » dans la rue.   « L’idée est de raconter la violence subie par les minorités sexuelles en diffusant un nouveau témoignage à chaque épisode », a expliqué à l’AFP, Marwan Bensaïd, un des concepteurs du projet. « Nous ne demandons rien de plus que de traiter ces minorités sexuelles comme le reste de la société (…), en tant qu’humains et citoyens », a-t-il ajouté, appelant à un « débat » sur le sujet.
 
La périodicité des épisodes, postées sur la plateforme Youtube, n’a pas été précisée. S’agissant de la première vidéo, publiée le 12 octobre, elle a été visionnée près de 190.000 fois depuis cette date.
 
Au Maroc, l’article 489 du code pénal punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Le collectif Aswat n’en est pas à son coup d’essai: en mai dernier, il avait publié une vidéo sur Youtube, dans le cadre d’une campagne intitulée « L’amour n’est pas un crime« , dans laquelle des acteurs de la société civile s’engageaient « contre l’homophobie ».
 
 
 
 

 

Samedi soir devant l’émission «On n’est pas couché» de Laurent Ruquier. L’invitée politique est la ministre de la Santé Marisol Touraine. L’animateur évoque le nom de l’essai clinique pour un traitement préventif de la transmission du VIH: Ipergay.
 
 
QUESTION VITE BALAYÉE
 
La France mène en ce moment des essais cliniques pour lutter contre la transmission du VIH. Mais le nom reflète une idée préconçue sur les homosexuels qui seraient les plus touchés....Laurent Ruquier pointe le nom pas très «heureux» de cette étude. Sa chroniqueuse, Léa Salamé le suit. Mais personne ne s’attarde. Ipergay, qu’on peut entendre comme «hyper-gay», n’est effectivement pas super super comme petit nom pour un essai clinique sur le Sida. Vous voyez pourquoi?
 
Si en effet les personnes qui participent à ces essais sont toutes des hommes homosexuels qui prennent des risques lors de relations sexuelles (oui oui, il y en a), fallait-il vraiment choisir Ipergay? Les penseurs français, champions des jolis acronymes comme Edvige ou DSK par exemple, auraient pu trouver mieux et moins stigmatisant. Au Royaume-Uni, pour une étude équivalente, les Anglais ont fait preuve de bon goût en la nommant PROUD.
 
LES PRÉCISIONS DE RUQUIER
 
Marisol Touraine, dodelinant de la tête pour admettre que l’acronyme de Intervention Préventive de l’Exposition aux Risques avec et pour les Gays n’était pas un bon choix, a esquivé la question d’un petit nom qui met en avant de manière insidieuse que les gays sont plus touchés par le VIH que les hétérosexuels. Vraiment?
 
Laurent Ruquier, visiblement pas volontaire pour en découdre avec la ministre, a tenu tout de même à préciser que, en France, 42% des personnes vivant avec le virus du Sida étaient des homosexuels. Et donc, les 58% restants sont les hétérosexuels, plus que les gays. Merci Laurent.
 
 

 

La remarque d'un enseignant suédois à un élève turbulent, pendant une séance de photo de classe, lui a coûté sa place le jour même.
 
 
On ne plaisante pas avec le mot «pédé» dans les écoles suédoises. Un homme qui enseignait la photo dans un établissement d’Helsingborg (sud du pays) l’a appris à ses dépens, il y a quelques semaines. Comme chaque année, il s’occupait de prendre les clichés de classe. Un des groupes était un peu agité à son goût. Perdant patience, il a interpellé un des enfants en ces termes: «Eh toi, pédé (bög) numéro 1, mets-toi là!» La séance photo a alors totalement dérapé quand les autres élèves se sont mis à reprendre la remarque en chœur.
 
 
EXCUSES TARDIVES
 
L’incident n’a pas tardé à remonter aux parents du «pédé numéro 1», qui ont contacté la direction de l’école. Laquelle a immédiatement pris sa décision. Quand il est revenu sur son lieu de travail, plus tard dans la journée, le prof a appris qu’il était licencié séance tenante. Le «Helsingborgs Dagblad», précise que l’homme n’avait pas un contrat d’enseignant permanent. «Il m’a présenté ses excuses, mais il était trop tard», a expliqué le doyen au quotidien. «Il n’a pas respecté nos valeurs en humiliant un étudiant. En tant qu’adulte, on doit évidemment réfléchir à ce que l’on dit aux élèves.»
 

 

Monument historique, le Zhovten a été détruit par un incendie criminel au cours de la projection d'un film LGBT. Les spectateurs ont eu très chaud.
 
 
Le plus vieux cinéma de Kiev, le Zhovten, est parti en fumée, mercredi soir, après qu’un inconnu a jeté un fumigène ou un engin incendiaire dans la salle. La centaine de personnes qui assistaient à un film français à thématique transgenre ont pu sortir de la salle indemnes. On est passé tout près d’une tragédie: les issues de secours étaient bloquées et le personnel incapable de se servir d’extincteurs, ont affirmé des spectateurs. L’intérieur de l’édifice historique, construit en 1931, a été ravagé par le sinistre.
 
Pour beaucoup des spectateurs, le mobile de l’incendie est à rechercher dans la thématique du film projeté ce soir-là dans le cadre d’un festival. Encore inédit en France, «Les nuits d’été», de Mario Fanfani, raconte l’histoire d’un père de famille qui s’adonne au transformisme dans la France des années 1950.
 
UN AN JOUR POUR JOUR APRÈS UNE MANIF ANTIGAY
 
La projection de films à thématique LGBT a déjà donné lieu à des manifestations d’extrême droite. Un an plus tôt jour pour jour, des militants déguisés en éboueurs avaient «lavé la honte gay» devant un autre cinéma de la ville, où se déroulait un festival LGBT. Ils avaient brûlé un drapeau arc-en-ciel en tentant d’intimider les spectateurs. Les établissements gay et les rassemblements LGBT sont, en outre, régulièrement pris pour cibles dans la capitale ukrainienne.
 
Une autre thèse est avancée par les médias: une dispute entre les gérants du cinéma et le propriétaire du bâtiment, qui tente de les expulser, note le site Russia Today. Le maire de Kiev, Vitaly Kitschko, a promis la reconstruction du Zhovten. «On ne permettra pas à ce symbole du cinéma intellectuel de nous être confisqué», a déclaré l’ancien boxeur.
 

 

Ce n’est pas parce qu’une personne se dit hétérosexuelle qu’elle est forcément droite dans ses bottes. Une partie des hommes et femmes interrogés dans le cadre d’une étude fantasment d’avoir une relation sexuelle avec un partenaire de même sexe.
 
 
UN HOMME SUR CINQ
 
Plus d'un millier de personnes interrogées révèlent qu'elles envisagent d'avoir une relation sexuelle avec une personne de même sexe.Copains comme cochons? Si l’on savait déjà plus ou moins que les femmes étaient plus ouvertes à l’idée de câliner une autre femme, les hommes hétérosexuels ne sont pas loin derrière. 20,6% d’entre eux avouent penser coucher avec un autre homme (pour 36,9% des femmes). Ils sont d’ailleurs plus de 15% à vouloir le faire avec deux ou plusieurs hommes.
 
L’étude menée par des scientifiques de l’Université de Montréal démontrent que plus d’hommes hétéros que l’on pensait fantasment d’avoir une relation sexuelle gay: «Et nous savons que pour les hommes, fantasmes = souhaits», indique Christian Joyal, auteur principal de l’enquête, au site Gay Star News. Autrement dit, les hommes voudraient voir leurs fantasmes réalisés, contrairement aux femmes qui le voudraient moins.
 
PENSÉES NORMALES?
 
Les scientifiques, via leur recherche, voulaient déterminer quels fantasmes étaient considérés comme normaux ou non. Les 799 hommes and 718 femmes interrogés sur internet devaient noter divers fantasmes selon s’ils étaient normaux ou non. Et les rêveries coquines typiques comprenaient le sexe oral ou une relation avec une autre personne que son partenaire.
 

 

Le témoignage d’Alex, 19 ans.
 
 
Salut je m’appelle Alex et j’ai 19 ans bientôt 20. Tout ça a commencé au collège et assez tôt: j’avais 13 ans. Ce fut une malédiction sur le coup pour moi, je me retournais sur les garçons et non sur les filles, je me souviens que mon prof de sport (oui ça fait super cliché) était tout simplement canon et c’est en le regardant que j’ai compris que je ne pouvais rien y faire. Mais comme mon entourage était homophobe pour le peu que je les entendais parler du sujet je ne voulais pas leur dire quoi que ce soit. J’ai donc voulu lutter contre ça pour rester « quelqu’un de bien ». Et c’est là que tout a commencé… Je suis sorti avec des filles pour préserver mon image. Je devais enlever ce truc de mon corps. Trois filles en tout ,dont une qui est elle aussi maintenant homo, on se considérait comme « couverture » car la situation était comique. En fait on se cachait au même moment sans le savoir réellement.
 
Mais en luttant et en essayant d’envoyer des signaux à ma mère j’ai compris que je ne serai jamais accepté et ce « truc » m’envahissait. Je ne pouvais rien y faire. J’ai tenté de passer à l’acte avec une fille en me disant « après ça, ça va passer ». Je n’ai rien pu faire. Je n’avais aucun désir et là j’ai compris. Par culpabilité vis à vis de mes parents j’ai commencé a prendre des médocs assez violents et j’ai commencé à me mutiler. J’ai fait une tentative de suicide. Ma mère m’a recupéré a temps.
 
Suite à ça ont fusé les questions, de mes parents ou de proches. Comment justifier un tel acte ? Là encore je n’arrivais à rien dire. Un matin je me préparais et je l’ai dit à ma mère d’une façon violente. C’est sorti tout seul après un tonneau de reproches de sa part. J’ai crié « Je suis gay en plus de tout ça ! ». Elle l’a très mal pris et j’ai eu droit aux pires reproches du monde pendant 2 mois mais je commençais à m’assumer donc je n’y faisais pas attention. Aujourd’hui elle le prend très bien, comme mon entourage et ma famille. Ne reste plus qu’à le dire au père mais là c’est encore autre chose. Jusqu’au jour où j’en aurai marre de cette situation.
 
 

 

Ce n’est pas souvent que l’on reçoit une bonne nouvelle de Russie. En voici une: notre vieil ami Maxime Martsinkevitch, alias «Tesak», a été condamné, vendredi, à 5 ans de prison – une peine conforme au réquisitoire du Ministère public. Le militant néonazi de 29 ans a été reconnu coupable d’«incitation à la haine, à l’hostilité ou au rabaissement de la dignité humaine» par un tribunal de Moscou, rapporte le site allemand Queer.de. Il avait déjà écopé de 3 ans et demi de prison en 2007 pour le même motif.
 
 
Martsinkevitch est surtout connu comme le principal inspirateur d’«Occupy Pedophilyaï», un mouvement lancé sur les réseaux sociaux il y a quelques années, et qui a fait les gros titres de la presse internationale à l’été 2013. Son objectif: semer la terreur parmi les homosexuels en leur tendant des pièges via des sites de rencontres ou sur des lieux de drague. Ces traques aux soi-disants «pédophiles» sont filmées et diffusée sur Vkontakte, le Facebook russe. Elles ont notamment donné lieu à des scènes d’humiliation et de violences particulièrement insoutenables. Une ONG russe affirme que l’une de ces séances a fini par la mort d’un jeune homme.
 
Quant aux vidéos de Martsinkevich, elles se distinguaient par leur rituel élaboré et par le goût de ce dernier pour l’exhibition de sa musculeuse anatomie. Après avoir sévi en Ukraine, cet admirateur de Hitler se dorait la pilule à Cuba. Il a été arrêté le 17 janver à La Havane et extradé vers la Russie. Après son jugement, «Tesak» a annoncé qu’il allait faire appel.
 
«Occupy Pedophilyaï» fait moins parler de lui depuis quelques mois, peut-être en raison de l’arrestation de plusieurs adeptes de cette pseudo milice. D’ailleurs, le Parquet de la ville de Kamensk Uralski vient d’annoncer l’inculpation de neuf émules du mouvement. Ils sont accusés de coups et blessures, de menaces de mort et de vol. Des armes ont également été saisies chez eux.
 
 

 

Opposé au mariage gay, Raymond Bardet, maire de Ville-La-Grand en France a dû retourner sa veste pour unir son fils à son compagnon. L'amour paternel a gagné.
 
Raymond Bardet, maire de droite et haut en couleurs de la commune de Ville-La-Grand en France voisine, a fait souffler un vent arc-en-ciel sur le village. A l’époque du débat sur le mariage pour tous, il rayait (avec «humour») l’union de personnes de même sexe, rappelle le Dauphiné Libéré. Le maire avait même déclaré que jamais, oh non jamais, il ne marierait deux personnes homosexuelles. Quand soudain…
 
PAR AMOUR
Dans la famille Bardet, je demande le fils homosexuel. Bonne pioche. Samedi dernier, le garçon s’est uni officiellement à son compagnon. Et devinez qui a procédé au mariage? Oui oui, le maire anti mariage gay. Cocasse.
«Non, je n’ai pas changé d’avis, je pense que ce n’est pas ce que veut la nature»
Raymond Bardet, manifestement ému, s’explique: «Mon fils se mariait, il n’était pas question que je le confie à quelqu’un d’autre. Si j’avais demandé à un adjoint de célébrer le mariage, les gens auraient pu penser que je dénigrais mon fils ou que nous étions fâchés.» Il l’a fait par amour paternel, dépassant ses convictions. Personne d’autre ne devait marier son fils que lui-même. Touchant.
 
FAUT PAS POUSSER
Est-ce à dire que le maire a changé d’avis, et qu’il unira avec plaisir de futurs couples homos? Hélas… «Non, je n’ai pas changé d’avis, je pense que ce n’est pas ce que veut la nature», confie-t-il au Dauphiné Libéré.
Les mariages suivants, à moins d’une autre surprise familiale, seront procédés par ses adjoints, comme le permet la loi française. Mais comme l’a dit Raymond Bardet à cette occasion: «Il ne faut jamais dire “fontaine je ne boirai pas ton eau” (sic).» C’est noté.
 
 

 

Un projet de livre qui célèbre le vagin dans toute sa splendeur… et l'imagination débordante des gays.Alors que tous deux dînaient au restaurant avec des ami.e.s, Shannon O’Malley, une auteure américaine, a eu l’idée de faire dessiner à un de ses amis gays, le réalisateur Keith Wilson, ce mystérieux et insaisissable sujet: le vagin. «Son dessin était complètement nul. Ça ne ressemblait pas du tout à un vagin, raconte Shannon O’Malley. Son petit ami était là, donc on lui a demandé d’en dessiner un à son tour et ça ne ressemblait pas non plus à un vagin, mais ça nous faisait deux dessins différents de vagin.» C’est comme ça que le projet Gay Men Draw Vaginas est né et que les deux compères se sont retrouvés à solliciter leurs amis et à rassembler depuis deux ans le plus possible de dessins, par mail, mais aussi en installant des «vaginas booth» dans San Francisco, autrement dit des stands pour inviter les gays à venir dessiner leurs vagins.
 
 
 
 
Les artistes sollicités, connus ou anonymes, s’en sont donné à cœur joie pour exprimer en tout créativité leur vision du vagin, souvent drôle, parfois poétique, outrancière, ou carrément monstrueuse… et assez éloignée de la réalité, cela va sans dire. Aujourd’hui Shannon O’Malley et Keith Wilson ont le projet d’éditer cette «anthropologie gay du vagin» dans un livre, et ont lancé un appel à dons qui prendra fin le 28 août prochain.
 
Retrouvez les illustrations proposées sur le compte Instagram Gay Men Draw Vaginas
 

 

 

Le 7 avril 2013, Wilfred de Bruijn et son compagnon Olivier Couderc étaient agressés à Paris. Aujourd’hui, le tribunal correctionnel de Paris a condamné leurs agresseurs à 30 mois de prison dont respectivement 18 et 15 mois ferme. La circonstance aggravante liée à l’orientation sexuelle des victimes a bien été retenue par le tribunal. Les agresseurs ont été condamnés à verser un euro de dommages-intérêts à SOS homophobie qui s’était constituée partie civile.
 
 
Personne n’a pu ignorer, en avril 2013, le visage tuméfié de Wilfred de Bruijn, devenu le visage des victimes de l’homophobie. Alors qu’il rentrait d’une soirée avec son compagnon, les deux hommes ont été sauvagement agressés près du canal de l’Ourcq à Paris. Grâce à leur courage et à leur volonté de témoigner, la France tout entière a pu voir que l’homophobie n’était pas qu’un mot et que les paroles d’exclusion et de haine, entendues depuis des semaines, nourrissaient une violence physique grandissante.
 
Nous ne pouvons que songer à celles et ceux qui, en 2013, furent les victimes de paroles, de violences et d’actes gayphobes, lesbophobes, biphobes et transphobes. Au cours de cette année, SOS homophobie a ainsi recensé un nombre sans précédent de témoignages d’actes LGBTphobes. Pendant cette période, plus d’une agression physique a eu lieu tous les deux jours.
 
Cette violence s’est nourrie des paroles prononcées chaque jour pendant les débats sur le mariage pour tou-te-s. « Les personnes qui ont une parole publique et tiennent des propos inadmissibles, profondément homophobes, risquent de légitimer des actes, des actions et d’autres paroles homophobes. » Ces quelques mots de Wilfred de Bruijn expliquent la libération en quelques mois d’une homophobie décomplexée.
 
Alors que la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe a été votée il y a un an, SOS homophobie reste vigilante face à toutes les formes de lesbophobie, de gayphobie, de biphobie et de transphobie. Grâce à notre ligne d’écoute anonyme et à notre équipe de soutien juridique personnalisé, nos bénévoles tentent d’apporter aux victimes toute l’aide dont elles ont besoin. Nous restons mobilisé-e-s pour que le respect de chacun-e ne reste pas un vain mot et devienne une réalité pleine et entière.
 

 

On connaît les loges maçonniques, les clubs business, les associations de femmes… Mais, aujourd’hui, c’est l’influence des réseaux homosexuels qui progresse le plus.
 
 
Enrichir son "capital social"
 
A l’initiative de ces rencontres, Vincent Viollain, 32 ans, cofondateur de Babel 31, agence de communication digitale spécialisée dans le marketing communautaire. A HEC, il a dirigé l’association LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans) de l’école, In and Outside, puis a fait partie de celle de Sciences-Po Paris, Plug n’Play. Il a contribué à relancer un réseau inter-grandes écoles avec ESCaPe (ESCP-EAP), Divercity (Essec), Binet XY (Ecole Polytechnique), Homônerie (ENS-Ulm)… Investi dans Le Refuge, association de soutien à de jeunes homosexuels rejetés par leur famille, il est également vice-président de GayLib, le principal mouvement homo de droite, affilié à l’UDI. "La plupart d’entre nous ont connu l’expérience des réseaux gays dans les pays anglo-saxons, où ils sont beaucoup plus développés, explique-t-il. Il y a seulement quinze ans, en France, un réseau comme le nôtre aurait été inimaginable."
 
Après les Bretons, les X-Mines et les francs-maçons… les gays. En présentant les réseaux gays en ouverture de cette enquête, Challenges n’accrédite pas l’existence d’un prétendu lobby tout-puissant. Nous constatons seulement qu’ils font partie des réseaux qui progressent le plus. Au-delà de leur raison d’être officielle, tous ces réseaux permettent à leurs membres d’enrichir leur "capital social" et d’acquérir des informations utiles pour progresser dans leur carrière. Certains sont politiques, comme le Grand Orient de France, jamais autant représenté au gouvernement et dans les cabinets ministériels depuis l’ère mitterrandienne, ou la mairie de Paris, vivier des nouvelles élites socialistes. D’autres sont orientés business, les plus dynamiques étant des clubs identitaires : associations de femmes ou d’entrepreneurs issus de la diversité. C’est sur leur modèle que se construisent les nouveaux réseaux homosexuels, gays pour être précis, les lesbiennes étant infiniment plus discrètes.
 
La loi sur le mariage pour tous a renforcé leur visibilité. Des politiques comme Franck Riester, député et secrétaire général adjoint de l’UMP, ou Bruno Julliard, premier adjoint socialiste au maire de Paris, ont fait leur coming out. Au sommet de l’Etat, certains ne cachent pas leur homosexualité, comme Christophe Chantepy, ancien directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault. La réussite de Pascal Houzelot, patron-fondateur des chaînes Pink TV et de Numéro 23, doit beaucoup à son réseau – ses dîners accueillent le Tout-Paris des médias et des affaires – et le banquier Philippe Villin est devenu, comme le titrait M, le magazine du Monde, "l’éminence gay des grands patrons".
 
Groupements politiques, fraternelles maçonniques, clubs sportifs, lieux festifs, associations militantes : ce foisonnement pourrait donner l’illusion d’un réseau omniprésent. La direction du Front national serait "infiltrée", les gays constitueraient un réseau occulte dans les cabinets ministériels et, au ministère de la Culture ou au Quai d’Orsay, ils s’échangeraient les postes et les faveurs.
 
"Beaucoup de légendes circulent, observe l’essayiste Laurent Kupferman. Elles proviennent autant de la paranoïa des homophobes que de l’exagération de leur influence par certains homosexuels." En privé, des "homos de pouvoir" avouent pratiquer la préférence communautaire. "Toutes choses égales par ailleurs, je donnerais plus volontiers un coup de pouce à un homo qu’à un hétéro", dit l’un d’eux. Mais d’autres assurent pratiquer l’inverse, pour ne pas être accusés de favoritisme, comme Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des musées nationaux. Tous protestent contre l’idée d’un réseau gay. "Je ne crois pas qu’il existe dans le monde des affaires, assure Philippe Villin. Une forme de solidarité intergénérationnelle peut m’amener à aider des jeunes gays dans leur vie personnelle ou professionnelle. Mais je crois n’avoir jamais gagné ni perdu une affaire parce que j’étais homosexuel." 
 
L’ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand nous répond : "La notion de réseaux gays m’apparaît bien fantasmatique et je crains de n’avoir pas eu la chance d’en profiter !" De même, l’avocat activiste Yann Pedler est sceptique: "Le milieu homosexuel est un patchwork. Il existe de nombreuses associations, mais leurs forces se neutralisent."
 
Secret de Polichinelle
 
Les fantasmes se nourrissent du secret. Or rares sont les gays qui, au plus haut niveau, ont fait connaître publiquement leur orientation sexuelle. Ce directeur d’une grande école parisienne, cette dirigeante d’entreprise, figure du milieu patronal, cette directrice générale dans un groupe de luxe, ce patron de la filiale française d’une major du disque, ce président d’une grande entreprise publique ou cet ancien PDG du CAC 40, que le Tout-Paris croise depuis des années avec son compagnon : toutes ces figures du pouvoir, dont l’homosexualité est un secret de Polichinelle, ont décidé de "rester dans le placard"…
 
L’Autre Cercle, principale association regroupant des homosexuels travaillant en entreprise, ne compte, parmi ses 600 adhérents, aucun dirigeant de haut niveau. "J’aimerais que des grands patrons nous rejoignent, déplore Catherine Tripon, sa porte-parole. Cela contribuerait beaucoup à l’acceptation de l’homosexualité dans les entreprises…" Créé en 1998 pour lutter contre les discriminations dans le monde du travail, l’Autre Cercle a mis au point une charte d’engagement LGBT qu’ont déjà signée dix-neuf grandes entreprises, parmi lesquelles Casino, Total ou Areva. Au-delà de sa dimension militante, l’association est un réseau de socialisation et d’entraide. "Nos adhérents trouvent chez nous une atmosphère conviviale, souligne Catherine Tripon. Au sein des onze associations régionales, des apéritifs, des dîners ou des sorties le week-end sont organisés. On peut en profiter pour trouver un architecte, un avocat ou une agence de com…"
 
Pour être efficaces, les réseaux doivent offrir une dose de convivialité. "Plus ils travaillent sur des sujets sérieux, moins ils fonctionnent, observe Laurent Kupferman. Les groupes militants – l’Inter-LGBT, Aides, Act Up, SOS Homophobie – sont bons pour le lobbying, pas pour le réseau." Les associations politiques semblent plus indiquées. "GayLib fonctionne comme un club CSP+, plutôt parisien, fréquenté par de nombreux hauts fonctionnaires", témoigne un militant. Les clubs de sport "gay-friendly" – L’Usine ou le Klay – jouent encore mieux ce rôle, comme le Paname Boxing Club, club de boxe française "ouvert aux gays, lesbiennes, hétéros, bi et trans".
 
Les lieux de fête, en revanche, même très "CSP+", ne sont guère propices au réseautage, pas plus le carré VIP du Yoyo, au Palais de Tokyo (où l’on vient surtout pour être vu) ou la terrasse du Rosa Bonheur le dimanche soir, dans le parc des Buttes-Chaumont. "Nous sommes éparpillés entre différentes soirées, déplore Louis Jublin, 28 ans, consultant de l’agence en communication d’influence Albera Conseil. Il manque encore un lieu pour faire du networking entre homos de la politique, des médias et de l’entreprise." Il a décidé de lancer, en septembre, un réseau "transpartisan" et "festif" baptisé "Folles d’influence", un nom provocateur pour souligner que "nous ne nous prenons pas trop au sérieux". La nouvelle génération gay, moins militante et plus individualiste, se veut aussi plus légère.
 
A Paris, un réseau informel de ce genre existe déjà, celui des habitués de la Sunday Marcel, une soirée qui a lieu deux fois par mois, de 19h30 à 2h00 du matin, au café Etienne-Marcel, dans le IIe arrondissement. En 10 ans, ce rendez-vous est devenu une institution pour tous les beautiful people du Paris gay. "Nous avons attiré une clientèle qui ne se reconnaissait pas dans le Marais, ni dans les lieux trop fermés, trop identitaires, explique Frédéric, l’organisateur de ces soirées. Nos clients viennent boire un verre, dîner et retrouver ceux qu’ils n’ont pas eu le temps de voir dans la semaine." Stylistes, acteurs, hauts fonctionnaires, PDG du CAC 40 ou d’entreprises publiques, on croise du beau monde à la Sunday Marcel. Même des ministres…
 
 

 

Lyon a été élue ville la plus gay-friendly de France par le magazine Têtu du mois de juin, publié mercredi.
 
 
Plusieurs critères étaient étudiés : les politiques publiques, le dynamisme des associations, les lieux de sortie, l'offre culturelle ou encore la qualité de vie pour les couples gays.
Alors que les manifestations anti mariage pour tous ont été nombreuses et suivies à Lyon, la capitale des Gaules semble satisfaire tous les critères du magazine : "la ville assure à ses habitants homos une qualité de vie enviable".
Têtu souligne tout de même que Gérard Collomb "a cultivé l’ambiguïté pendant le débat sur le mariage pour tous et Lyon reste un terreau pour la frange catho la plus réac".
Toulouse arrive 2e, Montpellier et Nantes 3e ex-aequo.