Fil d'actualités

GRINDR: DES DONNÉES VIH SEMÉES AUX QUATRE VENTS

Une ONG norvégienne a découvert que l’app de drague gay transmettait les statuts sérologiques déclarés par ses utilisateurs à des sociétés tierces. On va décidément de (mauvaise) surprise en (mauvaise) surprise avec Grindr. Après la révélation de la vulnérabilité...


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LA DEUXIÈME MORT DE «TÊTU»

Deux ans et demi après sa résurrection, le magazine gay français dépose une nouvelle fois son bilan. La relance du magazine français «Têtu» aura été éphémère. Son éditeur Idyls Media, a été placé en liquidation, a annoncé jeudi le...


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« Avec les femmes et les mineurs isolés, les personnes LGBT sont les migrants les plus en souffrance »

74 pays pénalisent toujours l’homosexualité et l’identité transgenre, parfois passibles de la peine de mort. Les femmes persécutées pour leur orientation sexuelle subissent plus souvent des viols ou des thérapies « de conversion » forcées, tandis que les hommes sont...


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012

 

Ce mardi 20 mai 2014, le tribunal correctionnel de Paris reconnaît le journal Minute coupable d’injure et d’incitation à la haine à raison de l’orientation sexuelle dans son édition du 11 juillet 2011 et le condamne à 4000 euros d’amende et 3000 euros de dommages-intérêts.
 
Le 11 juillet 2011, l’hebdomadaire Minute publiait un numéro dont la Une et le contenu étaient largement consacrés à la question de l’ouverture du mariage pour toutes et tous mais aussi à l’explication de cette revendication par un quotidien à destination d’enfants du primaire, ou encore au don du sang. L’occasion pour le journal d’enchaîner les références à la zoophilie, à la polygamie ou encore au VIH. Une succession presque exhaustive des préjugés les plus nauséabonds en la matière.
 
SOS homophobie entendant qu’il soit reconnu que la liberté d’expression ne permet pas tout, et certainement pas de s’affranchir du respect dû à autrui et à sa dignité, avait assigné l’hebdomadaire.
 
Minute s’était déjà illustré en début de procédure par le dépôt d’une question prioritaire de constitutionnalité visant à faire déclarer le terme d’orientation sexuelle contraire à la constitution. Manœuvre purement dilatoire qui fut bien évidemment écartée par le tribunal.
 
La condamnation de l’hebdomadaire représente aujourd’hui une victoire pour une liberté d’expression respectueuse de tou-te-s, de toutes les orientations sexuelles et identités de genre, y compris par voie de presse.
 
L’association tient à remercier tout particulièrement son avocat, Maître Kevin Grossmann, dont le soutien aura été majeur tout au long de cette procédure.
 
Les sommes reçues au titre de dommages-intérêts seront utilisées par l’association afin d’apporter une aide aux victimes d’homophobie, de biphobie et de transphobie à qui les moyens – notamment financiers – manquent trop souvent pour faire valoir leurs droits.
 
Alors que SOS homophobie n’a jamais reçu autant d’appels de victimes et témoins d’homophobie, de biphobie et de transphobie, la lutte contre ces violences et discriminations doit s’intensifier qu’il s’agisse de les prévenir ou de les sanctionner.
 
 
 

 

Harvey Milk, premier homme ouvertement gay à avoir été élu à un mandat public aux Etats-Unis, a désormais son timbre.
 
 
La Poste américaine émet depuis hier un timbre à l’effigie d’Harvey Milk, premier conseiller municipal de San Francisco ouvertement gay, assassiné en 1978. Sur le timbre, un Harvey Milk tout sourire fait face à la caméra, extrait d’une célèbre photo de son ami Danny Nicoletta. La partie supérieure est ornée du « rainbow flag », le drapeau arc-en-ciel symbole de la fierté LGBT. Le timbre a été dévoilé lors d’une cérémonie à la Maison Blanche hier, jour anniversaire de Harvey Milk qui aurait eu 84 ans.
 
 
« Les lettres et cartes postales envoyées aux Etats-Unis et à travers le monde peuvent aujourd’hui arborer le visage d’un homme qui a donné sa vie pour les droits de l’homme et s’est battu pour l’égalité de toutes les minorités et des communautés marginalisées », s’est réjouie la Fondation Harvey Milk dans un communiqué. La vie d’Harvey Milk a fait l’objet d’un livre, The Mayor of Castro Street, par Randy Shilts, d’un documentaire de Rob Epstein, The Times of Harvey Milk, puis d’un film, Milk, réalisé par Gus Van Sant et sorti en 2008 avec Sean Penn dans le rôle principal. Harvey Milk a été assassiné en novembre 1978 en même temps que le maire de San Francisco, George Moscone.
 
 

L’autrichienne Conchita Wurst a remporté l’Eurovision, loin devant les français de Twin Twin, qui finissent bons derniers. Une victoire politique, pour beaucoup.

La représentante de l’Autriche, Conchita Wurst, a remporté la 59è édition de l’Eurovision, avec sa très james bondienne chanson Rise like a phoenix. La performer, qui se nomme Tom Neuwirth « à la ville », s’est montrée très émue de cette victoire. Avant de chanter une deuxième fois son titre, elle a lancé à la foule: « Cette victoire est dédiée à tous ceux qui croient en la paix. Nous sommes l’unité et rien ne peut nous arrêter. » Une déclaration politique qui fait sans doute allusion à la situation ukrainienne, mais qui vient également clore la polémique de sa participation au concours. La Russie, La Biélorussie et l’Arménie  avaient en effet violemment critiqué la présence d’une femme à barbe parmi les candidat.e.s. Dans tous les cas, le pays de Poutine a d’ailleurs été conspué par la foule de Copenhague, où se déroulait cette édition, tout au long de la soirée.

Source

Actuellement dans les salles : Eastern Boys.

Sysponis: 

Daniel aborde Marek dans une gare parisienne où ce dernier traine avec sa bande. Il lui propose de le retrouver chez lui le jour suivant. Mais lorsque Daniel ouvre la porte de son appartement le lendemain, il est loin d’imaginer le piège dans lequel il s’apprête à tomber et qui va bouleverser sa vie.

Info et horaires au cinéma le Palace à Mulhouse ICI

 

 

 

Communiqué de presse
 
SOS HOMOPHOBIE, PARTIE CIVILE AUX CÔTÉS DE WILFRED ET OLIVIER
Dans la nuit du 7 au 8 avril 2013, Wilfred de Bruijn et son compagnon
Olivier Couderc étaient agressés près du canal de l’Ourcq dans le
19e arrondissement de Paris. Leurs agresseurs présumés comparaissent
aujourd’hui devant le Tribunal correctionnel de Paris. SOS homophobie
s’est constituée partie civile dans ce procès.
 
Avec cette agression, la France entière découvrait sur les réseaux
sociaux, à la une des journaux et sur les écrans de télévision le
visage ensanglanté et tuméfié de Wilfred. Alors que lui et son
compagnon rentraient d’une soirée, les deux hommes ont été
sauvagement agressés. Personne n’a alors pu ignorer la violence dont
fut victime ce couple.
 
SOS homophobie salue le courage et la détermination de Wilfred et
Olivier. En se portant partie civile dans le procès de leurs agresseurs
présumés, notre association souhaite apporter tout son soutien aux
deux hommes. A travers eux, nous portons également la parole des
lesbiennes, des gays, des bi-e-s et des trans qui, chaque année, sont
victimes de haine et de violences homophobes, biphobes et transphobes.
 
SOS homophobie réaffirme avec force son combat pour le respect de la
dignité de chacun-e quelles que soient son orientation sexuelle et son
identité de genre.
 
 

L'illustrateur gay mythique (1920-1991) se voit offrir un hommage philatélique par son pays d'origine.

 

 

Une planche rendant hommage à l’œuvre de l’enfant du pays a été présenté aux médias aujourd’hui, rapporte le site de la radio-télévision finlandaise YLE.
Créateur d’une imagerie érotique et pornographique icônique des années 1970, Touko Laaksonen, de son vrai nom, est mort en 1991 à Helsinki. Les trois timbres (pas trop cochons tout de même) célébreront l’«homoérotisme fier» du dessinateur, selon Itella, la Poste finlandaise. Ils seront disponibles à partir du 8 septembre, à l’occasion du lancement d’une rétrospective Tom of Finland à Tampere.
 
 

 
Jodie Foster, 51 ans, a épousé sa compagne, la photographe Alexandra Hedison, le week-end dernier, a indiqué une porte-parole de l'actrice américaine ce mercredi.
 
Les deux femmes sont en couple depuis près d'un an, a confirmé Jennifer Allen, sans donner plus de détails sur la cérémonie.
 
En janvier 2013, lors de la remise des Golden Globes, Jodie Foster avait ouvertement parlé de son homosexualité, tout en niant faire son «coming out».
 
«J'ai fait mon coming out il y a mille ans»
 
Pendant ce discours émouvant mais quelque peu alambiqué, l'actrice avait rendu hommage à l'ex-femme de sa vie, Cydney Bernard. «Ca aurait pu être un grand discours de coming out. Mais j'ai fait mon coming out il y a mille ans, à l'Age de Pierre», avait-elle déclaré.
 
Jodie Foster, révélée par Taxi Driver de Martin Scorsese en 1976, a commencé à jouer au cinéma à l'âge de 10 ans et a une filmographie d'une cinquantaine de titres à son actif, comme actrice ou réalisatrice.
 
Elle a remporté l'Oscar de la meilleure actrice à deux reprises, pour Les Accusés (1988) et Le silence des agneaux (1991).
 
 

 

Gérard Louvin a expliqué sur le plateau de Cyril Hanouna qu'il vivait depuis quarante-deux ans avec son amoureux...

 

Le coming-out de Gérard Louvin pendant «Touche pas à mon poste» ce lundi soir a beaucoup agité Twitter. Le producteur et chroniqueur de Cyril Hanouna. N’empêche, Gérard Louvin a expliqué lors d’un échange sur la longévité des couples que lui était «depuis quarante-deux ans avec le même» et que «ce n’était pas Dave».

Reste que ce coming-out n'en serait pas vraiment un. Interrogé par Yagg, Gérard Louvin répond: «Coming-out? Quel coming out? Qui dans Paris n’était pas au courant? Ça fait quarante-deux ans que je suis homo». Gérard Louvin s’était en fait déjà exprimé sur le sujet à l’antenne de France Info. Sauf que l'annonce était passé assez inaperçue. Alors que ses déclarations chez «Touche pas à mon poste!» ont fait beaucoup réagir. Certains croyant même à un poisson d'avril.

 

6e Rencontres In&Out,

le Festival du Film Gay et Lesbien de Nice 2014

Nice Queer Film Festival 2014

 

Au regard de l'extraordinaire année qui vient de s'écouler, entre le vote du Mariage pour tous et la déferlante de films abordant la question de l'homosexualité sur les écrans français, nous aurions du titrer la 6e édition des Rencontres In&Out «Tout va mieux». Pourtant une petite voix dans nos têtes ne cesse de fredonner un tout autre refrain :

«Je t'aime, moi non plus»

 

La situation reste en effet dramatique pour les personnes LGBT dans de très nombreux pays et, sans chercher si loin, les agressions et insultes LGBTphobes ne cessent d'augmenter en France. S'assumer, rester soi-même, être accepté par une société qui stigmatise encore la différence, autant de questions qui habitent toujours homosexuel-le-s, bi et trans partout dans le monde. 

 

Nombreux sont ceux qui n'arrivent pas à s'affranchir de ce voile de honte, de solitude et de rejet. Malgré l'évolution des droits, l'homophobie est loin d'avoir déposé les armes, et plusieurs films de notre sélection témoignent de ces violences, dont sont particulièrement victimes les plus jeunes (Free Fall, Aime et fais ce que tu veux, Floating Skyscrapers, Land of storm, L'armée du salut, Little Gay Boy). Une violence dont les personnes séropositives sont aussi la cible (TestE Agora ? Lembra-me).

 

Cette année, le renouveau et l'audace artistique sont à chercher côté «courts». La sélection Short en queer s'étoffe, en effet, de focus autour du travail d'Anthony Hickling et Antonio Da Silva, deux réalisateurs à l'esthétique affirmée.

 

Antonio Da Silva s'inscrit aussi pleinement dans la carte blanche qu'offre la section Vue d'ailleurs au Festival Queer Lisboa. L'occasion de découvrir la richesse du cinéma queer portugais, dont la créativité n'a pas été amoindrie par la crise économique.

 

D'autres thématiques complètent cette très riche sélection 2014 : un hommage à l'humour «Camp»* et à son égérie trans Divine (I'm Divine, Qui a peur de Vagina Wolf), l'exploration des nouveaux territoires sexuels (Gerontophilia, Concussion, Submerges), un regard sur le passé avec deux chefs-d'oeuvre du cinéma queer (Sebastiane, Portrait of Jason) et bien sûr les dernières nouveautés dénichées dans les plus grands festivals mondiaux (Cannes, Berlinale, Chéries Chéris, Pink Screens, Image+Nation).

 

Comme chaque année, de nombreux invités seront présents durant ces dix jours de festivités. Les réalisateurs Antony Hickling (Little Gay Boy), Antonia DaSilva (shorts focus), João Pedro Rodrigues & João Rui Guerra Da Mata (shorts focus), Tina Ficher (Je suis lesbienne - Montréal), Sebastiano d'Ayala Valva (Les Travestis pleurent aussi, Angel) et Abdellah Taïa (L'Armée du salut) mais aussi l'acteur Manuel Blanc (Little Gay Boy), l'auteur Didier Roth-Bettoni (Sebastiane ou saint Jarman, cinéaste queer et marty), la photographe Randa Mirza et João Ferreira, le Directeur artistique de Queer Lisboa, viendront à la rencontre du public azuréen pour notre plus grand plaisir.

 

Hors cinéma, In&Out propose deux expositions de photographies qui interrogent le corps (Randa Mirza et Nir Arieli), une lecture qui invite à (re)découvrir les écrits de Monique Wittig, figure majeure du mouvement féministe français et «lesbienne radicale» autoproclamée, ainsi qu'une soirée sur le coming out ébouriffé par Les Urbanocrates (lectures, performances, exposition, projection).

 

Au-delà des peurs et des violences, art et spectacles s'offrent à tous pour révéler la richesse de nos différences.

Bon festival à toutes et tous

 

 

Bonjour,

Une équipe de chercheurs de l'Université Paris Ouest-Nanterre (Olivier Vecho) et du CNRS (Martine Gross) réalise une étude sur le thème des relations familiales dans un CONTEXTE HÉTÉRO- ET HOMO-PARENTAL (EN COLLABORATION AVEC LES UNIVERSITÉS DE CAMBRIDGE ET D’AMSTERDAM). L'étude a pour objectif d'accroitre les connaissances relatives au développement du jeune enfant en étudiant les relations parents-bébé dans les familles ayant recours à la PMA et à la GPA. Nous recherchons des COUPLES HÉTÉROSEXUELS ayant recours à la PMA (FIV, FIV-ICSI, FIV-IMSI), des COUPLES DE FEMMES ayant recours à la PMA (IAD ou FIV), et des COUPLES D'HOMMES ayant recours à la GPA. Les couples doivent être PARENTS POUR LA PREMIÈRE FOIS, d'un singleton ou de jumeaux, NÉ(S) APRÈS LE 31 JANVIER 2014. Nous vous garantissons l'anonymat et la confidentialité des données recueillies. Si vous êtes intéressés pour participer ou si vous souhaitez obtenir plus d'informations, contactez Bérengère Rubio par email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone : 07.63.21.37.06. Vous trouverez également plus d'informations sur notre site https://sites.google.com/site/famillespma

Je vous remercie d'avance et reste disponible pour toute information supplémentaire si besoin.

Bien cordialement,

BÉRENGÈRE RUBIO

Post-Doctorante en psychologie du développement

Université Paris Ouest - Nanterre La Défense

UFR SPSE

200 avenue de la République

92001 Nanterre

07.63.21.37.06

 

 

Bonjour !

Je suis un journaliste-documentariste basé à Nantes et je voulais vous signaler la sortie de mon court film, Un Combat pour tous

(http://uncombatpourtous.com/).

Il revient sur l'année de débats autour du Mariage pour tous, mais cette fois vu du côté des homos et de leurs proches, les plus concernés, mais aussi les plus oubliés de la tempête médiatique !

Je me disais que cela pourrait vous intéresser.

En tout cas, vous pouvez voir le film dans son site ici : 

http://uncombatpourtous.com/ 

 

Ou directement sur Vimeo : https://vimeo.com/86970875 

Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à relayer ! Le film est enaccès libre et en "creative commons", c'est-à-dire librement diffusable.

 

Et pour tout savoir du projet, vous pouvez aussi consulter cet article de Yagg

http://yagg.com/2014/02/25/paroles-de-lgbt-decouvrez-le-documentaire-un-combat-pour-tous/

ou celui des Inrocks

http://www.lesinrocks.com/2014/03/04/actualite/combat-pour-tous-documentaire-un-an-homophobie-11484837/

Très bonne journée !

Guillaume Lecaplain

 

20 ANS
 
 
En ce 11 avril 2014, SOS homophobie a 20 ans.
20 ans de soutien aux victimes, 20 ans de prévention des LGBTphobies,
20 ans de lutte en faveur de l'égalité des droits.
 
Le travail des membres et des bénévoles de SOS homophobie a permis la
création de la ligne d'écoute dès 1994, l'écriture du premier
rapport annuel trois ans plus tard, les premières interventions en
milieu scolaire en 2004. Ces activités se sont progressivement
élargies, de la formation pour adultes à la création, par exemple,
d'un site internet destiné aux adolescent-e-s.
 
Notre action s'est nourrie d'une réflexion de plus en plus riche.
Aujourd'hui, partout en France, à Paris et dans nos dix-sept
délégations régionales, les bénévoles de SOS homophobie luttent
activement contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la
transphobie. Notre travail est pleinement reconnu et fonde notre
légitimité auprès des pouvoirs publics et de nos partenaires
associatifs.
 
Et pourtant... « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que
c'est le plus bel âge de la vie. » Nous ne pouvons pas célébrer cet
anniversaire sans avoir ces mots de Paul Nizan dans nos esprits. Nous ne
pouvons pas oublier qu'au cours des derniers mois, dans les rues, sur
nos écrans de télévision, dans l'enceinte même du Parlement, les
mots, les insultes et les violences homophobes se sont multipliés.
 
Riches de 20 ans de lutte et d'engagement, nous poursuivrons nos
missions de soutien aux victimes et de prévention de la lesbophobie, de
la gayphobie, de la biphobie et de la transphobie. Nous militerons
activement en faveur de l'égalité des droits, notamment pour que la
PMA soit accessible à toutes les femmes, que le don du sang soit ouvert
aux gays et aux bisexuels, et que les droits des trans soient pleinement
reconnus.
 
A toutes celles et à tous ceux qui, au cours des vingt dernières
années, ont aidé et soutenu SOS homophobie, ont participé à nos
actions, ont milité à nos côtés : merci.
 
Yohann Roszéwitch, président
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Association de lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et
la transphobie
Association loi 1901 créée le 11 avril 1994
34 rue Poissonnière - 75002 PARIS
Ligne d'écoute : 0 810 108 135 - Web : http://www.sos-homophobie.org
Contact presse : 06 28 32 02 50 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 

 

Féministe, militante et ouvertement lesbienne, la réalisatrice de «Nos seins nos armes» critique l’hypocrisie des lois de son pays envers la communauté gay. Rencontre.
 
 
Exilée en France, ne pouvant plus retourner en Tunisie depuis 2011 suite à la réalisation du film «Laïcité Inch’Allah!», la réalisatrice, scénariste et productrice Nadia El Fani poursuit son combat pour les droits et la liberté de conscience dans son pays.
 
– Nadia El Fani, vous êtes aujourd’hui exilée en France, poursuivie par la justice tunisienne et menacée par les islamistes. Pourquoi?
– Parce que je dérange (rires). Jusqu’en 2010, on me connaissait comme une artiste militante, féministe, un peu contestataire, mais ça passait, même sous la dictature de Ben Ali. En 2010, j’ai tourné en plein Ramadan «Ni Allah Ni Maître!», rebaptisé par la suite «Laïcité Inch’Allah!» Un film sur une société tunisienne qui semblait justement ouverte et prête à assumer son rapport à un Islam plus tolérant.
 
– C’est cette liberté de conscience dans la société tunisienne que vous mettiez en lumière qui a choqué?
– Oui, parce qu’entre le tournage du film et sa sortie en 2011, la révolution et l’avènement des islamistes ont changé la donne. Le film a été attaqué en Tunisie, j’ai été rapidement menacée de mort et poursuivie en justice. Le public venu assister à l’ultime projection du film aussi.
 
– Que vous reproche-t-on exactement?
– J’ai été inculpée de toutes sortes de chefs d’accusation absurdes. Comme atteinte au sacré, aux bonnes mœurs, aux préceptes religieux et j’en oublie. Je suis toujours poursuivie au pénal, c’est pour cela que je ne rentre pas en Tunisie. Je préfère militer depuis ici pour la liberté dans mon pays que d’y croupir en prison. Car c’est encore ce qui me guette.
 
– Vos films ne parlent pas directement d’homosexualité, mais l’évoquent de manière assez claire. Pensez-vous que cela a pu ajouter à la colère islamiste?
– Peut-être. Dans mes films de fiction, mes personnages sont souvent bisexuels. Une manière de montrer cette réalité dans un autre contexte. Mais il est clair que la Tunisie d’aujourd’hui, mais d’hier aussi, n’est pas encore prête à parler ouvertement d’homosexualité. Il y a, de manière générale, une pudeur de l’intime qui perdure. Ce qui se passe dans la sphère privée n’apparaît jamais. Même un couple hétéro ne s’embrassera pas dans la rue.
 
– Les homos sont-ils poursuivis et enfermés comme en Egypte?
– Non, enfin oui et non. En Tunisie, la loi répressive, qui date de la colonisation d’ailleurs, a été amendée sous le régime de Burguiba. Mais elle pénalise la sodomie, pas l’homosexualité. Sous Ben Ali, il y avait une liberté de mœurs de façade. Des pratiques plus libres, qui n’étaient pas officielles, étaient tolérées. Notamment avec des étrangers.
 
– Hammamet était d’ailleurs un haut lieu du tourisme homosexuel. Qu’en est-il aujourd’hui?
– Je ne sais pas comment ça se passe là bas maintenant, mais il faut savoir que de manière générale dans les pays arabes, les hommes ont plus de relations homosexuelles qu’ailleurs dans le monde. Par contre il y a la notion de passif et d’actif dans ces pratiques qui est très marquée et marquante.
 
– Pourquoi?
– C’est à dire que celui qui est actif dans la relation sexuelle est considéré comme un homme fort, viril, capable de séduire hommes et femmes. Alors que celui qui est passif est plutôt dénigré et rejeté. Mais, de manière générale, l’homosexualité reste un sujet qu’on n’aborde pas ouvertement en Tunisie. Les femmes sont d’ailleurs très peu inquiétées. Elles peuvent sortir, même dormir ensemble sans que jamais on ne les voie comme un couple. On n’est pas menacées en Tunisie. On va nous reprocher de boire, de fumer, de sortir seules, mais jamais personne ne va nous identifier comme homosexuelles, les gens préfèrent éluder la question.
 
– C’est plus compliqué pour les hommes?
– Oui, avec l’avènement des islamistes, les gays ont peur. Depuis 2011, les religieux et le gouvernement appliquent la loi contre la sodomie à la lettre. N’hésitant pas à emprisonner les homos sur simple dénonciation. Mon propre avocat a été enfermé plusieurs mois l’an dernier pour cela. Il est, comme par hasard le président d’un parti laïque. Ce que je regrette aujourd’hui c’est l’hypocrisie qui perdure en Tunisie, notamment à travers cette nouvelle Constitution. Le danger c’est ce qui fait référence en filigrane à des lois musulmanes archaïques, encourageant l’aliénation de la femme et se mêlant de la vie privée, en condamnant, par exemple, toujours la sodomie.
 
– La communauté internationale évoque plutôt une Constitution et un gouvernement de transition progressistes?
– C’est un leurre. Oui, des choses bougent, la société tunisienne avance, mais fondamentalement, rien ne change, pour l’instant en tout cas. Des libertés oui, mais il y a des limites! Et ces limites ce sont les islamistes qui les posent. C’est un peu le paradoxe de la révolution. A la chute de Ben Ali le peuple a obtenu la liberté de parole, mais elle a libéré aussi la parole islamiste, xénophobe, raciste, nationaliste. Avant, le pouvoir censurait. Aujourd’hui on a un gouvernement, composé majoritairement de tous ces extrêmes, qui ne représente pas tous les Tunisiens. Pourtant, je suis malgré tout confiante dans le peuple tunisien pour que dans ce pays émerge une société moderne, progressiste et tolérante. Mais ce n’est pas pour tout de suite. Les Tunisiens ne resteront pas sous l’emprise des islamistes. C’est une transition.
 
BIO
Nadia El Fani est née en 1960 dans une famille d’intellectuels tunisiens. Son père est tunisien et militant communiste et sa mère française. Elle démarre dans le cinéma en 1982 comme assistante de Polanski, Goupil ou Zeffirelli, avant d’ouvrir sa propre société de production Z’yeux Noirs Movies en 1990. Mère d’une fille de 23 ans, elle s’installe à Paris en 2002. Depuis, elle a réalisé plusieurs films documentaires ou de fiction, cumulé les prix et récompenses, dont le Grand Prix International de la Laïcité (Paris 2011) et le Sceaux de la Paix, prix de la ville de Florence (2013).
 
FILMOGRAPHIE
2013 Nos seins nos armes Film réalisé avec l’essayiste française Caroline Fourest sur les Femen.
2012 Même Pas mal Une réponse cinématographique à la campagne de haine qu’elle a subi de la part des extrémistes islamistes qu’elle compare à sa lutte contre le cancer.
2011 Laïcité In ch’Allah! Une photographie de la société tunisienne et de ses paradoxes, réalisée à quelques heures de la révolution.
2008 Ouled Lenine Documentaire consacré à son père, dirigeant du Parti Communiste en Tunisie après l’indépendance.
2005 Unissez-vous, il n’est jamais trop tard Une rencontre improbable entre un travailleur immigré retraité et une française particulière, dans un cimetière.
2003 Bedwin Hacker Long métrage clairvoyant qui annonçait que la contestation dans les pays arabes passerait par Internet
 

Les subventions publiques ont selon lui considérablement diminué en 4 ans.

Act Up comme Aides connaissent actuellement d’importantes difficultés. Pour Bruno Spire, président de Aides, cela tient notamment du manque de volonté politique. Pour lui, «la prévention devient une variable d’ajustement», «la santé n’est aujourd’hui plus une question prioritaire» pour le gouvernement et les subventions publiques ont diminué de façon conséquente au cours des dernières années. Un «mauvais calcul» que la société devra assumer dans quelques années lorsqu’il s’agira de prendre en charge les traitements de personnes dont on aurait pu prévenir la maladie. 

Voir le reportage

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