Fil d'actualités

D'où vient cette sale manie d'attribuer les catastrophes naturelles aux homos ?

Lorsque surviennent séismes et tempêtes, certains bonimenteurs s’improvisent lecteurs de théophanies (du grec theo et phan, soit les apparitions divines) et trouvent chez les gays les boucs émissaires idéals… Dans la nuit du 25 au 26 août, des pluies...


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L'improbable blocage des ordinateurs allemands face au mariage pour tous

L’acceptation express du mariage outre-Rhin a laissé ses logiciels administratifs sur le carreau. La deutsche qualität ne pourra pas enregistrer correctement ces unions avant une bonne année… Alors que l’Allemagne démarrait l’été sous les meilleurs auspices en devenant le...


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«GAY ET 100% PASSIF»: LE COMING-OUT INTÉGRAL DE HAAZ SLEIMAN

L'acteur vedette de «Nurse Jackie», 41 ans, s'est dévoilé dans une vidéo au ton provocateur sur les réseaux sociaux. Fallait oser. L’acteur Haaz Sleiman, une des stars de la série comique «Nurse Jackie», a effectué un coming-out plutôt punchy sur les...


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Ce n’est pas parce qu’une personne se dit hétérosexuelle qu’elle est forcément droite dans ses bottes. Une partie des hommes et femmes interrogés dans le cadre d’une étude fantasment d’avoir une relation sexuelle avec un partenaire de même sexe.
 
 
UN HOMME SUR CINQ
 
Plus d'un millier de personnes interrogées révèlent qu'elles envisagent d'avoir une relation sexuelle avec une personne de même sexe.Copains comme cochons? Si l’on savait déjà plus ou moins que les femmes étaient plus ouvertes à l’idée de câliner une autre femme, les hommes hétérosexuels ne sont pas loin derrière. 20,6% d’entre eux avouent penser coucher avec un autre homme (pour 36,9% des femmes). Ils sont d’ailleurs plus de 15% à vouloir le faire avec deux ou plusieurs hommes.
 
L’étude menée par des scientifiques de l’Université de Montréal démontrent que plus d’hommes hétéros que l’on pensait fantasment d’avoir une relation sexuelle gay: «Et nous savons que pour les hommes, fantasmes = souhaits», indique Christian Joyal, auteur principal de l’enquête, au site Gay Star News. Autrement dit, les hommes voudraient voir leurs fantasmes réalisés, contrairement aux femmes qui le voudraient moins.
 
PENSÉES NORMALES?
 
Les scientifiques, via leur recherche, voulaient déterminer quels fantasmes étaient considérés comme normaux ou non. Les 799 hommes and 718 femmes interrogés sur internet devaient noter divers fantasmes selon s’ils étaient normaux ou non. Et les rêveries coquines typiques comprenaient le sexe oral ou une relation avec une autre personne que son partenaire.
 

 

Le témoignage d’Alex, 19 ans.
 
 
Salut je m’appelle Alex et j’ai 19 ans bientôt 20. Tout ça a commencé au collège et assez tôt: j’avais 13 ans. Ce fut une malédiction sur le coup pour moi, je me retournais sur les garçons et non sur les filles, je me souviens que mon prof de sport (oui ça fait super cliché) était tout simplement canon et c’est en le regardant que j’ai compris que je ne pouvais rien y faire. Mais comme mon entourage était homophobe pour le peu que je les entendais parler du sujet je ne voulais pas leur dire quoi que ce soit. J’ai donc voulu lutter contre ça pour rester « quelqu’un de bien ». Et c’est là que tout a commencé… Je suis sorti avec des filles pour préserver mon image. Je devais enlever ce truc de mon corps. Trois filles en tout ,dont une qui est elle aussi maintenant homo, on se considérait comme « couverture » car la situation était comique. En fait on se cachait au même moment sans le savoir réellement.
 
Mais en luttant et en essayant d’envoyer des signaux à ma mère j’ai compris que je ne serai jamais accepté et ce « truc » m’envahissait. Je ne pouvais rien y faire. J’ai tenté de passer à l’acte avec une fille en me disant « après ça, ça va passer ». Je n’ai rien pu faire. Je n’avais aucun désir et là j’ai compris. Par culpabilité vis à vis de mes parents j’ai commencé a prendre des médocs assez violents et j’ai commencé à me mutiler. J’ai fait une tentative de suicide. Ma mère m’a recupéré a temps.
 
Suite à ça ont fusé les questions, de mes parents ou de proches. Comment justifier un tel acte ? Là encore je n’arrivais à rien dire. Un matin je me préparais et je l’ai dit à ma mère d’une façon violente. C’est sorti tout seul après un tonneau de reproches de sa part. J’ai crié « Je suis gay en plus de tout ça ! ». Elle l’a très mal pris et j’ai eu droit aux pires reproches du monde pendant 2 mois mais je commençais à m’assumer donc je n’y faisais pas attention. Aujourd’hui elle le prend très bien, comme mon entourage et ma famille. Ne reste plus qu’à le dire au père mais là c’est encore autre chose. Jusqu’au jour où j’en aurai marre de cette situation.
 
 

 

Ce n’est pas souvent que l’on reçoit une bonne nouvelle de Russie. En voici une: notre vieil ami Maxime Martsinkevitch, alias «Tesak», a été condamné, vendredi, à 5 ans de prison – une peine conforme au réquisitoire du Ministère public. Le militant néonazi de 29 ans a été reconnu coupable d’«incitation à la haine, à l’hostilité ou au rabaissement de la dignité humaine» par un tribunal de Moscou, rapporte le site allemand Queer.de. Il avait déjà écopé de 3 ans et demi de prison en 2007 pour le même motif.
 
 
Martsinkevitch est surtout connu comme le principal inspirateur d’«Occupy Pedophilyaï», un mouvement lancé sur les réseaux sociaux il y a quelques années, et qui a fait les gros titres de la presse internationale à l’été 2013. Son objectif: semer la terreur parmi les homosexuels en leur tendant des pièges via des sites de rencontres ou sur des lieux de drague. Ces traques aux soi-disants «pédophiles» sont filmées et diffusée sur Vkontakte, le Facebook russe. Elles ont notamment donné lieu à des scènes d’humiliation et de violences particulièrement insoutenables. Une ONG russe affirme que l’une de ces séances a fini par la mort d’un jeune homme.
 
Quant aux vidéos de Martsinkevich, elles se distinguaient par leur rituel élaboré et par le goût de ce dernier pour l’exhibition de sa musculeuse anatomie. Après avoir sévi en Ukraine, cet admirateur de Hitler se dorait la pilule à Cuba. Il a été arrêté le 17 janver à La Havane et extradé vers la Russie. Après son jugement, «Tesak» a annoncé qu’il allait faire appel.
 
«Occupy Pedophilyaï» fait moins parler de lui depuis quelques mois, peut-être en raison de l’arrestation de plusieurs adeptes de cette pseudo milice. D’ailleurs, le Parquet de la ville de Kamensk Uralski vient d’annoncer l’inculpation de neuf émules du mouvement. Ils sont accusés de coups et blessures, de menaces de mort et de vol. Des armes ont également été saisies chez eux.
 
 

 

Opposé au mariage gay, Raymond Bardet, maire de Ville-La-Grand en France a dû retourner sa veste pour unir son fils à son compagnon. L'amour paternel a gagné.
 
Raymond Bardet, maire de droite et haut en couleurs de la commune de Ville-La-Grand en France voisine, a fait souffler un vent arc-en-ciel sur le village. A l’époque du débat sur le mariage pour tous, il rayait (avec «humour») l’union de personnes de même sexe, rappelle le Dauphiné Libéré. Le maire avait même déclaré que jamais, oh non jamais, il ne marierait deux personnes homosexuelles. Quand soudain…
 
PAR AMOUR
Dans la famille Bardet, je demande le fils homosexuel. Bonne pioche. Samedi dernier, le garçon s’est uni officiellement à son compagnon. Et devinez qui a procédé au mariage? Oui oui, le maire anti mariage gay. Cocasse.
«Non, je n’ai pas changé d’avis, je pense que ce n’est pas ce que veut la nature»
Raymond Bardet, manifestement ému, s’explique: «Mon fils se mariait, il n’était pas question que je le confie à quelqu’un d’autre. Si j’avais demandé à un adjoint de célébrer le mariage, les gens auraient pu penser que je dénigrais mon fils ou que nous étions fâchés.» Il l’a fait par amour paternel, dépassant ses convictions. Personne d’autre ne devait marier son fils que lui-même. Touchant.
 
FAUT PAS POUSSER
Est-ce à dire que le maire a changé d’avis, et qu’il unira avec plaisir de futurs couples homos? Hélas… «Non, je n’ai pas changé d’avis, je pense que ce n’est pas ce que veut la nature», confie-t-il au Dauphiné Libéré.
Les mariages suivants, à moins d’une autre surprise familiale, seront procédés par ses adjoints, comme le permet la loi française. Mais comme l’a dit Raymond Bardet à cette occasion: «Il ne faut jamais dire “fontaine je ne boirai pas ton eau” (sic).» C’est noté.
 
 

 

Un projet de livre qui célèbre le vagin dans toute sa splendeur… et l'imagination débordante des gays.Alors que tous deux dînaient au restaurant avec des ami.e.s, Shannon O’Malley, une auteure américaine, a eu l’idée de faire dessiner à un de ses amis gays, le réalisateur Keith Wilson, ce mystérieux et insaisissable sujet: le vagin. «Son dessin était complètement nul. Ça ne ressemblait pas du tout à un vagin, raconte Shannon O’Malley. Son petit ami était là, donc on lui a demandé d’en dessiner un à son tour et ça ne ressemblait pas non plus à un vagin, mais ça nous faisait deux dessins différents de vagin.» C’est comme ça que le projet Gay Men Draw Vaginas est né et que les deux compères se sont retrouvés à solliciter leurs amis et à rassembler depuis deux ans le plus possible de dessins, par mail, mais aussi en installant des «vaginas booth» dans San Francisco, autrement dit des stands pour inviter les gays à venir dessiner leurs vagins.
 
 
 
 
Les artistes sollicités, connus ou anonymes, s’en sont donné à cœur joie pour exprimer en tout créativité leur vision du vagin, souvent drôle, parfois poétique, outrancière, ou carrément monstrueuse… et assez éloignée de la réalité, cela va sans dire. Aujourd’hui Shannon O’Malley et Keith Wilson ont le projet d’éditer cette «anthropologie gay du vagin» dans un livre, et ont lancé un appel à dons qui prendra fin le 28 août prochain.
 
Retrouvez les illustrations proposées sur le compte Instagram Gay Men Draw Vaginas
 

 

 

Le 7 avril 2013, Wilfred de Bruijn et son compagnon Olivier Couderc étaient agressés à Paris. Aujourd’hui, le tribunal correctionnel de Paris a condamné leurs agresseurs à 30 mois de prison dont respectivement 18 et 15 mois ferme. La circonstance aggravante liée à l’orientation sexuelle des victimes a bien été retenue par le tribunal. Les agresseurs ont été condamnés à verser un euro de dommages-intérêts à SOS homophobie qui s’était constituée partie civile.
 
 
Personne n’a pu ignorer, en avril 2013, le visage tuméfié de Wilfred de Bruijn, devenu le visage des victimes de l’homophobie. Alors qu’il rentrait d’une soirée avec son compagnon, les deux hommes ont été sauvagement agressés près du canal de l’Ourcq à Paris. Grâce à leur courage et à leur volonté de témoigner, la France tout entière a pu voir que l’homophobie n’était pas qu’un mot et que les paroles d’exclusion et de haine, entendues depuis des semaines, nourrissaient une violence physique grandissante.
 
Nous ne pouvons que songer à celles et ceux qui, en 2013, furent les victimes de paroles, de violences et d’actes gayphobes, lesbophobes, biphobes et transphobes. Au cours de cette année, SOS homophobie a ainsi recensé un nombre sans précédent de témoignages d’actes LGBTphobes. Pendant cette période, plus d’une agression physique a eu lieu tous les deux jours.
 
Cette violence s’est nourrie des paroles prononcées chaque jour pendant les débats sur le mariage pour tou-te-s. « Les personnes qui ont une parole publique et tiennent des propos inadmissibles, profondément homophobes, risquent de légitimer des actes, des actions et d’autres paroles homophobes. » Ces quelques mots de Wilfred de Bruijn expliquent la libération en quelques mois d’une homophobie décomplexée.
 
Alors que la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe a été votée il y a un an, SOS homophobie reste vigilante face à toutes les formes de lesbophobie, de gayphobie, de biphobie et de transphobie. Grâce à notre ligne d’écoute anonyme et à notre équipe de soutien juridique personnalisé, nos bénévoles tentent d’apporter aux victimes toute l’aide dont elles ont besoin. Nous restons mobilisé-e-s pour que le respect de chacun-e ne reste pas un vain mot et devienne une réalité pleine et entière.
 

 

On connaît les loges maçonniques, les clubs business, les associations de femmes… Mais, aujourd’hui, c’est l’influence des réseaux homosexuels qui progresse le plus.
 
 
Enrichir son "capital social"
 
A l’initiative de ces rencontres, Vincent Viollain, 32 ans, cofondateur de Babel 31, agence de communication digitale spécialisée dans le marketing communautaire. A HEC, il a dirigé l’association LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans) de l’école, In and Outside, puis a fait partie de celle de Sciences-Po Paris, Plug n’Play. Il a contribué à relancer un réseau inter-grandes écoles avec ESCaPe (ESCP-EAP), Divercity (Essec), Binet XY (Ecole Polytechnique), Homônerie (ENS-Ulm)… Investi dans Le Refuge, association de soutien à de jeunes homosexuels rejetés par leur famille, il est également vice-président de GayLib, le principal mouvement homo de droite, affilié à l’UDI. "La plupart d’entre nous ont connu l’expérience des réseaux gays dans les pays anglo-saxons, où ils sont beaucoup plus développés, explique-t-il. Il y a seulement quinze ans, en France, un réseau comme le nôtre aurait été inimaginable."
 
Après les Bretons, les X-Mines et les francs-maçons… les gays. En présentant les réseaux gays en ouverture de cette enquête, Challenges n’accrédite pas l’existence d’un prétendu lobby tout-puissant. Nous constatons seulement qu’ils font partie des réseaux qui progressent le plus. Au-delà de leur raison d’être officielle, tous ces réseaux permettent à leurs membres d’enrichir leur "capital social" et d’acquérir des informations utiles pour progresser dans leur carrière. Certains sont politiques, comme le Grand Orient de France, jamais autant représenté au gouvernement et dans les cabinets ministériels depuis l’ère mitterrandienne, ou la mairie de Paris, vivier des nouvelles élites socialistes. D’autres sont orientés business, les plus dynamiques étant des clubs identitaires : associations de femmes ou d’entrepreneurs issus de la diversité. C’est sur leur modèle que se construisent les nouveaux réseaux homosexuels, gays pour être précis, les lesbiennes étant infiniment plus discrètes.
 
La loi sur le mariage pour tous a renforcé leur visibilité. Des politiques comme Franck Riester, député et secrétaire général adjoint de l’UMP, ou Bruno Julliard, premier adjoint socialiste au maire de Paris, ont fait leur coming out. Au sommet de l’Etat, certains ne cachent pas leur homosexualité, comme Christophe Chantepy, ancien directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault. La réussite de Pascal Houzelot, patron-fondateur des chaînes Pink TV et de Numéro 23, doit beaucoup à son réseau – ses dîners accueillent le Tout-Paris des médias et des affaires – et le banquier Philippe Villin est devenu, comme le titrait M, le magazine du Monde, "l’éminence gay des grands patrons".
 
Groupements politiques, fraternelles maçonniques, clubs sportifs, lieux festifs, associations militantes : ce foisonnement pourrait donner l’illusion d’un réseau omniprésent. La direction du Front national serait "infiltrée", les gays constitueraient un réseau occulte dans les cabinets ministériels et, au ministère de la Culture ou au Quai d’Orsay, ils s’échangeraient les postes et les faveurs.
 
"Beaucoup de légendes circulent, observe l’essayiste Laurent Kupferman. Elles proviennent autant de la paranoïa des homophobes que de l’exagération de leur influence par certains homosexuels." En privé, des "homos de pouvoir" avouent pratiquer la préférence communautaire. "Toutes choses égales par ailleurs, je donnerais plus volontiers un coup de pouce à un homo qu’à un hétéro", dit l’un d’eux. Mais d’autres assurent pratiquer l’inverse, pour ne pas être accusés de favoritisme, comme Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des musées nationaux. Tous protestent contre l’idée d’un réseau gay. "Je ne crois pas qu’il existe dans le monde des affaires, assure Philippe Villin. Une forme de solidarité intergénérationnelle peut m’amener à aider des jeunes gays dans leur vie personnelle ou professionnelle. Mais je crois n’avoir jamais gagné ni perdu une affaire parce que j’étais homosexuel." 
 
L’ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand nous répond : "La notion de réseaux gays m’apparaît bien fantasmatique et je crains de n’avoir pas eu la chance d’en profiter !" De même, l’avocat activiste Yann Pedler est sceptique: "Le milieu homosexuel est un patchwork. Il existe de nombreuses associations, mais leurs forces se neutralisent."
 
Secret de Polichinelle
 
Les fantasmes se nourrissent du secret. Or rares sont les gays qui, au plus haut niveau, ont fait connaître publiquement leur orientation sexuelle. Ce directeur d’une grande école parisienne, cette dirigeante d’entreprise, figure du milieu patronal, cette directrice générale dans un groupe de luxe, ce patron de la filiale française d’une major du disque, ce président d’une grande entreprise publique ou cet ancien PDG du CAC 40, que le Tout-Paris croise depuis des années avec son compagnon : toutes ces figures du pouvoir, dont l’homosexualité est un secret de Polichinelle, ont décidé de "rester dans le placard"…
 
L’Autre Cercle, principale association regroupant des homosexuels travaillant en entreprise, ne compte, parmi ses 600 adhérents, aucun dirigeant de haut niveau. "J’aimerais que des grands patrons nous rejoignent, déplore Catherine Tripon, sa porte-parole. Cela contribuerait beaucoup à l’acceptation de l’homosexualité dans les entreprises…" Créé en 1998 pour lutter contre les discriminations dans le monde du travail, l’Autre Cercle a mis au point une charte d’engagement LGBT qu’ont déjà signée dix-neuf grandes entreprises, parmi lesquelles Casino, Total ou Areva. Au-delà de sa dimension militante, l’association est un réseau de socialisation et d’entraide. "Nos adhérents trouvent chez nous une atmosphère conviviale, souligne Catherine Tripon. Au sein des onze associations régionales, des apéritifs, des dîners ou des sorties le week-end sont organisés. On peut en profiter pour trouver un architecte, un avocat ou une agence de com…"
 
Pour être efficaces, les réseaux doivent offrir une dose de convivialité. "Plus ils travaillent sur des sujets sérieux, moins ils fonctionnent, observe Laurent Kupferman. Les groupes militants – l’Inter-LGBT, Aides, Act Up, SOS Homophobie – sont bons pour le lobbying, pas pour le réseau." Les associations politiques semblent plus indiquées. "GayLib fonctionne comme un club CSP+, plutôt parisien, fréquenté par de nombreux hauts fonctionnaires", témoigne un militant. Les clubs de sport "gay-friendly" – L’Usine ou le Klay – jouent encore mieux ce rôle, comme le Paname Boxing Club, club de boxe française "ouvert aux gays, lesbiennes, hétéros, bi et trans".
 
Les lieux de fête, en revanche, même très "CSP+", ne sont guère propices au réseautage, pas plus le carré VIP du Yoyo, au Palais de Tokyo (où l’on vient surtout pour être vu) ou la terrasse du Rosa Bonheur le dimanche soir, dans le parc des Buttes-Chaumont. "Nous sommes éparpillés entre différentes soirées, déplore Louis Jublin, 28 ans, consultant de l’agence en communication d’influence Albera Conseil. Il manque encore un lieu pour faire du networking entre homos de la politique, des médias et de l’entreprise." Il a décidé de lancer, en septembre, un réseau "transpartisan" et "festif" baptisé "Folles d’influence", un nom provocateur pour souligner que "nous ne nous prenons pas trop au sérieux". La nouvelle génération gay, moins militante et plus individualiste, se veut aussi plus légère.
 
A Paris, un réseau informel de ce genre existe déjà, celui des habitués de la Sunday Marcel, une soirée qui a lieu deux fois par mois, de 19h30 à 2h00 du matin, au café Etienne-Marcel, dans le IIe arrondissement. En 10 ans, ce rendez-vous est devenu une institution pour tous les beautiful people du Paris gay. "Nous avons attiré une clientèle qui ne se reconnaissait pas dans le Marais, ni dans les lieux trop fermés, trop identitaires, explique Frédéric, l’organisateur de ces soirées. Nos clients viennent boire un verre, dîner et retrouver ceux qu’ils n’ont pas eu le temps de voir dans la semaine." Stylistes, acteurs, hauts fonctionnaires, PDG du CAC 40 ou d’entreprises publiques, on croise du beau monde à la Sunday Marcel. Même des ministres…
 
 

 

Lyon a été élue ville la plus gay-friendly de France par le magazine Têtu du mois de juin, publié mercredi.
 
 
Plusieurs critères étaient étudiés : les politiques publiques, le dynamisme des associations, les lieux de sortie, l'offre culturelle ou encore la qualité de vie pour les couples gays.
Alors que les manifestations anti mariage pour tous ont été nombreuses et suivies à Lyon, la capitale des Gaules semble satisfaire tous les critères du magazine : "la ville assure à ses habitants homos une qualité de vie enviable".
Têtu souligne tout de même que Gérard Collomb "a cultivé l’ambiguïté pendant le débat sur le mariage pour tous et Lyon reste un terreau pour la frange catho la plus réac".
Toulouse arrive 2e, Montpellier et Nantes 3e ex-aequo.
 
 

 

Ce mardi 20 mai 2014, le tribunal correctionnel de Paris reconnaît le journal Minute coupable d’injure et d’incitation à la haine à raison de l’orientation sexuelle dans son édition du 11 juillet 2011 et le condamne à 4000 euros d’amende et 3000 euros de dommages-intérêts.
 
Le 11 juillet 2011, l’hebdomadaire Minute publiait un numéro dont la Une et le contenu étaient largement consacrés à la question de l’ouverture du mariage pour toutes et tous mais aussi à l’explication de cette revendication par un quotidien à destination d’enfants du primaire, ou encore au don du sang. L’occasion pour le journal d’enchaîner les références à la zoophilie, à la polygamie ou encore au VIH. Une succession presque exhaustive des préjugés les plus nauséabonds en la matière.
 
SOS homophobie entendant qu’il soit reconnu que la liberté d’expression ne permet pas tout, et certainement pas de s’affranchir du respect dû à autrui et à sa dignité, avait assigné l’hebdomadaire.
 
Minute s’était déjà illustré en début de procédure par le dépôt d’une question prioritaire de constitutionnalité visant à faire déclarer le terme d’orientation sexuelle contraire à la constitution. Manœuvre purement dilatoire qui fut bien évidemment écartée par le tribunal.
 
La condamnation de l’hebdomadaire représente aujourd’hui une victoire pour une liberté d’expression respectueuse de tou-te-s, de toutes les orientations sexuelles et identités de genre, y compris par voie de presse.
 
L’association tient à remercier tout particulièrement son avocat, Maître Kevin Grossmann, dont le soutien aura été majeur tout au long de cette procédure.
 
Les sommes reçues au titre de dommages-intérêts seront utilisées par l’association afin d’apporter une aide aux victimes d’homophobie, de biphobie et de transphobie à qui les moyens – notamment financiers – manquent trop souvent pour faire valoir leurs droits.
 
Alors que SOS homophobie n’a jamais reçu autant d’appels de victimes et témoins d’homophobie, de biphobie et de transphobie, la lutte contre ces violences et discriminations doit s’intensifier qu’il s’agisse de les prévenir ou de les sanctionner.
 
 
 

 

Harvey Milk, premier homme ouvertement gay à avoir été élu à un mandat public aux Etats-Unis, a désormais son timbre.
 
 
La Poste américaine émet depuis hier un timbre à l’effigie d’Harvey Milk, premier conseiller municipal de San Francisco ouvertement gay, assassiné en 1978. Sur le timbre, un Harvey Milk tout sourire fait face à la caméra, extrait d’une célèbre photo de son ami Danny Nicoletta. La partie supérieure est ornée du « rainbow flag », le drapeau arc-en-ciel symbole de la fierté LGBT. Le timbre a été dévoilé lors d’une cérémonie à la Maison Blanche hier, jour anniversaire de Harvey Milk qui aurait eu 84 ans.
 
 
« Les lettres et cartes postales envoyées aux Etats-Unis et à travers le monde peuvent aujourd’hui arborer le visage d’un homme qui a donné sa vie pour les droits de l’homme et s’est battu pour l’égalité de toutes les minorités et des communautés marginalisées », s’est réjouie la Fondation Harvey Milk dans un communiqué. La vie d’Harvey Milk a fait l’objet d’un livre, The Mayor of Castro Street, par Randy Shilts, d’un documentaire de Rob Epstein, The Times of Harvey Milk, puis d’un film, Milk, réalisé par Gus Van Sant et sorti en 2008 avec Sean Penn dans le rôle principal. Harvey Milk a été assassiné en novembre 1978 en même temps que le maire de San Francisco, George Moscone.
 
 

L’autrichienne Conchita Wurst a remporté l’Eurovision, loin devant les français de Twin Twin, qui finissent bons derniers. Une victoire politique, pour beaucoup.

La représentante de l’Autriche, Conchita Wurst, a remporté la 59è édition de l’Eurovision, avec sa très james bondienne chanson Rise like a phoenix. La performer, qui se nomme Tom Neuwirth « à la ville », s’est montrée très émue de cette victoire. Avant de chanter une deuxième fois son titre, elle a lancé à la foule: « Cette victoire est dédiée à tous ceux qui croient en la paix. Nous sommes l’unité et rien ne peut nous arrêter. » Une déclaration politique qui fait sans doute allusion à la situation ukrainienne, mais qui vient également clore la polémique de sa participation au concours. La Russie, La Biélorussie et l’Arménie  avaient en effet violemment critiqué la présence d’une femme à barbe parmi les candidat.e.s. Dans tous les cas, le pays de Poutine a d’ailleurs été conspué par la foule de Copenhague, où se déroulait cette édition, tout au long de la soirée.

Source

Actuellement dans les salles : Eastern Boys.

Sysponis: 

Daniel aborde Marek dans une gare parisienne où ce dernier traine avec sa bande. Il lui propose de le retrouver chez lui le jour suivant. Mais lorsque Daniel ouvre la porte de son appartement le lendemain, il est loin d’imaginer le piège dans lequel il s’apprête à tomber et qui va bouleverser sa vie.

Info et horaires au cinéma le Palace à Mulhouse ICI

 

 

 

Communiqué de presse
 
SOS HOMOPHOBIE, PARTIE CIVILE AUX CÔTÉS DE WILFRED ET OLIVIER
Dans la nuit du 7 au 8 avril 2013, Wilfred de Bruijn et son compagnon
Olivier Couderc étaient agressés près du canal de l’Ourcq dans le
19e arrondissement de Paris. Leurs agresseurs présumés comparaissent
aujourd’hui devant le Tribunal correctionnel de Paris. SOS homophobie
s’est constituée partie civile dans ce procès.
 
Avec cette agression, la France entière découvrait sur les réseaux
sociaux, à la une des journaux et sur les écrans de télévision le
visage ensanglanté et tuméfié de Wilfred. Alors que lui et son
compagnon rentraient d’une soirée, les deux hommes ont été
sauvagement agressés. Personne n’a alors pu ignorer la violence dont
fut victime ce couple.
 
SOS homophobie salue le courage et la détermination de Wilfred et
Olivier. En se portant partie civile dans le procès de leurs agresseurs
présumés, notre association souhaite apporter tout son soutien aux
deux hommes. A travers eux, nous portons également la parole des
lesbiennes, des gays, des bi-e-s et des trans qui, chaque année, sont
victimes de haine et de violences homophobes, biphobes et transphobes.
 
SOS homophobie réaffirme avec force son combat pour le respect de la
dignité de chacun-e quelles que soient son orientation sexuelle et son
identité de genre.
 
 

L'illustrateur gay mythique (1920-1991) se voit offrir un hommage philatélique par son pays d'origine.

 

 

Une planche rendant hommage à l’œuvre de l’enfant du pays a été présenté aux médias aujourd’hui, rapporte le site de la radio-télévision finlandaise YLE.
Créateur d’une imagerie érotique et pornographique icônique des années 1970, Touko Laaksonen, de son vrai nom, est mort en 1991 à Helsinki. Les trois timbres (pas trop cochons tout de même) célébreront l’«homoérotisme fier» du dessinateur, selon Itella, la Poste finlandaise. Ils seront disponibles à partir du 8 septembre, à l’occasion du lancement d’une rétrospective Tom of Finland à Tampere.