Fil d'actualités

FEU VERT AU MARIAGE POUR TOUS À TAÏWAN

Une décision de la Cour constitutionnelle donne deux ans aux autorités pour ouvrir le mariage à tous les couples – une première en Asie. La décision ouvre la voie à la toute première reconnaissance du mariage égalitaire dans un pays asiatique....


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ILLUSOIRE VIRILITÉ

Dans «Les initiés», John Trengove raconte une tragique histoire d’amour en Afrique du Sud sur fond de rite macho et ancestral. Xolani est un jeune ouvrier. Taciturne, morose, solitaire, il vit à Queenstown et, chaque année, s’en va dans les montagnes...


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LES INSUPPORTABLES PLEURNICHERIES DE CYRIL HANOUNA

Confronté à une avalanche de dénonciations pour son canular du faux profil gay, l'animateur trash contre-attaque: il se plaint d'un «faux procès» et s'en prend au CSA. Cyril Hanouna, une victime? Dans le «Journal du dimanche», l’animateur de la...


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PRÉSIDENT TCHÉTCHÈNE VISÉ PAR UNE PLAINTE POUR «GÉNOCIDE»

Devant l'inaction de Moscou, trois associations LGBT françaises veulent saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les persécutions contre les homosexuels dans la république du Caucase. La démarche est sans précédent. Le leader tchétchène Ramzan Kadirov est sous le coup d’une...


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«120 BATTEMENTS PAR MINUTE», LE FILM CHOC QUI EMBALLE CANNES

Au septième jour du festival, une première tendance se dessine côté compétition. La presse hexagonale et anglo-saxonne donne pour l'instant la Palme d’or à Robin Campillo. Nous sommes au début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de...


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01234

 

Bonjour !

Je suis un journaliste-documentariste basé à Nantes et je voulais vous signaler la sortie de mon court film, Un Combat pour tous

(http://uncombatpourtous.com/).

Il revient sur l'année de débats autour du Mariage pour tous, mais cette fois vu du côté des homos et de leurs proches, les plus concernés, mais aussi les plus oubliés de la tempête médiatique !

Je me disais que cela pourrait vous intéresser.

En tout cas, vous pouvez voir le film dans son site ici : 

http://uncombatpourtous.com/ 

 

Ou directement sur Vimeo : https://vimeo.com/86970875 

Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à relayer ! Le film est enaccès libre et en "creative commons", c'est-à-dire librement diffusable.

 

Et pour tout savoir du projet, vous pouvez aussi consulter cet article de Yagg

http://yagg.com/2014/02/25/paroles-de-lgbt-decouvrez-le-documentaire-un-combat-pour-tous/

ou celui des Inrocks

http://www.lesinrocks.com/2014/03/04/actualite/combat-pour-tous-documentaire-un-an-homophobie-11484837/

Très bonne journée !

Guillaume Lecaplain

 

20 ANS
 
 
En ce 11 avril 2014, SOS homophobie a 20 ans.
20 ans de soutien aux victimes, 20 ans de prévention des LGBTphobies,
20 ans de lutte en faveur de l'égalité des droits.
 
Le travail des membres et des bénévoles de SOS homophobie a permis la
création de la ligne d'écoute dès 1994, l'écriture du premier
rapport annuel trois ans plus tard, les premières interventions en
milieu scolaire en 2004. Ces activités se sont progressivement
élargies, de la formation pour adultes à la création, par exemple,
d'un site internet destiné aux adolescent-e-s.
 
Notre action s'est nourrie d'une réflexion de plus en plus riche.
Aujourd'hui, partout en France, à Paris et dans nos dix-sept
délégations régionales, les bénévoles de SOS homophobie luttent
activement contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la
transphobie. Notre travail est pleinement reconnu et fonde notre
légitimité auprès des pouvoirs publics et de nos partenaires
associatifs.
 
Et pourtant... « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que
c'est le plus bel âge de la vie. » Nous ne pouvons pas célébrer cet
anniversaire sans avoir ces mots de Paul Nizan dans nos esprits. Nous ne
pouvons pas oublier qu'au cours des derniers mois, dans les rues, sur
nos écrans de télévision, dans l'enceinte même du Parlement, les
mots, les insultes et les violences homophobes se sont multipliés.
 
Riches de 20 ans de lutte et d'engagement, nous poursuivrons nos
missions de soutien aux victimes et de prévention de la lesbophobie, de
la gayphobie, de la biphobie et de la transphobie. Nous militerons
activement en faveur de l'égalité des droits, notamment pour que la
PMA soit accessible à toutes les femmes, que le don du sang soit ouvert
aux gays et aux bisexuels, et que les droits des trans soient pleinement
reconnus.
 
A toutes celles et à tous ceux qui, au cours des vingt dernières
années, ont aidé et soutenu SOS homophobie, ont participé à nos
actions, ont milité à nos côtés : merci.
 
Yohann Roszéwitch, président
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Association de lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et
la transphobie
Association loi 1901 créée le 11 avril 1994
34 rue Poissonnière - 75002 PARIS
Ligne d'écoute : 0 810 108 135 - Web : http://www.sos-homophobie.org
Contact presse : 06 28 32 02 50 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 

 

Féministe, militante et ouvertement lesbienne, la réalisatrice de «Nos seins nos armes» critique l’hypocrisie des lois de son pays envers la communauté gay. Rencontre.
 
 
Exilée en France, ne pouvant plus retourner en Tunisie depuis 2011 suite à la réalisation du film «Laïcité Inch’Allah!», la réalisatrice, scénariste et productrice Nadia El Fani poursuit son combat pour les droits et la liberté de conscience dans son pays.
 
– Nadia El Fani, vous êtes aujourd’hui exilée en France, poursuivie par la justice tunisienne et menacée par les islamistes. Pourquoi?
– Parce que je dérange (rires). Jusqu’en 2010, on me connaissait comme une artiste militante, féministe, un peu contestataire, mais ça passait, même sous la dictature de Ben Ali. En 2010, j’ai tourné en plein Ramadan «Ni Allah Ni Maître!», rebaptisé par la suite «Laïcité Inch’Allah!» Un film sur une société tunisienne qui semblait justement ouverte et prête à assumer son rapport à un Islam plus tolérant.
 
– C’est cette liberté de conscience dans la société tunisienne que vous mettiez en lumière qui a choqué?
– Oui, parce qu’entre le tournage du film et sa sortie en 2011, la révolution et l’avènement des islamistes ont changé la donne. Le film a été attaqué en Tunisie, j’ai été rapidement menacée de mort et poursuivie en justice. Le public venu assister à l’ultime projection du film aussi.
 
– Que vous reproche-t-on exactement?
– J’ai été inculpée de toutes sortes de chefs d’accusation absurdes. Comme atteinte au sacré, aux bonnes mœurs, aux préceptes religieux et j’en oublie. Je suis toujours poursuivie au pénal, c’est pour cela que je ne rentre pas en Tunisie. Je préfère militer depuis ici pour la liberté dans mon pays que d’y croupir en prison. Car c’est encore ce qui me guette.
 
– Vos films ne parlent pas directement d’homosexualité, mais l’évoquent de manière assez claire. Pensez-vous que cela a pu ajouter à la colère islamiste?
– Peut-être. Dans mes films de fiction, mes personnages sont souvent bisexuels. Une manière de montrer cette réalité dans un autre contexte. Mais il est clair que la Tunisie d’aujourd’hui, mais d’hier aussi, n’est pas encore prête à parler ouvertement d’homosexualité. Il y a, de manière générale, une pudeur de l’intime qui perdure. Ce qui se passe dans la sphère privée n’apparaît jamais. Même un couple hétéro ne s’embrassera pas dans la rue.
 
– Les homos sont-ils poursuivis et enfermés comme en Egypte?
– Non, enfin oui et non. En Tunisie, la loi répressive, qui date de la colonisation d’ailleurs, a été amendée sous le régime de Burguiba. Mais elle pénalise la sodomie, pas l’homosexualité. Sous Ben Ali, il y avait une liberté de mœurs de façade. Des pratiques plus libres, qui n’étaient pas officielles, étaient tolérées. Notamment avec des étrangers.
 
– Hammamet était d’ailleurs un haut lieu du tourisme homosexuel. Qu’en est-il aujourd’hui?
– Je ne sais pas comment ça se passe là bas maintenant, mais il faut savoir que de manière générale dans les pays arabes, les hommes ont plus de relations homosexuelles qu’ailleurs dans le monde. Par contre il y a la notion de passif et d’actif dans ces pratiques qui est très marquée et marquante.
 
– Pourquoi?
– C’est à dire que celui qui est actif dans la relation sexuelle est considéré comme un homme fort, viril, capable de séduire hommes et femmes. Alors que celui qui est passif est plutôt dénigré et rejeté. Mais, de manière générale, l’homosexualité reste un sujet qu’on n’aborde pas ouvertement en Tunisie. Les femmes sont d’ailleurs très peu inquiétées. Elles peuvent sortir, même dormir ensemble sans que jamais on ne les voie comme un couple. On n’est pas menacées en Tunisie. On va nous reprocher de boire, de fumer, de sortir seules, mais jamais personne ne va nous identifier comme homosexuelles, les gens préfèrent éluder la question.
 
– C’est plus compliqué pour les hommes?
– Oui, avec l’avènement des islamistes, les gays ont peur. Depuis 2011, les religieux et le gouvernement appliquent la loi contre la sodomie à la lettre. N’hésitant pas à emprisonner les homos sur simple dénonciation. Mon propre avocat a été enfermé plusieurs mois l’an dernier pour cela. Il est, comme par hasard le président d’un parti laïque. Ce que je regrette aujourd’hui c’est l’hypocrisie qui perdure en Tunisie, notamment à travers cette nouvelle Constitution. Le danger c’est ce qui fait référence en filigrane à des lois musulmanes archaïques, encourageant l’aliénation de la femme et se mêlant de la vie privée, en condamnant, par exemple, toujours la sodomie.
 
– La communauté internationale évoque plutôt une Constitution et un gouvernement de transition progressistes?
– C’est un leurre. Oui, des choses bougent, la société tunisienne avance, mais fondamentalement, rien ne change, pour l’instant en tout cas. Des libertés oui, mais il y a des limites! Et ces limites ce sont les islamistes qui les posent. C’est un peu le paradoxe de la révolution. A la chute de Ben Ali le peuple a obtenu la liberté de parole, mais elle a libéré aussi la parole islamiste, xénophobe, raciste, nationaliste. Avant, le pouvoir censurait. Aujourd’hui on a un gouvernement, composé majoritairement de tous ces extrêmes, qui ne représente pas tous les Tunisiens. Pourtant, je suis malgré tout confiante dans le peuple tunisien pour que dans ce pays émerge une société moderne, progressiste et tolérante. Mais ce n’est pas pour tout de suite. Les Tunisiens ne resteront pas sous l’emprise des islamistes. C’est une transition.
 
BIO
Nadia El Fani est née en 1960 dans une famille d’intellectuels tunisiens. Son père est tunisien et militant communiste et sa mère française. Elle démarre dans le cinéma en 1982 comme assistante de Polanski, Goupil ou Zeffirelli, avant d’ouvrir sa propre société de production Z’yeux Noirs Movies en 1990. Mère d’une fille de 23 ans, elle s’installe à Paris en 2002. Depuis, elle a réalisé plusieurs films documentaires ou de fiction, cumulé les prix et récompenses, dont le Grand Prix International de la Laïcité (Paris 2011) et le Sceaux de la Paix, prix de la ville de Florence (2013).
 
FILMOGRAPHIE
2013 Nos seins nos armes Film réalisé avec l’essayiste française Caroline Fourest sur les Femen.
2012 Même Pas mal Une réponse cinématographique à la campagne de haine qu’elle a subi de la part des extrémistes islamistes qu’elle compare à sa lutte contre le cancer.
2011 Laïcité In ch’Allah! Une photographie de la société tunisienne et de ses paradoxes, réalisée à quelques heures de la révolution.
2008 Ouled Lenine Documentaire consacré à son père, dirigeant du Parti Communiste en Tunisie après l’indépendance.
2005 Unissez-vous, il n’est jamais trop tard Une rencontre improbable entre un travailleur immigré retraité et une française particulière, dans un cimetière.
2003 Bedwin Hacker Long métrage clairvoyant qui annonçait que la contestation dans les pays arabes passerait par Internet
 

Les subventions publiques ont selon lui considérablement diminué en 4 ans.

Act Up comme Aides connaissent actuellement d’importantes difficultés. Pour Bruno Spire, président de Aides, cela tient notamment du manque de volonté politique. Pour lui, «la prévention devient une variable d’ajustement», «la santé n’est aujourd’hui plus une question prioritaire» pour le gouvernement et les subventions publiques ont diminué de façon conséquente au cours des dernières années. Un «mauvais calcul» que la société devra assumer dans quelques années lorsqu’il s’agira de prendre en charge les traitements de personnes dont on aurait pu prévenir la maladie. 

Voir le reportage

Source

 

En mai 2012, le designer londonien Joseph Begley a dévoilé Slap It, un concept de lampes à l'apparence de fesses qui s'allument lorsqu'on leur met une petite claque. Un projet insolite décliné en plusieurs couleurs, partant du principe que "mettre une claque sur des fesses procure à la fois du stress et de la satisfaction". Slap It est disponible en 9 couleurs, commercialisée à 700 livres l'unité. Plus d'informations sur le site du concept.

 

Source

 

 

Il est encore interdit de pratiquer des soins funéraires sur les personnes qui étaient séropositives.

 

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale de l’administration (Iga) préconise la levée de l’interdiction des soins funéraires pour les séropositifs, en vigueur en France depuis 1998, a annoncé le CNS lundi.
 
Le rapport date de juillet 2013 mais a été mis en ligne, discrètement, sur le site de l’Igas en février 2014, explique le Conseil national du sida (CNS), un organe consultatif indépendant sur tous les thèmes liés au sida. Saisies par le ministère de la Santé de la question de « l’évolution de la réglementation des soins de conservation » pour les personnes décédées, l’Igas et l’Iga proposent « que le VIH et l’hépatite soient retirées de la liste des maladies pour lesquelles la pratique des soins funéraires est interdite ».
 
Le rapport recommande aussi que la pratique des soins funéraires appelée thanatopraxie soit pratiquée dans les « seuls lieux dédiés que sont les chambres mortuaires et les chambres funéraires », alors que jusqu’à présent cette pratique est autorisée à domicile. Cet avis « rejoint » celui déjà rendu en 2009 par le CNS, souligne le Conseil
qui rappelle « qu’aucun argument scientifique ne peut justifier que soient prises des dispositions dérogatoires au droit commun en matière de soins de conservation sur la seule base de l’infection par le VIH avérée ou supposée de la personne défunte, dès lors que les précautions universelles sont pleinement appliquées ».
Le Haut Conseil de la santé publique  (HCSP) avait lui aussi recommandé en janvier 2013 une levée « sous conditions » de l’interdiction des soins de corps pour les personnes décédées, infectés par le VIH ou les virus de l’hépatite B ou C. Le HCSP préconisait également que « les actes soient réalisés exclusivement dans des locaux dédiés, spécifiques, et dans des conditions qui permettent de réduire les risques ».
 
L’interdit de soins funéraires pour les séropositifs est dénoncée depuis  des années comme discriminatoire par l’ensemble des associations de lutte contre le sida.
Plusieurs personnalités, dont Pierre Bergé et Jean-Luc Romero (élu apparenté socialiste au conseil régional d’Ile-de-France et militant associatif), ont diffusé en décembre une tribune pour en réclamer la fin. Une pétition lancée par Jean-Luc Romero a recueilli plus de 80 000 signatures.
 
Ces soins de conservation des corps par thanatopraxie visent à retarder le processus de décomposition. Ils sont interdits depuis l’arrêté du 20 juin 1998 sur les personnes atteintes de la maladie de Creutzfeld-Jakob, sur celles qui présentent un état septique grave, et sur celle atteintes d’hépatites virales B et C, et d’infection à VIH. Les soins consistent en particulier à injecter dans le système vasculaire un produit antiseptique et conservateur (formol) à la place du sang. Le rapport de l’Igas et de l’Iga peut être consulté ici.
 
 

Portée par une pétition de plus de 166000 signatures, une proposition élargissant le mariage aux couples homos a été débattue au Parlement finlandais jeudi 20 février.

 

La Finlande va-t-elle enfin ouvrir le mariage à tous les couples d’ici la fin de l’année? Pour de nombreux/ses observateurs/trices finlandais.es, ce n’est plus qu’une question de temps. Jeudi 20 février, à la suite d’une pétition qui a recueilli plus de 166000 signatures en six mois – une initiative populaire intitulée Tahdon 2013 s’appuyant sur une loi de 2012 –, une proposition pour élargir le mariage a été portée devant le Parlement finlandais, puis vivement débattue.
 
Présentée au porte-parole du Parlement en décembre et après le débat initial ce jeudi, la proposition de loi doit à nouveau franchir le cap de la Commission des lois pour pouvoir être votée. En février 2013, la Commission avait déjà rejeté par 9 voix contre 8 un texte similaire.
 
Une majorité de Finlandais.es soutient cette proposition selon un sondage de l’initiative Tahdon 2013 avec 58% d’opinions favorables et 34% de contre. Une pétition s’opposant au changement de législation sur le mariage a par ailleurs obtenu 42000 signatures. Selon les instigateurs/trices de cette initiative populaire, 108 député.e.s seraient également en faveur du texte, issus des Verts, de l’Alliance de la gauche, des sociaux-démocrates ou du Parti des Suèdois. Le parti conservateur au pouvoir et le Parti du Centre sont, eux, très partagés.
 
La Finlande est le seul pays nordique à ne pas encore avoir de législation sur le mariage pour tous après la légalisation en Suède et en Norvège en 2009, en Islande en 2010 puis au Danemark en 2012. En revanche, un partenariat civil a été adopté en 2002 et l’adoption des enfants biologiques du partenaire est autorisée depuis 2009.
 
«Maintenant c’est le tour de la Finlande de rejoindre ce groupe», a déclaré le deputé des Verts Oras Tynkkynen, selon l’AFP, qui poursuit :
 
«Pourquoi deux pères ou deux mères seraient-ils/elles plus mauvais parents qu’une femme et une homme?»
 
Pour Urpo Kangas, un professeur de droit civil à l’Université d’Helsinki contacté par YLE, historiquement la Finlande suit toujours ses voisins scandinaves sur le terrain des droits, en particulier la Suède.
 
Photo Hteink Min
 
 

 

 
«Je suis ici aujourd’hui parce que je suis homo.» L’actrice Ellen Page, la voix tremblante, vient de sortir du placard. La phrase arrive après cinq minutes d’un discours senti, plein d’humilité face aux militant.e.s et citoyen.ne.s engagé.e.s qui assistent à la conférence organisée par l’organisation Human Rights Campaign. C’était le vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin.
 
Sa déclaration a été accueillie par des applaudissements qui se muent rapidement en ovation. Ellen Page a 26 ans. Sa carrière d’actrice, même si elle est déjà plus qu’honorable (Juno, Bliss…), ne fait que commencer. Bientôt on pourra la voir aussi dans le film Freeheld, où elle jouera la girlfriend de Julianne Moore.
 
«Peut-être que moi aussi, je peux changer les choses, espère l’actrice. Aider les autres à avoir une vie plus facile, pleine d’espoir. Je ressens une obligation morale et une responsabilité sociale. Je le fais aussi avec égoïsme, parce que j’en ai assez de me cacher, et j’en ai assez de mentir par omission. J’ai souffert pendant des années parce que j’avais peur d’être out. Mon esprit en a souffert, ma santé mentale en a souffert et mes relations en ont souffert. Je suis ici aujourd’hui, avec vous tou.te.s, de l’autre côté de cette douleur.»
 
 
 

 

Nous avons reçu ce temoignage et nous souhaitons le partager avec vous. Les rencontres via les tchats sont parfois heureuses et des fois elles ne le sont pas.
Restons vigilants.
 
" Bonjour à tous,
Je voudrais vous mettre en garde face à ce qui m'est arrivé aujourd'hui à Mulhouse.
Je suis un habitué, voir même un addict, des rencontres par les sites spécialisés sur internet;
je n'ai jamais eu de soucis particulier jusqu'à présent. 
 
Sur un site de tchat, je suis rentré en contact avec un jeune de 22 ans, d'origine antillaise.
 
Il ma donné Rdv sur le parking d'un magasin d'alimentation, rue de l'île Napoleon. 
Il voulait une rencontre monnayée au départ, mais j'ai refusé. Il reçoit chez lui.
il m'a entraîné dans une rue parallèle de l'hypermarché et m'a emmené dans la petite cour derrière un vieil immeuble. Il finissait de fumer son joint, en me faisant croire qu'on allait aller dans la remise.
Son téléphone a donné et il a joué avec 5 secondes après un autre gars est venu et m'a menacé avec un couteau: je devais leur remettre ma sacoche, il me menaçait de me planter ! 
J'ai laissé ma sacoche avec papiers, argent, CB, puis je suis allé à la police.
 
A tous ceux qui font des rencontres sur le net, redoublez de prudence.
Diffusez très largement svp à tous vos contacts et sur la toile svp.
Merci. "
 
 
 

Tout le monde l’a à la bouche. On parle bien sûr du slogan de Morteau saucisse qui avait fait un buzz d’enfer en 2011. À l’origine de cette idée de génie, la société de communication bisontine Dartagnan (voir encadré), qui a incité le premier producteur de morteau de Franche-Comté, la société Jean-Louis Amiotte d’Avoudrey (plus de 50 % des parts de marché), à servir à nouveau cette exclamation parmi les plus connues de France : « Offrez-vous 20 cm de pur bonheur ! »

 

Du réchauffé, cette formule ? Plutôt magique, assure Thierry Belin, le directeur commercial de la marque. « Il y a d’autres entreprises du secteur agroalimentaire qui ont travaillé trente ans avec le même slogan et on s’en souvient encore ! » Et des pubs aussi alléchantes que celle-ci, tout le monde en prend volontiers une tranche. À commencer par les millions de Parisiens qui, du 19 au 25 février, croiseront la belle du Doubs exhibant ses formes généreuses sur 350 panneaux 4x3 déployés dans différentes stations de métro. Bien évidemment, celle de Pigalle n’a pas été oubliée ! « Devant le succès rencontré par la campagne en 2011, on s’est offert une page dans un grand quotidien national (Libé) et cela avait débouché sur plusieurs articles de presse. »
 
Avec 5 €, on nourrit deux adultes et deux enfants !
La campagne avait à l’époque débuté sur les sucettes des arrêts de bus bisontins avant d’envahir la capitale. Cette fois-ci, Morteau Saucisse n’a pas attaché son chien avec des saucisses à 50 000 € en s’attaquant directement aux assiettes franciliennes. « 30 % des volumes sont vendus en Franche-Comté. La région parisienne est vraiment sous-consommatrice de notre produit », indique Thierry Belin, « malgré un potentiel énorme là-bas. On estime que sur 100 ménages qui consomment des saucisses, douze mangent de la morteau et 75 se partagent des knacks et des saucisses de Strasbourg ». Morteau Saucisses a donc décidé de mettre les bouchées doubles dans ce secteur. Et cible notamment les moins de 50 ans. Des générations à fort potentiel, à même de consommer 20 cm de pur bonheur plusieurs fois par semaine. Gourmands, va !
 
« J’entends souvent que la morteau est chère ! Et pourtant, c’est un des seuls produits qui vous permet, avec 5 €, de nourrir deux adultes et deux enfants. Tout en ayant du plaisir et de la convivialité dans l’assiette », poursuit le directeur commercial. « Globalement, après la première campagne, le marché avait progressé de 8 à 10 % (en moyenne, 4 500 tonnes vendues par an). On ne veut faire d’ombre à personne. La démarche profite à toute la production. Et puis, la morteau, ce n’est pas simplement un produit de charcuterie, c’est l’ensemble de la filière porcine qui en tire parti. »
 
Après la visite de François Hollande à Avoudrey en mai 2013, la société Amiotte s’offre donc un nouveau coup de projecteurs. Jusque sur la Toile. « On a ouvert récemment un compte Facebook en lançant un jeu. On offrait une affiche 4x3 aux deux cents premiers “likes“. Tout est parti en une heure. Et on a eu 5 000 visites en une semaine sur le compte. » La morteau semble vraiment rentrée dans une nouvelle dimension 

Source

 

La Cour suprême de l'Inde a rétabli ce Mercredi 11 Décembre une loi criminalisant l'homosexualité, en annulant une décision historique de la cour inférieure de New Dehli le 2 juillet 2009 qui avait renversé l'interdiction des rapports entre adultes consentants de même sexe à l'époque coloniale.
 
 
Le tribunal a en effet jugé qu'un acte homosexuel était de nouveau punissable d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à la perpétuité, en vertu de l'article 377 du code pénal indien de 1860, alors que c'est précisément cet arrêté qui en 2009 avait été considéré comme une "violation des droits fondamentaux" de la Constitution.
 
A l'époque cette décision avait fait l'objet d'une grosse mobilisation de la part de plusieurs groupes sociaux et religieux, dont l'organisation All India Muslim Personal Law Board, le conseil chrétien Utkal et l'alliance des églises apostoliques. Ceux-ci avaient ainsi envoyé des pétitions anti-gay au juge G.S. Singhvi, qui s'est finalement incliné en déclarant que ''le pouvoir législatif doit envisager de supprimer cet article de la loi conformément aux recommandations de l'avocat général''.
 
''C'est un jour très triste pour nous, nous sommes de retour à la case départ dans notre lutte pour le droit démocratique de la communauté gay'' , a déclaré Ashok Row Kavi du groupe militant Humsafar Trust tandis que l'avocat Anand Grover, également conseiller à la fondation Naz, une ONG travaillant en faveur des malades du sida, à l'origine de l'action judiciaire contre l'article 377, faisait part de sa grande déception mais déclarait que son ONG ferait appel pour une révision du jugement. ''Notre combat n'est pas terminé et nous allons continuer à lutter pour le droit constitutionnel'' a-t-il assuré.
 
''Une telle décision était totalement inattendue de la part de la Cour suprême. C'est une journée noire pour la communauté homosexuelle'' s'est quant à lui ému Arvind Narayan, avocat de l'association pour les droits des homosexuels Alternative Law Forum.
 
De son côté l'historien Ramachandra Guha a tweeté que le verdict était un pas en arrière vers la ''barbarie et la féodalité''.
 

Une stèle à la mémoire des victimes homosexuelles du nazisme a été inaugurée vendredi dans le centre de Tel-Aviv en présence du maire de la ville et de l’ambassadeur d’Allemagne en Israël, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le monument, qui comprend des inscriptions en hébreu, allemand et anglais, consiste en une pierre en forme de triangle, comme le triangle que les homosexuels étaient contraints de porter sur leurs vêtements dans les camps nazis. La stèle a été placée dans le parc de la ville, Gan Meïr, où se trouve le principal centre communautaire pour les homosexuels, lesbiennes et trans' de Tel-Aviv, une des principales capitales gay dans le monde.
 
«En plus de l'extermination des Juifs d'Europe, les nazis ont commis de nombreuses atrocités dans un effort pour détruire quiconque était
"différent"», a déclaré le maire de la ville Ron Huldaï, cité dans un communiqué de ses services. «Ce monument nous rappelle combien il est important de respecter tous les êtres humains. Il est tout à fait approprié que ce genre de rappel se trouve à Tel-Aviv, une ville qui accueille chaleureusement tous les groupes et minorités», a-t-il ajouté.
 

Selon la première estimation officielle du nombre d'unions entre personnes du même sexe, publiée mardi par l'Insee, quelque 7.000 mariages de couples de même sexe ont été célébrés en 2013. Cela qui 3% des 238.000 unions en France. Un pourcentage à prendre des pincettes, sachant que les mariages entre couples de même sexe n'ont pu commencer que fin mai.
 
Précisions de l'Insee:
"La montée en charge s'est faite progressivement pour atteindre un pic de 1.500 mariages en septembre. Les conjoints de même sexe, comme ceux de sexe différent, sont ensuite moins enclins à se marier à l'automne et l'on assiste à une baisse des mariages mensuels en octobre et novembre"
 
LES GAYS SE MARIENT PLUS QUE LES LESBIENNES
Les chiffres révèlent que dans trois cas sur cinq, ce sont des hommes qui se sont passé la bague au doigt, à un âge moyen d'environ 50 ans contre 43 ans pour les mariées. Les couples hétérosexuels se marient en revanche à 37 ans pour les hommes et 34 ans pour les femmes, d'après l'Insee, qui observe:
"Les mariés de même sexe de 2013 sont ainsi plus âgés que ceux de sexe différent, mais cette différence est sans doute pour partie liée au fait qu'il s'agit de la première année d'ouverture du mariage aux conjoints de même sexe"
Par ailleurs, les époux de même sexe ont en moyenne 7 ans d'écart d'âge (8 ans pour les hommes et 5,5 ans chez les femmes), contre 4,3 ans pour les conjoints de sexe différent nouvellement mariés.
 
UN QUART DANS LES VILLES DE 200 000 HABITANTS  
L'ouverture du mariage homosexuel a déchainé les passions et donnée lieu à d'imposantes manifestations. Même après son adoption, les opposants les plus résolus ont continué à exprimer leur refus du mariage pour tous, notamment lors des cérémonies du 14 juillet et du 11 novembre et certains maires refusent de les célébrer.
Pour autant, plus de 2.900 communes ont déjà célébré au moins un mariage entre conjoints de même sexe.Un quart des mariages entre couples de même sexe ont été célébrés dans des villes de plus de 200.000 habitants, dont près de 14% à Paris. Mais les petites villes ne sont pas en reste puisque un quart des mariages ont été célébrés dans des communes de moins de 2 000 habitants. Thierry Speitel, maire de la commune de Sigolsheim dans le Haut-Rhin, s'est ainsi marié avec son compagnon en septembre devant 650 personnes dans sa commune de 1 300 âmes, dans le vignoble alsacien.
 
Avant la loi du mariage pour tous, en 2012, 7 000 pacs avaient été conclus entre des personnes de même sexe, sur les 160 200 de l'année.  Mais en dépit de l'ouverture aux couples de même sexe, le nombre total de mariages diminue. Après une baisse continue depuis 2005, le nombre de mariages avait connu une légère hausse en 2012 avec 246.000 unions, mais les 238.000 de 2013 marquent un nouveau recul.
 

Félicitations à l’animateur Marc Olivier Fogiel qui vient d’officialiser sa relation avec François Roelants, un entrepreneur à la tête d’une entreprise d’évènementiel et relations publiques. Les deux hommes se sont mariés samedi 14 décembre dernier, devant le Maire de Paris, Bertrand Delanoë.